Test War Tech Fighters - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Développeur
Drakkar Dev
Genre
Action
Statut
Disponible
Date de sortie
  27.06.2019
Nombre de joueurs
1
Prix de lancement
17,99 €

Si vous aimez les jeux du type d’Armored Core, de Front Mission ou encore de Steel Battalion et que vous avez un penchant pour la série Gundam, alors le bébé de Drakkar Dev pourrait bien vous intéresser. En effet, il s’agit d’un jeu de combat à bord d’un mécha qui se déroule dans l’espace. A-t-il les armes nécessaires pour convaincre ?

Un gros mécha qui s’infiltre…



Avant même de commencer à parler du jeu, il est bon de préciser que dès que vous arrivez sur le menu, plutôt bien fait au demeurant, vous pouvez aller dans les options pour paramétrer le langage et ainsi mettre le titre en français (pour tout ce qui est textuel). Cela étant dit, War Tech Fighters (WTF pour les initiales, à ne pas confondre avec What the f**k) vous propose de suivre une campagne scénarisée d’une trentaine de missions à bord de votre War Tech (un gros mécha). L’histoire n’est pas extraordinaire, abordant le sujet de la colonie d’Hebos qui se rebelle contre l’empire Zatros, mais elle se laisse suivre sans déplaisir. On apprécie l’effort de narration et la volonté d’apporter de la matière au background grâce à des informations à découvrir dans la base de données mise en place. Cette dernière permet également d’accéder à dix chroniques (en somme, les cinématiques importantes de la campagne) et d’avoir diverses informations sur les vaisseaux que l’on a rencontrés et les autres War Techs que l’on a affrontés. Majoritairement, les missions demandent de se rendre à un point A, d’effectuer une action ou de détruire une vague d’ennemis, puis de se rendre à un point B, de faire de même, etc. Néanmoins, les développeurs ont essayé de varier un peu les situations. Ainsi, on se retrouve à effectuer des missions d’infiltration, des missions de reconnaissance et/ou de collecte de matériaux, des missions de sauvetage et d’autres d’assaut, même si l’ensemble finit par être répétitif.

Que l’on joue en normal, difficile ou héros, la difficulté du jeu s’accentuera crescendo. Concrètement, selon son habileté et le mode choisi, on arrivera à se balader un peu durant le premier tiers de l’aventure. Après, les choses se corsent et certains pics de difficulté se font sentir, majoritairement en fin de mission, ce qui demande de régulièrement passer au simulateur pour rejouer les missions déjà réussies. Cela permettra d’engranger plus d’XP, d’augmenter les stats de son mécha et même de récupérer des projets cachés (on y reviendra). Du coup, les heures vont vite s’accumuler et vous allez finir par dépasser la quinzaine, voire plus selon votre habileté. Pour apporter toujours plus de variété aux missions, assez répétitives sinon selon l’orientation de base (infiltration ou action en gros), les développeurs nous mettent parfois aux commandes d’un autre personnage et donc d’un autre mécha. Il y a également des recherches à effectuer dans des zones balisées. Il suffit de trouver le point blanc brillant et d’appuyer sur une touche pour lancer une analyse. Parfait pour collecter des données notamment. D’autres actions demandent de pirater des panneaux de commande au travers d’un mini-jeu utilisant les deux joysticks, ou encore de détruire des éléments de certaines stations orbitales pour désactiver des boucliers.

Toujours pour apporter un peu de piment, les développeurs ont ajouté quelques items dans les niveaux, comme des capsules à détruire pour recouvrer un peu de vie ou encore des pièges, comme de multiples satellites placés sur des astéroïdes qui nous canardent à outrance, des mines qui explosent quand on s’en approche (ce qui peut faire foirer une mission d’infiltration), des modules qui brouillent le radar et empêcher de lancer des missiles guidés, ou encore des pièges AKB qui vont drainer notre énergie. Bref, les développeurs ont fait des efforts pour renouveler les situations ou du moins varier les menaces afin de minimiser l’effet de la monotonie de l’action. Toujours dans cette optique, il est possible avec son Mécha d’achever un vaisseau ennemi en appuyant sur X. Cela déclenche une petite cut-scene pour une mise à mort façon fatality. Il y en a quelques unes qui se répètent sans cesse. Si celles-ci sont sympathiques à visionner au début, on s’en lasse vite. Heureusement, les développeurs ont prévu le coup puisqu’on peut les sauter en appuyant sur Y. Le bon côté de ces mises à mort, outre le fait de se débarrasser plus rapidement de l’ennemi, voire de prendre un petit bol d’air quand on est sous le feu ennemi, c’est qu’elles permettent de récupérer de l’énergie.

Tu vas tâter de mon épée !

Mieux encore, pour varier toujours plus les plaisirs, il est possible (parfois c’est obligatoire) d’engager un combat au corps à corps contre un autre War Tech. On laisse alors tomber les armes à feu et on passe à cette bonne vieille épée dans une main et un bouclier dans l’autre. Les affrontements sont sympas sur les premiers moments mais vite lassants, tant le gameplay à l’épée est moins réussi. Une attaque légère, une attaque lourde, le bouclier pour se défendre et on tente d’asséner le maximum de coups à l’adversaire sans trop en encaisser. On constatera rapidement qu’un bon dash latéral, au moment où l’adversaire attaque, suivi d’une contre-attaque à l’arme lourde sera plus efficace, ce qui ne fait qu’accentuer la répétitivité de ces phases de jeu qui terminent donc à base d’esquive/contre-attaque à répéter ad nauseam, soit jusqu’à détruire l’ennemi, soit jusqu’à ce qu’il se désengage du combat. Dans ce dernier cas, on pourra continuer à lui tirer dessus, voire à se rapprocher à nouveau de lui pour le forcer, avec X, à reprendre le combat à l’épée. Le gameplay à distance est en revanche vraiment réussi. On tire avec une arme légère pour profiter de sa cadence à défaut de faire de gros dégâts et on peut utiliser des missiles guidés pour faire plus de dégâts. Si les munitions sont illimitées, pour éviter les abus, les développeurs ont associé les tirs à une jauge d’énergie.

Plus on tire, plus elle descend. Si on lance les missiles, elle descend plus vite. Celle-ci sert également pour asséner les coups d’épée ou pour enclencher un boost pour s’éloigner un peu du lieu de l’affrontement ou pour se déplacer plus rapidement entre deux points. En bref, il faut la surveiller car une fois celle-ci à zéro, on ne peut que bouger à vitesse normale et sortir le bouclier pour limiter les dégâts (voire pour réfléchir des rayons d’énergie). Petit plus, certaines missions permettent de donner des objectifs à détruire à ses coéquipiers IA qui sont plutôt efficaces. Autre bon point, il est possible de choisir entre trois catégories de mécha (mais le ressenti est plus proche d’un Gundam au niveau de la maniabilité que d’un autre jeu de mécha). L’Hawk est le plus rapide mais le moins fragile, le Rhino est le plus résistant mais le plus lent et le Lynx offre un bon compromis entre les deux, l’endurance, la vitesse, l’énergie et la visée étant les quatre caractéristiques de base de nos méchas à surveiller et faire évoluer grâce la montée des niveaux. Au fil de l’aventure, outre l’XP gagnée, on pourra récolter des matériaux, à collecter au fil de la progression ou dans les niveaux en détruisant des astéroïdes spécifiques. Ces matériaux permettront d’aller dans le menu des améliorations.

Ainsi, outre la possibilité de personnaliser la couleur, les motifs ou le set de coloris de notre machine, on pourra équiper des éléments pour la tête, les bras, le torse et les jambes, en plus d’acheter de nouveaux boucliers et de nouvelles épées. Le menu est très clair pour surveiller l’impact de ces nouveaux éléments sur les caractéristiques et il faut savoir que beaucoup doivent être achetés avant de pouvoir accéder au suivant. Pour s’offrir des équipements toujours plus puissants et développés, il faudra également œuvrer dans la partie recherche. Deux aspects sont alors à considérer. Que ce soit en attaque, défense, spécial, il faut s’armer de matériaux pour débloquer de nouveaux aspects. Cela va de l’augmentation de statistiques (comme une amélioration de X% en visée, en résistance, etc.) à l’accès à de nouvelles technologies, comme les lasers, l’antimatière, etc. Pour accéder à ces dernières, il faut trouver les fameux projets cachés abordés préalablement. Ils sont plus ou moins cachés dans les niveaux et indiqués sur notre radar. Il faut alors les récupérer et les reconstituer (selon le nombre de parties à collecter) pour débloquer une technologie. Ces objectifs secondaires ne sont pas à négliger car l’amélioration du mécha est essentielle pour passer les pics de difficulté de la campagne. Autant dire que vous risquez de refaire plus d’une mission dans le simulateur. En plus, comme on ne débloque pas tout lors du premier run, on peut s’y remettre en mode New Game +.

Un petit retard technique



Si vous n’en avez pas assez, vous avez également 23 défis à relever pour gagner un peu plus de matériaux et un mode survie composé de trois cartes. Ce dernier demande simplement d’affronter des vagues d’ennemis pour obtenir des récompenses au bout de trois, six vagues détruites... Attention toutefois, le mode Survie est corsé. Dépasser la cinquième vague demande déjà de la persévérance ou un bon mécha bien boosté. Last but not least, il est tout à fait possible de jouer à la troisième personne, comme à la première personne. Etonnamment, la vue à la première personne nous a agréablement surpris. Non seulement elle est plus immersive mais elle permet également d’un peu moins souffrir d’un gros souci de maniabilité, à savoir celui de la gestion des déplacements dans la verticalité. Le joystick gauche permet de se déplacer, là où le droit permet de gérer la vue. Il faut donc combiner les deux pour se déplacer dans toutes les directions, horizontalement et verticalement. Seulement voilà, la verticalité est moins bien gérée, notamment lors des phases d’infiltration. Nous pensons notamment à une mission demandant d’évoluer en se cachant derrière des astéroïdes pour ne pas se faire atomiser par les radiations du soleil noir d’Hebos. Combien de fois on pensait être à l’abri et on a vu notre jauge de vie descendre pour quelques malheureux centimètres de décalage… Un système avec les gâchettes pour monter et descendre aurait été plus judicieux.

War Tech Fighters est un « petit » jeu et on ressent un certain manque de moyens. Certes, il est proposé à 17,99€, ce qui n’est pas cher payé. Néanmoins, certains regretteront que les doublages anglais soient aussi simplistes. Ca manque d’implication, sans être catastrophique. Les musiques rock qui rappellent les années 80 sont efficaces sans pour autant être transcendantes. Côté technique, on regrette que les chargements soient assez longuets. Les dialogues sont souvent intégrés à base d’une photo de l’interlocuteur et d’une bulle de texte. Même si le jeu est optimisé 4K pour la One X, on doit avouer qu’on en voit pas vraiment l’effet. Hélas, la partie visuelle semble avoir une petite génération de retard, même si l’ensemble a le mérite d’être propre. On a parfois quelques belles surprises, comme un joli panorama spatial qui s’offre à nous, une station orbitale plus soignée… Mais dans l’ensemble, on voit beaucoup de croiseurs peu inspirés, de textures peu détaillées ou encore de stations orbitales au design des plus quelconques. Dommage, parce que la direction artistique, assez standard pour le genre, arrive à briller sur certains points, à commencer par les War Techs, réussis dans l’ensemble. Dommage également que les effets visuels, comme les tirs ou les explosions, paraissent si datés.

L’avis perso de Vincent // Une belle petite surprise

Je ne m’attendais pas à grand-chose, surtout que de prime abord, les visuels et les effets font datés, mais j’ai eu le droit à une bonne surprise. Tout n’est pas parfait, notamment au niveau de la gestion de la verticalité (un poil atténuée en vue à la première personne), ce qui nuit pas mal aux phases d’infiltration, au niveau de la répétitivité du mini-jeu de hacking ou encore au niveau des combats à l’épée, sympathiques au début mais trop répétitifs et codifiés. De même, les pics de difficulté semblent imposer le détour par le Simulateur pour se frotter aux défis et aux missions à rejouer. Malgré tout, j’ai bien aimé la sensation de puissance qui se dégage de notre War Tech, ces petites fatalities (vite répétitives certes), tout l’aspect recherche et personnalisation ou encore l’effort fait sur la scénarisation. Le titre est plutôt fun et les combats à distance sont vite tendus, augmentant l’adrénaline. Les développeurs ont en plus fait des efforts pour ajouter des pièges, varier les War Techs, essayer d’offrir des variations dans les missions (incarner un coéquipier, assurer de la recherche de ressources, infiltrer des stations, trouver des points d’intérêt à analyser, etc.). Bref, ils ont bien bossé et je trouve difficile, si on aime le genre, de cracher sur le titre, surtout qu’il est proposé à 17,99€ et que j’ai plaisir à y revenir.


Point complet
War Tech Fighters ne parlera pas à tout le monde, c’est clair. Néanmoins, si vous aimez les jeux de mécha, avec une maniabilité qui se rapproche de celle des Gundam (dans le sens où on ne sent pas vraiment la lourdeur de notre robot), alors vous allez probablement être agréablement surpris, surtout pour 17,99€. Les développeurs ont fait pas mal d’efforts, au niveau de la narration, des ajouts, de la variation des situations (action, infiltration, duel, soutien, sauvetage…), de la possibilité de jouer à la première comme à la troisième personne… Bref, ils ont bien bossé et même si tout n’est pas parfait et qu’il y a plein de choses à améliorer, dont les mini-jeux de hacking, les visuels, les duels à l’épée ou encore la gestion de la verticalité, il faut avouer que ça reste un bon défouloir, parfois un poil frustrant et souvent offrant une bonne sensation de puissance.

On a adoré :
Un effort de scénarisation
Survie et défis en prime
Un mode New Game +
Une campagne solide
Vue à la 1ère ou 3ème personne
Le sentiment de puissance
Les War Techs, très agréables
Les améliorations, la recherche
Action, infiltration, duels…
La base de données
Un prix doux (17,99€)
Les exécutions…
On n'a pas aimé :
Scriptées et vite répétitives
Duels à l’épée à améliorer
Visuels plutôt datés
Pics de difficulté mal placés
Verticalité approximative…
Qui nuit à l’infiltration
Chargements longuets
Les mini-jeux de hacking
Une certaine répétitivité


Consulter les commentaires Article publié le 27/06/2019 par Vincent P.



 
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