Test Black - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Black



Développeur
Criterion Games
Genre
FPS
Statut
Disponible
Date de sortie
  23.02.2006
  28.02.2006
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Son
5.1
Prix de lancement
59,00 €

Electronic Arts nous avait promis beaucoup de choses avec Black, à savoir une réalisation dantesque, des décors presque entièrement destructibles et un jeu ne laissant aucune place aux temps morts. Si bien que la majorité des gamers s’accordait déjà à dire qu’il s’agissait là de l’un des derniers grands FPS sur Xbox. A tort ou à raison ?

Chasse aux terroristes




Criterion Games l’avait dit : aucun mode multijoueurs n’est présent dans Black, tout repose sur la campagne solo. A la manière d’un Brothers in Arms, le jeu commence par sa fin, c’est à dire l’interrogatoire du héros, John Kellar, par l’un de ses supérieurs. Ce cher John a mené ses troupes de manière critiquable dans la lutte contre un groupe terroriste : la septième vague. Au fur et à mesure de la narration des évènements (par de vrais acteurs), les missions s’enchaînent. Ces dernières sont au total de huit et leur durée oscille entre la demi-heure et l’heure de jeu. Vous l’aurez compris, Black se veut donc un jeu court, mais heureusement particulièrement intense. Comptez entre six et huit heures pour achever l’histoire, mais beaucoup plus pour atteindre les 100%. Les points de sauvegardes étant bien trop espacés, il n’est pas rare de devoir refaire la moitié de la mission encours, ce qui rallonge artificiellement la durée de vie et peut provoquer de jolies crises de nerfs !

Trois modes de difficultés sont présents : en facile seuls les objectifs primaires doivent être remplis, en normal et difficile, des objectifs secondaires sont à réussir. Cependant, même en facile certains passages se révèlent particulièrement ardus et le joueur qui voyait en Black un FPS dans lequel il faut foncer tête baissée reverra rapidement son jugement. Votre santé peut en effet fondre comme neige au soleil en un rien de temps. Un ennemi qui tire dans votre dos à bout portant, une roquette difficilement évitable ou un coup de fusil à pompe devraient calmer les ardeurs de nombreux joueurs. Il faudra donc bien comprendre la hiérarchie des quelques ennemis du jeu : celui qui utilise le lance roquette est souvent bien caché et doit être abattu en priorité, ceux qui disposent d’un fusil à pompe disposent aussi d’une bonne armure et l’utilisation de la grenade est plus que conseillée.

Enfin, les ennemis munis de mitraillettes sont les plus nombreux mais aussi les moins dangereux. Tous les ennemis se caractérisent par une résistance aux balles totalement surréaliste due à une localisation des dégâts assez médiocre. Il n’est pas rare qu’il faille une trentaine de balles d’AK 47 ou bien trois coups de fusil à pompe dans le ventre pour en venir à bout ! De plus, l’intelligence artificielle laisse clairement à désirer. Une explosion à quelques mètres ne les alerte pas plus que ça tandis qu’ils sont capables de repérer le joueur lorsque celui-ci est à 50 mètres, accroupi derrière une caisse. Peu crédible je vous l’accorde. Ceux-ci ont également la fâcheuse tendance à tourner le dos au joueur pour aller se cacher, ce qui vous laisse le temps de leur mettre une quinzaine de balles dans la colonne vertébrale. En revanche vos rares alliés savent rester à couvert mais, comme d’habitude, éliminent relativement peu d’ennemis et sont souvent un peu à la traîne.

Un gros boom !




Comme tout le monde le sait, Black innove surtout par la gestion très poussée de la destruction des environnements. Le résultat final est à la hauteur des espérances, même si les limitations techniques de la Xbox n’autorisent qu’une destruction partielle de certains éléments prédéterminés. Un grand pas en avant est quand même réalisé en terme d’interactivité. Un ennemi caché derrière une voiture ? Pourquoi ne pas faire exploser la voiture pour le mettre hors d’état de nuire ! De même avec les camions, qui sont garés en plein milieu du champ de bataille et qui transportent la plupart du temps des tonneaux explosifs ! Evidemment cela reste assez scripté. Comme par magie les ennemis ont tendance à se planquer vers les tonneaux rouges munis du sigle inflammable. Tant mieux pour le spectacle puisque les explosions sont légions.

Autre détail assez sidérant, la poussière générée par les impacts de balles dans les murs. Cette dernière limite vraiment la visibilité et les particules restent en suspension dans l’air un long moment. De même pour la fumée. Jouissif également le lancé de grenade à travers une vitre qui, lors de la déflagration, souffle tous les carreaux et propulse parfois le corps de l’ennemi hors du bâtiment. On note aussi la présence du désormais célèbre : ennemi près d’une balustrade ou en hauteur, tir, chute en contrebas. Si la gestion des dégâts sur les ennemis est totalement ratée, c’est un véritable tour de force pour les décors. Black est véritablement un titre explosif. D’ailleurs l’absence d’un bouton d’ouverture des portes ne trompe pas : pour avancer, servez vous de votre shotgun ou d’une bonne grenade ! En parlant d’armes, évoquons brièvement l’arsenal mis à disposition. Ce dernier contient un pistolet, plusieurs fusil à pompe très puissants, et plusieurs mitrailleuses d’assauts et uzis qui permettent souvent de choisir entre tir automatique, en rafale ou au coup par coup. Ce dernier s’avère idéal pour être précis car tirer plusieurs balles d’affilées à forte cadence fait prendre du recul et par conséquent, perdre en précision. Pour une meilleure immersion le réticule de visée ce limite à un petit point qui devient rouge si il est pointé sur l’ennemi et vert si il est pointé sur vos alliés.

La Xbox dans ses derniers retranchements




Il aura fallu attendre quatre ans pour qu’un développeur nous montre ce qu’il est réellement possible de faire sur Xbox. Déjà auteur du sublime Burnout Revenge, Criterion enfonce le clou en nous proposant la claque que tout le monde attendait depuis bien longtemps. Les pessimistes qui voyaient en chaque screenshot dévoilé une utilisation abusive de Photoshop peuvent ravaler leur langue ! Black est sublime et dispose d’une ambiance unique. Comme dit plus haut, la gestion des particules est tout bonnement incroyable, ce qui rend la poussière très réaliste. Les explosions sont encore plus grandioses et la fumée qui en découle atteint presque le niveau de celle Call of Duty 2, pourtant sur la génération de console supérieure. Pour peu, la trace laissée par la trajectoire de votre roquette ferait presque penser à une certaine vidéo de Killzone 2, c’est dire.

Autre gros point fort : les effets de lumières ! C’est tout simplement ce qui se fait de mieux sur Xbox. Le soleil ébloui, perce à travers les vitres illuminant le plancher d’une pièce, miroite sur votre arme, etc. Toute source lumineuse constitue un régal pour la rétine. Les huit niveaux font preuve également d’une diversité intéressante. En guise d’entrée en matière une ville dégradée par les combat, suivi d’une mission en forêt à la végétation magnifique. Des quais, un asile, un long pont miné et d’autres vous attendent également. Black est l’un, si ce n’est le, plus beau jeu sur la console noire et verte de Microsoft.

La bande son n’est pas en reste. Les musiques enregistrées par un orchestre sont tout simplement excellentes et rythment admirablement bien les fusillades. La plupart donne dans l’héroïsme, ce qui n’est pas plus mal. Le thème d’introduction n’a rien à envier à celui d’un gros film hollywoodien. Le reste de l’ambiance sonore se constitue de tir presque sans relâche et d’explosions en tout genres très bien rendues. Les doublages français sont en revanche assez moyens.

Point complet
Black n’est pas le meilleur FPS sur Xbox mais sans doute le plus immersif grâce à sa réalisation magistrale et son interactivité ultra poussée avec les décors. On prend plaisir à jouer et on aimerait que l’aventure dure un peu plus longtemps. En effet, moins de huit heures sont nécessaires pour finir la campagne solo et aucun mode multijoueurs n’est présent. Ceci fait perdre deux points à la note finale. Les autres points perdus sont attribués à des ennemis trop résistants et trop stupides et à une difficulté parfois mal dosée. Les fans de FPS peuvent cependant foncer tête baissée.

On a adoré :
+ Graphismes sublimes
+ Excellentes musiques
+ L’interactivité avec les décors
+ Immersif
+ Plaisant à jouer
On n'a pas aimé :
- Court
- Points de sauvegarde trop espacés
- Ennemis trop résistants et stupides


Consulter les commentaires Article publié le 17-03-06 par Nicolas T.



 
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