Test Deus Ex : Invisible War - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
connecté, 41 220 membres  |  Se connecter  -  S'inscrire 
 
 

Deus Ex : Invisible War



Développeur
Ion Storm Austin
Genre
Jeu de rôle (RPG) FPS
Statut
Disponible
Date de sortie
  05.04.2004
  02.12.2003
  17.06.2004
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Thème
Fantastique
Son
5.1

Pari osé il fut un temps, Deus Ex 1er du nom avait marqué les joueurs PC en voulant offrir aux amateurs de Fps une aventure unique digne des meilleurs RPG. Ayant connu un succès aussi bien critique que public, il avait réussi à apporter une dimension évolutive à un genre cantonné depuis bien des années au shoot sans saveur. Réitérant la chose, Eidos nous propose aujourd'hui de nous essayer à sa suite, sous-titrée Invisible War, pour nos consoles surchargées de Fps déjà sorti et avenir. Mais est-ce que ce subtil mélange, associé à une réalisation annoncée haut gamme, suffira à intriguer assez les consoleux que nous sommes pour passer outre l'apparente complexité de ce très novateur Deus Ex 2 ?

 

Après la crise, la résurrection !




Deus Ex 2 prend pour base scénaristique la première oeuvre du genre de M. Warren Spector. Vous y incarner Alex D, un jeune étudiant au centre de formation Tarsus, vingt ans après les actes héroïques de JC Denton, soit au milieu du XXIe siècle. Reprenant ainsi l'une des fins de Deus Ex, le monde a connu, suite à l'absorption de l'intelligence artificielle Helyos par Denton, une grande crise ayant aboli les puissances internationales. S'est alors construit un monde d'après catastrophe fondé sur deux pôles idéologiques, l’OMC, prônant des idées matérialistes et sécuritaires, et l’Ordre, qui obéissent eux aux lois de la nature et aux prédications de leur grande prêtresse. Vous avez donc vécu les dernières heures de cette société et le développement des tensions entourant les deux nouvelles grandes puissances.

Ce menant une lutte sans merci pour endoctriner la population avec leurs idéaux plus qu'ambigus de chaque part, il ne fallait plus grand-chose pour que les tensions se transforment en conflit ouvert. Et encore une fois, c'est l'intégrisme qui franchira le pas décisif marquant nos histoires en commettant l'irréparable. Un attentat suicide est commis en plein coeur de Chicago, détruisant toute vie et condamnant le centre où vous viviez à évacuer tous ses membres jusqu'à la ville de Seattle. Ce met alors en place une politique de guerre ouverte entre les deux parties, une guerre à laquelle vous êtes le seul à pouvoir mettre un terme. Mais vous partez avec un avantage de taille sur vos ennemis, vous êtes un être humain modifié par l’implant de multiples nanomachines intelligentes. La guerre invisible est alors déclarée, une guerre ou le paraître ne remplacera jamais ce que l'on est réellement.

Bienvenue dans votre histoire, votre destinée...



Passer ce petit rappel scénaristique, mettant en exergue les aspects néfastes de notre société actuelle, penchons nous désormais sur l'immense diversité de ce Deus Ex : Invisible War. En effet, sous couvert d'une vue à la Fps, Deus Ex 2 propose toutes les possibilités d'un grand Rpg. Concernant le scénario, vous pourrez l'influencer par chaque choix d'actions à faire et chaque individu interpellé. Plusieurs intervenants se présenteront à vous : l’OMC, l'ordre, les Omars et bien d'autres... Tous ont des intérêts bien distincts et il faudra peser le pour et le contre avant de choisir qui aider ou qui éliminer. Et très vite on comprend que ce n'est pas qu'un simple argument marketing. En effet, toutes vos actions influeront sur l'histoire et les objectifs qui vous seront proposés. Obéissez ainsi aux dogmes du matérialisme et vous aurez alors des milices de l’Ordre à vos trousses. De plus, autre point fort, il est possible de remplir chaque objectif dans l'ordre que l'on souhaite. Nous ne sommes pas cantonnés à une ligne dont on ne peut s'échapper.

Ainsi deux parties ne se ressembleront pas. Pour exemple, afin d'accéder à l'autre côté d'une porte protégée par une caméra reliée à une tourelle, plus de trois possibilités souffriront à vous. Pour les plus bourrins d'entre vous, le choix de détruire les instruments de sécurité sera sûrement l'option allant de soi. Mais il sera aussi envisageable de passer par les conduites de ventilations afin d'atteindre l'intérieur d'une pièce sans se faire repérer. Et nous verrons plus tard, qu’il sera aussi envisageable d'utiliser une capacité nanothèque pour se rendre invisible au regard froid des machines. Vous aurez alors tout le temps pour aller à la porte, la crocheter et pénétrer dans l'enceinte sans qu'aucune alarme n'ait été déclenchée. Vous l’aurez compris, les possibilités d’actions sont immenses et s'adaptent à chaque style de joueurs. On peut tout aussi bien ne laisser aucuns survivants derrière soi, ou au contraire grâce à des négociations et marchandages obtenir nombre de codes d'accès et des privilèges, optant ainsi pour un jeu à la Sam Fisher.

Tout ceci est servi par des dialogues se présentant sous la forme de questions à choix multiples. Et il ne faudra pas hésiter à discuter avec toutes les personnes qui croiseront votre chemin pour obtenir l'ensemble des objectifs qui composent le jeu. La variété d'actions prend alors toute son importance quand au bout de seulement une heure de jeu, l'on se retrouve avec une dizaine d'objectifs distincts laissant entrevoir des possibilités de choix immense et une liberté totale. Bref vous l’aurez compris, Deus Ex 2 est tout sauf linéaire. Y jouer c'est comme tenir en main sa destinée, on n'en est maître et dès lors le seul responsable.

Un mix Rpg/Fps d'une ergonomie extrême :



Venons en désormais à la particularité de ce Deus Ex 2 qui est de mélanger avec habilité un système Fps classique et des éléments de Rpg. Ce système se voit d'ailleurs grandement allégé par rapport à Deus Ex 1. Finis les points de compétence à répartir, vous n’avez désormais qu'exclusivement la possibilité de faire évoluer par deux fois vos armes et cinq parties de votre corps. Concrètement, sont disséminés dans le jeu des Microprismes qui pourront fusionner avec vous, tels des nano machines, dans cinq points vitaux : les bras, le crâne, l'oeil, les jambes et le squelette. Pour chaque partie du corps, il existe trois pouvoirs dont un ne pouvant être débloqué que par des biomodifications du marché noir. Cela fait donc un choix de 15 habiletés spéciales qui pourront évoluer par trois fois, ouvrant à chaque palier de nouvelles possibilités. Pour exemple, il est une capacité vous permettant de pénétrer les systèmes informatiques sans mot de passe. À son premier stade, il ne sera possible que de prendre le contrôle des caméras. Au second, de contrôler les tourelles et de les redéfinir en tant qu'allié. Enfin au troisième niveau, vous pourrez désactiver tous les systèmes de sécurité afin de progresser sans être vu.



Il convient donc de bien gérer ses capacités et surtout de bien les choisir. Car au cours de jeu vous ne pourrez en changer, sous peine de perdre les évolutions passées. Combiner les pouvoirs complémentaires devient indispensable, d'autant plus que, quel que soit votre style de jeu, ils vous seront à un moment donné d'un grand secours. Enfin les armes, disposent-elles de huit accessoires (économiseur, amplificateur de dégâts, silencieux...) qu’il est possible d'acheter ou trouver au fil du jeu. Mais encore une fois il faudra bien choisir les capacités attribuées à vos armes, car seulement deux évolutions sont tolérées. Mais que les novices de la manette se rassurent, cette grande variété de possibilités pour un Fps est au service du plaisir de jeu et non pas au détriment d'une maniabilité atrocement complexe.

Encore une fois, la prise en main se rapproche de celle du fabuleux Halo. Les deux sticks analogiques pour contrôler à la fois la vue et les déplacements et personnages, un bouton d'actions, un de saut, un pour l'inventaire, la gâchette droite pour tirer et enfin la gâchette gauche pour les tirs secondaires. La seule originalité est en fait l'utilisation de la croix multi directionnelle. Elle permet de naviguer sans interruption dans le jeu entre les armes et les capacités spéciales, placés respectivement à gauche et à droite de l'écran. Certes cela est aisé dans les dires, mais beaucoup plus compliqué à effectuer dans les faits. En effet, en plein combat il sera peu pratique de se déplacer tout en changeant les armes et en actionnant des capacités psychiques. De ce fait, on appréciera plus d'arrêter l'action en actionnant l'inventaire, ceci étant une procédure sûre et peu risquée mais ayant pour principal inconvénient de hacher la progression.

Une technique ultra dynamique, mais au combien perfectible...



On l’annonçait révolutionnaire, beau à ce damné et proposant une dynamique de l'environnement encore jamais égalé. Et bien croyez-le ou non, tout ceci est vrai mais sur une image figée. En effet, commencez à évoluer dans le jeu et vous retomberez vite sur terre. Certes c'est extrêmement beau, mais rarement l'on a vu un Fps ralentir autant sur Xbox. Cela vient en grande partie de la volonté peut-être irraisonnée de Ion Storm de porter sur console tous les détails créés sur PC. Ainsi, l'on retrouve l'ensemble des effets spéciaux d'éclairage ou d'explosion. De plus, cela est couplé avec l'entière dynamique des objets. Jetez une chaise sur un lampadaire et celui-ci tombera en éclairant en temps réel tous les objets d'une pièce et ainsi créer de nouvelles ombres dynamiques. Plus poussé qu'un Splinter Cell premier du nom, l'éclairage atteint ainsi un niveau très élevé, filtrant entre les planches et utilisant pleinement les capacités du BumpMapping.

Il convient sur ce point d'encenser les développeurs. Depuis Halo, l'on avait vu une exploitation aussi réussie de cet effet unique à la Xbox. Les textures des peaux sont quasiment organiques (mention spéciale pour les Grays) et tous les décors sont superbement réalistes : le bois et le métal profitant d'un rendu extrêmement soigné. Enfin, la gestion des particules est elle aussi des plus réussie. Les bouches d’égout fument, les explosions propulsent nombre de débris, ce qui confère à Deus Ex 2 l'impression d'évoluer dans une ville vivante et pleine d'activité.



En fait, excepté les trop fréquentes chutent du framerate, on ne peut que critiquer la relative raideur des protagonistes et les chargements beaucoup trop longs et fréquents. Du fait, quand on doit se taper 2 séquences de chargement, allé et retour, pour obtenir une récompense, il y a de quoi désespérer au point de centraliser grandement ces actions afin de limiter les pertes de temps. Mais vraiment à part cela, Deus Ex : Invisible War est graphiquement grandiose, au point que l'on ne peut que condamner sans conteste ce portage perfectible.

Une bande son efficace :



Côté son, le Dolby Surround 5.1 fait encore des merveilles, en nous englobant totalement dans l'action. Les musiques sont-elles plutôt sobres, mais collent totalement avec l’ambiance dégagée par ce titre. Elles ne font que servir le jeu, sans essayer de tirer la couverture à elles. Les dialogues sont eux omniprésents et bénéficient d'un doublage très juste bien qu'il soit exclusivement en anglais. Chaque personnage dispose de sa propre personnalité vocale, ce qui est un tour de force, tant il y aura énormément d'intervenants au fil de l'aventure.

Point complet
Deus Ex : Invisible War n'est peut-être pas la révolution annoncée, mais se place sans conteste comme l'un des meilleurs shoots à la première personne sur Xbox. Avec sa prise de position mi Fps, mi Rpg, le dernier bébé de Warren Spector offre un challenge unique où chaque joueur créera sa propre aventure, en évitant l’habituelle linéarité d'une action au principe déjà bien utilisé. Certes l'on peut reprocher des ralentissements fréquents et des chargements extrêmement longs, mais passé cela on découvre un scénario formidable servit par des graphismes exceptionnels. Alors n'hésitez pas, plongez dans votre aventure, votre destinée.

On a adoré :
+ Un plaisir sans cesse renouvelé
+ Le scénario extraordinaire
+ La dynamique au sein des décors
+ La gestion des éclairages
+ L'évolutivité du héros
+ La grande variété des objectifs
+ La possibilité d'effectuer l'émission de dizaines de façons différentes
+ Le nombre des armes
- La maniabilité
On n'a pas aimé :
- Léger aliasing
- De trop fréquents ralentissements
- Chargement extrêmement long
- Relative raideur des personnages
- Une trop grande simplification du côté RPG
- Une carte très mal faite


Consulter les commentaires Article publié le 27-03-04 par Goulitch


PUBLICITE
DERNIERES NEWS
LES FORUMS BOUGENT

 
Xbox Gamer est un magazine online de jeux vidéo informant sur la console Xbox One et la Xbox 360 de Microsoft. Copyright XGN © 2002-2019