Test Cold Fear - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Cold Fear



Editeur
Ubisoft
Développeur
Darkworks
Genre
Action Aventure
Statut
Disponible
Date de sortie
  03.03.2005
  15.03.2005
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Son
5.1

Avant de plonger dans le vif du sujet, je tiens à m’excuser du retard de ce test qui vient un mois après la sortie du soft. En effet bien que Ubisoft avait pris soin de nous envoyer le jeu dans les temps, il semblerait que LaPoste ne voyait pas les choses de cette manière et ait gardé ainsi le colis pour sa collection personnelle (et il paraît que la confiance a de l’avenir !). Fan de survival, c’est donc par mes propres moyens que je me procure ce soft aux allures plutôt prometteuses pour un genre qui se veut rare sur Xbox. Alors embarquez avec moi le temps d’un test dans ce bateau de l’angoisse et voyons si la peur vous atteindra ou non !

Il était une fois …




Vous vous rappelez des comtes et autres histoires enchantées que vous racontaient vos parents au coin du lit et dont les récits se ressemblaient tous plus ou moins avec une fin dont l’originalité n’avait d’égale que la naïveté des enfants ? C’est un peu pareil avec les survival-horror dont le genre, bien que Silent Hill soit une exception, nous offre des softs qui se répètent avec des scénario qui sont, la plupart du temps, des éléments de second plan. Cela est fort dommage d’autant plus que Cold Fear n’échappe malheureusement pas assez à la règle. Bien qu’aux antipodes d’un comte enfantin, le scénario du soft n’arrive pas à se démarquer à part entière et ce, malgré une volonté visible de la part des développeurs de déroger à cette vilaine ligne de conduite.

Dans la peau de Tom Hansen, garde-côte américain, vous et votre équipe accostez un baleinier russe afin d’y effectuer une mission de sauvetage. Le seul problème, c’est qu’il n’y a plus rien à sauver à part votre propre vie et celle d’une jeune femme russe, retenue prisonnière par l’équipage du navire. Pour cela vous devrez affronter les survivants de l’équipage russe en question mais aussi, et surtout, des monstres en tous genres baptisés Exos. Résultant d’une expérience scientifique ayant mal tourné, ces Exos contaminent tous les êtres humains à proximité afin de se nourrir en protéine. Il en existe sept catégories allant du simple mutant à l’apparence humaine au monstre plus ou moins difforme.

Classique est donc le mot qui peut qualifier le mieux ce scénario. Monstres pas très surprenants, intrigues minimes, aventure linéaire et un peu trop répétitive, héros trop peu charismatique, autant de détails qui viennent gâcher le tableau d’un scénario qui insérait pourtant un élément assez original dans un soft : l’eau. En effet le lieu où se passe l’action de Cold Fear, nous y reviendrons plus tard, est sûrement le mieux réussi et intègre parfaitement une trame scénaristique qui se raccroche un maximum sur cet élément afin d’éviter de tomber dans une parfaite banalité. Banalité marquée par bien d’autres éléments que ce soit la progression du jeu, qui se fait par clefs trouvées sur le sol, indices laissés sur des bouts de papiers etc etc…

Quand l’eau se déchaîne




Certainement un point fort du soft, la mer déchaînée devient même un personnage à part entière dans le jeu. Le rendu est excellent, le bateau tangue à souhait, allant même jusqu’à vous faire trébucher et tomber. Vos réflexes seront alors mis à l’épreuve dans ces situations où la simple pression du bouton Y de votre pad pourra vous éviter de chuter dans l’eau et ce, en vous accrochant sur n’importe quel rebord du navire. Les vagues immenses venant s’écraser sur les ponts du bateau seront à la fois vos alliées et vos ennemies. Soient elles vous blesseront de part leur rudesse exemplaire, soit elles vous aideront à éliminer vos ennemis. Bref sur ce coté là, les développeurs ont réussi leur coup.

L’eau est donc ici un élément d’immersion fondamental pour le jeu. Son rayon d’action s’étend bien plus qu’aux effets directs comme les projections des vagues par exemple. Ainsi, en faisant tanguer le bateau, elle augmentera la difficulté quant à viser en pleine tête vos ennemis (indispensable pour les empêcher de se réveiller…). En plus d’être au cœur d’une histoire qui y puise une grande partie de sa force, elle devient une pièce maîtresse de part ses qualités techniques et graphiques.

Du plaisir pour les yeux



Une chose est sure, Cold Fear s’en tire avec les honneurs du coté graphiques. Comme évoqué ci-dessus, les effets de l’eau sont excellents et regarder la mer déchaînée et les vagues venant s’écraser sur le navire est un réel plaisir. Les gouttes d’eau sur la caméra sont toutes aussi réussies bref, l’eau ça mouille et on le sait ! L’univers du jeu en ressort avec de nombreuses qualités aussi. Les décors sont variés, même si ce n’est pas le cas de vos ennemis qui eux, ont tendances à tous ressortir du même salon de relooking, dommage… Les personnages principaux sont bien détaillés, les traits du visage laissant interpréter leurs sentiments du moment. Les couleurs sont légèrement fades mais cela ne peut être un défaut tant c’est l’ambiance du survival qui veut cela. Le deuxième lieu de l’action, une plate-forme pétrolière, confirme cette réflexion et démontre toutes les qualité auxquelles j’ai pu faire référence précédemment. Coté graphique donc, le tout intervient comme un très bon point pour l’immersion du joueur dans le jeu.

Les effets font aussi honneur au reste de cet environnement. Les ombres et lumières sont assez bien gérées, les objets et autres éléments d’une certaine importance pour l’action du jeu ressortent de façon bien visible pour permettre aux Gamers de ne passer à coté et des textures qui s‘en sortent plutôt bien malgré que l‘on ait déjà vu bien mieux sur Xbox. Le sang est présent à souhait et ravira les plus gores d’entre vous. Quel plaisir de shooter un ennemi en pleine tête et de voir son sang gicler sur la caméra ! Marcher dans le sang frais de vos victimes et vos laisserez des traces de pas derrière vous ! Cela n’est peut-être qu’un détail mais justement, quand les développeurs se donnent du mal pour réaliser des choses aussi discrètes que celles-ci, on se dit que le travail a été effectué avec attention et cela fait plaisir à voir ! Parlons des armes justement. Elles sont assez nombreuses, allant du pistolet au fusil AK en passant par le fusil à pompe, et auront toutes leur manière bien à elle de renvoyer définitivement les monstres dans l’autre monde. Autant d’éléments qui viennent renforcer l’ambiance du soft à un tel point que l’on se rend compte que c’est par leur efficacité sur l’aspect technique du jeu que les graphismes impressionnent, et non pas directement par leur qualité graphique.

Le mal de mer




Techniquement, c’est un bilan mitigé pour ce Cold Fear. Certes l’immersion est réussie, peut-être pas totale mais assez aboutie pour être totalement immergé dans le jeu et se faire de nombreuses frayeurs. L’univers sonore en est l’exemple. Les bruitages du bateau qui chavire, les vagues qui se frottent contre la coque du navire, les cris des monstres, les armes à feux qui crachent leurs munitions… tous bénéficient d’un soin particulier. Les voix françaises ne sont certes pas exceptionnelles et font d’avantage penser à une série B mais le rendu est là et l’on en attendait ni plus ni moins. Par contre les mercenaires russes, qui n’ont appris en tout et pour tout qu’une seule phrase par cœur, ont tous le même timbre sonore. La musique aussi ajoute son grain de sel et fait monter le stress en temps voulu soit par des musiques métal bien bourrines, ou des mélodies tout aussi puissantes accentuées par de très beaux chœurs. Les graphismes eux aussi participent à leur manière à cet univers flippant en proposant des effets et textures pas forcement exceptionnels graphiquement parlant, mais qui s’associent tellement bien aux autres éléments du jeu qu’ils en prennent tout leur essor.

Autre exemple très immersif, la paranoïa qui règne dans le jeu. En effet de peur de tomber face à une personne contaminée, on a tendance à tirer tout le temps dans la tête pour éviter une mauvaise surprise, que ce soit sur un corps apparemment inanimé ou sur un monstre très vivace se projetant sur vous. Alors que les mercenaires n’utiliseront que leur AK sur vous, les monstres eux ont beaucoup de stratagèmes et vous réservent bien des surprises que ce soit une attaque dans le noir total, une attaque groupée, toutes auront leur spécialité et à vous de trouver leur point faible. Pour cela, un décor interactif est de mise avec boîtier électrique, barils explosifs, conduits de gaz...

Concernant les autres éléments encore non abordés dans ce test, c’est à dire le gameplay et la longueur de l‘aventure, c’est un avis moins exhaustif qui s’en dégage. Cold Fear est beau, Cold Fear fait peur, ce sont deux certitudes. Mais le plaisir n’a qu’une courte durée de vie et la maniabilité tantôt agaçante, tantôt abordable, ne saura vous convaincre de revivre une deuxième fois les aventures de Hansen ne serait-ce que pour débloquer les quelques sympathiques bonus disponibles. La jouabilité souffre en effet du syndrome des jeux de survival-horror qui ont tendance à flancher sur ce point là aussi. La vue à la troisième personne aurait pu être une réussite si le problème de camera n’avait entravé tout cela. En effet le plupart du temps il est impossible de modifier cette dernière ce qui devient gênant lorsque plusieurs ennemis vous entourent mais ce qui donne un point en plus pour l’effet de peur, de là à dire que c’est fait exprès… Ainsi, on se retrouve le plus souvent à contrôler notre garde-côte préféré en vue subjective, alors que cette dernière est normalement réservée pour les phases de shoot. La visée n’est pas évidente non plus, et les effets de tangage du bateau ne viennent pas améliorer ce point ! Encore une fois on serait presque tenté de dire que cela est fait exprès pour plonger le joueur dans une angoisse plus profonde. Et enfin le système de sauvegardes viendra en énerver plus d’un. Impossible de sauvegarder votre progression quand vous le désirez que ce soit grâce au menu pause ou grâce à un quelconque élément du jeu. Ici c’est en fonction de votre progression que le choix de sauver votre partie se fera ou non. Des défauts auxquels on ne peut faire abstraction mais qui ne viennent pas gâcher le plaisir immédiat d’un soft qui se veut avant tout terrifiant et immersif.

Point complet
Sans être une déception, Cold Fear n’est pas le survival horror révolutionnaire que l’on pouvait attendre. Graphiquement réussi (rien que l’effet tempête en pleine mer vaut le coup d’œil) et ambiance terrifiante au rendez-vous n’arrivent pas à nous faire totalement oublier les défauts de maniabilité du soft servi par un scénario trop peu poussé qui manque cruellement d’originalité. Un soft certes non incontournable qui doit cependant faire partie de votre Xboxthèque si vous êtes fan des survival-horror. Pour les autres Gamers, une bonne affaire en occasion sans hésitation.

On a adoré :
+ Immersion réussie
+ Graphiquement très correct
+ Bonne ambiance de survival…
On n'a pas aimé :
- Maniabilité juste
- Scénario trop classique


Consulter les commentaires Article publié le 03-04-05 par Jerem'



 
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