Test Yesterday Origins - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
connecté, 41 152 membres  |  Se connecter  -  S'inscrire 
 
 

Yesterday Origins



Editeur
Microïds
Développeur
Pendulo Studios
Genre
Aventure Point & click
Statut
Disponible
Date de sortie
  17.11.2016
Nombre de joueurs
1
Prix de lancement
39,00 €

Véritable porte-étendard du retour en force du point'n'click PC au début des années 2000, Pendulo Studios est resté bien discret ces dernières années. Il faut dire que l'après Runaway, trilogie fort sympathique, fut compliqué. Malgré l'excellent et complètement déjanté The Next BIG Thing, les Espagnols nous avaient finalement laissés sur un léger goût d'inachevé avec un agréable mais beaucoup trop expéditif Yesterday. Pas aveugle du potentiel de ce dernier, ils reviennent 4 ans plus tard pour donner un second souffle à leur thriller dans une suite/pré-quelle revenant sur les origines mystérieuses de John Yesterday. A vos manettes, prêt à faire chauffer vos cellules grises !

Tous mes problèmes me paraissaient si loin...



John Yesterday est un personnage plus qu'atypique, non seulement il est immortel, mais en plus il perd la mémoire à chaque fois qu'il meurt et revient à l'âge de sa première transmutation. Partant de ce constat, le pauvre est amené à se laisser des fils rouges afin de recouvrer peu à peu les blancs qui l'assaillent. Heureusement pour lui, sa compagne Pauline est également immortelle et bénéficie de l'énorme avantage de conserver ses souvenirs. De quoi créer quelques scènes savoureuses dont on vous laissera bien évidemment la surprise. La galerie de personnages de Yesterday Origins est aussi vaste qu'elle est loufoque, il faudra par exemple compter sur Boris, un ami de John revenant tout droit du premier volet et souffrant de troubles psychiatriques. Il est bon de noter que le jeu ne réclame pas forcément d'avoir joué au premier Yesterday, bien qu'il soit quand même plus agréable de comprendre les allusions régulières à celui-ci. La trame narrative ne vous laissera toutefois jamais complètement dans le brouillard puisque le jeu vous propose, comme son nom l'indique, de partir à la découverte des origines de l'état de John en enquêtant aussi bien dans le présent que dans un passé lointain. Ne se limitant pas aux voyages temporels via ses flash-back, le titre propose également sur plusieurs scènes de passer du personnage de John à celui de Pauline afin de faire coopérer les deux amoureux. On ne vous fera pas l'affront de vous spoiler plus que ça le scénario, sachez simplement que Yesterday Origins mêle enquête et occultisme à la manière d'un Dan Brown tout en y ajoutant une bonne dose d'humour noir. Les sujets légers laissent rapidement place à des thèmes beaucoup plus graves et sombres allant de la mort à la torture en passant par la religion.

De la suite dans les idées



Pendulo Studios ne s'est pas contenté de proposer un simple point'n'click avec cette suite de Yesterday. Le fait de naviguer dans les souvenirs, de pouvoir basculer de John à Pauline sont déjà des éléments permettant d'aérer la progression. Les petits plus du jeu ne se limitent cependant pas à cela puisque la principale nouveauté est de ne plus seulement faire interagir le personnage avec des objets mais également de compter sur la notion d'« idées». Pour donner un exemple concret, John devra d'abord avoir une discussion lui permettant de comprendre la stratégie à mettre en place, une icône « idée » apparaîtra alors en bas de l'écran et il faudra la faire interagir avec un personnage, un décor ou un objet afin que le bon schéma se mette en place. Pas une révolution en soi mais un ajout intéressant qui fonctionne très bien et qui permet de modifier un peu la manière d'aborder des énigmes simples, voire parfois simplistes. Qu'on se le dise, pour les amateurs de point'n'click, Yesterday Origins devrait prendre des airs de balade de santé tant la difficulté est inexistante, si ce n'est sur un ou deux passages un peu tirés par les cheveux. Reste alors le plaisir d'une narration rondement menée et d'une écriture de qualité, aussi bien dans le cheminement principal que dans les à-côtés, on se délectera souvent des remarques liées à l'utilisation du mauvais objet au mauvais endroit.

La patte Pendulo



L'ambiance est d'ailleurs un aspect fort du titre de Pendulo, n'hésitant pas à mêler de nombreuses influences pouvant aller d'un très sérieux Au Nom de la Rose lors d'une séquence monacale à l'évocation un peu maladroite d'un Street Fighter lors de l'étude d'un statut. Le ton général est maîtrisé et on ne ressent jamais le sentiment de plagiat. C'est même plutôt l'impression de tentatives d'hommages qui prédomine, et puis, comment ne pas faire de parallèle avec de grands classiques du genre lorsqu'on incarne un enquêteur américain dans un Paris fantasmé... Côté graphismes, impossible de s'y tromper, la patte du studio espagnol est toujours là : des personnages aux visages taillés à la serpe qui s’intègrent parfaitement dans de sublimes décors peints à la main et extrêmement détaillés. Rien à redire, les idées de mise en scène fonctionnent aussi bien que dans le premier volet et le choix d'une présentation dans un style BD avec ses polices d'écritures et ses phylactères lors des discussions sont des plus agréables. Dommage que le même soin n'ait pas été apporté à la partie sonore du titre. Si on s’accommode des musiques qui ne resteront pas dans les annales, on pestera contre certaines scènes où étrangement seul le silence règne. Les doublages français sont, quant à eux, très inégaux et le casting réduit implique de retrouver les mêmes voix pour plusieurs personnages. Il reste tout de même la possibilité de passer en version anglaise. Dans le même ordre d'idées, il est agaçant de voir pas mal de dialogues manquer de cohérences et d'observer des répétitions sur plusieurs réponses qui devraient normalement différer. Dernier point négatif, la souris est ici difficilement remplacée par la manette comme c'est souvent le cas sur ce type de jeu. Rien de dramatique mais il faudra parfois faire preuve de patience pour attraper la bonne zone d’interaction lors de la bonne huitaine d'heures qu'offre le jeu.

Point complet
Si vous êtes amateur de jeux d'aventure, Yesterday Origins saura combler votre faim durant quelques heures en l'absence d'autres gros titres du genre sur Xbox One. Il faudra toutefois accepter des défauts assez importants, que ce soit dans le fond ou dans la forme, avec sa localisation médiocre et ses énigmes tour à tour simplistes ou capilotractées. Mais ne boudons pas notre plaisir, cette suite offre tout de même un univers à la fois intrigant et attachant, quelques moments des plus agréables et une histoire qui saura vous tenir en haleine.

On a adoré :
Univers et histoire intéressants
Un aspect visuel original
L'utilisation des « idées » en plus des objets
L'humour noir maîtrisé
Pas nécessaire d'avoir joué au premier
Durée de vie honnête pour le genre
On n'a pas aimé :
Quelques bugs
Une localisation au rabais
Globalement trop simple
Quelques passages illogiques et prises de tête


Consulter les commentaires Article publié le 10/09/2017 par Cédric B.


PUBLICITE
DERNIERES NEWS
LES FORUMS BOUGENT

 
Xbox Gamer est un magazine online de jeux vidéo informant sur la console Xbox One et la Xbox 360 de Microsoft. Copyright XGN © 2002-2017