Test Virtua Tennis 3 - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Virtua Tennis 3



Editeur
Sega
Développeur
Sumo Digital Ltd
Genre
Sport
Statut
Disponible
Date de sortie
  23.03.2007
  20.03.2007
Nombre de joueurs
1 à 4
Online
- Contenus
- Jeu en ligne
- Classements
Classification PEGI
Mémoire
400
Résolutions gérées
720p, 1080i, 1080p
Son
5.1
Prix de lancement
69,00 €

Nos multiples entrevues avec Virtua Tennis 3, aussi bien en arcade qu’à l’E3 2006, avaient fait naître en nous la plus grande impatience envers le titre de Sega. Il faut dire que cela fait plus de cinq ans que les fans attendaient de pied ferme une suite du cultissime second opus. Durant cette longue absence, un certain Top Spin est venu s’imposer sur le créneau avec une orientation plus simulation adulée par de nombreux joueurs. Restait donc à savoir si ce Virtua Tennis 3 allait récupérer la couronne que ses prédécesseurs avaient si longuement portée.

Le tour du monde en 80 mois




Avec sa jaquette fièrement ornée de quelques stars du circuit WTP et WTA, ce nouvel opus indique clairement qu’il dispose de véritables licences pour plus d’une vingtaine de joueurs : Federer, Nadal, Ancic, Roddick, Mauresmo, Sharapova, Hingins et bien d’autres. Vous pourrez donc les incarner dans des matchs d’exhibitions, des tournois ou dans des mini-jeux. Les matchs d’exhibitions sont on ne peut plus classiques avec le choix de jouer en simple ou en double et la possibilité de faire des matchs mixtes. Hélas, on remarque dès les premiers échanges d’horribles musiques cassant véritablement l’ambiance et les oreilles. Ainsi l’un des premiers réflexes sera de revenir au menu principal et de couper ce gâchis sonore. De retour dans le match, on constate aussi de drôles de chutes de frame-rate entre chaque point lors des rencontres en double. Rien de grave puisque le jeu reste fluide lors des échanges. Ne pouvant que faire des rencontres amicales, il est temps de se diriger vers le mode tournoi où l’on pourra notamment débloquer des personnages cachés après les avoir au préalable battus. Ce qui ne sera pas chose aisée puisque ces joueurs ne disposent que de points forts. Alors qu’au fur et à mesure des parties on prend son pied et on déverrouille quelques uns des cinquante succès du jeu, on se dit qu’il est temps de passer aux choses sérieuses : le Tournoi Mondial.

Véritable cœur de ce troisième opus, il constitue en fait un mode carrière très bien pensé qui vous tiendra en haleine de longues heures. Tout commence par la création physique de votre joueur et par le choix de ses positions préférentielles de frappes. Hélas, le nombre de visages différents est très limité. Une fois son joueur et sa tenue sélectionnés, on se lance enfin dans le grand bain. Une carte du monde s’offre à nous, avec des tournois par-ci par-là, une école de tennis et des entraînements sous forme de mini-jeux. Votre monté en puissance dans le classement mondial va se dérouler sur plusieurs années. Parti de la 300ème place, votre objectif sera évidemment de vous installer à la première. Mais pour cela il va falloir commencer à vous entraîner aux quatre coins du monde pour améliorer votre service, votre coup droit, votre revers, votre jeu de jambes et votre jeu à la volée. Une douzaine de mini-jeux vont vous permettre de progresser, chacun d’eux disposant de six niveaux de difficultés à déverrouiller. Faire exploser des ballons de baudruches avec précision, repousser des extra-terrestres en fond de court, tirer le plus précisément possible dans une cible sont quelques unes des réjouissances qui sont au programme. Evidemment plus vous avancez, plus les objectifs de points à atteindre sont difficiles. Via le menu Messages, votre entraîneur vous conseillera de faire un tour à l’école de tennis de Los Angeles. Cette dernière vous propose aussi de vous entraîner avec de véritables joueurs. L’aspect tactique sera plus travaillé avec des objectifs tels que gagner un point après dix échanges, gagner un point avec un revers, etc. Chaque entraînement (aussi bien à l’école qu’avec un mini-jeu) vous prendra une semaine dans votre calendrier. L’important sera donc de bien gérer son emploi du temps pour alterner entraînements, tournois et … repos. En effet une barre d’endurance présente en permanence vous indique l’état de forme de votre joueur. Et si boire une boisson énergisante vous redonnera la pêche, cela ne reposera pas vos articulations et vous risquez de vous blesser, souvent de longues semaines. Il sera donc important de bien se reposer chez vous ou de prendre carrément trois semaines de vacances avant un tournoi aussi long qu’important. Pour compliquer les choses, l’accès au tournoi est fonction de sa place au classement mondial, on commencera donc par des tournois à la difficulté risible avant de se casser les dents sur des tournois du grand schlem éprouvants. La difficulté du jeu est à ce titre parfaitement dosée et l’intelligence artificielle est très travaillée. A vous les points qui se jouent après 80 échanges !

Le dernier mode de jeu, et non des moindres, que nous aborderons n’est autre que le mode Xbox Live. Ce dernier vous permet de faire des matchs pour le fun avec vos amis, en simple ou en double, ou des matchs classés si vous voulez rencontrer la gloire sur Internet. Ce mode, assez complet, serait parfait si le lag ne s’invitait pas assez souvent dans les parties et si les personnages spéciaux étaient bannis. En effet les personnages déblocables au cours du jeu sont utilisables sur le Xbox Live, ceux-ci étant bien meilleurs que les stars d’origine, les matchs sont totalement déséquilibrés. Dommage mais ceux qui ont la chance de ne pas rencontrer de problème de latence devraient tout de même prendre leur pied.

Simulation monsieur l’arbitre !




Le moins que l’on puisse dire c’est que les fans inconditionnels de Top Spin risquent d’être très surpris de voir les joueurs plonger autant pour frapper la balle. Sortie en arcade dans un premier temps, Virtua Tennis 3 fait la part belle au spectacle et cela se traduit par des plongeons assez fréquents pour atteindre une balle à priori perdue. Cela donne un rythme endiablé au match et l’on se plait à voir un ami se demander d’un air ébahi comment la balle qu’il avait si bien placée a pu être renvoyée. D’autant plus que, si la balle sort parfois lors de ces renvois en bout de course (ce qui est tout à fait logique), il est également possible de renverser la tendance puisque les joueurs à distance respectable de la balle peuvent faire des coups en courant plutôt qu’en plongeant, ainsi ils préservent leur puissance et peuvent croiser leur balle de manière à déstabiliser totalement l’adversaire et à reprendre la position dominante. Au fil des matchs on apprendra donc à ne pas charger son coup trop tôt afin de garder une marge de déplacement. Auquel cas on risque d’enrager en voyant son joueur plonger tout le temps, même lorsqu’une balle semble à sa portée. L’orientation arcade laisse finalement une marge de progression non négligeable. Et pourtant la prise en main du titre est d’une simplicité enfantine puisque quatre boutons suffisent : A pour les coups puissants (coup droit ou revers), X et B pour les slices et Y pour les lobs. Combinés avec le stick cela permet d’allonger ses frappes, de les croiser ou au contraire de les amortir. Petit bémol, l’intelligence artificielle est trop difficile à lober, si bien que l’on ne tentera le geste que très rarement, sous peine de recevoir un smash surpuissant en pleine face en retour. Arcade oblige, on ne ressent absolument pas de différence entre les surfaces (terre battue, gazon, surface rapide). Un détail négligeable devant le plaisir de jeu procuré par ce gameplay aux petits oignons cher à la série.

Balle de match




Si, comme dit ci-dessus, les musiques sont ignobles, l’ambiance sonore dans sa globalité n’a rien d’exceptionnelle. Si le cri des joueurs lors d’une frappe rageuse et le bruitage de la balle sont très réalistes, la foule ne se montre jamais capable d’enflammer la partie. Elle ne semble disposer que deux types d’émotions : l’étonnement lors d’un plongeon pour rattraper la balle et l’acclamation lorsqu’un point est remporté. Bref, carton rouge pour la bande son plus que moyenne.

En revanche le constat graphique est très positif. Certes il ne faut pas s’attendre à une claque graphique comme Gears of War il y a quelques mois, mais l’ensemble se montre très plaisant avec des joueurs modélisés de fort belle manière, notamment au niveau du visage. Le public est lui aussi bien représenté, on est loin de la bouillie de pixels d’un Pro Evolution Soccer. Tous les protagonistes sur le court, du ramasseur de balle à l’arbitre en passant par les juges de ligne répondent présents et sont animés (il n’est pas rare de voir un juge de ligne bouger la tête pour éviter la balle). Mais c’est surtout sur le plan des animations que ce Virtua Tennis 3 frappe un grand coup. Les mouvements réalistes et parfaitement décomposés font plaisir à voir et l’on ressent vraiment la puissance d’un coup à travers la posture et la rapidité d’exécution d’une animation. Bref, du très bon boulot de la part de Sega.

Point complet
Virtua Tennis 3 ne déçoit absolument pas et s’impose comme le meilleur jeu de tennis de la Xbox 360, même si les fans de simulation préfèreront sans doute, et à raison, rester sur leur bon vieux Top Spin 2. Long en solo, convaincant sur le plan visuel et offrant un gameplay excellent, ce troisième opus est une véritable bouffée de fun et de spectacle. Si l’aspect sonore était plus soigné et le Xbox Live un peu plus fluide, on tiendrait une véritable merveille. En l’état actuel il demeure un indispensable pour tous les fans du genre.

On a adoré :
+ Plaisir de jeu
+ Matchs explosifs
+ Bonne durée de vie
+ Jolis graphismes
+ Animations de qualité
On n'a pas aimé :
- Du lag sur le Live
- Ambiance sonore médiocre
- IA quasi impossible à lober


Consulter les commentaires Article publié le 04-04-07 par Nicolas T.


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