Test Xenon Racer - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Editeur
SOEDESCO
Développeur
3DClouds.it
Genre
Course
Statut
Disponible
Date de sortie
  26.03.2019
Nombre de joueurs
1
Prix de lancement
49,99 €

Après un All-Star Fruit Racing sympathique en multijoueur en local mais décevant sur d’autres points, 3DClouds.it revient dans la course avec un nouveau jeu. Oubliez l’ambiance Mario Kart-like bon enfant, cette fois-ci nous avons le droit à un jeu de course arcade dans la veine d’un Outrun ou d’un Ridge Racer par exemple, le tout avec plus de néons et surtout de xénon, un gaz permettant de booster les bolides pour atteindre les 400 km/h. Crash inévitable ou véritable bonne surprise ?

L’exigence au détriment du fun…



Un très rapide tuto permet de comprendre le gameplay et toutes ses subtilités. Le titre est arcade, purement arcade, ce qui se traduit par la possibilité d’accélérer en allant le plus vite possible. Pour prendre les virages, il faut tout simplement drifter, soit en utilisant le frein, le frein à main ou en pressant une deuxième fois la gâchette de l’accélérateur pour amorcer le drift. Ajoutez à cela une jauge de boost qui se charge avec les drifts et vous avez là l’aperçu complet du gameplay du jeu. Du coup, c’est très facile à prendre en main… Mais c’est loin d’être évident à maîtriser. En effet, les bolides filent à 300 km/h environ et dépassent les 400 lorsqu’on active le boost, ce dernier ne pouvant pas être interrompu au passage. Contrairement à certains concurrents qui permettent de gérer la consommation du boost, là on a une jauge de trois unités et lorsqu’on active ledit boost, on consomme une unité de xénon profitant de surplus de puissance jusqu’à la consommation complète du xénon engagé. Autant dire qu’il faut bien déterminer le moment durant lequel l’activer, sans quoi on a l’assurance de se manger les murs, surtout lorsqu’on a des virages à 90° ou des virages en S très serrés. Or, en plus de nous ralentir, les chocs viennent grignoter une barre de vie. Lorsque cette dernière tombe à 0, même après une éraflure de trop, notre bolide s’arrête et réapparaît au milieu de la piste avec toute sa vie, faisant perdre quelques secondes.

Le mode Championnat représentant le gros morceau du mode solo, avec ses 18 épreuves (le double en prenant tous les embranchements) consécutives (parfois composées de trois courses, d’autres fois avec une seule course – classique, en élimination ou encore contre-la-montre par exemple -), nous nous attendions justement à un mode permettant d’exploiter la courbe d’apprentissage pour maîtriser avec le temps la technique du drift. Or, et c’est là l’un des principaux défauts du jeu, l’I.A. et la structure du tournoi ne le permettent pas. Dans le premier cas, nous avons clairement affaire à une I.A. adaptative qui fait à peu près n’importe quoi. Les départs sont souvent propices à des situations loufoques. Reste que le premier de la course, souvent, arrive à nous distancer aisément, les rebonds contre les murs ne semblant rien lui faire. Il est donc très facile d’être deuxième mais il y a quelques épreuves (nous avons vraiment galéré à quatre reprises principalement) qui demandent un certain acharnement pour être premier. Dans la plupart des jeux de course, cela ne serait pas forcément gênant pour la progression mais dans Xenon Racer ça l’est. Pourquoi ? Simplement parce que si la première épreuve demande d’être dans le top 5 et la deuxième dans le top 3, toutes les suivantes demandent purement et simplement d’être 1er. Aucune concession !

Par contre, lorsqu’on y arrive, à force de mémoriser les enchaînements de virage et de bidouiller un peu ses véhicules pour modifier les caractéristiques en changeant les ailes (avant, arrière et centrales), les autres éléments de personnalisation étant quant à eux cosmétiques, il faut avouer que c’est gratifiant de terminer premier, encore plus lorsqu’on arrive à mettre quelques secondes dans la vue du deuxième. Reste que beaucoup risquent d’abandonner ce Championnat assez rapidement… Niveau contenu, on peut alors lancer une course rapide ou aller dans le mode Edge (là où se cache le tutorial) pour profiter des modes Contre-la-montre, Guerre des Checkpoints, Elimination ou encore mode libre. L’occasion de choisir le lieu, la piste, le nombre de tours et les conditions météo (soleil, nuageux, nuit…). Le titre a au moins le mérite de nous faire voyager, entre les Etats-Unis, le Canada, la Chine, les Emirats arabes unis, le Japon... Pour justifier les 54,99€ (prix étonnamment appliqué sur le Xbox Store alors que le communiqué indiquait un prix public conseillé de 49,99€, tarif constaté chez certains revendeurs et ramené sous la barre des 40 chez certains autres), les développeurs ont également ajouté tout un pan multijoueur. Le premier, le plus classique, c’est le mode en ligne. Il est possible de créer une partie, avec la possibilité de la paramétrer, d’en rejoindre une ou de chercher un salon spécifique.

Des qualités contrebalancées…

Souci indépendant du jeu, le multijoueur est désert… Sur les quelques parties que nous avons pu faire, nous avons surtout constaté quelques soucis de gestion des collisions. Le code réseau était en revanche correct. Du coup, on a plus tendance à se rabattre sur le multi local à deux en écran partagé. C’est assez rare pour être souligné et salué, d’autant que le titre reste fluide dans cette configuration… Au prix d’un bon downgrade graphique, les textures étant alors encore plus sommaires et surtout l’aliasing étant très prononcé dès qu’on prend un peu de vitesse. Déjà qu’en temps normal le titre est loin d’impressionner, là, on constate une bonne génération de retard. En solo par contre, il faut avouer que si les publics sont plats, les éléments du décor modélisés grossièrement et les textures appliquées sans aucun soin, les véhicules ont quant à eux était un minimum soignés, tout comme certains effets de reflet de la lumière (dans les quelques flaques d’eau sur le bitume). Ce n’est pas moche mais ce n’est pas beau pour autant. Seule la musique, typée électro, est irréprochable. A moins de détester le genre et donc de baisser le volume au maximum, il faut avouer que la tracklist a été bien choisie, donnant du rythme et du punch aux courses. Au niveau des sensations, les dix-huit véhicules disponibles offrent des ressentis assez différents, au niveau de la maniabilité principalement. Néanmoins, avec les améliorations (qui brident certaines caractéristiques pour en en augmenter d’autres), on arrive à avoir des véhicules parfois assez similaires, comme s’il y avait réellement trois grosses catégories qui se distinguent.

D’une manière générale, on peut avoir des bolides rapides en ligne droite mais vraiment lourds et handicapants dans les virages, d’autres avec moins de vitesse mais une meilleure accélération et une maniabilité au poil et d’autres plus équilibrés. Dans tous les cas, aux vitesses indiquées et selon les pistes, dont le level design n’est pas toujours inspiré, il vaut mieux les connaître pour anticiper les virages, sans quoi on se mange les murs quasiment inévitablement, quand ce ne sont pas les adversaires qui nous rentrent dedans et nous réduisent notre jauge. D’ailleurs, les sensations de vitesse sont assez aléatoires. Si le défilement donne des sensations agréables avec le boost enclenché, lorsqu’on est dans les 250 ou 300 km/h, les sensations varient vraiment selon les circuits. Sur les lignes droites, on a plus l’impression d’être dans une voiture à 100-120 km/h… Dernier petit point et non des moindres, nous vous déconseillons de jouer en mode « priorité aux graphismes » sur Xbox One X. Non seulement cela n’affine pas les textures et d’améliore pas la netteté des textes (panneaux notamment), mais en plus ça fait souffrir le frame rate, ce qui rend le jeu quasiment injouable, surtout quand on sait à quel point la précision du drift et le timing pour anticiper les virages difficiles sont importants… Mieux vaut donc rester en mode performance même si là encore ça ne garantit pas un frame rate parfaitement stable.

L’avis perso de Vincent // Je reste de marbre…

Je suis extrêmement tiraillé quand il s’agit de parler de Xenon Racer. Le titre n’est pas très beau mais je trouve le design d’une bonne partie des véhicules très réussi. Il nous fait voyager un peu et certains circuits sont plutôt inspirés, tandis que d’autres sont très fades. Le gameplay est purement arcade, ce que j’aime, mais l’I.A. par exemple va énerver ceux qui veulent juste jouer en solo. De même, le Championnat, qui permet de débloquer des éléments (personnalisation et véhicules comme d’autres modes de jeu) devient vite rageant quand on voit qu’il faut impérativement finir premier dès la troisième épreuve, avec une I.A. qui donne parfois des envies de balancer la manette. A chaque fois que je trouve quelque chose de bon dans le titre, comme le mode en multi local, il y a une contrepartie, comme le sévère aliasing en l’occurrence couplé à un downgrade des textures. De même, le multi en ligne a le mérite d’être là mais il est désert, tandis que les chargements sont longuets. Seule la bande-son, et pourtant je n’aime pas l’électro, est appropriée, collant bien à l’ambiance. Bref, je sors de cette expérience avec des frustrations et je ne peux que difficilement le conseiller à 49,99€ (le Xbox Store ajoutant 5€ au prix public conseillé sans savoir pourquoi)… Par contre, à une douzaine ou une quinzaine d’euros, pour quelques parties en local avec des potes, on peut reconsidérer la question.


Point complet
Xenon Racer souffle aussi bien le chaud que le froid. Concrètement, on peut l’aimer, pour son gameplay arcade bien fait, pour son multi en local qui permet de se tirer la bourre avec un pote dans le canapé ou encore pour le design des véhicules, certains étant vraiment classes. Mais on peut aussi le détester, pour son exigence qui va annihiler tout sentiment de fun chez la plupart des joueurs, pour son I.A. mal calibrée, pour ses visuels d’un autre âge ou encore pour son mode Championnat qui demande une certaine persévérance pour en venir à bout. Du coup, pour un jeu à 40 euros, il y a de quoi réfléchir avant de se précipiter, surtout qu’il n’égale finalement jamais les titres dont il s’inspire, Ridge Racer en première ligne. Et si vous souhaitez du fun, mieux vaut partir sur la précédente production du studio, à savoir All-Star Fruit Racing…

On a adoré :
Le design des véhicules
Certains tracés inspirés
Bande-son collant à l’ambiance
Rouler à + de 400 km/h
Plusieurs modes de jeu
La présence du multi local
Plusieurs caméras
Gameplay arcade basé sur le drift
On n'a pas aimé :
Championnat trop vite exigeant
I.A. mal calibrée
Cher pour ce que c’est
Chargements longuets
Aliasing et downgrade en multi local
D’autres tracés moins inspirés
Mode Graphisme qui rame trop
Visuellement daté
Multi en ligne désert


Consulter les commentaires Article publié le 25/04/2019 par Vincent P.


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