Test Wreckfest - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
connecté, 41 234 membres  |  Se connecter  -  S'inscrire 
 
 



Editeur
THQ Nordic
Développeur
Bugbear Games
Genre
Course
Statut
Disponible
Date de sortie
  27.08.2019
Nombre de joueurs
1
Prix de lancement
39,99 €

Quand on parle de jeux de course avec des destructions, on pense souvent à du Burnout, et ce même si la licence est portée disparue depuis plus d’une dizaine d’années, le dernier opus étant Burnout Paradise. Si on parle d’un titre plus réaliste avec du stock-car, alors on peut remonter à 1995 et au premier Destruction Derby, licence qui a vécu une dizaine d’années avant de disparaître après l’épisode Arenas de 2004. C’est marrant, parce que c’est cette même année qu’a vu le jour FlatOut, une licence signée Bugbear Entertainment. On oublie volontiers le mauvais FlatOut 4 signé Kylotonn Entertainment pour rester sur les bons souvenirs de l’opus Ultimate Carnage. Les développeurs de Bugbear Entertainment en ont fini avec la licence FlatOut mais ils comptent bien continuer à proposer des affrontements mécaniques sur pistes ou en arènes. Après des années en Early Access, celui qui était connu sous le nom de Next Car Game est devenu Wreckfest, sortant l’an passé sur PC. Un peu plus d’un an plus tard, le voilà sur nos consoles. Pour le meilleur ?

Une physique de rêve



Le décor est planté, Wreckfest est avant tout un jeu de course façon stock-car qui se permet quelques combats mécaniques entre bolides en arènes. En bref, il n’y a pas de règle, soit tout est bon pour arriver premier, soit il faut juste être le dernier à rouler. Plutôt réussi visuellement sur PC, Wreckfest version console est un peu décevant. Les véhicules sont bien modélisés, certaines textures au sol sont jolies et les jeux de lumière sont très corrects, mais on retrouve également des textures qui datent un peu, quelques reflets flous ou encore un aliasing prononcé. Si cela est dommage sur une console standard, ça l’est encore plus sur une Xbox One X (le jeu n’étant pas optimisé), d’autant que les chargements sont trop longs et que le titre tourne en 30 fps, voire parfois un peu moins. Nous n’aurions pas été contre une option permettant de privilégier les performances entre autres. L’aspect technique est donc un peu décevant même si le titre est tout à fait correct visuellement parlant. Les développeurs ont préféré miser sur le moteur physique pour s’assurer qu’il fasse des merveilles. Sur ce point, c’est extrêmement réussi. Les déformations des carrosseries sont ultra réalistes, les chocs ont un véritable impact, les carrosseries se rayent, les éléments en béton se désagrègent, les pneus volent, etc. Il y a bien quelques bugs visuels, comme les planches cassées qui restent coincées dans le capot, mais on pardonne volontiers ces impairs quand on voit l’impressionnant rendu des destructions, surtout que quasiment tout est destructible dans les environnements.

Ces derniers sont assez monotones en revanche, restant dans le même thème un peu campagne mais les pistes sont suffisamment variées pour éviter de s’ennuyer, toutes mélangeant plus ou moins de l’asphalte, de la terre et du gravier. Les changements de surface se ressentent, le poids des véhicules également, cerise sur le gâteau, le transfert de masse est très bien géré. Le moteur physique du studio fait des merveilles et ce qui est un jeu de course ultra accessible de prime abord se montre être un titre qui tire beaucoup plus vers le réalisme par le simple fait de son moteur physique. Bien entendu, les débutants laisseront les aides, quand les joueurs plus aguerris passeront en manuel, retireront les assistances à la conduite, voire passeront en mode Réaliste pour les dégâts. Inutile de vous faire un tableau, dans ce dernier mode, on arrive très vite à être hors-jeu, perdant une roue, bousillant le moteur, faussant les suspensions, etc. En mode normal, le résultat sera le même mais il laissera une plus grande amplitude d’erreurs possibles. La difficulté étant croissante, nul doute que le mode normal sera privilégié au risque de finir chauve sur certaines courses… C’est d’autant plus vrai que l’IA a quelques errements, comme lorsqu’un bolide s’en prend volontairement à nous, flinguant ses chances de remporter la course pour simplement nous empêcher d’y arriver également. Certaines trajectoires ne sont pas logiques mais dans l’ensemble elle ne cherche pas non plus à s’acharner sur nous. D’ailleurs, lorsqu’un concurrent nous attaque, il devient notre rival. Lui cabosser un peu son bolide en représailles permet d’engranger quelques points bonus, tout en assouvissant un petit sentiment de vengeance.

La tôle se froisse, les éléments mécaniques sont soumis à rude épreuve et on prend un malin plaisir à tester les limites du moteur physique, limites qui semblent être atteintes lors des accidents à grande vitesse. Autrement, c’est un pur régal, soit quasiment tout le temps ! Outre la possibilité de faire ses propres courses personnalisées, les joueurs peuvent opter pour un mode carrière découpé en cinq championnats. Petit bonus, il n’est pas nécessaire de toujours finir premier (faut voir les objectifs, certaines courses sont des mini-championnats) et il n’est pas nécessaire de finir toutes les courses d’un championnat pour accéder au suivant (faut juste atteindre le nombre de points demandés). C’est assez long, ça renouvelle les circuits, les bolides à piloter et les objectifs pour masquer le côté répétitif mais ce n’est pas le mode le plus fun pour autant. Il manque la folie des FlatOut, même si c’est au profit du réalisme des Destruction Derby. Cela étant, les développeurs ont quand même eu la bonne idée de mettre quelques épreuves avec des véhicules spéciaux. De la tondeuse à gazon façon kart à la moissonneuse batteuse, en passant par le véhicule à trois roues, le bus ou encore le canapé motorisé, il y a de quoi sortir un peu du sérieux des autres courses. A notre niveau, le canapé montre justement toutes les subtilités du moteur physique et de la nécessité de jouer sur la répartition du poids. C’est ce qui fera la différence entre un joueur qui gèrera ses sauts et celui qui se retrouvera avec les fers en l’air.

Ca fonce et ça cabosse

Les circuits, au nombre de 70 environ variantes comprises, font également partie des stars de cet opus. S’ils sont assez classiques dans leur conception, à deux ou trois surprises près, il faut avouer que leur design assure justement les rencontres musclées. Les arènes sont dédiées au combat mécanique mais les circuits de course, avec divers croisements, voire des droites qui permettent de croiser les premiers et les derniers, donnent également lieu à des séquences spectaculaires de destructions. Sur les 24 concurrents, peu atteignent la ligne d’arrivée, les autres devenant des carcasses qui jonchent le circuit, constituant de nouveaux pièges, comme une pierre bien placée qui fait soulever le véhicule, un virage qu’il vaut mieux bien négocier au risque de se manger un arbre, etc. C’est dans ces moments-là qu’on réalise que le mode de personnalisation des véhicules est bienvenu. Avec l’argent engrangé, on peut bien entendu acheter des véhicules, selon leur catégorie, mais on peut également améliorer ceux que l’on a ou ajuster les réglages. Si on retrouve les classiques améliorations du moteur et quelques coups de peintures histoire de, on trouve surtout la possibilité de renforcer notre bolide. Il faut alors faire un choix entre les améliorations pour gagner en puissance moteur, accélération et vitesse et celles pour gagner en résistance. Les deux sont rarement compatibles, la décision se faisant souvent en fonction de la course à venir.

D’ailleurs, dans un coin de l’écran nous avons le droit à un petit schéma de notre véhicule avec les points de vie marqués et les parties qui virent à l’orange, voire jusqu’au rouge selon les dégâts, sans parler des icônes moteur, suspension, etc. qui s’allument en fonction des dégâts matériels. Un petit mode photo assez basique est également de la partie si vous souhaitez capturer vos créations en mouvement ou en plein crash… Si vous tournez en rond à un moment donné, vous pouvez laisser le solo de côté pour vous attaquer à un basique mode multijoueur accueillant jusqu’à seize participants. On y trouve le minimum (match rapide, course, derby, spécial ou mélange), c’est plus ou moins stable selon les parties (généralement c’est stable mais il y a des pics de lags, le ping s’affolant à certains moments, sans parler des ralentissements qui surviennent parfois). En revanche, ne cherchez pas de multijoueur local, vous n’en trouverez pas. Puis de toute façon, quand on voit les faiblesses techniques en solo, on imagine le pire pour le frame rate et l’aliasing si on avait eu de l’écran splitté. Enfin, il est bon de noter que Wreckfest n’a pas des grosses prétentions, ce qui peut expliquer certains points négatifs, comme ceux déjà évoqués ou encore l’absence des mains avec la vue cockpit. Il y a au moins plusieurs vues disponibles. Ce sentiment se traduit dans le prix de vente, fixé à 39,99€. Un prix plutôt doux donc. Dernier point, la bande-son alterne principalement entre les morceaux typés électro et métal. On aime ou non mais il faut reconnaître que ça colle bien au type du jeu, renforçant la violence des chocs.

L’avis perso de Vincent // Plaisir physique !

Amoureux des Destruction Derby et appréciant beaucoup les FlatOut (qui offrent plus de folie), j’ai vraiment beaucoup aimé ce Wreckfest. Tout n’est pas parfait hélas, entre la vue cockpit assez pauvre (on conduit sans les mains), l’aliasing prononcé, les chargements, le 30 FPS qui peine parfois à être constant et quelques éléments visuels en deçà de ce à quoi on peut s’attendre sur nos consoles, en particulier sur la X (puisque le jeu n’est pas optimisé, je le rappelle), il y a quelques déceptions. Mais le titre se rattrape avec un prix doux (39,99€) et surtout un excellent moteur physique qui gère les dégâts à la perfection. Ajoutez des voitures à la conduite précise, un poids qui se ressent, des transferts de masse bien gérés et vous obtenez un jeu de stock car extrêmement plaisant. Entre les différents tracés, les objectifs à accomplir et la vingtaine de véhicules à conduire, avec les bolides spéciaux en prime, je ne me suis pas ennuyé, et ce même si l’enchaînement des épreuves des cinq championnats n’est pas forcément fun. Si vous cherchez un jeu de course sans aucune règle dans lequel vous voulez juste profiter de la destruction des bolides et paramétrer les aides pour obtenir un réalisme très poussé ou un entre deux un poil plus arcade, alors Wreckfest est le jeu que je vous conseille de prendre les yeux fermés !


Point complet
Wreckfest n’est pas parfait et il n’a pas forcément d’énormes prétentions, ce qui se ressent notamment sur les limitations techniques de la version console (30 FPS, aliasing prononcé, chargements trop longs, textures parfois jolies, parfois en deçà…) et sur le prix qui a été fixé à 39,99€ histoire d’arrondir les angles. Niveau contenu, le multijoueur étant basique (mais fonctionnel avec de l’XP à engranger au fil des courses/derbys) et l’écran splitté aux abonnés absents, c’est surtout en solo qu’on va évoluer. Du coup, il y a deux possibilités. Il y a ceux qui vont trouver cet enchaînement de cinq championnats peu fun et qui risquent de s’ennuyer, tandis que d’autres vont quand même prendre du plaisir à varier les véhicules, à profiter de tous les circuits qui limitent l’impression de répétitivité, à s’amuser avec quelques courses un peu plus folles ou tout simplement profiter du spectacle lors des accidents qui ponctuent les courses. Pour notre part, l’expérience a été agréable, plus proche du sérieux des Destruction Derby que de la touche de folie des FlatOut. Pour autant, la véritable star du titre, c’est assurément le moteur physique qui fait des merveilles. Le pilotage est agréable, l’expérience est personnalisable (aides à activer/désactiver, réglages à faire soi-même si on veut) et on prend un malin plaisir à varier les épreuves, à personnaliser son bolide selon la course à venir. Il est clair que si on ne joue qu’à Wreckfest, on peut vite saturer (c’est le même principe avec beaucoup de jeux certes). En revanche, si on intercale une poignée de courses entre deux sessions d’autres jeux ou histoire de se faire plaisir parce qu’on a quelques minutes devant soi, alors on peut prendre un pied monstre à voir la déformation des véhicules, à sentir la tension des courses, de peur qu’un élément lâche ou qu’un concurrent vienne nous arracher la précieuse première place. Bref, ce n’est pas parfait, ça ne plaira pas à tout le monde mais ça reste un petit coup de cœur, surtout pour les nostalgiques de la licence Destruction Derby.

On a adoré :
Bande-son dans le ton
Véhicules bien modélisés
Le moteur physique, irréprochable
Destructions spectaculaires
Gameplay agréable
Quelques folies (canapé, tondeuse…)
Les arènes de destruction
La personnalisation des bolides
Beaucoup de tracés bien foutus
Désactiver les aides
Carrière avec des objectifs renouvelés
Multi fonctionnel
Un prix doux
Plusieurs vues…
On n'a pas aimé :
Mais vue cockpit minimaliste
Quelques bugs
Aliasing prononcé
IA avec quelques errements
30 FPS max (même sur One X)
Chargements trop longs
Pas d’écran splitté
Multi assez basique
Manque de variété des environnements


Consulter les commentaires Article publié le 09/09/2019 par Vincent P.



 
Xbox Gamer est un magazine online de jeux vidéo informant sur la console Xbox One et la Xbox 360 de Microsoft. Copyright XGN © 2002-2019