Test Warriors : Legends Of Troy - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Warriors : Legends of Troy



Développeur
Koei Co. Ltd.
Genre
Beat'em All
Statut
Disponible
Date de sortie
  18.03.2011
  15.03.2011
  26.05.2011
Nombre de joueurs
1 à 4
Online
- Jeu en ligne
Classification PEGI
Thème
Antiquité

Lorsque l’on associe Koei et beat’em all, on ne peut s’empêcher de penser à la série des Dynasty Warriors. Histoire de changer un peu de la Chine et du Japon, la branche canadienne de Koei s’est attaquée au récit de l’Iliade, nous transportant donc en pleine Guerre de Troie. Warriors : Legends Of Troy met en scène, sous forme de beat’em all, le conflit opposant les grecs et les troyens pour les beaux yeux d’Hélène. Mais ce changement d’époque sera-t-il suffisant pour intéresser les joueurs ?

Au cœur de la Guerre de Troie




L’atout majeur de ce titre est son univers, puisqu’il se base sur une époque peu exploitée, mais très riche : la Guerre de Troie. Suivant l’Iliade d’Homère, les événements du jeu sont narrés par une alternance de cinématiques et de fresques grecques ocre et noires du type poterie de la Grèce antique. Ces fresques sont accompagnées d'un récit, déclamé en anglais par le narrateur et sous-titré en français. On y sent le souffle épique des poèmes anciens. Par ces diverses moyens, le scénario se déroule de façon très agréable pour les yeux comme pour les oreilles. Les cinématiques sont réussies et un soin particulier a été porté à la modélisation des héros, tout comme à leur doublage. On regrette juste que le même soin n’ait pas été porté aux graphismes in-game, qui tout en étant honnêtes, restent tout de même un peu légers, en particulier les décors qui se répètent au fil des niveaux et laissent régulièrement apparaître des scintillements, sans parler des ralentissements lorsqu’il y a un trop grand nombre d’ennemis à l’écran. Hormis ces petits manques techniques, les niveaux sont bien conçus, avec de nombreux recoins à explorer et plusieurs chemins pour arriver au but.

Du côté des personnages disponibles, ils sont au nombre de huit et changent automatiquement au début de chaque mission pour suivre l’évolution du conflit. Le point positif est que l’on évite le côté manichéen souvent rencontré dans les jeux lorsque l’on incarne les "bons" et que l’on élimine les "méchants", puisque l’on se trouve tour à tour dans les deux camps (grecs et troyens). Cela permet d’aborder le conflit avec deux approches complémentaires et enrichit le scénario. Quant à l’ambiance générale, elle est plutôt sanglante, avec des finish violents et des gerbes de sang qui giclent à tout va, particulièrement lors des duels. Le mode Furie, à déclencher quand la jauge est remplie, joue beaucoup sur cet aspect en rentrant dans un ralenti où tout est gris, sauf les flots de sang écarlate qui se détachent du reste. La bande-son n’est pas en reste et souligne bien l’aspect épique et guerrier du soft.

Des hordes à pourfendre




Il ne faut pas se voiler la face, l’aspect gameplay du jeu reste assez limité, puisque dans chaque niveau il faut se déplacer vers l’objectif principal de la mission, en décimant au passage les (nombreux) groupes d’ennemis présents, puis pour finir on a un duel avec un autre héros ou même contre un dieu, qui tiennent, rappelons-le, une place importante dans le conflit. Concernant les unités ennemies, en plus des unités de base (qui se ressemblent toutes), des unités spéciales sont au rendez-vous, certaines misant sur la force comme les "Brutes", d’autres sur la rapidité comme les "Requins". Les missions s’enchaînent ainsi : assiéger des villes, escorter des civils ou protéger les paysans. Chaque niveau dispose d'objectifs secondaires, pour peu que l’on explore la zone concernée. Bien sûr ils sont facultatifs, mais ils rapportent des "Kleos", permettant d’acheter les nombreux objets débloqués pour améliorer les combattants. Ces objets sont à placer dans une grille, des choix stratégiques seront donc faits par les joueurs afin de sélectionner les bonus les plus profitables. Le gros avantage est qu’entre chaque héros, il est possible de transférer la grille, ce qui évite un remplissage fastidieux à chaque niveau. Ces Kleos se gagnent également en achevant les ennemis grâce aux finish spéciaux, qui changent en fonction du héros : certains utilisent une pique/hallebarde (Penthésilée), d’autres un arc (Pâris), Ajax, lui préfère se battre à mains nues, sans oublier les épées et poignards de lancer, ce qui permet des coups assez variés visuellement. Cependant, il est vraiment dommage que cette variété d’attaque ne reste qu’esthétique, car côté gameplay, les combos sont strictement identiques d’un personnage à l’autre : attaques rapides, lourdes, ou étourdissantes.

A cela s'ajoute la possibilité de ramasser les armes ennemies et de s’en servir pour percer les armures les plus résistantes, ou encore les lancer. Bouclier et esquives sont aussi de la partie, venant compléter la panoplie classique de ce genre de titres. L’adaptation dans le maniement des différents héros se fera donc principalement dans la distance d’attaque, selon qu’il soit muni ou non d’une arme de jet. L’I.A. des ennemis est franchement déplorable : ils attendent par grappe de se faire massacrer, s'agglutinant autour du héros, les seuls moments plus délicats sont les duels, et encore, pas tous. La barre de santé se régénère selon les dégâts enchaînés dans un groupe, ce qui évite de devoir chercher des objets de soin et incite à faire des combos. Les boss, quant à eux, se démarquent vraiment, en particulier les combats contre les dieux, qui se déroulent en plusieurs parties et se terminent par des QTE efficaces, sans non plus en abuser. Ces duels sont les moments les plus réussis du jeu, avec des adversaires qui changent de tactique au cours du combat et donnent parfois du fil à retordre.

Pour parcourir la fameuse guerre de Troie dans son intégralité, il faut compter plus ou moins dix heures, selon que l’on aille droit au but ou au contraire que l’on accomplisse tous les objectifs secondaires en fouillant les cartes pour récupérer les bonus disséminés. Il est également possible de rejouer les chapitres déjà terminés en conservant les objets acquis, ce qui permet de se frotter aux niveaux de difficulté plus élevés et de boucler les éventuels objectifs ratés. Et pour les accros au massacre à la grecque (ou à la troyenne), deux défis viennent enrichir le contenu. Autant vous prévenir tout de suite, ils sont plutôt ardus, inutile de s’y essayer sans une grille d’objets qui tienne la route, en particulier dans leur déclinaison "épique". Le mode « Arène » propose de la survie lors de duels contre des adversaires de plus en plus puissants, tandis que le mode « Massacre » demande de faire face à des hordes conséquentes d’ennemis sans se faire toucher, tout en gardant son enchaînement de coups, la moindre erreur étant fatale... A noter, pour finir, la possibilité de revoir les cinématiques si l’on souhaite se replonger dans le récit d’Homère, de même pour les musiques et artworks du titre.

Point complet
Si vous appréciez les beat’em all et n’êtes pas allergique à la Grèce Antique, vous devriez trouver votre bonheur avec Warriors : Legends Of Troy. Malgré quelques défauts graphiques et une I.A. déplorable, le titre de Koei ne s’en tire pas trop mal grâce à ses duels sympathiques, son ambiance agréable et ses cinématiques soignées. Sans être exceptionnel, il reste agréable à jouer, mais un peu répétitif à la longue, porté par un récit épique et des héros charismatiques.

On a adoré :
+ Le thème original et efficace
+ Narration et cinématiques soignées
+ Alternance des deux camps
+ Duels intéressants
+ Modes bonus avec un vrai challenge
+ Grille d’objets très fournie
+ Cartes développées…
+ Et objectifs secondaires
On n'a pas aimé :
- Répétitif à la longue
- Décors peu variés et perfectibles
- Combos identiques pour tous
- IA de masse lamentable
- Ennemis peu variés


Consulter les commentaires Article publié le 11/09/2011 par Julie B.


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