Test The Raven Remastered - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Les jeux d’aventure en « point-and-click », auparavant très populaires, sont désormais une espèce en voie de disparition. Rares sont aujourd’hui les titres à proposer ce type d’expériences, pourtant appréciables, mais destinés à un public plutôt restreint. Les développeurs allemands de King Art Games sont néanmoins parvenus à se faire un nom avec The Book of Unwritten Tales, une production acclamée par la critique à sa sortie le 2 avril 2009. Avant de se pencher sur la suite de son précédent succès, le studio s’est lancé dans une autre œuvre, The Raven : Legacy of a Master Thief. Passée relativement inaperçue à sa sortie le 24 septembre 2013, il s’agissait, à l’instar des principaux autres travaux de King Art, d’une aventure en « point-and-click » sur fond d’enquête policière fortement inspirée des romans de la célèbre écrivaine anglaise Agatha Christie. Le titre n’ayant pas marqué les esprits, il fut dès lors étonnant d’apprendre qu’un remaster allait voir le jour cinq années plus tard. Nommé sobrement The Raven Remastered, il a ainsi fait son apparition sur PlayStation 4, PC et Xbox One le 13 mars dernier. Et comme le titre original, celui-ci n’a clairement pas fait se lever les foules malgré le très faible nombre de jeux du genre disponibles sur les dernières consoles de salon. Vendu 30 euros, l’adaptation de King Art vaut-elle le coup d’investir une telle somme ? Apporte-t-elle réellement de nouveaux éléments à même de susciter l’achat ?

Hercule Poirot… ou presque



The Raven Remastered situe son action en 1964 en plaçant le joueur dans la peau de l’agent Anton Jakob Zellner, un policier suisse présent à bord de L’Orient-Express, le fameux train de luxe traversant l’Europe. En compagnie de l’inspecteur français Nicolas Legrand, il devra tenter de mettre la main sur le fameux voleur de bijoux appelé « Le Corbeau » ou « The Raven » en anglais, d’où le titre du jeu. Les amateurs de romans policiers, et particulièrement ceux mettant en scène Hercule Poirot, apprécieront les nombreuses références disséminées tout au long du périple. En effet, le personnage principal est bel et bien le sosie du célèbre détective belge. Petit et bedonnant, un crâne bien dégarni et une moustache entretenue, seules sa nationalité et sa fonction officielle diffèrent du héros d’Agatha Christie. De plus, les lieux de l’action, mélangeant ceux du Crime de l’Orient Express et de Mort sur le Nil, n’ont évidemment pas été choisis au hasard. L’aventure, découpée en trois chapitres, commence ainsi à bord de L’Orient-Express avant de se poursuivre lors d’une croisière en Méditerranée puis de se terminer en Egypte. Les joueurs ne manqueront également pas de remarquer que l’un des personnages importants de l’intrigue n’est autre qu’une écrivaine de renommée internationale spécialisée dans les romans policiers. Inutile de préciser son identité, n’est-ce pas ? Le scénario est d’ailleurs l’un des rares points forts d’un périple comprenant de nombreux rebondissements. Vols d’objets précieux, meurtres, nombreux suspects, retournements de situation spectaculaires… tous les ingrédients d’un bon roman policier sont présents. Les développeurs ont également eu la bonne idée de permettre au joueur d’incarner, en plus du policier suisse, le voleur et présumé meurtrier lui-même. Une façon intéressante de découvrir certaines scènes d’un point de vue totalement différent afin d’en apprendre davantage sur certaines zones d’ombre de l’enquête.

Il ne s’agit malheureusement que de l’une des très rares satisfactions d’une aventure extrêmement courte et comportant de trop nombreux défauts. La durée de vie est très faible et même le joueur peu habitué aux « point-and-click » en viendra à bout en cinq ou six heures, d’autant plus qu’elle se révèle d’une facilité déconcertante. Les indices et actions à effectuer sautent aux yeux trop rapidement et aucune véritable réflexion n’est demandée au joueur. Un point très décevant et dans lequel réside généralement tout l’intérêt de ce type de jeux. Si, par mégarde ou inattention, le joueur venait à se trouver bloqué, un bouton lui permettra aussitôt de faire apparaître tous les objets avec lesquels il est possible d’interagir. En outre, le carnet dans lequel le policier relate les événements au fur et à mesure de l’avancée de l’intrigue, comporte des aides en indiquant quelles actions effectuer si jamais le joueur venait à être bloqué, ce qui reste très peu probable. En revanche, ce qui est probable, c’est que ce dernier se rende immédiatement dans les menus pour réduire la musique à son strict minimum. En effet, la « mélodie », en plus d’être la même du début à la fin de l’aventure, se révèle beaucoup trop forte au point de régulièrement couvrir les paroles des personnages. A ce propos, les animations faciales sont totalement ratées, les protagonistes ayant tous plus ou moins les mêmes expressions. De surcroît, il faut noter un décalage entre le moment où les personnages ouvrent la bouche et celui où les paroles sont émises. Tout cela casse l’immersion que s’était efforcée d’instaurer le scénario. Et ce ne sont certainement pas les temps de chargement extrêmement nombreux qui vont arranger l’affaire. Impossible de passer d’une pièce à l’autre sans devoir subir un écran noir d’une dizaine de secondes, ce qui devient vite assez ennuyeux. Par ailleurs, il faudra composer avec une caméra capricieuse qui se révèle extrêmement gênante dans les endroits exigus, empêchant le joueur de se situer correctement. Quant au gameplay, « point-and-click » oblige, il se retrouve limité à sa plus simple expression avec seulement quelques touches utilisées pour interagir avec les objets alentours et les combiner au sein de son inventaire.

Un remaster ? Vraiment ?

Les éléments présentés et expliqués dans les paragraphes ci-dessus sont en tous points identiques à The Raven : Legacy of a Master Thief et à ce jeu présenté comme « remaster ». Du moins, c’est ainsi qu’il est nommé. Et vendu. Pour nombre de joueurs aujourd’hui, un titre remasterisé, dont la génération de consoles actuelle est friande, comporte le jeu original retravaillé, au moins d’un point de vue graphique, ainsi que tous les contenus téléchargeables sortis ultérieurement. L’adaptation de 2013 ne possédant pas de DLC, ce dernier point est clos. Reste les graphismes. Ceux de l’original s’avéraient déjà très moyens et ce remaster en fait de même. Hormis quelques petites retouches sans importance et un très léger travail effectué sur les jeux d’ombres et de lumières, le titre est en tout point identique à celui de 2013 et n’est évidemment pas optimisé pour la PlayStation 4 Pro et la Xbox One X. Et il conserve malheureusement les mêmes défauts mis en exergue auparavant. Les seuls changements sont la sortie d’une version boîte là où le jeu original avait opté pour un format dématérialisé et épisodique et n’avait ensuite jamais vu le jour en version physique. De plus, des sous-titres français sont disponibles, ce qui n’était pas le cas lors de la sortie du premier épisode il y a cinq ans. Ceux qui veulent y jouer sans sous-titres devront, par contre, toujours se contenter de l’allemand et de l’anglais. Jouer en version originale sous-titrée à un titre dont le scénario est prépondérant satisfera ceux ayant des difficultés avec l’anglais, bien que l’ensemble ne soit pas difficile à comprendre dans la langue de Shakespeare. Il est également utile de rappeler que The Raven Remastered est officiellement vendu 30 euros. Une somme relativement importante pour un jeu remasterisé, surtout quand le travail effectué n’est que superficiel comme c’est le cas sur cette adaptation.
Article rédigé par Val / Number One
 
L’avis de Val // Un portage plus qu’un remaster !

Lorsque le studio allemand King Art Games a annoncé la remasterisation de The Raven : Legacy of a Master Thief, j’ai été le premier surpris. En effet, pourquoi sortir de nouveau un « point-and-click » plutôt médiocre, sorti il y a cinq ans dans l’indifférence générale, et dont le seul attrait résidait dans son scénario bien ficelé ? Pourquoi remasteriser un titre qui possédait autant de défauts ? Dans ce cas, il aurait fallu les corriger en résolvant au minimum les problèmes de caméra, de temps de chargement et autres soucis d’animations. Or, tout cela a été laissé tel quel. En tant qu’amateur de « point-and-click » et grand fan d’Agatha Christie, je suis extrêmement déçu de cette adaptation que j’espérais retravaillée, ne serait-ce que sur les points cités ci-dessus.


Point complet
The Raven Remastered n’a de remaster que le nom. Avec des graphismes à peine retouchés et les défauts de l’original conservés, le joueur a davantage le sentiment de se retrouver face à un portage plutôt qu’un remaster. Sauf que le prix, lui, est bien celui d’un jeu remasterisé. Débourser 30 euros pour une aventure comportant de très nombreux points faibles, dont aucun n’a été corrigé et dont l’apport graphique se limite au strict minimum, ne vaut clairement pas le coup. Y ajouter des sous-titres dans la langue de Molière ne suffit pas. Les « point-and-click » sont rares sur consoles de salon et les joueurs friands du genre lui préféreront logiquement un « vrai » Hercule Poirot tel que Agatha Chrisite : The ABC Murders, pourtant pas exempt de défauts mais de bien meilleure facture que le titre de King Art. Dommage, il y avait une place à prendre.

On a adoré :
Un scénario intéressant
Pouvoir jouer le policier et le voleur
L’ajout de sous-titres français
On n'a pas aimé :
Travail superficiel sur les graphismes
Facilité déconcertante
Caméra capricieuse
Chargements trop nombreux
Très faible durée de vie
Animations faciales ratées
Musique sans intérêt
30 euros tout de même


Consulter les commentaires Article publié le 28/03/2018 par Vincent P.


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