Test Tony Hawk's Pro Skater HD - jeux vidéo Xbox One

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Tony Hawk's Pro Skater HD



Editeur
Activision
Développeur
Robomodo
Distributeur
Xbox Live Arcade
Genre
Sport
Statut
Disponible
Date de sortie
  18.07.2012
  2012
Nombre de joueurs
1 à 4
Online
- Contenus
- Classements
Classification PEGI
Thème
Skateboard
Prix de lancement
1200 MS Points

En 1999, toute une génération de joueurs a pu découvrir un nouveau jeu de skateboard portant le nom d’une star incontestée de la discipline, à savoir Tony Hawk. Véritable phénomène sur la PlayStation première du nom, la licence a été déclinée en plusieurs opus sur bien des supports par la suite. Surexploitée, elle a fini par lasser les joueurs, à tel point qu’Activision a fait en sorte de remplacer Neversoft aux commandes de celle-ci. C’est donc Robomodo qui a pris la relève. Mais les opus Shred et Ride ont fait des flops commerciaux et critiques, ce qui n’a fait que ternir encore plus le blason de la série. Face à une concurrence qui a réussi à percer pendant un temps, avant de lâcher l’affaire, Acti a tenu à garder sa licence en vie en jouant sur l’idée des portages/remakes. Ainsi est né Tony Hawk's Pro Skater HD, un mixe entre les deux premiers opus de la licence. Reste à voir si les développeurs ont fait du bon travail…

Assemblage et bricolage




Tony Hawk's Pro Skater HD n’est ni un portage des deux premiers Tony Hawk’s, ni un remake. Il s’agit plutôt d’un mixe des deux opus remis au goût du jour. Au niveau du contenu, on retrouve sept niveaux (dont six à débloquer) qui font partie des préférences des fans de la licence qui ont répondu à un sondage lancé par les développeurs. Les connaisseurs peuvent ainsi retrouver l’Entrepôt, le Centre commercial et Downhill Jam issus du premier volet, ainsi que l’Ecole II, le Hangar, Venice Beach et Marseille issus du second. Pour l’occasion, le casting a été rafraîchi et les amateurs ont l’opportunité de débloquer quatre personnages bonus, donc le célèbre officier Dick et la version de 1999 de Tony Hawk. D’autres bonus sont à déverrouiller (les codes sont aussi de mise), comme l’équilibre infini pour les grinds, le skateur fantôme, le ralenti, etc. Dans tous les cas, si l’un de ces derniers paramètres est activé, la sauvegarde est quant à elle désactivée. Au niveau des modes de jeu, on retrouve le traditionnel mode Carrière qui demande de remplir certains objectifs sur chaque niveau (score, DVD secret à trouver – à la place de la cassette –, lettres S.K.A.T.E. à dénicher et objectifs plus spécifiques), et de récolter les billets qui traînent ci et là. Il faut grosso modo entre une heure et demie et deux heures pour parcourir d’un trait le mode carrière avec un personnage.

Bien entendu, cette durée est variable, selon que vous vous souveniez des opus originaux (rien n’a bougé) ou que vous les découvriez. Le but, c’est bien entendu de remplir tous les objectifs de chaque niveau, et ce avec chaque personnage. C’est répétitif, tout le monde ne se forcera pas à refaire sans cesse des sessions de deux minutes jusqu’à tout boucler, mais c’est le principe de l’époque qui a été conservé. Avec l’argent récolté, on peut notamment booster les stats de notre personnage, s’acheter de nouveaux tricks, voire des mouvements spéciaux à attribuer à des emplacements (combinaisons de touches) vides, ou encore des skates. En revanche, on regrette qu’au lieu d’avoir un éditeur de personnage, le seul petit plus niveau casting soit la possibilité de jouer avec son Avatar (ce qui désactive le sang lors des chutes). Celui-ci ne s’intègre pas forcément bien à l’univers et, à vrai dire, on s’en serait bien passé. Histoire de permettre aux joueurs de rentabiliser leur achat, le titre étant tout de même affiché à 1200 MSP, soit à une quinzaine d’euros, les développeurs ont ajouté un mode skate libre, un mode destiné au scoring, des classements et deux autres modes un peu plus spéciaux. Dans le mode Survie, il faut absolument tout faire pour dégonfler la tête de son perso. Au fil du temps, celle-ci gonfle et, arrivée à un taux de 100%, elle explose. Pour ralentir le processus, on est obligé de faire toujours plus de combinaisons de tricks.

L’autre mode consiste à récupérer le plus rapidement possible des pastilles de couleur. Là où ça devient intéressant, c’est qu’à chaque couleur correspond un mouvement à effectuer. Pour l’exemple, il faut faire un grind pour récupérer une pastille jaune et faire des figures dans les airs (ou plus simplement des sauts) pour chaque pastille rouge. C’est sympathique le temps d’une partie ou deux, mais ça s’arrête là. La grosse nouveauté, liée forcément à l’époque, c’est l’apparition d’une partie de jeu en ligne. En plus des sessions de skate libre, on retrouve le célèbre mode Graffiti qui demande de rentrer des tricks sur des éléments du décor pour les « peindre » de sa couleur. Le but étant d’avoir plus d’éléments que ses adversaires à la fin de la partie. Quant au Trick Battle, il demande simplement de faire le meilleur score de la session. Même si on voit que l’aliasing se fait plus présent, il faut reconnaître que les parties sont stables. Malheureusement, l’introduction de ce mode en ligne a une très lourde conséquence : l’absence de multi en écran partagé. Autant dire que l’on perd une bonne part de fun puisqu’on ne peut pas jouer avec un ami chez soi. Le mode Horse a lui aussi disparu. Si on rajoute à cela l’absence d’éditeur de niveaux, on ne peut que regretter que le contenu soit si léger pour un « épisode best-of », surtout à ce tarif.

100% nostalgie, 100% marketing




On sent plus l’opus marketing pour engranger facilement de l’argent et redorer un poil le blason de la licence en jouant sur la nostalgie des joueurs… Cela se confirme quand on sait que des DLC seront proposés, notamment pour ajouter, moyennant finances, des niveaux issus de Tony Hawk’s 3 ou encore la technique du revert. Cela dit, on apprécie le fait d’avoir le manual, quel que soit le niveau, pour faire péter les high scores avec un peu d’habileté et les statistiques des personnages améliorées. Pour le reste, c’est très accessible. On retrouve le gameplay d’antan (peut-être un poil plus lunaire), avec un bouton pour les ollies, un pour les flips, un pour les grabs et un pour les grinds. Les gâchettes sont elles aussi utilisées, notamment pour changer sa position (regular ou goofy). C’est assez rigide, c’est old school à souhait, mais c’est extrêmement jouissif, surtout quand on a connu les opus originaux. On note pour les petits nouveaux que les réceptions sont quand même exigeantes, les chutes pouvant être nombreuses si on les néglige. Les plus jeunes pourront d’ailleurs être déroutés par la caméra fixe, notamment lorsqu’on est dans des niveaux en intérieur. Dans le centre commercial, selon les passages, la caméra peut devenir une vraie plaie. Les développeurs auraient pu ajouter une option pour opter pour une caméra plus dynamique par exemple.

Les petits gars de Robomodo ont principalement travaillé sur l’esthétisme du jeu. Sur ce point-là, c’est réussi. Sans être une claque visuelle, le titre est agréable à l’œil. On sent que les développeurs ont vraiment tout remodelé avec soin, tout en gardant l’identité d’origine (les niveaux sont toujours aussi bien construits, avec leurs passages secrets et compagnie), plutôt que de lisser le tout comme le font bien d’autres studios en portant des jeux. Excepté quelques retards d’affichage qui surviennent régulièrement au début d’une session, on ne peut qu’apprécier le travail sur l’esthétisme, surtout lorsqu’on met les jeux originaux à côté. En revanche, on regrette sincèrement que le soft soit truffé de bugs. On n’a même arrêté de les compter tellement il y en a. Bugs de collisions à foison, bugs liés à la physique du jeu, les exemples ne manquent pas : corps du personnage qui vole après une chute, modèle du perso qui traverse un tuyau lors d’un grind, mouvements improbables, membres qui traversent les éléments du décor… Même si les titres originaux avaient leurs lots de soucis, on ne peut accepter à notre époque un tel manque de finition. Histoire de finir sur une note plus positive, notons que la bande sonore est composée de morceaux provenant des deux premiers volets et d’autres inédits (moitié/moitié). Dans tous les cas, les musiques collent bien à cette version HD. Dommage qu’il n’y en ait pas plus, la bande-son finissant par tourner en boucle au final.

Point complet
Il est bien difficile de critiquer ou d’encenser ce Tony Hawk's Pro Skater HD. D’un côté, les vieux de la vieille (comme nous) retrouveront très rapidement le plaisir que procuraient les deux premiers opus de l’époque. C’est old school, avec tout ce que cela implique, mais c’est fun, on prend vite ses marques, les niveaux sont toujours aussi bien pensés et on s’amuse entre le mode Carrière, les modes Survie et Hawkman ou encore en ligne, quand on ne cherche pas à faire de son mieux pour s’attribuer les meilleures places des classements. D’un autre côté, les plus jeunes trouveront le titre des plus rigides (le skateur ne descend jamais de sa planche sauf lorsqu’il chute), la caméra fixe parfois horrible (dans les niveaux en intérieur notamment) et, s’ils ne s’intéressent qu’au mode Carrière pour un personnage, ils feront le tour du jeu en une heure et demie, deux heures grand maximum. Cela dit, unanimement, on ne peut que regretter le manque de contenu, le prix bien élevé, les bugs à foison et l’absence de multi en écran partagé, d’éditeur de niveau, d’éditeur de personnage ou encore celle du mode Horse. Difficile dès lors d’être pleinement convaincu par cet opus « best-of » qui exploite pourtant à merveille la fibre nostalgique.

On a adoré :
+ La fibre nostalgique
+ Le design des niveaux d’antan
+ Le travail sur l’esthétisme
+ Survie et Hawkman en prime
+ Les codes/bonus
+ Accessible/réceptions à maîtriser
+ Le manual dans tous les niveaux
+ Bande-son appréciable
+ Multi en ligne stable
+ Le côté old-school…
On n'a pas aimé :
- Sans option plus moderne
- Pas de multi en écran partagé
- Mode Horse porté disparu
- Ni éditeur de niveau, ni de perso
- Carrière courte avec un perso
- Bugs à foison
- Contenu léger pour le prix


Consulter les commentaires Article publié le 28/07/2012 par Vincent P.



 
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