Test Crash’n Burn - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Crash'n Burn



Genre
Course
Statut
Disponible
Date de sortie
  03.12.2004
  16.11.2004
Nombre de joueurs
1 à 16
Online
- Jeu en ligne
- Classements
Classification PEGI

Genre inépuisable et sujet de toutes les attentions des développeurs, les jeux de courses sont sans conteste les plus répandus sur nos consoles. Apres Bugbear et EA, c’est donc au tour des petits gars de chez Climax de nous donner leur vision de la course arcade. Mais passer après le surréaliste Burnout 3 et l’impressionnant Flat Out est une chose difficile. Crash’n Burn sortiras-t-il vainqueur de l’inévitable comparaison, réponse tous de suite.

Welcome in the mix !



Bien que présenté comme un jeu d’arcade pur et dur, Crash’n Burn va un peu plus loin dans le concept que ses concurrents en proposant un petit coté tuning plutôt attirant. En effet, une fois choisi un des quatre véhicules disponibles (eh oui c’est peu…), vous pourrez le customiser à loisir en changeant tous les éléments de la carrosserie, en le peignant à vos couleurs et en l’agrémentant de sticker qui, à défaut d’êtres beaux, égaillent un peu l’ensemble. L’influence Need For Speed Underground est donc notable et cela ne peut que nous réjouir, tant cet ajout constitue sûrement la seule nouveauté du soft signé Climax.

Passé ce pan du jeu, il est temps de nous plonger dans son menu principal et notamment son championnat. Pour faire simple 12 circuits sont déblocables au fur et à mesure des courses remportées dans les deux grandes familles d’épreuves : la course simple et la course en série. Si la première ne nécessite aucun approfondissement, la seconde se limite à aligner trois courses d’affiler à la première place. En sachant que pour chaque course 16 joueurs sont sur la ligne de départ, autant dire que le challenge est bien présent sur le papier. Au sein de ces deux catégories, plusieurs modes de jeux vous sont proposés. Si la course simple reste bien sûr la plus représentée, l’on en trouve d’autre beaucoup plus sympathiques. Ainsi le mode Kamikaze fera partir 8 véhicules en sens inverse, le but étant de rallier l’arrivée indemne. Le mode Bomb Tag impose lui de toucher l’adversaire pour lui coller une charge explosive. Le mode Assassinat nécessite lui de détruire le leader de l’équipe adverse et enfin le mode Survivant vous donnera comme objectif d’éliminer l’ensemble de vos adversaire. D’un jeu de course classique l’on passe donc à un Destruction Derby Like où malheureusement le gameplay fait défaut.

Sa passe… et sa casse !



Coté gameplay, les courses se déroulent en 6 ou 8 tours sur des circuits atrocement petits et manquant totalement d'originalité. Miami, Le Bronx ou encore Alcatraz seront donc vos terrains de jeux pour de très courtes parties. En sachant qu’il faut au maximum 3 à 4 minutes pour terminer une courses disposant d’un nombre de tour conséquent, cela vous donne une idée de la superficie des tracés. Généralement pourvus d’une seule difficulté, les circuits se résument à de long virages ou à des chicanes ayant pour seule mission, la rencontre des carrosseries de chaque protagoniste. En effet, les accidents constituent le point central de ce Crash’n Burn. Votre véhicule dispose d’une jauge de dégâts qui, une fois vidée, signifie l’échec de la course et l’abandon des diverses primes servant à faire évoluer les caractéristiques de vos bolides. Il faut donc apprendre à éviter les chocs et surtout à en donner afin de mettre hors courses vos adversaires et ainsi gagner du turbo.

Sur le papier, une fois le premier tour terminé, votre jauge de turbo se remplit complètement et à vous les joies des accélérations dantesques. Problème, celle-ci se vide très vite et pour la remplir il convient d’endommager les autres véhicules. Là où cela se complique, c’est que l’ordinateur est très pingre et qu’à moins d’exploser un concurrent, il est très rare d’avoir des bonus de dégât. L’on se retrouve donc vite dépourvu de tout boost, alors que les autres joueurs font eux parler la nitro à grand renfort de rugissement de moteur. Rageant, d’autant plus que généralement on se trouve seul sur la piste, les quelques survivants ne venant que trop peu se frotter à vous. Bref, à part ralentir dans l’objectif de récupérer le peloton ou trajecter comme un dieu pour rattraper les premiers, le choix est mince.



Cela n’aurait été que broutille si la maniabilité était elle sans faille. Que nenni, comme le reste la conduite est sans saveur et les amoureux des belles courbes en seront pour leur frais. Les circuits se limitent à quelques virages et les voitures réagissent avec si peu de réalisme qu’autant frapper tous les murs, qu’éviter à tout prix les collisions. Cela ne fera pas perdre plus de temps. Le pire c’est que les traces d’huiles laissées par les véhicules lors des crashs aident plus à prendre de beaux virages qu’au contraire à nous déstabiliser. Là est tout le paradoxe de ce Crash’n Burn. Aucun choc ne vous ralenti et il faudra en faire vraiment beaucoup pour exploser, le KO étant quasiment impossible. Enfin, comment passer sous silence l’absence totale de bouton de repositionnement. En effet, une fois sur le toit ou en sens inverse, il faut effectuer moult manœuvre pour se remettre dans le droit chemin. Cela fait perdre énormément de temps, enlevant de même pas mal de plaisir à la course.

Mais tout n’est pas noir dans le titre de Eidos. Il faut avouer que les courses à 16 protagonistes sont palpitantes et que les rares cas où l’on utilise le boost produisent pas mal d’émotion. Malheureusement, encore une fois tout ceci est à des années lumières de la concurrence, notamment si l’on s’attarde sur la réalisation.

Souvenez-vous, c’était il y a 2 ans...



Eh oui, à l’époque sortait Burnout 2, un jeu ultra rapide à la réalisation superbe. Pourquoi ce rapprochement me direz-vous. C’est simple, Crash’n Burn arrive péniblement au niveau graphique de son illustre aîné. Et encore, sur bien des points ce jeu de la gamme classic le surpasse. Alors imaginez une quelconque comparaison avec Burnout 3 ou pire Flat Out. D’un autre temps la réalisation fait presque honte à la Xbox. Textures bâclées, vitesse de défilement édifiante, circuits rikiki et sans saveur, reflet sur les voitures quasi inexistant. La catastrophe couplée au cataclysme en quelque sorte. Seul les effets d’explosion et de flammes sont bien rendus et encore, il n’en faut pas trop sous peine de voir le jeu ralentir dangereusement. Les dégâts sont eux acceptables sans pour autant révolutionner le genre, mais apparemment cela n’est pas du domaine de Climax.

Du multi crash en live mais pas en off line…




Petit jeu jouant la carte de la convivialité, Crash’n Burn se veut massivement compatible Xbox Live, offrant la possibilité à 16 d’entre vous de s’affronter sur le net. Autant le dire tout de suite, cela n’apporte que très peu de chose au titre et ce pour deux simples raisons. D’une part le gameplay reste celui du mode solo, c’est tout dire. D’autre part, très peu de gamers sont connectés, l’ensemble de la population vidéo ludique préférant fracasser de la tole sous d’autres cieux.
Point complet
Pour 45€, Crash’n Burn ne propose ni plus ni moins qu’un sous Burnout 3 sans saveur et surtout sans fun. Que ce soit le tracé des circuits ou les differents types de véhicules proposés, le dernier né de chez Climax déçoit et ce malgré la bonne idée de permettre de customiser à loisir ses bolides. Reste que le plaisir de jeu est absent et que le Xbox Live n’est là que pour sauver les meubles. Dommage, mais même à ce tarif, certaines occasions peuvent s’avérer beaucoup plus attirante.

On a adoré :
+ Une compatibilité Xbox Live
+ Une localisation française complète
+ Le prix
+ Aspect tuning
On n'a pas aimé :
- Des graphismes dépassés
- Un aliasing omniprésent
- Circuit très court
- Gameplay sans sensations
- Que 12 circuits et 4 types de véhicules
- Quelques ralentissements


Consulter les commentaires Article publié le 25-12-04 par Goultich



 
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