Test WRC 3 - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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WRC 3



Editeur
Black Bean
Développeur
MileStone
Genre
Course
Statut
Disponible
Date de sortie
  12.10.2012
  10.2012
Nombre de joueurs
1 à 16
Online
- Jeu en ligne
Classification PEGI
Résolutions gérées
720p
Prix de lancement
49,00 €

En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, le studio de développement Milestone est de retour avec le troisième opus de sa série WRC, remise sur le devant de la scène en 2010. Après deux opus qui ont été loin de faire l’unanimité, d’autant plus qu’ils sont sortis dans l’ombre des DiRT de Codemasters, les développeurs ont mis les bouchées doubles pour ce nouvel épisode en reprenant quasiment tout à zéro. Ce troisième essai est-il enfin transformé ?

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On ne prend pas les mêmes et on recommence. Oubliez WRC 1 et 2, leurs graphismes dignes d’une PS2 et leurs tracés ennuyeux, WRC 3 n’a plus rien à voir avec ses grands frères. Milestone a revu sa copie en tenant compte des remarques (souvent négatives) des joueurs. Tout d’abord, l’interface a évolué, arborant un style très BD, ainsi qu’une voix-off pour une fois pas désagréable. Trois modes de jeu nous sont proposés sur le menu de départ, la WRC Experience, le Road to Glory, ainsi que le multijoueur. La WRC Experience est une sorte de mode libre permettant de participer à une spéciale unique, un rallye ou un championnat. Le tout est personnalisable, avec la possibilité de participer à un championnat en sélectionnant les pays traversés et l’ordre des spéciales. Dommage par contre que les parcours ne soient pas officiels, contrairement aux véhicules et aux pilotes. Côté voitures, plusieurs classes sont accessibles, pour un total de 36 bolides, allant de la Citroën DS3 à la Lancer Evo X, en passant par la Fiesta RS, la Mini John Cooper, la Skoda Fabia S2000 ou encore la Subaru Impreza. Côté spéciales, les développeurs ont laissé parler leur créativité et, si les pistes sont nettement plus attractives et techniques que dans leurs précédents opus, tout n’est malheureusement pas parfait. En effet, elles sont souvent trop tortueuses, abusant de virages serrés. Certes, cela permet de laisser éclater vos talents de pilote, mais entendre épingle gauche, épingle droite puis épingle gauche à la suite devient rapidement lassant.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le challenge est présent et les difficultés nombreuses, ce qui d’un autre côté n’est pas plus mal. Les environnements traversés sont vraiment variés et connus pour la plupart par des adeptes du genre : Grèce, Royaume-Uni, Mexique, France ou encore Espagne. Côté revêtement, goudron, poussière, neige, glace, terre, varieront les plaisirs. Après un petit échauffement, place maintenant au mode Road to Glory. Il s’agit concrètement de traverser le globe pour affronter les meilleurs pilotes. Après une création de votre personnage plutôt basique (nom, prénom, nationalité, apparence parmi sept portraits), puis du copilote, on rentre dans le vif du sujet. Dans ce mode, il s’agit de glaner des étoiles en participant à différents types d’épreuves, allant de spéciales en contre-la-montre à des duels contre d’autres pilotes. Remporter une épreuve rapporte des étoiles, tout comme votre aptitude à la conduite. Faire des dérapages précis ou une épreuve sans faute sera récompensé. Avant une épreuve, il est possible de participer à un essai libre pour partir en reconnaissance, souvent utile. La difficulté est assez aléatoire et pourra augmenter brutalement lors d’une épreuve pour redescendre dans la suivante. Les voitures remportées sont stockées dans votre garage, où des modifications pourront les rendre plus performantes (moteur, aérodynamisme, boîte de vitesses, suspensions et freins), et un léger côté « tuning » fait son apparition, via des peintures ou adhésifs (nombreux) à débloquer et à appliquer sur votre véhicule.

La volonté, sans les finitions




En plus des voitures citées plus haut, il est également possible de piloter des voitures d’époque, à savoir des années 70, 80, 90 ou 2000. D’une durée plutôt correcte, environ une dizaine d’heures, ce mode carrière, bien qu’assez dirigiste, est agréable à parcourir et plutôt addictif grâce aux bonus à débloquer. Sans grande concurrence en termes de simulation de rallye sur cette génération de console, les développeurs avaient une bonne carte à jouer. Malheureusement, on se retrouve encore les fesses entre deux chaises. Plusieurs styles de pilotage sont accessibles : débutant, intermédiaire et avancé, sachant qu’ils sont personnalisables, mais que les paramètres sont finalement peu nombreux. Aides au freinage, à la stabilité, transmission, gestion de l’intensité des dégâts, et c’est à peu près tout. Le tout donne au titre une certaine accessibilité et on penche encore trop vers l’arcade, en étant bien loin d’un Richard Burns Rally pour ne citer que lui. Pour preuve, on note la présence d’un mode rewind, piqué chez les concurrents, permettant de revenir quelques secondes en arrière en cas de sortie de route ou de plantage. Si le nombre de rewinds est paramétrable, leur présence prouve néanmoins que les développeurs ont pensé à tous types de joueurs. Les sensations d’adhérence sur les différents types de revêtement sont en revanche bien rendues, surtout sur la neige ou la glace. La prise en main est assez rapide et plutôt bonne, mais les voitures ont la fâcheuse tendance, surtout en vue externe, à glisser, donnant la sensation d’être fixées sur un axe. Cette sensation désagréable disparaît en utilisant les deux autres vues disponibles, à savoir les vues capot et intérieure (de loin la plus réussie). Du côté des points négatifs, on signale également des collisions mal gérées, notamment lorsque la voiture heurte un muret, elle se met parfois à partir dans une trajectoire improbable.

Le tout est donc encore globalement imparfait et à ne pas trop savoir sur quel pied danser (arcade ou simu), le soft est moyen d’un côté comme de l’autre. Heureusement, le multi en local rattrape le tout, en promettant des soirées intenses entre potes : le Hot Seat, jusqu’à 4 joueurs, permet de participer à des rallyes ou championnats au tour par tour. Pas d’écran splitté en revanche, alors que des duels dans cette configuration auraient été vraiment sympathiques. En ligne, les courses simples, rallyes et championnats sont également accessibles, jusqu’à 16 joueurs. Le code réseau est bon, le jeu reste parfaitement fluide, seuls les joueurs manquent. Néanmoins, il réserve de très bons moments. Côté graphique, les développeurs ont également revu leur copie. Moins terne que le précédent, ce WRC 3 propose une jolie palette de couleurs, rendant les spéciales beaucoup plus attrayantes. Les différents lieux visités sont diversifiés et possèdent leur identité propre. Les voitures, sans atteindre la qualité de la concurrence, sont joliment modélisées et l’animation est toujours fluide. Globalement, le rendu est propre, mais loin des références du genre, avec certaines textures un peu cracra et un côté parfois cheap de certaines portions des environnements. Disons que le bilan est correct, sans plus. La partie sonore est elle aussi en progrès, les moteurs des voitures étant enfin audibles (exit les bruitages de tondeuse à gazon). La voix du copilote sonne juste, tout comme la voix-off du jeu, loin d’être agaçante, et finalement agréable à écouter. On peut d’ailleurs, pour les plus pressés, zapper les présentations orales des menus ou des circuits.

Point complet
En revoyant de fond en comble sa copie, Milestone avait la possibilité de frapper fort, faute de vraie concurrence dans le rallye pur et dur. Avec ses graphismes en progrès (bien qu’encore moyens), son mode carrière intéressant, incluant des voitures de différentes époques, et son multijoueur à quatre (en Hot Seat) en local rigolo entre amis, le pari était presque réussi… Le véritable regret, c’est que les développeurs n’ont pas réussi à bien se positionner en restant entre l’arcade exigeant et la simulation permissive. En effet, le jeu est facile pour les adeptes de simulation, avec ses rewinds, ses assistances et son manque de difficulté, mais difficile pour les mordus d’arcade, avec ses virages serrés à gogo et ses voitures qui manquent d’adhérence, notamment avec la vue externe. En ajustant tout cela, nul doute que les développeurs devraient nous proposer un jeu de qualité pour le prochain épisode. En attendant, WRC 3 reste un soft plutôt correct, en progrès et profitant surtout du manque de vrais concurrents.

On a adoré :
+ Voitures officielles…
+ De différentes époques
+ Vue interne réussie
+ Une bande-son travaillée
+ Menus agréables
+ Mode carrière intéressant
+ Personnaliser ses véhicules
+ Le Hot Seat en local
+ Jeu en ligne stable
+ Graphismes en progrès…
On n'a pas aimé :
- Mais encore insuffisants
- Ni arcade, ni simulation
- Bolides glissants (vue externe)
- Abondance de virages serrés
- Peu de joueurs sur le réseau
- Réglages mécaniques légers


Consulter les commentaires Article publié le 27/01/2013 par Lionel B.


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