Test The Last Remnant - jeux vidéo Xbox One

XBOX GAMER
connect�, 41 461 membres  |  Se connecter  -  S'inscrire 
 
 

The Last Remnant



Editeur
Square Enix
Développeur
Square Enix
Distributeur
KOCH Media
Genre
Jeu de rôle (RPG)
Statut
Disponible
Date de sortie
  20.11.2008
  20.11.2008
  20.11.2008
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Thème
Heroic-fantasy
Prix de lancement
59,00 €

Bien décidé à rattraper « l’échec » du pourtant sympathique Infinite Undiscovery, Square a lancé la production de The Last Remnant, un jeu de rôle japonais réalisé à « l’occidentale » avec des affrontements mettant en scène plusieurs dizaines de personnages et une patte graphique qui devait séduire avant tout les joueurs occidentaux. Un pari plutôt audacieux donc, d’autant plus que l’équipe de développement utilisait pour la toute première fois l’Unreal Engine 3 et avait annoncé une sortie en avant première sur Xbox 360.

Le plus mauvais RPG sur nouvelle génération ?




Soyons francs d’entrée de jeu : les RPG n’ont pas vraiment la cote sur nouvelle génération. Au mieux, on a eu droit à des jeux excessivement classiques, comme Lost Odyssey ou au contraire à des titres qui sortaient des sentiers battus mais qui affichaient un système de jeu simplifié et une durée de vie rikiki (Eternal Sonata). Square comptait bien reprendre les rennes et mener la danse avec The Last Remnant, un nouveau RPG conçu pour le marché occidental. Rush Sykes est le fils d’éminents scientifiques. Il mène une existence paisible avec sa petite sœur jusqu’au jour où elle est kidnappée par d’immondes créatures qui le laissent pour mort. C’est alors que Rush se retrouve malgré lui au beau milieu d’un champ de bataille où il rencontre le duc d’Athlum. Il se lie d’amitié pour lui et ce dernier lui propose de l’aider dans sa quête en mettant à sa disposition certains de ses hommes. En contrepartie, Rush doit effectuer quelques missions pour le compte du duc. Parallèlement à cela, on apprend que les règles qui régissent le monde sont régulées par l’utilisation des Rémanances, des pierres aux pouvoirs infinis qui permettent aux différentes villes de se protéger. Le contexte est placé, les figurants disposés. S’en suit alors des combats acharnés aux quatre coins de ce monde fantastique, des conflits politiques, des luttes religieuses et de longs et soporifiques dialogues dans des cinématiques qui semblent durer une éternité. Vous l’aurez compris, le scénario et la mise en scène de The Last Remnant ne sont pas ses points forts. Les connaisseurs auront tôt fait de zapper les cinématiques, tant celles-ci peuvent être agaçantes sur le long terme et n’apportent finalement pas grand-chose, si ce n’est rallonger artificiellement la durée de vie du soft, pourtant déjà bien longue. Il faut en effet compter entre 30 et 50 heures pour boucler The Last Remnant, pour peu que l’on ne perde pas du temps à explorer chaque recoin des décors. Mais encore faut-il avoir l’envie d’aller jusqu’au bout de cette aventure !

Pourtant, l’un dans l’autre, il ne manque pas grand-chose au niveau du contenu. Le titre affiche en effet toutes les caractéristiques d’un jeu de rôle classique, avec des combats en équipe, un système d’affrontements au tour par tour, des menus et sous-menus à la pelle, des boss gigantesques et un univers vaste. D’entrée de jeu, les amateurs remarqueront aussi que les développeurs ont volontairement opté pour un système de déplacement simple et dirigiste. Comprenez par là qu’il vous faut systématiquement passer par une carte pour changer de lieu, que ce soit pour se rendre dans une grotte ou une plaine où vous devez accomplir une quête, ou pour changer de quartier à l’intérieur d’une ville. Le système de jeu vous demande en effet de revenir régulièrement à la cité mère pour obtenir de nouveaux objectifs et accomplir de nouvelles quêtes. Les différentes cités, qui semblent plutôt grandes avant qu’on y mette les pieds, sont en fait très limitées. Le joueur se déplace de quartier en quartier et doit discuter avec divers habitants. Chaque quartier ne fait malheureusement qu’une trentaine de mètres carrés, tout au plus. Résultat, on tourne en rond, on s’ennuie ferme et on accomplit tous les objectifs à une vitesse impressionnante. Les missions sont dans le même ordre d’esprit puisqu’il suffit la plupart du temps de se rendre dans un certain lieu, puis de se diriger à l’aide du pad dans des décors des plus linéaires et exigus (en général), jusqu’à son objectif, puis de le remplir en discutant par exemple avec une certaine personne ou en affrontant un ennemi. L’originalité n’est pas le fort de Square puisque les objectifs se ressemblent tous et que l’ennui ne tarde pas à montrer le bout de son nez.

L'aventure avec un grand A ?




Bien sûr, chaque niveau regorge aussi d’ennemis qui se jettent sur vous aussitôt qu’ils vous voient, et que vous pouvez ensuite éviter en fuyant par une trappe d’escalier ou affronter en lançant un cercle d’appel au combat autour de vous. Passé cette étape, un long et pénible combat se déclenche. Comme vous vous en doutez, le système de combat de The Last Remnant se fait au tour par tour. Il faut donc sélectionner l’attaque parmi les différentes attaques possibles, utiliser des sorts, des pouvoirs spéciaux, sélectionner une marche à suivre, protéger un autre groupe de soldats ou choisir de soigner ses hommes, après quoi le joueur assiste à un combat joliment mis en scène mais souvent très long à suivre. Bien sûr, quelques QTE parsèment les affrontements et vous demandent d’appuyer au bon moment sur la touche affichée à l’écran, mais il n’empêche que d’une part, le jeu demeure atrocement simple, et d’autre part, les combats, la prise en main et les possibilités sont excessivement limitées. On s’ennuie ferme, d’autant plus que les combats durent deux plombes et se ressemblent tous. La seule petite originalité du titre vient des fameuses unions qui permettent de créer cinq groupes de cinq combattants pour affronter les ennemis sur le champ de bataille. Concrètement, vous ne dirigez pas un seul homme mais un groupe. En pratique, cela ne change pas grand-chose étant donné que les combats demeurent très classiques. Cela dit, cela apporte un peu de tactique aux affrontements et permet de varier les plaisirs, surtout que chaque unité peut arborer un style de combat différent et adopter un ordre particulier, avec pour objectif d’attaquer, de défendre ou de soigner une autre union. Il est également possible d’utiliser les fameuses rémanances pour venir à bout de ses ennemis plus facilement. Malheureusement, il ne s’agit que d’attaques plus puissantes qui n’apportent finalement pas grand-chose au système de jeu. En revanche, les différents items que vous récupérez et le système de personnalisation des différents héros s’avèrent assez sympathiques, sans apporter quoi que ce soit au genre.

Néanmoins, le plus effrayant ce n’est pas vraiment le rythme des combats, mais bien l’intérêt de ceux-ci. Il faut savoir que vos personnages n’évoluent que très peu au fil des combats, c’est pourquoi vous pouvez éviter régulièrement tous les combats pour courir jusqu’à la fin du niveau. Au final, on rushe continuellement en se désintéressant de l’acquisition de points d’expérience et on affronte des ennemis souvent très faibles que n’importe quel débutant éliminera sans la moindre difficulté. Beaucoup trop simple et pas assez original, The Last Remnant manque cruellement d’intérêt pour le commun des mortels. Au mieux, il peut s’agir d’une première approche sympathique du genre, mais pas de quoi y passer des dizaines d’heures malheureusement. D’un point de vue technique, on remarquera que la bande sonore s’avère tout simplement excellente, avec des thèmes musicaux très classes et des doublages en anglais satisfaisants. En revanche, les graphismes sont loin d’être aussi réussis, étant donné que d’un côté les cinématiques et modélisations sont plutôt magnifiques et que de l’autre les textures s’affichent souvent avec plusieurs secondes de retard. On a donc l’impression de jouer à un RPG en version bêta, avec en outre un character design assez moyen. Ajoutez à cela un manque d’originalité dans le design, des lieux trop exigus et des décors qui manquent de détails et vous comprendrez vite notre déception…

Point complet
Maladroitement mis en scène, mou, lent, pénible à prendre en main, soporifique et souffrant d’un affichage des textures toujours décalé de quelques secondes, The Last Remnant n’est ni plus ni moins qu’un RPG buggué jusqu’à l’os. Un jeu de rôle maladroit, ennuyant à jouer, beaucoup trop classique dans son approche du genre que les connaisseurs auront tôt fait de laisser de côté au profit d’un Eternal Sonata ou d’un Lost Odyssey. Reste donc une solide durée de vie et de très jolis graphismes, quand ils daignent s’afficher… Sans être un titre immonde, The Last Remnant ne parvient pas à charmer le joueur, la faute à un univers beaucoup trop classique et une mise en scène soporifique. Au final, on tourne vite en rond et on décide d’abandonner l’aventure en cours de route, bien que le titre s’avère plus que complet dans l’ensemble et dans la tradition des RPG de Square. Dommage, car il y avait du potentiel !

On a adoré :
+ Les cinématiques
+ La modélisation des personnages
+ Une très grosse durée de vie
+ La bande sonore
+ Un contenu satisfaisant
On n'a pas aimé :
- Les textures qui s’affichent en retard
- Souvent très linéaire
- Ca rame tout le temps !
- Les combats, longs et monotones
- Les QTE
- Aucune diversité
- Scénario ultra classique
- Mise en scène soporifique
- Décors souvent exigus
- Souvent trop facile


Consulter les commentaires Article publié le 19-02-09 par Etienne F.



 
Xbox Gamer est un magazine online de jeux vidéo informant sur les consoles Xbox Series X|S, Xbox One, Xbox 360 et Xbox de Microsoft. Copyright XGN © 2002-2021