Test Max Payne 2 : The Fall of Max Payne - jeux vidéo Xbox 360

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Max Payne 2 : The Fall of Max Payne



Développeur
Rockstar Vienna
Genre
Action
Statut
Disponible
Date de sortie
  09.01.2004
  29.11.2003
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Thème
Policier
Son
5.1

On croyait Max vengé, libéré de ses démons l'ayant poussé au pire, outrepasser la déontologie de sa profession. Mais après avoir été arrêté par ses pairs, Rockstar offre une seconde chance au flic américain le plus stylisé du monde des jeux vidéo. Cette liberté conditionnelle se nomme Max Payne 2 : The Fall of Max Payne, soit une chute dans les abysses des mécanismes du doute et du remord, pour un fonctionnaire zélé agissants toujours dans l'objectif d'accomplir pleinement sa mission. Mais entre courage et excès de pouvoir, la marge de manoeuvre est bien réduite. Ce qui laisse présager une suite au moins équivalente à l'opus original, voire même tout simplement exceptionnelle...

 

Les démons de Max !!!





Laissé pour policier criminel ayant commis des homicides multiples au sein des producteurs de drogues, on ne pouvait que s'inquiéter pour l'avenir au sein de la société de cet ex bon père de famille qui profitait de sa fonction pour venger la mort odieuse de sa femme et de son jeune enfant. Mais rassurez-vous, la justice américaine cautionne aisément la loi du talion et voilà Max de retour au train train quotidien de l'inspecteur de quartier. Le travail comme substitut thérapeutique ne fait cependant pas long feu, car Max est à nouveau menacé et au prise à la fois avec ses sentiments, ses supérieurs et une organisation puissante dénommée le cercle intérieur. L'enquête s'annonce complexe et torturée, d'autant plus que Max devra faire face à la corruption de ses alliés et à l'ambiguïté de ses relations avec une belle revenante, Mona Sax. Vous l'aurez compris, Max Payne 2 : The Fall of Max Payne propose une quête impossible à décrire sans en dévoiler son contenu, le repenti d'un homme envers ses proches et ses contemporains. Sachez seulement que le scénario est exceptionnel de par sa densité, sa qualité et sa complexité. Nous sommes là dans un jeu pour adultes, qui traite de sujets interdits au moins de 13 ans.

 

Bullet-Time : Le maître est de retour :



Inspiré du seul et unique Matrix, le Bullet-Time avait connu une heure de gloire certaine dans Max Payne premier du nom, avant de se voir discrédité dans le très contestable Enter the Matrix. Mais qu'on se le dise, lorsqu'une oeuvre est copiée, elle ne se portent jamais au même niveau que l'original. Et Rockstar enfonce un peu plus le clou avec ce second opus en proposant un gameplay peaufiné et étudié au profit d'une gestion du bullet-Time presque jouissive. Ainsi, tout en restant foncièrement similaire à son aîné, le gameplay de Max Payne 2 : The Fall of Max Payne s'agrément de deux petites nouveautés rendant la progression dès plus agréable.

Tout d'abord, le Bullet-Time dispose désormais d'une jauge implicite. Celle-ci a pour effet de créer des palliers pour le ralenti. Ainsi, plus vous accomplirez des actions efficaces, plus votre sablier s'assombrira, signal du ralentissement progressif de l'animation. De ce fait, plus vous posséderez le héro et ses mouvements, plus vos ennemis ralentiront autour de vous, afin que vous puissiez les viser avec plus de sérénité. Ensuite, autre innovation notable, les sauts au ralenti constituent désormais des actions séparées ne demandant pas de jauge. Bien que le jeu ne soit pas avare en Bullet-time, ce choix de gameplay s'avère payant lors de phases désespérées où vous vous trouvez dénués de toutes ressources. Le Bullet-Time retrouve donc ses lettres de noblesse, grandement aidé par une maniabilité impeccable.



Celle-ci reprend dans les grandes lignes celle du premier titre de la série. La visée et les déplacements utilisent les deux sticks analogiques, la gâchette de droite les tirs, celle de gauche les sauts aux ralentis et enfin le bouton B le Bullet-Time initial. Bref, la jouabilité ce rapproche grandement d’un Fps et ne souffre aucunement de son passage sur console. Les exécutions sommaires deviennent vite innées, tout comme le maniement des armes à feu, qui lui s’apparente à une drogue.

 

Un Max dans toute sa splendeur !



Techniquement, la première réalisation de Rockstar avait impressionnée, non seulement par ses multiples retards, mais aussi par sa grande finesse. Max Payne 2 : The Fall of Max Payne ne déroge pas à cet état de fait en proposant une modélisation des personnages, des niveaux et des armes magistrale, quasiment jamais égalée sur console. Tout d'abord, les traits physiques de Max ont évolués, contrairement à sa garde-robe toujours exclusivement composée de tenues sombres. Si lors du premier épisode de la série Max s'accaparait des expressions faciales de Mickey Rourke, le Max deuxième du nom gagne-lui son indépendance avec un faciès individualisé, marqué par ses expériences passées. L'évolution du moteur graphique prouve ici sa grande qualité car les expressions du visage sont beaucoup plus détaillées et variées. Max vit sous nos yeux, ce qui garantit une identification parfaite au héro. Mona représente t-elle l’attache au monde réel de Max. De fait, celle-ci dispose de traits beaucoup plus doux, mais en aucun cas moins travaillés. Afin de survivre dans ce monde corrompu, nos héros et plus particulièrement Max, ont en leur possession un attirail des plus efficaces, allant du double désert eagle (oui, oui !!!), à la Kalachnikov, en passant bien sûr par l'indispensable fusil à lunettes. Toutes sont photo réaliste et disposes d'un aspect métallique criant de vérité. Mais là où l'évolution du moteur graphique laisse rêveur, c'est dans la gestion des multiples objets et impacts.

Chaque balle tirée sera synonyme d'une douille éjectée de la culasse et de dégâts soient corporels, soient matériels. Si l'on se place dans le premier cas, les personnages touchés auront une réaction bien spécifique selon que l’on tire dans la tête ou dans les jambes. Mais point de boucherie dans le titre de Take Two. Certes cela saigne, les ennemis volent dans les pièces au rythme des grenades, mais tout cela demeure politiquement correct. Les adversaires ne partent pas en morceaux sous l'effet d'un tir de fusil à pompe bien placé. Dans le second cas, chaque impact conduira à la vision d'une réaction concrète entre la balle et le décor. Le moteur graphique optimisé par Rockstar permet en effet de gérer à la perfection la dynamique des masses au sein des niveaux. Tirez sur un chauffage et il se décrochera, sur un banc pour qu'il se casse en morceaux et plus fort encore sur des bidons d'essence qui eux s'enflammeront avant d'exploser dans un déluge pyrotechnique. Les flammes et les explosions ont d'ailleurs été grandement améliorées dans ce Max Payne vol 2. Les flammes sont magnifiques et l'on ne se lassera pas de voir partir aux ralentis un cocktail Molotov. Les détonations sont elles aussi magistrales, rappelant grandement l'effet donné aux uzis maniés par Trinity dans la scène d'ouverture de Matrix Reloaded.

Le Bullet-Time a, on l’a vu, subi quelques modifications dans son utilisation, mais aussi dans son rendu graphique. Afin d'être clair, imaginez que les sauts sur les côtés reprennent le ralenti classique de Max Payne 1 et que le Bullet-Time crée par sa mise en oeuvre un effet sépia d'une beauté a couper le souffle. Les couleurs se ternissent, l'action ralentit, les balles et autres corps volent autour de vous jusqu'à l'irrémédiable moment où vous devez recharger. Et c'est à ce moment que la classe des développeurs se fait sentir, car dans un mouvement d'un style certain Max recharge, tandis que la caméra tourne autour de lui. Cela s'est passé au ralenti, n’a duré que quelques secondes, n’a en aucun cas entaché la lisibilité de l’action, mais à créé une sensation indescriptible appuyée par des effets sonores du même gabarit que les graphismes.

 

Des musiques dignes d'un film...





Il est des longs métrages dont l’on ressort l'esprit rempli d'images et avec un rythme, un thème principal revenant sans cesse. Max Payne 2 produit le même effet. Le thème principal est à la fois envoûtant et pourtant d'une relative simplicité. Cependant envoûtant de signifie pas immersif. Certes la musique est formidable, mais ce sont surtout les multiples bruitages et dialogues qui nous emprisonnent dans l'action. La déformation du son en mode Bullet-Time est elle tout simplement génial, assourdissant les explosions et accentuant le sifflement des balles. Les dialogues sont eux entièrement doublés en anglais sous-titrés français. Et on ne peut que s'en réjouir, tant les doublages dans notre belle langue auraient pu ternir l'image et la stature de Max.

Point complet
17/20
Max Payne 2 : The Fall of Max Payne est une aventure unique, rythmée par un scénario Hollywoodien où se mêlent trahison, amour, chantage et corruption. Le tout est mis en forme par une réalisation exceptionnelle qui propulse le titre de Take Two dans la sphère très fermée des jeux proposant des graphismes hors normes. Bien sur le Bullet-Time est de retour et se trouve grandement amélioré par rapport à l'opus précédent. Alors n'hésitez pas, certes on peut reprocher un manque d'innovation et une durée de vie relativement courte, mais excepté cela Max Payne 2 est un hit incontournable où l'immersion est totale au point que l'on n’en ressorte seulement au même moment que son héro.

On a adoré :
+ Graphismes exceptionnelles
+ Le Bullet-Time
+ La dynamique au sein des décors
+ L’ajout de Mona Sax en personnage jouable
+ Le scénario très travaillé
+ Une bande sonore cinématographique
+ Les textures des niveaux
On n'a pas aimé :
- La durée de vie
- Quelques bugs de collision
- Ralentissement intempestif sur un niveau entier


Consulter les commentaires Article publié le 09-02-04 par Goulitch


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