Test Trials Rising - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Editeur
Ubisoft
Développeur
Red Lynx
Genre
Arcade
Statut
Disponible
Date de sortie
  26.02.2019
Nombre de joueurs
1
Prix de lancement
24,99 €

Presque 20 ans d’existence pour la série des Trials... Mais si, souvenez-vous, vous jouiez aux premiers épisodes en flash sur Miniclip ! Aujourd’hui, Redlynx n’est plus le petit studio indépendant des débuts. Sous la houlette d’Ubisoft depuis 2011, la série, qui n’avait plus fait parler d’elle depuis 2016, revient avec Trials Rising, un épisode en demi-teinte, mettant sur la table un gameplay parfait, tiré vers le bas par une progression à long terme laborieuse et une invasion de lootboxes et de microtransactions…

Around the world



Les premières heures sur Trials Rising sont un vrai régal. Si vous avez déjà joué à la franchise, vous retrouverez immédiatement vos marques, la recette n’ayant pour ainsi dire pas changé. Trials Rising reprend donc la formule désormais classique ayant fait son succès : un jeu de plateforme à moto, aux commandes simples (accélérer et s’incliner) avec un défilement de gauche à droite dans des environnements variés, tous plus fous les uns que les autres. Si vous n’êtes pas familier avec la licence, pas d’inquiétude, la prise en main est rapide et vous comprendrez très vite comment gérer votre vitesse et orienter votre pilote sur les différents obstacles. Le jeu reste néanmoins un excellent exemple de « facile à appréhender, dur à maîtriser », tant la courbe d’apprentissage peut être élevée et les niveaux les plus extrêmes peuvent être difficiles. Le jeu commence fort en proposant un bon challenge dès les premières pistes, sur lesquelles les vétérans prendront plaisir à chasser les meilleurs temps. Les premières heures sont aussi l’occasion de découvrir l’un des ajouts majeurs de cet opus, l’Université Trials, outil de tutoriel et d’entraînement dédié à l’apprentissage des mouvements, ceux de base comme les plus avancés. Celui-ci est animé par le Professor FatShady, le Youtubeur derrière le compte « University of Trials », qui se retrouve désormais acteur du jeu. Belle initiative de la part d’Ubisoft qui met la communauté au cœur de l’opus en misant sur un personnage public déjà connu des plus amoureux du soft.

Vous débloquerez rapidement de nouvelles pistes, celles-ci étant maintenant réparties sur une carte du monde, vous donnant donc l’occasion de visiter un très grand nombre d’environnements différents. L’occasion de saluer la créativité et la quantité de détails injectés sur chaque tracé. Ils prennent tous place dans des univers très particuliers, inspirés des locations dans lesquelles ils sont situés. Vous aurez ainsi l’occasion de rider sur la tour Eiffel, la muraille de Chine ou encore sur le Mont Everest ! Un bon changement de décors après l’univers purement futuriste de Trials Fusion. Les motos, au nombre de six, n’apportent pas vraiment de nouveautés par rapport aux précédents opus, si ce n’est le tandem utilisable en multijoueur. Les autres sont identiques et on remarque l’absence du Quad et de la Pit Viper, moto dédiée aux figures, cet aspect ayant tout simplement disparu dans Trials Rising. Bien que le jeu soit vraiment fluide, on note des temps de chargement plutôt longs et de nombreux micro freeze en jeu. On regrette aussi que l’environnement musical ne change pas d’un univers à l’autre, une opportunité ratée de nous transposer encore d’avantage dans les environnements. La musique actuelle présente des pistes de qualité, mélangeant rock et hip hop old school, mais en nombre tellement réduit que celles-ci vous taperont vite sur le système.

Chaque région est liée à une ligue, qu’il faudra compléter pour arriver au challenge final. A la différence de son prédécesseur, qui vous permettait de débloquer de nouveaux tracés en accumulant les médailles sur les pistes précédentes, Trials Rising met en place un système de niveau, qui augmentera en fonction de l’expérience gagnée en course. Celle-ci grimpe rapidement sur les premières ligues, vous permettant de débloquer beaucoup de pistes. Malheureusement, tout se gâte une fois arrivé aux alentours du niveau 50 et avec encore plusieurs ligues à débloquer, la vitesse à laquelle vous gagnez de l’expérience diminue drastiquement, transformant une belle expérience en véritable corvée. En effet, le seul moyen de gagner la précieuse expérience à ce stade est de recommencer encore et encore les mêmes parcours, et de relever les « contrats » proposés par des sponsors que vous débloquerez tout au long du jeu. L’objectif sera par exemple de finir la piste dans un temps imparti, de réaliser un certain nombre de backflips ou encore de terminer sans tomber. Bien qu’ils apportent un challenge intéressant et un peu de variété, leur nombre est bien trop réduit pour offrir une progression intéressante. On se retrouve à farmer désespérément l’XP pour progresser et déverrouiller de nouveaux circuits, un choix de game design clairement inferieur à l’opus précédent dans lequel recommencer une course se faisait pour le plaisir de chasser un meilleur chrono et non pas par nécessité pour progresser…

Vous pourrez vous essayer au multijoueur en ligne pour changer un peu d’état d’esprit, mais ne vous attendez pas à une bouffée d’air frais. Celui-ci est parfaitement basique et ressemble finalement trop à l’environnement hors ligne, la seule différence résidant dans le fait que les sept fantômes que vous affrontez sont ceux d’autres joueurs en temps réel plutôt que ceux de l’ordinateur. Le vrai fun se trouve dans le multijoueur local, dans lequel vous pourrez affronter trois amis depuis votre canapé. Avec l’ajout d’une moto tandem, clairement inspirée du « Double Driver » de Trackmania, vous pourrez aussi partager les commandes d’une même machine avec un ami. De nombreuses options de modifications sont aussi disponibles : force de la gravité, moto ou pilote invisible, commandes inversés, suppression de l’inclinaison et bien plus encore. Grosses rigolades en perspective ! L’éditeur de piste fait lui aussi son retour, toujours extrêmement complet, mais toujours aussi peu accessible. Indéniablement l’un des meilleurs éditeurs tant il est possible de réaliser des pistes incroyables, le joueur lambda n’y passera clairement que peu de temps tant la prise en main reste délicate. Le jeu ne proposant aucun tutoriel pour bien utiliser cet outil, on confiera donc aux plus experts la réalisation de nouvelles pistes.

Lootboxes et microtransactions en pagaille

Pour finir, Trials Rising souffre d’un mal que nous espérions voir disparaitre en 2019... Le titre arrive avec un système de lootboxes parfaitement inutile. Vous en débloquerez une par passage de niveau et trouverez à l’intérieur des stickers (beaucoup), des items pour votre pilote (un peu) ou des éléments de customisation pour votre moto (rarement). Vous gagnerez doublons sur doublons, l’ouverture de celles-ci n’entraînant donc absolument aucune satisfaction… Les microtransactions sont aussi de la partie, via la monnaie payante du jeu, les glands. Vous pourrez acheter des éléments de customisation pour votre pilote, dont certains ne sont accessibles que de cette façon. D’une manière générale, ce n’est pas franchement intrusif, les lootboxes ne pouvant même pas être achetées avec de la monnaie réelle, mais le système fait vraiment tache dans Trials. La personnalisation est variée et sympathique, mais rien ne justifie de devoir remettre la main à la poche pour acheter un casque pour son pilote, sinon de s’essayer à un modèle game as a service et à gratter toujours plus d’argent aux plus dépensiers. Un modèle entièrement superflu donc. Pire encore, ne vous impliquez pas trop dans la réalisation d’une magnifique livrée pour votre moto, de très nombreux bugs d’inventaire ont tendance à supprimer purement et simplement vos créations, voire les éléments débloqués.

Point complet
Trials Rising nous laisse finalement un goût amer. Dans ses mécaniques, il est clairement l’épisode le plus abouti de la série. Le gameplay fonctionne vraiment bien et la physique est particulièrement réussie. Les environnements et les circuits débordant de vie sont un régal. Le multijoueur en local pour des parties hilarantes entre amis fonctionne toujours aussi bien. La personnalisation très poussée est aussi agréable, mais vient au prix de lootboxes superflues et de microtransactions. Même si ce point peut être survolé, car il n’est après tout que cosmétique, le jeu souffre réellement d’un game design complètement raté en ce qui concerne la progression à long terme. Celui-ci devient une véritable corvée dès lors que l’on souhaite débloquer l’ensemble des tracés, notamment les plus difficiles. Recommencer incessamment les mêmes pistes et les mêmes contrats pour gratter un peu d’XP casse complètement le côté fun de Trials, au point que l’on repose la manette en se disant : ça n’en vaut pas la peine…

On a adoré :
Les qualités de la série
Gameplay, physique toujours aussi efficaces
De très nombreux tracés
Variété des environnements et attention aux détails
University of Trials, excellent centre d’apprentissage
Courbe de difficulté bien présente
Multijoueur local pour du délire entre amis
On n'a pas aimé :
Système de progression au-delà du niveau 50
Peu de nouveautés coté motos
Des pistes audio répétitives
Système de lootboxes purement superflu
Nombreux bugs, ralentissements et déconnexions
Les temps de chargement
Multijoueur en ligne peu inspiré


Consulter les commentaires Article publié le 08/03/2019 par Arnaud D.


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