Test Warriors Orochi - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Warriors Orochi



Développeur
Omega Force
Genre
Beat'em All
Statut
Disponible
Date de sortie
  21.09.2007
  18.09.2007
  13.09.2007
Nombre de joueurs
1 à 2
Classification PEGI
Mémoire
440
Résolutions gérées
720p, 1080i, 1080p
Prix de lancement
49,00 €

Combiner la série des Dynasty Warriors et celle des Samurai Warriors est une magnifique opportunité marketing pour Koei. Cependant, les fans seront-ils assez fous pour se laisser tenter ? Que propose ce cross-over historiquement impossible pour renouveler le genre ? Enfin, qu'en sera-t-il de ce portage Xbox 360 qui est officiellement le dernier Warriors "old-gen" ? Toutes les réponses à ces incroyables questions se trouvent dans le test ci-dessous.

Petite rétrospective…




Imaginez un jeu vous proposant de revivre les batailles épiques de la chine médiévale avec sa flopée de personnages célèbres, ses clans et ses grandes épopées. Un concept absolument accrocheur se situant entre la stratégie et l'action qui a fait son petit bonhomme de chemin commercial avec pas moins de cinq épisodes, sans parler des dérivés Empires et Tactics ! Le concept de Dynasty Warriors est bête comme chou mais efficace : un moteur graphique moche mais permettant d'afficher plusieurs personnages à l'écran (surtout sur Xbox 360 où le brouillard de guerre est inexistant) se propose de vous faire revivre des batailles en tant que leader d'une armée à laquelle vous pourrez en même temps donner ordres et vous battre. Incontestablement jouissif ! Malheureusement, la série s'est vite transformée en machine à faire de l’argent pour Koei qui n'hésite pas à tirer sur une corde déjà bien raide.

Samurai Warriors est un peu la réponse du berger à la bergère fan du monde nippon. Enlevez la chine médiévale et ressortez plutôt vos livres d'histoire racontant l'ère d'Edo et ses batailles de samouraïs au grand cœur (ou à la grande lame, c'est selon). Différent visuellement, plus moderne, le jeu n'en est pas moins une copie conforme de la série des Dynasty, transposée à un autre univers. Deux épisodes verront le jour, un seul sur Xbox 360. Encore une fois, malgré tous ses défauts, Samurai Warriors est très amusant. C'est à n'y plus rien comprendre !

C'est donc tout à fait naturellement que Koei sort de sa poche un ultime (en attendant Dynasty Warriors : Gundam) dérivé de sa série : Warriors Orochi. Ce jeu est destiné à boucler l'aventure "old-gen" de la série des Warriors et faire patienter le fan en attendant la sortie du sixième opus de la série, complètement revu graphiquement. Le premier problème qui se pose est tout simple : sortir un jeu de fin de vie PlayStation 2 sur Xbox 360 ne serait-il pas une pure exploitation des fans de la série ? Totalement. Le pire ? C'est qu'il semblerait que l'initiative soit volontiers affirmée par son prolifique éditeur via la nécessité de se voir confrontés les deux univers créés par les développeurs. Effectivement, Warriors Orochi est ce que l'on appelle en anglais un cross-over. Une rencontre absolument tonitruante entre deux univers liés. La raison de ce clash ? Le fils du Roi Serpent : Orochi.

La méthode Koei




C'est donc dans une cinématique plutôt jolie que l'histoire du jeu nous est contée. Orochi a une soif de victoires et se met en tête de créer une faille temporelle pour réunir les plus grands combattants de la Chine et du Japon dans leur ère médiévale respective pour proposer au joueur d'acheter 60 € leur nouvel opus Warriors. Un plan marketing véritablement démoniaque. Quand le menu principal fait son apparition, le fan fait la tête : Mode Histoire et Mode Libre, c'est tout ce que le menu nous propose. Même pas de choix entre fromage et dessert, à moins que la section bonus puisse s'y apparenter avec sa petite galerie d'images et de vidéos du jeu. La déception passée, penchons-nous sur ces deux modes…

Si le mode Libre n'est qu'une grosse arnaque ne proposant que de rejouer certains niveaux du scénario de façon plus "libre", le mode Histoire propose quant à lui le récit de l'aventure "cross-over" pour chaque clan important des deux univers. Vous avez donc les clans Shu, Wei, Wu et les Samouraïs. Quatre histoires seulement ? La série nous avait habitué à davantage de contenu ! Chaque clan voit son aventure divisée en huit missions scénarisées (oubliez donc la conquête de bases et autres libertés offertes par les précédents opus) qui cachent elles-mêmes huit autres missions bonus annexes. La durée de vie est donc tout à fait honnête, même si, encore une fois, les fans des premières heures trouveront sans doute le titre un peu court. Reste toutefois un panel de 77 personnages jouables tout à fait intéressant, mélangeant tous les types, que ce soit au niveau du sexe, de la taille, du poids mais aussi et surtout du style de combat. Chaque personnage a ses propres attaques, ce qui ravira ceux qui aiment tout débloquer dans leurs jeux préférés, si tant est que ce Warriors Orochi parvienne à faire partie du lot.

Restons quelques temps dans les menus pour parler un peu des upgrades disponibles. Toujours rien de vraiment nouveau dans le contenu mais des retrouvailles chaleureuses avec l'upgrade d'armes pour commencer. Lors des batailles, vous trouverez des armes une fois les commandants ennemis mis au sol. Celles-ci peuvent être de quatre niveaux de force différents. Là ou cela devient intéressant, c'est que moyennant des points d'expérience (récoltés lors des différentes victoires), celles-ci peuvent être combinées. Vous pouvez alors prendre votre magnifique épée de niveau 3 et lui ajouter les quelques points de force du petit sabre +2. Via ce procédé, il est aussi possible d'ajouter des slots d'upgrades pour ensuite proposer des capacités à l'arme. Attaques élémentaires, boost d'attaques ou d'un tas d'autres capacités liées au contrôle du personnage seront ainsi disponibles. Joie.

Orochi dans la colle ?




Passons au vif du sujet, qui risque malheureusement d’être trop vite défini : le gameplay. Rien n'a changé ou presque depuis l'époque des meilleurs épisodes. Qui s'en plaindra ? Pas les amateurs de jeux bourrins à outrance, mais ceux qui ont joué à des titres comme Ninety-Nine-Nights regretteront que tout soit aussi rigide. Si cela fait la force de la série depuis quelques temps, le jeu accuse son âge avec cet ultime opus de la série. Mais qu'importe diront les plus optimistes, l'amusement est toujours aussi présent ! On regarde la carte, on dirige (enfin !) le personnage avec les deux sticks vers le prochain attroupement d'ennemis ou lieutenants à abattre, on joue des touches pour enchaîner les combos et on enclenche la super attaque, le Musou, pour s'éclater les rétines et faire exploser tout ce qui rentre en contact avec nos alter ego virtuels. Un délice. Les habitués de la série prendront toujours autant de plaisir à jouer à cet opus, les nouveaux découvriront (trop tard) un système pataud au démarrage mais qui fait rapidement ses preuves.

C'est à ce moment que l'on comprend comment Koei parvient si facilement à tirer sur la corde sans trop de mal. Quoi qu'ils fassent, cela reste efficace à défaut d'être original. Sauf au niveau de la caméra qui a toujours tendance à descendre de trop et à empêcher le joueur d'accéder à une vue plus lointaine du champ de bataille.

Sur le champ de bataille, au niveau des nouveautés, on ne peut que signaler la présence des gâchettes droite et gauche qui permettent de passer d'un personnage à l'autre, sur les trois disponibles à choisir en début de bataille. Une option nouvelle dans la série qui fait un bien fou pour l'évolution des personnages, plus rapide et les stratégies en combat plus malléables. Prenez un jeune homme, un lourdaud et une jolie demoiselle pour avoir une équipe mixte et efficace à tout moment. Sympathique. Toutefois, il n'y a rien ici de véritablement transcendant. Espérons juste que l'idée soit reprise dans le futur de la série.

Reste enfin que nous sommes sur Xbox 360. Difficile de ne pas avouer un gros coup marketing quand on se rend compte du manque total d'optimisation du titre. Que ce soit les textures infâmes et pâteuses, les effets de lumières un peu grisâtres et l'entier moteur du jeu qui crie famine, tout dans ce Warriors Orochi le défini comme totalement égaré sur notre console de nouvelle génération. Mais cela a ses avantages : un frame rate parfait pour un jeu fluide et des chargements très rapides, ce qui n'était par ailleurs pas trop le cas des précédents titres portés sur cette même console. Alors, c'est peu, mais c'est vraiment à signaler pour ceux qui recherchent un jeu agréable à parcourir et qui n'aiment pas trop attendre deux heures qu'une mission n’en finisse plus de se charger. Warriors Orochi est donc un titre bien difficile à définir dont la légitimité sera rapidement mise en doute, surtout sur Xbox 360. Reste la formule miracle de cette grande continuité de jeux Warriors qui fait encore une fois mouche. Mais peut-être une fois de trop avant l'overdose la plus totale !

Point complet
Un énorme coup marketing qui ne fera certainement pas un flop tant il semble bien pensé. L'histoire est assez ridicule mais le gameplay et les missions sont assez efficaces pour tenir en haleine les amoureux de la série. Les nouveaux n'y comprendront par contre absolument rien et ne devraient pas vraiment accrocher rapidement à tout le côté "old-gen" du jeu. Enfin, le jeu n'a, techniquement parlant, absolument pas sa place sur Xbox 360. Malgré cela, aux alentours de 20 € dans le marché de l'occasion, le jeu reste une bonne affaire vu ce qu'il est capable d'offrir en termes de plaisir de jeu et de durée de vie. Mais la série a vraiment besoin d'une refonte totale, et ce de façon assez urgente. Sans quoi elle pourrait littéralement sombrer dans un ridicule sans nom.

On a adoré :
- Le système de jeu, toujours efficace
- Très amusant
- Les quelques nouveautés
- Le nombre d'upgrades à débloquer
On n'a pas aimé :
- Graphiquement à la ramasse
- Un gameplay vieillot
- Une caméra bancale
- Pas de mode en ligne


Consulter les commentaires Article publié le 08-10-07 par William B.


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