Test Aeon Flux - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
connecté, 41 242 membres  |  Se connecter  -  S'inscrire 
 
 

Aeon Flux



Développeur
Terminal Reality
Genre
Action Infiltration
Statut
Disponible
Date de sortie
  31.03.2006
  15.11.2005
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Son
5.1
Prix de lancement
46,00 €

Développé par Terminal Reality, à l'origine du plutôt moyen Blood Rayne et de sa meilleure suite Blood Rayne 2, Aeon Flux est sorti le mois dernier dans une indifférence presque totale, toute aussi semblable à celle du film éponyme. Seulement voilà, les premières minutes de jeu suffisent à nous faire comprendre pourquoi. Mauvais dans la plupart des domaines, Aeon Flux nous rappelle un peu plus que la Xbox souffre ces derniers temps d'un manque cruel de hits. N'y a t-il vraiment rien de bon dans ce soft édité par THQ ?

Oh, Charlize Theron !




Si le soft est censé se placer entre le film et la série animée, force est de constater que c'est l'influence du film qui est la plus forte dans cette adaptation vidéo ludique. Choix malheureusement le moins judicieux car de ce dernier, seule ressort l'image de l'héroïne incarnée par Charlize Theron. Aeon Flux est une guerrière, arme absolue d'un groupe de rebelles nommés Monicans. Le monde étant ravagé depuis une terrible catastrophe industrielle et la prise de pouvoir par les Breens, Aeon semble être la dernière issue afin de ramener un semblant de vie paisible sur le monde de Bregna.

S'il est certain que le jeu ne prend pas trop de risques au niveau de sa trame scénaristique, on aurait pu se consoler avec le dénouement et notre évolution au fur et à mesure des missions mais il n'en sera rien. Il y a tout d'abord ce qui doit ressembler à un tutorial et qui prend place dans une sorte de défilé de mode façon combattante. Assez ridicule, il a tout de même le mérite de faire le point sur les possibilités de votre personnage. La suite est des plus simple, le jeu se partageant en sept chapitres que l’on enchaîne le plus simplement possible. Rien à dire d’avantage si ce n'est que cela ne semble n'augurer qu'une piètre aventure, sentiment qui va malheureusement gagner du terrain avec la suite.

Tu me fais tourner la tête !




Alors que nous allons à peine commencer à voir ce que peut techniquement offrir Aeon Flux, c'est également ici que va débuter la série des défaut majeurs du jeu. Prenons tout d'abord la caméra. Si elle n'arrive jamais à cadrer parfaitement l'action, elle pose tout autant problème lors des phases d'actions où elle ne se place que quelques instants après le début des hostilités. Ainsi il est quasi impossible d'avoir une visée juste, de se déplacer correctement dans un niveau ou encore de pouvoir anticiper un mouvement puisque votre angle de visée ne cessera de changer pour se placer de manière moins pratique, à tel point qu'on se demanderait si on ne voudrait pas délibérément nous empêcher de jouer ! On retrouve cette lenteur dans les mouvements même de notre héroïne. Certes elle peut effectuer un beau panel de coups, tous plus fatals les uns que les autres, mais quant à leur enchaînement, là encore une difficulté fait son apparition tant Aeon est lente. Dur donc de pouvoir effectuer une combinaison sans qu'un ennemi ne vous mette un coup, une impuissance des plus frustrante. Autre point déplorable, la rigidité absolue dont fait preuve la maniabilité de la protagoniste. Il est incroyable de voir que, manette en main, on ne puisse avoir un plaisir de jeu tant la jouabilité est détestable. On avait déjà eu cette désagréable impression dans Blood Rayne, les développeurs n'ont apparemment pas retenu la leçon.

Cependant, sachons reconnaître les qualités de ce Aeon Flux pour peu qu'elles existent. Prenons tout d'abord le grappin. Ah quel bel accessoire lorsqu'il est si bien utilisé ! Lorsque notre héroïne doit descendre au dernier étage d'un bâtiment par exemple, elle adopte une position qu'on associerait au saut de l'ange et qui lui permet d'avoir un minimum de mobilité tout en descendant. Le tout est visuellement bien orchestré par une caméra qui, pour une fois, saura adopter les bons angles de vues. En ce sens on se rend compte l'importance et l'impact qu'à le film sur le jeu. Autre partie de l'arsenal d'Aeon qui permet également de prendre un minimum de bon temps dans le jeu, la mise en boule. Entendez par cette vulgaire appellation qu'Aeon Flux peut rentrer dans une boule de metal, en prendre le contrôle pour ainsi se déplacer dans les coins les moins inaccessibles. Si en général ces phases de jeu sont assez linéaires, elles n'en sont pas moins plaisantes et rappellent fortement une certaine Samus... Après le "désespérant" et le "plutôt sympathique", voici une nouvelle partie de ce gameplay : le "mitigé". Il y a tout d'abord les sauts, bien trop rapides mais qui pourtant laissent une bonne impression. Tout comme le reste des figures acrobatiques d'ailleurs. Ouf, un peu de bonnes choses dans ce monde de déception qu'est l'univers d'Aeon Flux.

Un Flux de bien vilaines choses...




Là où la coupe est pleine, c'est lorsque que l'on prend la peine de se concentrer sur l'aspect visuel de cet Aeon Flux. Aliasing à perte de vue, textures en dessous de ce qu'on pouvait trouver dès les premiers mois d'existence de la Xbox, un subtil mélange de dégoût visuel et d'un manque certain d'application et d'implication de la part des développeurs qui ne fait qu'ajouter quelques points de plus à la longue liste des défauts certains du soft. Travail bâclé ? Le mot est faible. Seule la modélisation de Charlize Theron pourrait un minimum satisfaire, à condition ne pas être difficile. Quant à l'ambiance sonore du jeu, s'il n'y a rien de formidable sur le plan des musiques et autres effets, il faut noter que la version française n'a de française que le nom puisque le soft est totalement en anglais, les voix comme les sous-titres. Remarque, ce n'est pas la qualité du scénario et des dialogues qui va nous faire regretter ce point. Dernière mauvaise nouvelle, Aeon Flux est vendu au prix fort. Allons messieurs les développeurs et éditeurs, un peu de sérieux et de respect envers les Gamers ne seraient pas de trop parfois.

Point complet
Merci Terminal Reality et THQ, on n’avait pas autant été désespéré depuis bien longtemps sur notre chère Xbox. Certes, il faut avoir un certain sens de la dérision pour ne pas tomber de rage devant une réalisation si bâclée avec un rendu visuel taillé à la machette et une maniabilité à faire jeter votre pad par la fenêtre. Rassurez-vous, à moins que vous ne fassiez parti de la catégorie des fans de l'univers d'Aeon Flux et des joueurs les plus sadiques, vous ne risquez sûrement pas de vous procurer le titre. Décevant en tout point et des plus déplorable, la Xbox n'avait vraiment pas besoin de ça !

On a adoré :
+ Quelques éléments sympathiques
+ Charlize Theron sur la jaquette
On n'a pas aimé :
- Trop de défauts dans le gameplay
- Visuellement honteux
- 60 euros...
- Et encore bien d'autres petites choses


Consulter les commentaires Article publié le 24-06-06 par Jeremy F.



 
Xbox Gamer est un magazine online de jeux vidéo informant sur la console Xbox One et la Xbox 360 de Microsoft. Copyright XGN © 2002-2019