Test Yu-Gi-Oh! 5D's Decade Duels - jeux vidéo Xbox One

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Yu-Gi-Oh! 5D's Decade Duels



Editeur
Konami
Distributeur
Xbox Live Arcade
Genre
Jeu de cartes
Statut
Disponible
Date de sortie
  03.11.2010
  03.11.2010
  2010
Nombre de joueurs
1
Prix de lancement
800 MS Points

La licence Yu-Gi-Oh! compte de très nombreux fans à travers le monde, et ce que ce soit par rapport au manga, à l’animé ou au jeu de cartes qui en est dérivé. Konami, qui en a les droits d’exploitation, a donc décidé d’en tirer le plus de bénéfices possibles en développant diverses adaptations allant de la première saison aux épisodes 5D’s en passant par les GX. La licence ne datant pas d’aujourd’hui, plusieurs opus ont été développés, à tel point que l’on retrouve des jeux vidéo Yu-Gi-Oh! sur les Nintendo Gamecube, Gameboy, Wii, DS, les PlayStation 1, 2 et Portable, le PC et la Xbox. Les possesseurs de Xbox 360 se demandaient alors quand est-ce qu’ils auraient enfin le droit à un opus… C’est maintenant chose faite puisque la firme a mis en ligne un titre Xbox Live Arcade répondant au nom de Yu-Gi-Oh! 5D's Decade Duels. Toutefois, tout s’est fait dans la plus grande discrétion, ce qui ne laissait pas forcément augurer du meilleur. A raison ?

Joker




Suivant l’univers de la déclinaison 5D’s, Yu-Gi-Oh! 5D's Decade Duels nous propose de participer en solo à la Fortune Cup, un tournoi de duellistes. Si cela part d’un bon principe, pour coller à l’esprit de la franchise, on se rend rapidement compte que les développeurs sont allés à l’essentiel en ne proposant qu’un tournoi dans sa plus simple forme. Ainsi, après une poignée d’écrans avec un peu de texte servant de prétexte pour y participer, on se retrouve à affronter trois duellistes génériques dans des phases d’élimination avant de défier, si on sort premier de ce tour, certains personnages de la série en phase finale. Si on arrive à triompher d’eux, on en vient alors à se mesurer à Yusei Fudo ou Jack Atlas, les deux faisant office de boss (on affronte ou l’un ou l’autre, ce qui oblige au minimum à boucler deux fois ce mode solo). L’enrobage est des plus minimes et on se demande bien pourquoi les développeurs n’ont pas conservé le côté aventure un minimum scénarisé présent dans d’autres opus, même s’il est vrai qu’il ne s’agit que d’un titre XLA et non d’un jeu boîte. Malgré tout, le solo n’est pas à prendre à la légère puisqu’il représente l’unique vecteur pour gagner des cartes. En effet, à la fin de chaque rencontre, le joueur obtient une carte au hasard, liée au deck de l’adversaire, par tranche de 20 points marqués.

La difficulté étant assez relevée avec une intelligence artificielle qui a des decks fort bien constitués et une « chance » phénoménale, il faut bien des heures pour compléter la collection, surtout que l’on commence avec une quarantaine de cartes et qu’il y en a mille à collectionner. Les premiers duels devraient d’ailleurs décourager les néophytes puisqu’ils sont souvent synonymes d’échecs. Même lorsqu’on se réjouit de voir l’adversaire au plus mal, il arrive quasiment tout le temps à sortir la carte qu’il lui fallait pour retourner complètement la situation à son avantage. Ainsi, en jouant au mieux, malgré les échecs, on engrange les points, on obtient de nouvelles cartes et on peaufine son deck et ses stratégies, jusqu’au moment où l’on arrive à tenir tête à cette I.A. qui donne bien du fil à retordre. S’il est clair qu’elle a tendance à abuser, il faut reconnaître que le challenge est de la partie et que l’issue du duel n’est jamais connue d’avance. Bien entendu, les initiés se délecteront de ces duels même si beaucoup trouveront l’idée de l’obtention des cartes liée au hasard assez mal pensée. Ceci dit, pour constituer notre deck, nous avons le droit à un menu dédié à cet effet. Sélection des cartes, parcours de l’inventaire, possibilité de les ranger, de visionner les détails, etc., les fans de la licence passeront déjà quelques heures dans ce menu, surtout au fil des gains de cartes, pour affiner au maximum leur deck, voire en concevoir d’autres pour varier les profils et ainsi mieux s’adapter aux situations.

Pour les initiés en solo ou en tag




Précisons pour les amateurs, qu’un deck peut contenir jusqu’à soixante cartes mais qu’il est préférable de n’en avoir que quarante (moitié de monstres, moitié de magies et pièges) pour augmenter les chances de tirer les cartes souhaitées. Il faut bien entendu privilégier les cartes qui peuvent être complémentaires, tout en étant suffisamment variées pour faire face aux diverses situations qui peuvent se présenter. C’est vraiment très bien fait, surtout que les cartes, issues des éditions classiques, GX et 5D’s sont cohérentes avec les versions cartonnées, tirées elles-mêmes des mangas et des animés. Dans la même optique, il faut reconnaître que les règles du jeu sont très bien respectées et implantées, à tel point que l’on se prend pour un véritable duelliste. Sur ce point-là, les développeurs ont vraiment assuré. Certains regretteront certainement qu’il n’y ait finalement que mille cartes prédéfinies (impossible de scanner les siennes ou de les intégrer via un système de codes) alors qu’il en existe plusieurs milliers (des versions PSP, Wii entre autres en intègrent de 3500 à 4500 et plus), mais lorsqu’on voit que le soft est proposé à 800 MS Points, soit à un poil plus de neuf euros, on ne voit pas de raison de crier au scandale. En sus, les fans devraient pouvoir récupérer des boosters (packs de cartes) en DLC, du moins si Konami tient sa promesse, en échange de quelques MS Points, ce qui ne devrait finalement pas être plus cher que le prix des boosters des cartes physiques.

Soulignons aussi un élément des plus importants : malgré la présence d’un tutorial plutôt clair et bien découpé, en plus de celles d’un glossaire et de diverses aides sur le jeu et ses règles, le titre ne reste pas facile d’accès. Seuls les initiés et autres amateurs de jeux de cartes habitués entre autres aux Magic réussiront à dompter quelque peu la bête assez vite. Les autres devront en revanche passer par une longue phase d’initiation le temps de comprendre toute la complexité des duels, ce qui en fait sa force d’un côté, ou alors passer leur chemin avant que la frustration ne leur fasse maudire le soft. Outre le manque d’enrobage du mode solo, comme dit plus haut, cette version XLA souffre d’une fainéantise évidente de l’équipe de développement. En effet, vu qu’il n’y a que des duels, on pouvait s’attendre à ce qu’ils soignent l’aspect visuel en rajoutant des petits effets sympathiques, voire des versions modélisées de chaque monstre, à la manière de l’animé ou du jeu The Eye of Judgement, voire des dernières versions des Yu-Gi-Oh! de la DS. Que nenni, on a le droit grosso modo à une version lisible sur des écrans HD des anciens opus portables ou de la précédente génération. Il y a le plateau virtuel avec les cases, un fond d’écran, le deck et les cartes posées. Quant aux effets lors des attaques, on a le droit à la bonne vieille petite épée avec un indicateur visuel rouge dépassé. C’est vraiment décevant de voir que les développeurs n’ont pas essayé de profiter de la puissance de la console pour faire évoluer la série.

Reste que les visuels des cartes sont toujours autant appréciables, que les textes sont lisibles et en français, que l’interface est claire et toujours aussi complète. La déception est aussi de mise du côté de la bande sonore avec des duels animés par une musique d’ambiance oubliable et vite répétitive. Enfin, malgré tous ses énormes défauts, Yu-Gi-Oh! 5D's Decade Duels devrait pleinement satisfaire les initiés et les fans puisque sa grande force vient du mode multijoueur. Non seulement il est possible de jouer en solo contre un adversaire trouvé sur le Xbox Live ou contre un ami, mais en plus on peut participer à des duels en tag team, soit en deux contre deux. Les connaisseurs seront ravis de voir que les règles appliquées à ce système ont été respectées avec des joueurs d’une même équipe qui participent au duel chacun leur tour (un coup sur deux dans la partie pour chaque partenaire donc), chacun ayant son deck et les cartes sur le terrain appartenant à celui qui joue. Encore plus tactique et stratégique, ce mode multi est extrêmement chronophage et addictif. Ne vous étonnez pas dès lors de constater que vous avez passé plus d’une soixantaine d’heures entre le solo et le multi au bout d’une poignée de semaines de jeu, surtout qu’en humain contre humain, les duels sont bien plus passionnants et moins frustrants que ceux contre l’I.A. Pour couronner le tout, il est possible de créer des parties avec ses propres règles (quelques options à régler), sans compter que des leaderboards ont été implantés ainsi que des fonctions de tchat vocal et écrit. Un vrai régal !

Point complet
Yu-Gi-Oh! 5D's Decade Duels souffre cruellement de la fainéantise des développeurs qui se sont contentés d’un mode solo se résumant à un simple tournoi, d’un aspect visuel minimaliste ou encore d’une bande sonore oubliable et simpliste. L’idée de devoir débloquer de nouvelles cartes au hasard en s’acharnant sur le mode solo gonfle clairement la durée de vie du titre (fort chronophage pour les fans) mais se révèle être assez bancale, surtout lorsqu’on a goûté à d’autres opus proposant un mode aventure scénarisé avec un système plus souple d’obtention de cartes. En sus, malgré la présence d’un tutorial, d’aides et autres conseils, les néophytes auront bien du mal à adhérer au soft, l’I.A. étant clairement avantagée et le système de jeu, plutôt complexe, demandant déjà un certain apprentissage. Malgré tout, il est inutile de cracher dans la soupe puisque, pour 800 MS Points (un poil plus de 9 euros), nous pouvons collecter 1000 cartes, profiter d’un éditeur de decks complet et bien pensé, jouer en ligne en solo et en équipe (tag team), le tout avec des règles toujours bien appliquées et quelques options de configuration. Quant aux initiés, le mode solo représentera un certain challenge appréciable qui les motivera à jouer au mieux en usant de tactiques toujours plus sophistiquées pour gagner un maximum de points et ainsi obtenir de nouvelles cartes. L’essentiel est donc assuré mais il manque tout l’enrobage. Enfin, il reste clairement réservé aux fans du genre et/ou de la licence ainsi qu’aux initiés, qui trouveront là un divertissement pour plusieurs dizaines d’heures (selon leurs aptitudes et leur affinité avec le online) à un moindre coût (même si les opus DS et PSP sont à privilégier pour ceux qui sont équipés).

On a adoré :
+ Mode multijoueur en ligne…
+ Avec solo et tag team
+ Règles respectées
+ Toujours aussi complexe
+ Composer entièrement son deck
+ Tutorial, aides et conseils
+ 1000 cartes pour 800 MSP…
+ Et boosters en DLC (plus tard)
+ Tchat vocal et écrit
+ Un bon challenge pour les initiés…
On n'a pas aimé :
- Frustrant pour les néophytes…
- Avec une IA très favorisée
- Mode solo très léger et peu captivant
- Aucun enrobage
- Aspect visuel minimaliste…
- Pas mieux pour la bande sonore
- Débloquer les cartes au hasard
- Impossible d’intégrer ses cartes par code ou scan


Consulter les commentaires Article publié le 17/12/2010 par Vincent P.


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