Test Brothers in Arms: Earned in Blood - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Brothers in Arms : Earned in Blood



Editeur
Ubisoft
Développeur
Gearbox Software
Genre
FPS
Statut
Disponible
Date de sortie
  06.10.2005
  06.10.2005
Nombre de joueurs
1 à 4
Online
- Jeu en ligne
- Classements
- Réseau local
Classification PEGI
Thème
Guerre
Son
5.1

Seulement sept petits mois se sont écoulés depuis la sortie de Brothers in Arms : Road to Hill 30 et voici déjà qu’arrive sur les étalages Earned in Blood, suite directe du premier opus. Avec un délai de développement si court, on était en droit de se poser des questions quant à la qualité du titre… Il semblerait cependant que ce second épisode ne fasse pas que rentabiliser la nouvelle licence forte d’UbiSoft et arrive même à surprendre les gamers friands de sensations fortes…

La guerre, la vraie




Gearbox Software a donc pris le parti du réalisme afin de différencier sa série des autres FPS ayant pour cadre la Deuxième Guerre Mondiale. A l’instar du premier opus, l’histoire de Earned in Blood est tirée d’une histoire vraie et narre donc des évènements et des batailles qui ont réellement coûté la vie à des hommes courageux et parfois très jeunes. D’entrée de jeu on sent que le titre veut jouer avec nos émotions. A la manière d’un Prince of Persia : Les Sables du Temps ou du film Titanic, le scénario est narré en même temps que l’on y participe (le héros raconte à son colonel, le 21 Juin 1944, son incroyable périple et on le vit sous forme de flashback). Vous incarnerez donc Red Hartsock (non pas notre Red national heureusement) et prendrez part à de nombreux combats dans les petits villages et dans les campagnes du nord ouest de la France de votre débarquement parachuté le 6 Juin 1944 jusqu’au 16 Juin 1944, date à laquelle le jeu s’achève. Pendant ces dix jours en enfer vous allez diriger des hommes sur les champs de bataille et les développeurs ont travaillé leur personnalité de telle sorte que l’on finisse par s’y attacher et que l’on tente de sauver leur vie parfois au détriment de la sienne. Il en résulte donc un vrai sentiment de responsabilité…

Heureusement le caractère émotionnel du jeu et son réalisme ne s’arrêtent pas à son histoire et se manifeste également à travers son gameplay très tactique, ne laissant aucune chance à l’improvisation et aux tentatives solitaires. Car si la guerre a souvent été une boucherie sur le front, les soldats n’ont pas toujours été de la chaire à canon. Ils ont même souvent mûrement réfléchi avant de foncer tête baissée au combat. C’est cet aspect de la guerre que la série met en avant et c’est d’ailleurs plutôt plaisant car le résultat est novateur et à la hauteur de nos espérances.

Les commandes s’assimilent en quelques minutes et mettent en avant un aspect tactique bienvenue dans ce type de jeu. En dehors d’une simplicité apparente lors de vos premières minutes du jeu, on se rend bien vite compte du potentiel de BiA 2 et de ses nombreuses possibilités. Petit exemple : il vous suffit de maintenir appuyer la gâchette gauche et d’indiquer une direction pour que vos troupes se déplacent à l’endroit indiqué (un peu à la Ghost Recon 2). Si vous indiquez une position ennemie, vos hommes tireront en continu et les allemands n’auront d’autre choix que de se mettre à couvert, ce qui vous permettra de les prendre à revers. Vous pouvez aussi envoyer vos hommes directement à l’assaut en indiquant la position ennemie et en appuyant en plus sur la gâchette droite. Une simple pression sur le bouton blanc vous permet de switcher entre vos deux équipes. La plupart du temps vous aurez en effet une équipe d’appui feu et une d’assaut mais parfois vous n’en aurez qu’une accompagnée d’un char. Là encore il faudra être un fin tacticien pour protéger son char des panzerschrecks allemands. Même si, finalement, l’ensemble des combats consiste à une prise à revers de l’ennemi systématique, la lassitude ne s’installe pas car le level-design est étudié et la variété des décors et des situations est au rendez-vous.

Quelques progrès de l’intelligence artificielle sont à noter depuis le précédent opus. Ainsi, les soldats ennemis s’adaptent à vos changements de position et sont eux aussi capables de changer de position, faisant parfois avorter votre stratégie dés le début de sa mise en place. Comme la vue des ennemis est aussi développée que la votre il ne sera pas rare que des unités à une centaine de mètres de vous vous tirent dessus. Bien sûr la précision des tirs aussi bien alliés qu’ennemis varie grandement en fonction de la position et de la distance. Heureusement d’ailleurs que l’on dispose d’une vue précise (appui sur le stick droit) pour se débarrasser de quelques adversaires trop collants.

Toutefois, contrairement à beaucoup d’autres jeux du genre, vos alliés ne font pas que de la figuration et se révèlent parfaitement aptes à tuer. Il demeure cependant quelques bugs d’IA qui peuvent vous faire perdre une bataille bien engagée ou vous aidez à la gagner. Si les ennemis sont relativement bien cachés en règle générale, il arrive parfois qu’ils restent debout devant vous ou bien qu’ils ne se retournent pas quand vous tirez à un centimètre de leur nuque. Ces petits ratés de l’IA font aussi que certains de vos hommes se placeront en pleine ligne de mire des allemands au lieu de se mettre à couvert à l’endroit indiqué. Heureusement cela reste relativement rare et il arrive même que vos coéquipiers vous signalent que la position dans laquelle vous vous trouvez ou dans laquelle ils se trouvent n’est pas une bon emplacement pour se mettre à l’abris.

La guerre n’est pas si moche…




L’immersion dans le jeu est aussi permise par une réalisation très correcte. En fait il n’y a pas de musiques pendant les phases de jeu. Cela contribue à une ambiance prenante, presque stressante. Quand, après une série ininterrompue de tirs de fusil, mitraillettes et chars le calme reviendra, ce soudain silence paraîtra suspect et votre premier réflexe sera de regarder la carte stratégique (touche back) qui indique toutes les positions alliés et ennemis pour savoir si les soldats allemands ne vous préparent pas un mauvais coup. Que les fans de bande-son épiques se rassurent, quelques thèmes de qualité sont au rendez-vous dans les menus et pendant les temps de chargement mais on est loin des musiques héroïques d’un Call of Duty. Les bruits de tirs sont très réalistes et les doublages en français sont bien dans le ton, les animations faciales sont d’ailleurs plus travaillées dans ce second volet.

Techniquement Earned in Blood n’est pas une claque mais demeure d’un bon niveau. Malgré deux, trois ralentissements par ci par là et des temps de chargement assez longs, le résultat est satisfaisant. Les personnages sont vraiment très bien modélisés et très bien animés. Les décors sont assez ternes (en même temps je rappelle que nous sommes en guerre et que beaucoup de bâtiments sont en ruines) mais les niveaux sont assez vastes et, à y regarder de plus près, les textures sont d’un bon niveau dans l’ensemble. Mention spéciale pour la végétation on ne peut plus réaliste.

C’est vraiment la Guerre Mondiale !




La campagne solo de Earned in Blood se compose de treize missions qui durent bien souvent une bonne demi-heure si on les termine du premier coup. Mais le jeu est très difficile et on peut compter au moins une dizaine d’heures pour le finir. En mode facile, certains passages se révèlent particulièrement ardus et il est fort probable que vous vous y repreniez à deux fois. En normal il faudra avoir les nerfs solides pour ne pas casser la manette avant la fin. En difficile c’est carrément du suicide, tous vos gestes et ordres doivent être rapides et parfaits. Alors je vous laisse imaginer à qui se réserve le mode de difficulté « authentique » que l’on peut débloquer : une élite de futur grand chef militaire sachant garder leur calme en toutes circonstances. Achever une mission débloquera des bonus plus ou moins intéressants (suivant le niveau de difficulté) dans le mode extra : interviews, dessins, vraies photos de la guerre, thèmes musicaux, etc. Une fois la campagne solo finie et si vous n’avez pas d’amis, vous pourrez prolonger l’expérience dans le mode escarmouche qui vous permet d’effectuer cinq missions avec les américains et autant avec les allemands.

En multijoueurs il y a aussi de quoi faire. Pour les joueurs les moins riches d’entre nous on trouve le traditionnel mode à deux joueurs en split, qui oppose donc un joueur dirigeant les deux équipes du camp allemand à un autre dirigeant les deux équipes du camp américain. L’un doit garder une position et l’autre la prendre. Quand le soldat que vous incarnez meurt, vous pouvez vous glisser dans la peau d’un autre soldat. Si tous ont déjà été ôtés de ce monde, vous pouvez appeler des renforts. Un mode de jeu assez simplet mais rudement efficace dans son principe !

Pour les joueurs un peu plus riches il sera possible de jouer en LAN ou sur le Live de deux à quatre joueurs. A deux joueurs cela se passe exactement comme en split. A quatre, chacun dirige une équipe ce qui donne bien au final deux équipes pour chaque camp. Gearbox Software n’a pas fait les choses à moitié et propose une bonne douzaine de maps pour autant de missions. Ne souffrant pas d’un frame-rate chancelant en ligne comme certains jeux, Brothers in Arms : Earned in Blood vous fera donc passer un agréable moment entre potes.

Point complet
Comme son prédécesseur, Earned in Blood est un très bon jeu à l’ambiance unique et à l’approche tactique intéressante et accessible. De plus le multijoueur est très complet et la réalisation technique correcte. Néanmoins des bugs d’intelligence artificielle, une difficulté mal dosée (mais généralement très corsée), un relatif manque de nouveautés et quelques textures que l’on pourrait espérer plus fines empêchent ce second opus d’être un hit indiscutable. La série est cependant sur d’excellentes bases et vous ne regretterez pas votre achat. Rompez !

On a adoré :
- L’approche tactique réaliste
- L’ambiance à part
- Riche contenu
- Jouabilité bien étudiée
- L’IA améliorée…
On n'a pas aimé :
- … mais pas encore parfaite
- Difficulté excessive
- Peu de nouveautés


Consulter les commentaires Article publié le 12-11-05 par Bibi



 
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