Test The Cursed Crusade - jeux vidéo Xbox One

XBOX GAMER
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The Cursed Crusade



Editeur
Atlus
Distributeur
DTP
Genre
Action Aventure
Statut
Disponible
Date de sortie
  20.10.2011
  25.10.2011
Nombre de joueurs
1

Le moins que l’on puisse dire, c’est que The Cursed Crusade s’est fait attendre. En effet, il a été annoncé en 2007 sous le nom de Crusaders : Invasion of Constantinople, puis il est resté dans l’ombre pendant trois ans, pour ressurgir l’année dernière avec un nouveau nom et quelques changements. Les petits développeurs français de Kylotonn Entertainment se sont donc attaqués aux Croisades, une période idéale pour situer un jeu d’action/aventure. Dans la peau du templier Denz de Bayle, accompagné du mercenaire espagnol Esteban Noviembre, il faut briser la terrible malédiction qui pèse sur eux, le tout sur fond de Guerre Sainte. Un programme alléchant, mais le soft est-il à la hauteur de ses promesses ?

Une petite leçon ?




The Cursed Crusade veut nous offrir une véritable plongée dans l’histoire, et il faut avouer que de ce côté c’est plutôt une réussite, avec de nombreux détails et cinématiques nous exposant les événements agités de l’époque. Le joueur va ainsi suivre la Quatrième Croisade et ses péripéties, de la dette aux vénitiens à la prise de Constantinople. Les personnages historiques sont repris de façon assez satisfaisante et les interludes relatent les principaux événements à la manière de fresques, assorties d’une narration convaincante. Le problème est qu’à force de vouloir expliquer et détailler l’Histoire et les péripéties de nos deux héros, les cinématiques s’enchaînent un peu trop souvent et viennent couper le joueur dans son élan (on peut les passer au besoin). Malgré tout, elles contribuent grandement à la richesse du background. Heureusement, les doublages sont de qualité, avec des acteurs impliqués et des remarques qui font souvent sourire. On regrette que le même soin n’ait pas été apporté à la synchronisation labiale, qui laisse franchement à désirer. Étrangement, malgré cette surabondance de narration, le soft se termine avec un sentiment d’inachevé un peu agaçant. Cependant, sans être exceptionnel, le scénario se laisse suivre et on se plonge dans l’aventure, en traversant Zara, Constantinople et la Basilique Ste Sophie, sans oublier l’incontournable Krak des Chevaliers et d’autres lieux clés de cette Croisade. De ce côté-là, les amateurs d’histoire sont servis, le tout étant appuyé par une bande-son aux accents épiques qui fait merveille et dynamise l’ensemble.

Pour être honnête, ce n’est pas avec sa réalisation que The Cursed Crusade va nous séduire, car elle est vraiment inégale : on passe d’armures réussies et agréables à l’œil à des environnements un peu froids et techniquement limités, avec un level design globalement simpliste, bardé de murs invisibles qui rendent inaccessibles de nombreux endroits. S’il faut retenir quelque chose du point de vue technique, ce sont les innombrables bugs de collisions tout au long du jeu : personnages et armes viennent impitoyablement se fondre dans les éléments de décor. Les impacts d’armes subissent le même problème et sont peu réalistes lorsqu’il s’agit de transpercer les victimes. De plus, il n’est pas rare de se retrouver face à un morceau d’ennemi dont le reste du corps a disparu et dont seuls quelques pixels subsistent, en suspension... Quant à la caméra, elle se plante de temps en temps dans le décor, ce qui est très frustrant lorsqu’un groupe d’assaillants s’acharne sur votre héros : il ne reste qu’à frapper au hasard en croisant les doigts ! Les deux héros sont plutôt raides dans leurs déplacements et un peu lourds en combat, même si ce dernier point peut gêner certains, il ajoute un côté réaliste au titre, car il est rare de voir des chevaliers en armure se déplacer avec l’agilité d’un ninja... Mais le carnage technique ne s’arrête pas là, puisqu’un bug étrange coupant totalement le son oblige à repasser par le menu d’options à chaque lancement pour espérer profiter des voix et musiques ?! Sans oublier l’impossibilité de naviguer dans les menus avec le joystick, obligeant le joueur à se replier sur la croix directionnelle, ce qui laisse franchement à désirer...

Vous vous battez comme des jouvencelles !




C’est avec cette réplique de l’ami Esteban que l’on aborde le côté gameplay du soft, qui vient largement rattraper l’hécatombe technique évoquée précédemment. C’est donc un gameplay riche et assez développé qui attend le joueur aux commandes de Denz, secondé par Esteban (contrôlé soit par l’I.A., soit par un deuxième joueur puisque l’aventure peut se parcourir en solo ou en coopération - en local ou sur le Live -). En ce qui concerne l’I.A., elle est tout à fait honorable, avec des ennemis qui attaquent simultanément plutôt que d’attendre sagement chacun leur tour comme on voit trop souvent. C’est valable aussi pour Esteban, qui se débrouille très bien tout seul, sans que l’on ait besoin de le surveiller en permanence ou d’achever les ennemis à sa place : il apporte une aide précieuse et efficace, dont on ressent clairement le manque lors des rares missions ou le duo se sépare, avec une difficulté qui augmente subitement. De nombreuses armes sont à disposition des héros pour pourfendre l’ennemi avec style et variété, et comme il est possible de les combiner (une dans chaque main), les configurations sont abondantes, sans compter la grosse vingtaine de combos disponibles pour chaque style de combat. On prend ainsi un réel plaisir à alterner les armes et à enchaîner les finishs bien gores à base de décapitations, d’écrasements de la cage thoracique ou d’empalements, d’autant plus que les animations ne sont pas trop vilaines à regarder (hormis les soucis de collisions). Pour accentuer le réalisme, les armes ne sont pas éternelles, elles s’abîment au fil de leur utilisation et, si l’on tarde à en changer, elles se brisent, perdant ainsi une grande partie de leur efficacité. Ici, point de boutique ou de forge, il faut faire avec ce que l’on trouve, à savoir les armes récupérées sur les dépouilles adverses. Entre deux phases de carnage à travers les rangs ennemis, quelques variantes interviennent, telles que l’assaut d’une forteresse, abritée derrière un mantelet, l’escorte d’une baliste à travers la citadelle ou la destruction des hourds d’une place forte. Cependant, ces phases viennent ralentir le rythme du jeu.

En plus de cet arsenal redoutable, le joueur peut compter sur les pouvoirs de la Malédiction (être damné mérite bien une petite compensation en retour !). D’une simple pression sur une gâchette, on passe dans le monde maléfique, peuplé de démons et d’âmes perdues, en accroissant considérablement ses pouvoirs, tout en bénéficiant de quelques magies comme le jet de flammes ou l’aura revigorante, qui permettent de triompher plus facilement des hordes d’ennemis. Mais, comme tout pouvoir a une contrepartie, il est impossible d’y rester trop longtemps, car une fois la jauge consumée, c’est votre vie qui part en fumée, vous laissant face à la Mort, au sens propre du terme. En effet la Mort s’invite régulièrement à la fête lors du scénario et ne rate pas une occasion de s’emparer de vous en cas de faiblesse. Il faut alors tenter de la repousser avec les flammes purificatrices pour la retarder, le temps que votre comparse vous relève. Bien sûr, cette manœuvre n’est pas utilisable à l’infini, car au fur et à mesure des expériences de mort imminente, la Faucheuse gagne en vitesse jusqu’à ce qu’il ne soit plus possible de lui échapper. Autant dire qu’il vaut mieux l’éviter, puisqu’en cas d’échec, il faut retourner au point de départ de la mission : aucun point de passage intermédiaire n’est disponible. En général, ce n’est pas réellement gênant, d’autant plus que les niveaux sont relativement courts, sauf lors de quelques passages plus épineux que les autres qui demandent un peu d’acharnement pour en venir à bout. Mais les combats ne s’arrêtent pas là, puisqu’en plus de la multitude de coups, la maîtrise des brise gardes et autres gardes appuyées est indispensable pour espérer voir la fin du jeu, ces derniers apportant une dimension stratégique au combat. En cas de mauvais timing, gare au QTE débouchant sur l’étourdissement en cas d’échec, ce qui laisse sans défense face aux opposants (qui maîtrisent eux aussi ces techniques). Il est indispensable d’y être attentif, car en plein combat il est facile de les rater, emporté par son élan, et la moindre erreur est lourdement sanctionnée par une avalanche de coups ennemis. Les dégâts subis par les alliés ou ennemis se traduisent par la destruction progressive de l’armure, qui joue sur la résistance du personnage.

Du côté de l’amélioration des personnages, il y a franchement de quoi faire, puisqu’en plus des caractéristiques telles que la force, l’armure, la maîtrise des armes, etc., il est possible de débloquer une grosse vingtaine de combos pour chacune des seize combinaisons d’armes (épées à une ou deux mains, haches, lances, arbalètes, boucliers...), autant dire qu’il faut un moment pour tout apprendre. Il est absolument jouissif d’enchaîner les combos au nom aussi évocateur que la « Vierge de Fer », qui consiste grosso modo à matraquer latéralement l’opposant à l’aide de deux masses d’arme... Ces finishs se réalisent à l’aide des deux touches d’attaque (lourde et légère). Le petit plus est que l’on peut transporter plusieurs armes et les sélectionner grâce à la croix directionnelle, ce qui permet de varier les attaques en fonction des armes ramassées, sans être coincé avec une que l’on apprécie moins. Toutes ces améliorations se débloquent grâce aux points de victoire attribués à chaque niveau : en finir un octroie automatiquement quelques points, mais pour grappiller quelques extras, il est nécessaire d’accomplir quelques quêtes annexes, comme la recherche des coffrets, la destruction des crucifix maudits et la purification d’âmes damnées. A noter que pour recevoir le point, il est nécessaire de trouver tous les éléments de la catégorie, ce qui oblige à fouiller méticuleusement les lieux, dans le monde réel comme dans la malédiction qui, au passage, permet de découvrir des chemins inaccessibles dans la « réalité ». Une quinzaine d’heures seront nécessaires pour voir la fin de The Cursed Crusade, à moduler selon que vous vous contentiez de boucler les niveaux ou que vous cherchiez tous les artefacts dissimulés, avec la possibilité de refaire les missions pour tout y récupérer, sans compter le mode Cauchemar qui se débloque à la fin de la première partie, offrant un challenge de taille aux plus motivés.

Point complet
Si on le prend tel qu’il est, en étant conscient de ses défauts, The Cursed Crusade est un jeu sympathique, à l’ambiance réussie malgré sa réalisation imparfaite. Il séduit principalement grâce son système de combat développé et plutôt technique, ses nombreuses combinaisons d’armes et ses combos sanguinaires. On prend du plaisir à massacrer ses ennemis à travers les différentes étapes de la quatrième croisade, et le jeu prend toute sa dimension en coopération. Les amateurs de cette période y trouveront probablement leur compte s’ils ne sont pas trop exigeants sur la réalisation, qui aurait eu besoin d’un peu plus de temps pour éliminer ses nombreux soucis.

On a adoré :
+ Combinaisons d’armes
+ Nombreux finishs brutaux
+ Humour des deux héros
+ Arbre des compétences solide
+ Mode cauchemar
+ Coop en local ou en ligne
+ Combats techniques
+ Gestion des armes et armures
+ IA qui tient la route
+ Artefacts et âmes à trouver
+ Background détaillé et fouillé...
On n'a pas aimé :
- Un peu trop pour certains
- Plein de bugs de collisions
- Techniquement très léger
- Navigation (menu) uniquement à la croix
- Son à remettre à chaque fois
- Des phases un peu lourdes
- Niveaux assez simplistes
- Soucis de caméra


Consulter les commentaires Article publié le 18/12/2011 par Julie B.



 
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