Test Wolfenstein - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Wolfenstein



Editeur
Activision
Développeur
Raven Software
Genre
FPS
Statut
Disponible
Date de sortie
  28.08.2009
  18.08.2009
Nombre de joueurs
1 à 12
Online
- Jeu en ligne
- Classements
Classification PEGI
Mémoire
4 Mo par sauvegarde
Résolutions gérées
720p, 1080i, 1080p
Son
Dolby Digital

Véritable mythe fondateur du FPS, Wolfenstein avait récemment eu droit à un reboot sur PC, Xbox et PlayStation 2. Sa suite s’était avérée être une franche réussite, mélangeant à la fois un mode solo titanesque et un mode multijoueur tout simplement bluffant. Déchargé d’ID Software, Activision a alors décidé de donner encore une chance à la franchise de briller en confiant le développement d’un nouvel opus à Raven Software. Un pari plutôt audacieux dans la mesure où on connaît le prestige de la série et du studio à son origine et que Raven Software ne s’est jamais vraiment démarqué. Le manque de communication autour du projet laissait-il présager le pire ?

La série B du jeu vidéo




Avec Return to Castle Wolfenstein, ID était parvenu à réaliser l’impossible : moderniser à l’extrême une série antique qu’on imaginait difficilement passer le cap de la 3D. Pourtant, le studio a relevé le pari haut la main. On s’attendait donc à voir débarquer sa suite quelques années plus tard. Chemin faisant, Wolfenstein 2 a pris du retard et Activision a confié à une petite équipe de Raven le développement d’une suite, qui est rapidement devenue un projet à moyen budget. Il était déjà évident à l’époque que ce nouvel opus ne parviendrait pas à égaler son prédécesseur, ne serait-ce que parce que l’ambition n’était pas la même. Partant d’un contexte différent, Raven a donc décidé de nous proposer une série B assez gore mais également déjantée comme il faut. Oubliez donc tout ce que vous saviez sur la série puisque ce nouvel opus troque l’univers sombre et mature de Return to Castle Wolfenstein pour un cocktail explosif mélangeant ambiance de nanar, armes déjantées et mondes parallèles pour un titre qui s’avère être évidemment très différent de son prédécesseur. En pratique, on incarne pourtant toujours l’agent américain B.J. Blazkowicz, envoyé derrière les lignes ennemies pour découvrir ce que préparent les forces paranormales nazies, s’allier aux résistants et sauver le monde.

Cependant, BJ a subi quelques transformations depuis ses premières aventures. Notre héros peut désormais s’armer d’une amulette qui lui permet d’entrer dans une dimension parallèle. En pratique, cet ajout n’apporte pas grand-chose de neuf puisqu’il s’agit juste d’une vision qui permet de découvrir des lieux secrets et d’utiliser quelques caractéristiques du héros, auxquelles viennent s’ajouter d’autres pouvoirs au fil de l’évolution du scénario. Ainsi, il est possible d’éviter les balles en bullet time, d’être plus rapide que ses ennemis ou encore d’afficher un bouclier énergétique pour se protéger. Des pouvoirs plutôt sympathiques et inspirés directement de l’autre FPS de Raven, Singularity. Malheureusement, si l’idée n’est pas tout à fait mauvaise, l’application qui en est faite l’est nettement plus : non seulement l’univers parallèle est d’un mauvais goût terrifiant, mais en outre les différents éléments à disposition sont plus de petits gadgets que de véritables armes, dans la mesure où il est possible d’évoluer sans les utiliser. En revanche, on ne peut qu’apprécier le fait que le soft intègre un arsenal varié composé d’armes d’époques (grenades, fusils, mitrailleuses), d’armes un peu moins conventionnelles (lance-flammes) et d’armes expérimentales particulièrement jouissives. Ajoutez à cela la possibilité de les customiser à votre propre manière et vous obtenez un gameplay relativement fun.

Le corbeau qui criait au loup…




En revanche, ce qui l’est moins, c’est le fait que les petits gars de Raven aient copié leurs amis de Treyarch en se contentant du minimum syndical en matière de diversité des décors, de level design (littéralement catastrophique) et d’intelligence artificielle. C’est bien simple, Wolfenstein est pratiquement ce qui se fait de pire en la matière en ce moment, le comble du mauvais goût étant sans aucun doute cette carte pseudo ouverte qui propose de parcourir une ville pour chercher ses missions, le tout dans des décors ultra-linéaires et remplis de zones tampons destinées aux chargements. Même si le soft n’est pas désagréable à jouer, on ne peut que regretter que l’expérience de jeu soit gâchée par de telles erreurs de mauvais goût, d’autant plus que l’aventure n’est guère très palpitante et que le soft ne dispose pas d’une durée de vie éprouvante (sept heures tout au plus).

A côté de cela, on relève tout de même une prise en main très simple, qui se base sur celle des ténors du genre, une bande sonore très honnête, avec des musiques d’ambiance efficaces et des bruitages « flippants », et des graphismes qui sont en revanche assez décevants, même si on a déjà vu bien pire sur nos consoles ces derniers mois. La modélisation globale, le style visuel et les bugs graphiques font en effet de ce Wolfenstein 2 un titre qui entre tout juste dans la moyenne, ce qui n’est pas si mauvais en soi, mais ce qui ne correspond également pas du tout avec les critères de qualité de la série. Car vous l’aurez compris, ce volet de nouvelle génération s’avère être une expérience tout juste passable en solitaire, avec des abominations ludiques comme un level design ultra linéaire, une IA lamentable, des temps de chargements interminables et des allers-retours incessants. Difficile de croire que les développeurs sont des amoureux des FPS tant le constat est navrant.

Mais le pire est encore à venir ! Si Return to Castle Wolfenstein s’imposait comme un très bon titre multijoueur, sa suite s’avère être un titre qui ne s’appuie pratiquement pas sur son mode multijoueur. C’est bien simple, le multi de Wolfenstein est on ne peut plus quelconque. Le contenu du mode s’avère non seulement très pauvre (trois modes de jeu seulement) mais également bien mal pensé. Si on retrouve effectivement trois classes de soldats, disposant chacune de leurs aptitudes et pouvoirs, et si les fameux objectifs à remplir sont toujours de la partie, on ne peut en revanche que regretter que les modes soient aussi peu variés dans leur concept, que le multijoueur ne soit pas du tout aussi excitant que celui de son aîné et qu’aussi bien le level design que le gameplay fassent de ce titre un FPS bête et méchant, sans aucune touche de tactique. Cependant, il faut reconnaître que la possibilité d’améliorer son arsenal grâce à l’argent gagné est une bonne idée. En revanche, on ne peut que regretter que les développeurs aient revu leurs objectifs à la baisse en ne proposant des affrontements qu’à six contre six. Un constat guère très réjouissant donc, même s’il faut reconnaître que le multijoueur se laisse prendre en main une ou deux heures.

Point complet
Difficile de comprendre comment Raven Software et Activision ont pu gâcher une licence aussi fabuleuse que Wolfenstein avec un FPS juste honnête qui fait véritablement tache dans l’histoire de la série. Décevant techniquement, Wolfenstein nouvelle révélation a également perdu tout le charme de ses aînés : le multijoueur dantesque de Return to Caslte Wolfenstein a laissé sa place à un mode alimentaire, le mode solo s’avère être ultra quelconque et le gameplay n’est autre qu’un skin quasi complet de l’autre FPS de Raven, Singularity. Cela dit, le soft reste relativement fun et simple à prendre en main. Un mauvais Wolfenstein donc, mais un FPS moyen tout de même.

On a adoré :
+ Simple à prendre en main
+ Une bande sonore honnête
+ Les armes
+ Cela reste fun !
On n'a pas aimé :
- Graphismes moyens
- Gameplay pas très excitant
- Multijoueur quelconque
- Concept mal pensé
- IA et Level Design ratés
- Les allers-retours


Consulter les commentaires Article publié le 30-09-09 par Etienne F.


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