Test Beyond Good & Evil - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Beyond Good & Evil



Editeur
Ubisoft
Développeur
Ubisoft
Genre
Action Aventure
Statut
Disponible
Date de sortie
  26.02.2004
  02.12.2003
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Son
5.1

Le marché du jeu vidéo est un monde très complexe et au final, très fermé. Si la plupart des éditeurs préfèrent en général choisir des valeurs sûres comme des jeux à licence, il arrive parfois qu’il y en ait un qui déroge à la règle. Un jeu qui arrive à créer la surprise mais aussi à réveiller les vrais sentiments des joueurs comme l’ont faits Halo, Deus Ex, Perfect Dark et dernièrement Prince of Persia. Le dernier projet du créateur de Rayman, Michel Ancel fera très certainement partie de cette caste privilégiée…

 

Un jeu hors du commun :





Si son dernier gros projet avait déjà fait un malheur, Rayman, son nouveau bébé le risquait beaucoup aussi et ce même si il n’a rien à voir avec son grand frère. En effet, loin de proposer un jeu avec un style bien défini, M. Ancel a décidé de nous sortir un titre pour le moins original. Mélange d’infiltrations, d’actions, de courses, d’aventures, de mini jeux et de plates-formes, Beyond Good & Evil a de quoi surprendre et ce, à juste titre. Tout d’abord par un scénario très mignon au premier coup d’œil mais qui se révèle bien plus que cela, balançant entre poésie et même parfois drame. En effet, ici, point d’héroïne siliconée ou de clone de Schwartzy, juste une très charmante demoiselle répondant au doux nom de Jade. Celle-ci est une jeune reportrice pour un mouvement révolutionnaire, vivant avec sa famille et son oncle Pey’j, pas très gâté par la nature côté physique puisqu’il possède un faciès de cochon. Ce dernier s'avèrera tout de même rudement utile à travers l’aventure. En effet, notre cher oncle accompagnera Jade tel un ange gardien, veillant sur elle à tout moment durant le voyage.

Si au début de l’histoire tout semble très calme sur cette ancienne étoile minière qu’est Hyllis, le havre de paix se transforme par la suite en théâtre de guerre avec l’attaque d’un peuple extraterrestre nommé Domz. Et dès ce moment, on sent qu’on tient un chef d’œuvre entre les mains, instinct de joueur certainement. Jade sort son bâton et se jette à la rescousse de ses amis, sans remord, les premiers coups pleuvent sous une musique envoûtante, d'effets bullet-time, de délires visuels saupoudrés de graphismes à tomber à la renverse, tout est là pour donner à Beyong Good & Evil ce côté prisé du hit ! Si Jade sait très bien se servir de son bâton, elle est aussi pro de la photographie et un des fils conducteur sera cette quête que Jade entamera à savoir répertorier les espèces vivant sur Hyllis, un véritable safari photo en somme. Encore une fois, la magie opère et on se prend au jeu tant l’univers créé par M. Ancel est cohérent. On va jusqu’à penser qu’un tel projet tient plus de la pure folie que de la raison quand on se retrouve face à un si grand nombre de possibilités et un monde si… vivant !

En effet, ici, rien n’est hors de portée, discuter avec les passants, espionner des industries, jouer à des jeux de café ou encore faire des courses, tout est à la portée de tout le monde. Dans le fond, Beyond Good & Evil pourrait être assimilé dans le fond à un pseudo RPG qui cumule des scènes de jeu en tous genres et toutes très riches en possibilités à travers un scénario palpitant et très bien pensé. Petit regret tout de même de ce côté-là, une linéarité trop grande faisant parfois tourner en rond pour trouver ce qu’il faut faire. Mais bon le jeu est tellement bon qu’on passera sur ce défaut mineur et qu’on s’esclaffera devant les feintes d’oncle Pey’j.

Une perfection rarement vue…





Si le jeu est déjà excellent sur le plan scénaristique, il l’est tout autant dans les autres domaines. Jade se dirige avec aisance, que cela soit à pied ou en vaisseau, un vaisseau qui vous permettra de vous rendre ou bon vous semble de par le monde d’Hyllis d’ailleurs. De même, ridiculiser vos ennemis lors des combats est tellement facile qu’on prend un malin plaisir à leur jouer de mauvais tours ou d’arriver dans leur dos sans qu’ils ne s’en rendent compte… Affronter les différents boss est encore une fois réellement enivrant tant l’immersion est totale, ici, plus besoin de réfléchir à quel bouton on touche, tout parait tellement naturel, simple et du coup, le jeu lui-même dégage une aura attirante de par son accessibilité. Autant dire que décrocher de celui-ci ne sera pas une mince affaire et ce, même si l’aventure ne dure que 10 heures, mais quelles heures ! Et puis, avec un tel jeu vendu seulement à 30 euros ce serait de la démence que de se plaindre face à un tel prodige ludique.

Beauté divine...



Encore une fois, sur le plan purement technique, Beyond Good & Evil à de quoi faire rougir nombre de jeux. Non seulement Jade et ses amis sont très bien modélisés mais en plus, les décors sont sublimes ! On remarque d’ailleurs aussi des effets spéciaux dignes de références de jeux d’action comme bien sûr l’effet bullet-time mais aussi des choses plus anodines comme entre autres un effet de rémanence lumineuse du bâton de Jade lors des combats et bien plus encore. Bref, des petits détails qui font réellement un grand jeu. A remarquer aussi une petite touche dessin animé qui confère au titre une dimension encore plus épique. Enfin, terminons avec une remarque sur les cinématiques, dont celle d’intro et ses cadrages sublimes, fleurtant même avec nos sentiments… Une caméra qui, d’ailleurs, tout le long de l’aventure suit assez bien l’action et cela, particulièrement dans les duels contre les boss. Encore une fois, c’est presque… parfait !



Mais Beyond Good & Evil surprend aussi avec une bande son irréprochable et en 5.1 s’il vous plaît ! Les musiques ont quant à elles été choisies de manière judicieuse, assurant à l’ensemble un spectacle souvent ahurissant et rappelant celles de chef d’œuvres du septième art. Rajoutez à cela des doublages exceptionnels avec par exemple la voix d’Emma de Caunes pour Jade et vous avez une recette parfaite mettant l’eau à la bouche…

Point complet
Si Beyond Good & Evil peut rendre sceptique de par son aspect enfantin, il n’en est pas moins une véritable surprise qui mérite vraiment d’entrer dans votre ludothèque, que vous aimiez les jeux d’aventure ou non. Petits et grands auront ici de quoi passer d’agréables moments et cela au prix de 30 euros, alors autant dire que cela vaut le coup ! Enfin, ceci n’est qu’une petite anecdote mais c’est tout de même bon à savoir, le jeu n’a eu quasiment aucun succès au Etats-Unis, une suite sera programmée si les ventes en Europe s'avèrent satisfaisantes...

On a adoré :
+ Réalisation
+ Ambiance
+ Richesse de jeu
+ Fun
+ Son Prix de 30€
On n'a pas aimé :
- Durée de vie assez courte
- Parfois trop facile


Consulter les commentaires Article publié le 06-03-04 par Rédempteur



 
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