Test Two Worlds - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Two Worlds



Développeur
Reality Pump
Genre
Jeu de rôle (RPG)
Statut
Disponible
Date de sortie
  31.08.2007
  14.08.2007
Nombre de joueurs
1 à 8
Online
- Jeu en ligne
Classification PEGI
Prix de lancement
65,00 €

Après plusieurs retards consécutifs, le voilà enfin qui débarque sur la console de Microsoft. Qui ? Two Worlds, le tueur d'Oblivion bien sûr ! Enfin, ça, c'est ce que les développeurs voudraient nous faire croire. En réalité, il en est tout autrement. Bon ou mauvais jeu ? La réponse à cette sempiternelle question se trouve dans le test complet disponible ci-dessous…

Oblivionesque




Un nouveau genre de jeu de rôle est apparu sur console depuis la première Xbox, l'héroic-fantasy proposant des univers vastes, colorés, aux mille quêtes et donjons à explorer. Si sur PC, le genre était déjà bien en route avec les ancestraux Daggerfall, Arena et autres Battlespire, ce n'est qu'à la sortie de Morrowind sur Xbox qu’il s'est vraiment popularisé. Two Worlds tente de surfer sur ce genre de titres profonds et parsemés de secrets où il reste toujours quelque chose à faire. Mais encore faut-il que le jeu réussisse à trouver sa propre voie, copier ne suffit pas. Aux premiers abords cet objectif semble bien difficile à remplir.

Tout commence par une guerre, comme pour tous bons récits héroïques qui se respectent. Mais cette fois-ci, il s'agit de la Grande Guerre des Dieux mettant en scène des chefs de troupes aux puissants pouvoirs et au charisme certain. Aziraal, le dieu de la guerre, n'a jamais donné signe de vie après cet affrontement. Du côté des Orcs, on a perdu un chef et une fierté. L'histoire de Two Worlds se base sur cette disparition, aux informations confidentielles et gardées par des dieux peu enclins à révéler où se trouvent les restes d'Aziraal. Parallèlement, pour mieux se croiser plus tard, le jeu offre au joueur un récit plus personnel dans lequel le héros devra retrouver une sœur disparue, apparemment enlevée par un groupe de personnes en capuches qui veulent se servir des talents innés du grand frère pour lui confier quelques missions à hauts risques. Les bases de l'histoire sont posées, le récit peut commencer…

Seul problème, il ne démarrera jamais. Enfin, si, sur l'écran, les textes défileront et les milliers de dialogues seront lus par le joueur mais l'histoire est tellement impersonnelle et trop moyennement mise en scène qu'il sera extrêmement difficile d'y rentrer de plain-pied. A travers les différentes missions aux objectifs toujours un peu flous, seules les phrases des PNJ viennent mettre quelques petites piécettes dans le juke-box scénaristique. Ne reste alors qu'une sorte de bruit de fond qui tente de porter sur ses épaules une quête plutôt bancale dans laquelle on préférera errer en solitaire en frappant tout ce qui bouge plutôt qu’en vivant et souffrant pour un scénario mal maîtrisé. Dommage, les bases étaient bien présentes et semblaient prometteuses.

Un gameplay classique... mais efficace ?




Certes tout ne commence pas comme on le souhaiterait, mais un titre ne peut-il pas être passionnant même sans un bon fil scénaristique ? Il manquera quelque chose au produit final mais si le fun est présent, la pilule pourrait passer sans problème. Bien qu'il ne soit effectivement pas du tout convaincant, Two Worlds n'est pas exempt de qualité et dans la liste des choses amusantes et travaillées, parlons davantage des combats. Transfuge du PC à la Xbox 360, Two Worlds a dû voir son gameplay totalement retravaillé pour coller à la manette de la console de Microsoft. Toutes les actions sont simples d'utilisation et très bien positionnées. Pour frapper, par exemple, il suffira d'appuyer sur la gâchette de droite. Les sorts seront utilisables via la gâchette de gauche, classique.

Au fil du jeu, plusieurs compétences seront apprises par le héros. Il peut s'agir de talents de combat, comme la parade ou l'étourdissement, mais aussi de magies curatives ou d'attaques telles que des boules de feu et autres enchantements salvateurs et destructeurs. Toutes ces magies sont à récupérer sous forme de cartes auprès des différents villageois ou sur le terrain de jeu. Un inventaire spécialement conçu pour ces petits trésors vous permettra alors de les "greffer" à une direction du stick directionnel, diagonales incluses. En plein jeu, il suffira alors de choisir sa direction pour changer de pouvoir : facile. Dommage qu'une "roue" de sélection ne soit pas disponible. Cela n'aurait certes pas été très original, mais bien plus pratique qu'une sélection directe qui reste très hasardeuse en plein combat, surtout si le joueur n'a pas appris par cœur la disposition des pouvoirs.

Le gros problème vient cependant de l'interface qui, du PC à la Xbox 360, aurait dû être entièrement revisitée. Les développeurs se sont malheureusement contentés de transférer le principe de sélection à la souris sur le pad 360 et force est de constater que ce n'est absolument pas convaincant. Pour exemple, le journal des quêtes est une vraie abomination puisque il faut constamment jouer des sticks analogiques pour choisir sa quête et savoir de quoi il en retourne. Même avec un temps d'adaptation, on s'emmêle encore les pinceaux à cause d'un manque total de logique dans l'utilisation de l'interface. Lourde et pesante à utiliser, celle-ci ne convient absolument pas !

"Ça mouille !"




Two Worlds ne fait vraiment pas dans l'originalité comme le prouve totalement le système d'augmentation du niveau qui demande comme d’habitude d'accroître des caractéristiques de combat, de magie, d'archer, de parade et autres compétences globales vues et revues. Seules quelques techniques seront à acquérir auprès d'entraîneurs, mais celles-ci ne seront que trop peu utiles dans le jeu, la force brute étant particulièrement efficace. On aurait aimé une plus grande diversité d'évolution. Ici, le héros est destiné à devenir… puissant, fort et habile dans tous les domaines. Original. Aussi, un système de popularité auprès de la dizaine de groupes qui parsèment le monde du jeu est présent. Celui-ci n'a malheureusement que trop peu de répercussions sur le héros et sa quête. Globalement, il vaut mieux être ami avec un maximum de gens pour en connaître un maximum sur l'histoire et les différents services auxquels il est possible d'accéder. Pas d'évolution bonne ou mauvaise dans Two Worlds, juste une longue évolution dans le monde des gens célèbres. Si dans notre monde réel, cela a beaucoup d'intérêt, difficile de croire que l'héroic-fantasy du soft possède son Hollywood Boulevard !

Remarquez, le héros mérite d'être célèbre ne serait-ce que pour sa version française absolument délicieuse pour les amateurs de nanars. Du grand jeu d'acteur comme il est bien trop rare d'en croiser ! Il se met à pleuvoir ? Le héros crie alors un magnifique "Oh ça mouille". Un loup s'apprête à vous donner le coup fatal ? Sauvegardez juste avant pour vous repasser la mort en boucle et découvrir tous les dialogues du défunt. Mais surtout, attendez sa résurrection à l'autel le plus proche (pas de Game Over dans Two Worlds) pour profiter de sa joie : "Je revis !". Et s'il n'y avait que lui… S'ils ne sont pas ridicules, les protagonistes de l'histoire semblent juste réciter un texte de façon extrêmement grossière. Ce qui n'arrange pas le manque d'intérêt du récit proposé dans le jeu. Bref, du grand n'importe quoi sans lequel Two Worlds ne serait pas ce qu’il est.

Plusieurs autres activités sont disponibles dans le jeu. Tout d'abord, la conception de recettes à base de différents aliments récoltés tout au long du voyage. Champignons, fleurs, minerais, tout est bon pour créer une mixture aux nombreux effets. L'alchimie se fait très simplement, en combinant cinq ingrédients via l'interface créée spécialement pour l'occasion. Par contre, il reste assez rare de s'en servir, si ce n'est pour se faire un peu d'argent en revendant les produits fraîchement créés. Le concept d'alchimie est aussi présent d'une autre façon dans l'inventaire du joueur… Il est en effet possible de combiner deux objets de même type. Par exemple, deux armures plus ou moins du même niveau et compatibles pourront être combinées pour n'en faire qu'une. Par contre, cette alchimie n'est clairement pas logique. Il est possible de se retrouver avec une armure complètement différente de ce qui était prévu, avec des caractéristiques dont on voudrait connaître le cheminement d'évolution tant elles semblent tirées au hasard. Mais globalement, cela reste bien équilibré au niveau difficulté et évolution du personnage.

L’équilibre parfait




En effet, s'il y a bien une chose qu'il est impossible de reprocher à cette mouture console de Two Worlds, c'est son équilibre difficulté qui a été retravaillé depuis la version PC. La progression semble tout à fait logique et pour peu que l'on ne se mette pas en tête de traverser toute la carte avec un personnage de niveau 10, on y retrouve des ennemis qu'il est toujours possible de vaincre. Au pire, si un ennemi vous pose problème, il suffira de l'attirer vers un autel de soin et de le combattre ensuite. La régénération étant inépuisable, votre ennemi n'aura aucune chance. Exploitation de bugs, quand tu nous tiens…

En parlant de bugs, finissons ce test en parlant de la chose la plus inutile et ratée du jeu : le cheval. En effet, il est possible d'avoir une jolie monture dans Two Worlds, mais la contrôler n'est pas une mince affaire ! Tout d'abord, oubliez tout de suite la promenade à cheval dans une ville ou un village. A moins que vous aimiez vous manger tous les murs et rebords de la carte, cela n'a aucun intérêt. Du côté de l'exploration, le cheval est bien animé et son galop reste assez classe, mais le contrôle est infâme. Tourner est une vraie gageure qui prend de trop nombreuses et précieuses secondes. Quant au combat monté, c'est un florilège de frustrations et d'imprécisions. Vraiment, les chevaux ne sont beaux qu'à regarder dans ce Two Worlds décidément plein de défauts.

Un gros manque de travail sur le contenu, un manque de talent tristement visible à tous les niveaux. C'est aussi cela les gros défauts de Two Worlds. Reste alors un hack'n slash magnifiquement déguisé en jeu de rôle vaste et pas du tout linéaire, certes, mais sans aucune âme et à l'intérêt bien moindre. Amusant à petite dose et à court terme. Vous voilà prévenus !

Point complet
Two Worlds a loupé la marche de la conversion et passe du PC à la Xbox 360 avec un bon coup de truelle qui ne le rend pas forcément très beau. La maniabilité est en plus assez douteuse et l’interface assez difficile à prendre en main. Rajoutez en plus les défauts du jeu original, à savoir sa quête longuette et pas vraiment enthousiasmante, son extrême répétitivité, ses différents bugs, etc. et vous obtenez un jeu qu’il vaudrait mieux éviter. Cependant certains réussiront à outrepasser les gros points noirs du titre pour trouver un soft défoulant et vraiment fun. Malgré tout le travail final laisse à désirer et on est bien loin d’un Oblivion. Avec une meilleure ergonomie et un scénario mieux maîtrisé, on aurait pu avoir le droit à quelque chose de correct, là, on a à peine de quoi remplir la dent creuse.

On a adoré :
- Un vaste terrain de jeu
- Un inventaire varié
- Des combats funs
On n'a pas aimé :
- Des quêtes soporifiques
- Une interface lourde
- Une version française ridicule
- Quelques bugs persistants


Consulter les commentaires Article publié le 30-09-07 par William B.


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