Test Rad Rodgers - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Editeur
THQ Nordic
Développeur
Slipgate Studios
Statut
Disponible
Date de sortie
  21.02.2018
Nombre de joueurs
1
Prix de lancement
19,99 €

D’abord sorti sur PC en 2016, Rad Rodgers débarque enfin sur Xbox One (c’était le 21 février 2018). Après un développement chaotique, le titre a finalement été repris par THQ Nordic et le studio danois Slipgate. La volonté du soft est de rendre hommage aux jeux de plateforme des années 90 avec au menu une bonne dose d’action en 2D et de l’humour à gogo ! Le jeu est disponible en version boite et au format digital au prix de 19,99€. Reste à voir ce qu’il vaut…

Humour, frustration et manque d’ambition !



C’est quoi le speech ? Vous incarnez le jeune Ricardo Rodriguez, a.k.a RAD. Une nuit, sa télé et sa console s'allument et réveillent notre héros. Il se fait aspirer par l'écran et se retrouve dans un jeu vidéo ! Accompagné d’une console d’ancienne génération nommée Dusty, ils doivent faire face à de terribles ennemis dans ce monde impitoyable. Une fois votre arme récupérée, l’aventure commence ! La première chose qui nous saute aux yeux, c’est ce savoureux mélange entre un style 2D, avec des graphismes plutôt corrects, et un aspect plus « pixélisé » nous rappelant la bonne époque du rétro ! En dépit de sa direction artistique pour le moins réussie, avec des environnements variés, Rad Rodgers souffre clairement d’un retard graphique. Même si nos deux protagonistes sont plutôt bien modélisés, les effets de flou recouvrant l'arrière-plan et parfois les éléments au premier plan rendent les textures inégales. Nous soulignons que le titre propose également un mode photo assez plaisant qui permet de déplacer la caméra à travers les textures et d'observer les environnements. Fort heureusement, il se rattrape avec son humour, que ce soit au niveau des punchlines de Dusty que des commentaires très étranges des PNJ que nous croisons durant notre périple. Cela renforce un peu plus l’immersion. Petit plus, le soft multiplie les références à l’univers du jeu vidéo, évoquant du Zelda ou du Blast Processing pour ne citer qu’eux.

Attention, ce jeu n’est pas à mettre dans toutes les mains, l’univers étant très cru, avec des mentions faites au sexe ou encore à la drogue. On ressent plus une inspiration en provenance de Rick et Morty. Rajoutez à cela quelques passages qui cassent le quatrième mur, les personnages ayant conscience d'être dans un jeu et le rappellant le moins subtilement du monde. Ce n’est pas encore du Deadpool mais l’idée est là. La bande-son vintage, mixant synthwave et rock punchy, passe en plus assez bien par-dessus l’action. Nous notons au passage la présence de Jon St John pour doubler Dusty, reconnu notamment pour avoir prêté sa voix à Duke Nukem ! Petit bémol toutefois, le titre est uniquement en Anglais avec des sous-titres minuscules… Néanmoins, le gros point noir de Rad Rodgers n’est pas là, il concerne la maniabilité des plus hasardeuses. Les morts ont vite fait de s’accumuler à cause de l’imprécision des sauts, les doubles sauts n’étant pas de la partie. Nous avons maudit les phases demandant de sauter de liane en liane à cause de l’imprécision de sauts. Une gâchette permet également de verrouiller les ennemis, tandis que le stick droit permet de viser. Quant à Dusty, il peut asséner un coup au corps-à-corps, moyennant un peu de sa jauge de pixels, et s'agripper à certains éléments. Le gameplay n’est pas folichon, la plupart des combats se résumant à canarder les ennemis en restant à l’abri, tout en sautant pour éviter les projectiles. C’est dommage pour un titre qui prétend puiser dans le run and gun, surtout que l'IA des ennemis n'aide pas. Certains d'entre eux, les gros rouges notamment, peuvent rester à deux mètres de nous à spammer leur attaque au corps-à-corps ou simplement ne rien faire… Ce n’est pas vraiment fun, et ce malgré les différents types d’armes à découvrir. A noter que notre personnage ne débloque aucune aptitude spécifique, ce qui n’aide pas à apporter un peu de variété.

Le soft est très orienté sur le shoot, les phases de plateforme et un peu d’exploration, le but étant de récupérer quatre jetons pour accéder au niveau suivant. Le level design est plutôt intéressant dans sa construction, nous rappelant un certain Global Gladiators. Pour progresser, il faut par moment aller avec Dusty dans le Pixelverse. Il s'agit de l'univers assez "glitché" s'étendant derrière le jeu et dont il faut corriger certains bugs volontairement placés pour faire apparaître ou disparaître des éléments (plateforme, rocher...). Le but est de se diriger dans des petits parcours vus de haut en évitant des obstacles, le tout en cognant les ennemis. A certains moments, le Pixelverse comporte des puzzles qui sont franchement inintéressants. De plus, trois niveaux en pogo-stick du type ascension à la Doodle Jump sont de la partie. Malheureusement, ces phases sont plutôt passables, surtout qu'il n'est pas nécessaire de les finir pour continuer la progression... Que serait un jeu de plateforme sans items à récupérer ? On trouve des zones secrètes à trouver, seize chapeaux à collectionner (aucun intérêt à part pour l’aspect cosmétique), de nombreux ennemis à zigouiller et pour finir des diamants verts à récupérer qui ne servent en réalité qu’à augmenter la durée de vie ! Il faut bien l'avouer, en plus d'être très court, avec seulement huit niveaux, le jeu est en plus trop facile, hormis les deux derniers niveaux qui mettront vos nerfs à l’épreuve… Préparez-vous à crier de haine devant votre écran tel un joueur du grenier ! Les complétistes et autres amateurs de challenge dépasseront peut-être la dizaine d'heures en cherchant à finir chaque niveau à 100% ou en se rabattant sur le mode hard, qui supprime le verrouillage automatique.
Article rédigé par Yoann / Kyl3rs95


Point complet
Malgré une bonne dose d’humour et plusieurs clins d’œil à certains jeux que l’on ne présente plus, Rad Rodgers n’a pas réussi à nous convaincre. Cela est dû à sa maniabilité trop simpliste mais hasardeuse lorsqu’il s’agit de sauter, à son gameplay répétitif, avec en prime un sentiment de ne jamais réellement progresser faute d’amélioration à débloquer, et à son retard graphique. Ajoutez à cela une IA perfectible et une durée de vie très faible (vous pouvez le finir en moins de deux heures en allant à l’essentiel) et vous aurez l’impression d’avoir mal dépensé vos vingt euros. On ne doute pas des bonnes intentions des développeurs, voulant rendre hommage aux jeux du genre, mais nous nous retrouvons plutôt face à un jeu banal rempli de défauts, ce qui prend le pas sur tout le reste.

On a adoré :
Humour bien trash
Les clins d’œil à certains jeux
La voix de Dusty
Le petit côté rétro
On n'a pas aimé :
Retard graphique
Sauts très pénibles
IA inexistante
Les moments dans le Pixelverse
Aucune amélioration à débloquer
Les deux derniers niveaux
Durée de vie faible
Tarif bien trop élevé


Consulter les commentaires Article publié le 04/05/2018 par Vincent P.


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