Test Tropico 4 - jeux vidéo Xbox One

XBOX GAMER
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Tropico 4



Genre
Gestion
Statut
Disponible en Europe et aux Etats-Unis
Date de sortie
  21.10.2011
  18.10.2011
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI

Si vous avez toujours rêvé de grandeur et de pouvoir, Tropico 4 est fait pour vous puisqu’il vous donne l’occasion d’exercer vos talents de dictateur sur une petit île perdue au milieu des Caraïbes, en pleine guerre froide. Développé par Haemimont Multimedia, ce rare représentant des jeux de gestion sur console revient pour la deuxième fois dans nos Xbox 360. Mais qu’apporte réellement cet opus par rapport au troisième ? Vaut-il l’investissement, en particulier pour les possesseurs du volet précédent ?

Rhum et cigares...




Autant se plonger dans l’ambiance tout de suite, Tropico 4 ne se prend pas au sérieux et tire de toute part, dressant un féroce portrait de toutes les factions et tendances politiques. Les amateurs d’humour décalé seront ravis, les autres peut-être un peu rebutés par ces caricatures très grossières, en particulier au niveau des voix que certains trouveront agaçantes au plus au point. Mais il faut avouer que l’on se prend au jeu et que les portraits dressés nous font sourire : de l’écolo hippie au prêtre alcoolique, en passant par le communiste révolutionnaire et le nationaliste bagarreur... Tout le monde en prend pour son grade ! Du côté de la musique, elle colle parfaitement à l’ambiance avec des rythmes cubains, mais ce sont toujours plus ou moins les mêmes qui reviennent, provoquant à la longue un certain agacement : heureusement, il est possible de baisser, voire couper la musique en cas de crise de nerf imminente ! Les temps de chargement pour accéder aux missions sont vraiment longs, mais l’attente est occupée par la lecture de citations de dirigeants célèbres, de Napoléon à Trotsky, en passant par Che Guevara ou Pinochet, un petit bonus sympathique. Quant aux graphismes, ils sont jolis et très détaillés, on peut survoler l’île ou au contraire plonger au cœur des ruelles et suivre un des nombreux habitants. Le niveau de détail est très correct, même si de très près, on perd un peu en qualité. De plus, des gros ralentissements se font ressentir au fur et à mesure que l’île se remplit en personnes et bâtiments. Enfin, globalement, le constat est positif avec un grand souci du détail.

Venons-en au gameplay. Étant donné que ce genre est plutôt présent sur PC, en partie en raison du grand nombre de commandes qui compliquent l’accessibilité sur console, on pouvait s’attendre à une prise en main un peu laborieuse. Mais il faut avouer que les développeurs ont bien travaillé sur les menus, les rendant faciles à aborder, passé le petit temps nécessaire à l’apprentissage des touches et accès. Que ce soit pour consulter les statistiques ou construire un des nombreux bâtiments, tout est fait pour rendre la tâche aisée, ce qui n’était pas gagné... De plus un tutoriel prend en main le joueur pour lui expliquer les bases de la gestion et l’utilité des différents bâtiments, fonction plus qu’utile pour les joueurs peu familiers du genre. Ainsi, l’apprenti dictateur peut exercer ses talents à travers 20 campagnes sur différentes îles. Chaque mission a un objectif bien précis, que ce soit un quota d’exportation, de population, de satisfaction, ou encore la construction d’un certain bâtiment, ou même la résistance à un coup d’Etat. Inutile de dire qu’il y a fort à faire pour bâtir une cité modèle, d’autant plus qu’il est possible de suivre de multiples voies : El Presidente peut opprimer le peuple sous une dictature fortement militarisée, ouvrir son pays au tourisme, à l’import-export, développer son agriculture ou son industrie... Mais attention, car chacune de ses décisions a une répercussion sur la satisfaction de la population, et en particulier des factions (communiste, capitaliste, religieuse, nationaliste, loyaliste, écologiste). Ainsi, les écologistes seront mécontents de la présence de mines, ou pire, d’un programme nucléaire, alors que les capitalistes mépriseront un leader qui ne développe pas le commerce ou le tourisme, et ainsi de suite.

Vive El Presidente ?




Il faut alors veiller à maintenir un équilibre fragile entre tout ce petit monde, ou écraser toute révolte par la force (arranger un « accident », prison ou envoi de l’armée...). La satisfaction des populations s’exprime à travers différents critères : santé, nourriture, divertissement, liberté, sécurité... En consultant les statistiques, le joueur peut savoir à tout moment ce qui manque au bonheur de ses « citoyens », faisant de ces données un outil très précieux. En plus de ces problèmes de gestion courante, El Présidente devra faire face à des événements exceptionnels comme des catastrophes climatiques, des attaques rebelles, sans oublier la gestion des relations internationales avec les grandes puissances, qui peuvent apporter une aide financière, devenir des partenaires économiques de choix ou, au contraire, déployer leur force armée contre vous... De plus, le joueur peut créer son personnage, apparence et personnalité incluses. Selon les traits de caractère choisis, des bonus ou malus s’appliquent, permettant de simplifier ou corser les missions au gré de ses envies. Le petit détail sympathique, c’est qu’une fois la mission terminée, il est possible de retourner au menu pour attaquer la suivante ou, si on le désire, de rester sur la carte pour continuer à développer sa cité. Il est en effet très frustrant de devoir abandonner son « œuvre » dès que l’objectif est atteint, alors que l’on était en pleine expansion ou que l’on souhaitait développer certains pans de son économie. Autre détail qui a son importance lorsque l’on gère une nation, El Presidente peut promulguer des décrets dans divers domaines, il peut ainsi mettre en place une sécurité sociale, des jours de fêtes, des services secrets, la prohibition, l’endoctrinement, et bien d’autres, influant considérablement sur la vie et la satisfaction des habitants. Tout comme certains bâtiments, ces décrets demandent parfois des pré-requis pour être mis en place, au joueur alors de gérer soigneusement sa progression.

Du côté de la durée de vie, les 20 missions proposées en campagne offrent plus ou moins 2h de jeu chacune, ce qui nous amène à une durée de vie conséquente, sans compter les poursuites de jeu après victoire et les échecs, quand tout part de travers sans que l’on ne sache vraiment pourquoi ni comment y remédier... Les amateurs pourront également recommencer certaines missions pour atteindre l’objectif par différents moyens ou s’amuser indéfiniment dans le mode libre. Certes, les missions et îles varient au cours de la progression, mais comme les possibilités restent grosso modo les mêmes, on ressent assez rapidement la lassitude s’installer. Il est donc préférable de jouer par petites sessions ou d’espacer les parties afin de garder son intérêt au titre. Le point noir du soft reste la construction des routes, vraiment ratée : on se voit refuser tel ou tel tracé sans raison valable, ce qui est très frustrant et complique souvent l’implantation ! Autre défaut, les messages d’information qui apparaissent en haut de l’écran sont affichés avec trop de retard par rapport aux faits, demandant une surveillance permanente des données, pour ne pas se laisser déborder, ce qui plombe vraiment le jeu : rien de plus rageant que de voir une grosse rentrée d’argent, de vouloir construire et de ne pas pouvoir le faire par manque de moyen, car les fonds sont arrivés il y a un long moment et ont déjà été dépensés dans le budget courant ! Par contre, on ne peut que saluer la possibilité d’accélérer le temps jusqu’à trois fois, ce qui dynamise vraiment les passages où l’on attend qu’une construction soit achevée ou que des marchandises soit produites et exportées.

Point complet
Même s’il fait assez figure de Tropico 3.5, ce nouvel opus ravira les fans de gestion par ses nombreuses possibilités de constructions, décrets et politique intérieure, en demandant une organisation et une gestion sans faille. Quant aux autres, ils peuvent y prendre du plaisir, à condition de jouer par petites sessions sous peine de se lasser. Corrigeant les défauts de prise en main de son aîné et ajoutant quelques nouveautés, il s’impose comme un excellent représentant de la gestion pure et dure et il divertira les dirigeants en herbe durant de longues heures sur la voie de la dictature ou de l’ouverture, le tout dans une ambiance décalée plaisante… Enfin si vous y accrochez. En tout cas, le genre est tellement rare sur Xbox 360, qu’il serait vraiment bête de passer à côté de ce Tropico 4 qui reste plutôt bien adapté au pad !

On a adoré :
+ L’humour caricatural
+ Gestion très poussée
+ L’accélération du temps
+ Nombreux bâtiments
+ Les décrets variés
+ Rapports très détaillés
+ Créer son leader
+ Les menus bien pensés
+ Le tutoriel complet, à part
+ Continuer après une victoire
+ Nombreuses possibilités
+ L’importance des factions
On n'a pas aimé :
- Un peu répétitif
- Les musiques à long terme
- Construction des routes chaotique
- Ralentissements et chargements
- Le décalage des messages
- Le côté 3.5


Consulter les commentaires Article publié le 22/02/2012 par Julie B.



 
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