Test The Chronicles of Riddick : Assault on Dark Athena - jeux vidéo Xbox One

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The Chronicles of Riddick : Assault on Dark Athena



Editeur
Atari
Développeur
Starbreeze AB
Distributeur
Atari
Genre
Infiltration FPS
Statut
Disponible
Date de sortie
  24.04.2009
  07.04.2009
Nombre de joueurs
1 à 12
Online
- Jeu en ligne
Classification PEGI

Thème
Futuriste
Son
Dolby Digital
Prix de lancement
64,00 €

En 2004, Starbreeze Studios a permis à tous les possesseurs d’une Xbox première du nom de découvrir une excellente adaptation vidéoludique des films mettant en scène Riddick (Pitch Black et Les Chroniques de Riddick) nommée The Chronicles of Riddick : Escape from Butcher Bay (dont l’action se situe chronologiquement entre les deux longs métrages). Cinq ans plus tard, les développeurs remettent le couvert sur les consoles de nouvelle génération en nous proposant un disque contenant une édition remise au goût du jour de l’opus original accompagné d’une suite et d’un mode multijoueur. Mais plusieurs questions nous brûlent les lèvres… Le charme du jeu original opère-t-il toujours ? Le lifting apporte-t-il un vrai plus ? Assault on Dark Athena offre-t-il la suite que tous les fans attendaient ? Etait-il judicieux d’intégrer un mode multijoueur ?

Tueur silencieux au sang froid qui donne toujours autant de frissons…




La galette de The Chronicles of Riddick : Assault on Dark Athena contient avant tout la version remise au goût du jour de l’excellent Escape from Butcher Bay. Malgré les cinq années passées, le titre original reste toujours aussi bon et prenant. Si le petit lifting qui lui a été fait permet d’avoir un rendu en haute définition, il faut bien avouer que celui-ci ne masque que très peu le poids des années. Le jeu d’origine étant extrêmement beau pour son époque, on peut se dire que le coup de scalpel a été minimaliste puisque des textures accusent le coup, les graphismes paraissent à peine corrects et les animations font vieillottes. Du coup, cette version HD s’adresse principalement à tous ceux qui n’ont pas joué à l’original tant les modifications apportées paraissent sommaires. Enfin, il est bien difficile de critiquer cette réédition d’EfBB tant le temps n’a eu aucun impact sur le gameplay, l’ambiance et le scénario qui sont toujours aussi savoureux. Il s’agit d’un grand classique offrant un FPS mêlant habilement action et infiltration qui, même en 2009, reste un incontournable. Une expérience différente pour un plaisir de jeu inégalé.

Afin d’éviter de proposer un simple remake, les développeurs ont intégré une suite répondant au nom d'Assault on Dark Athena. Le bon point c’est que celle-ci est directement disponible à partir du menu principal. Ainsi il n’y a pas besoin, pour ceux qui ont déjà terminé la version Xbox, de forcément refaire EfBB pour profiter de la suite. Mais celle-ci, dont le scénario s’inscrit réellement dans la continuité de celui de l’original, divisera les foules. Les plus amers la verront comme un simple add-on sans saveur qui tente de s’accrocher aux acquis du passé sans jamais réussir à véritablement les retrouver. Les autres en revanche reconnaîtront que cette partie est beaucoup plus orientée action qu’infiltration avec de nombreux gunfights mais qu’elle est loin d’être mauvaise pour autant. Si les passages avec des armes à feu ne valent pas ceux des derniers (bons, cela va sans dire) FPS en date, il faut bien avouer qu’ils ont le mérite de défouler. De plus, il est toujours possible de ne garder que ses armes blanches pour continuer à s’infiltrer en s’accroupissant dans l’ombre et en surgissant dans le dos de ses ennemis pour s’en débarrasser rapidement.

Reste que certaines phases de jeu forcent le joueur à avoir une approche bien plus bourrine, notamment lorsque celui-ci est aux commandes d’un mecha ou qu’il trouve un bon gros fusil permettant de coller des projectiles avant de les faire exploser. Certains apprécieront, d’autres non. Inversement, d’autres moments demandent d’avoir une approche vraiment furtive en activant la vision si spéciale de notre cher nyctalope afin qu’il se repère dans des conduits d’aération, qu’il joue à cache-cache avec des droïdes dans des phases orientées plates-formes, etc. Assault on Dark Athena ne fait pas dans l’exceptionnel ni dans la grande nouveauté, mais il s’inscrit dans la lignée du précédent volet avec un scénario certes plus sommaire mais des répliques toujours aussi agréables, une ambiance toujours aussi prenante et un gameplay qui reste de très bonne facture. On regrette simplement que le passage à Aguerra soit un peu ennuyeux puisque, malgré un environnement moins confiné, il alterne maladroitement phases de shoot et moments calmes d’errements.

N’est pas Riddick qui veut…




Enfin, dans le Dark Athena (le vaisseau) c’est une autre histoire et, même si les objectifs poussent à faire quelques allers-retours, le côté infiltration peut être bien plus poussé en jouant avec les nombreux endroits sombres. Les combats au corps à corps, dans la veine d’EfBB, sont toujours aussi excellents et intenses, surtout lorsqu’on enchaîne les combinaisons, les morts subites par derrière et les contre-attaques. Enfin, tout le monde s’accordera sur plusieurs points : cette extension prolonge la durée de vie d’une bien belle manière pour proposer une aventure en solitaire d’une douzaine à une quinzaine d’heures (selon le niveau de difficulté et le fait que l’on connaisse déjà ou non la licence), l’intelligence artificielle est de piètre qualité, l’aspect technique est juste correct, la bande sonore ravit les tympans, surtout que le titre est en anglais sous-titré français, et Riddick (modélisé à partir de l’acteur Vin Diesel) a toujours cette prestance qui rajoute une vraie plus-value au tout. Bref, elle est moins bonne que le premier jeu mais très loin d’être mauvaise.

Dernier ajout et non des moindres sur le papier : la présence d’un mode multijoueur jouable jusqu’à 12 en ligne. Néanmoins, celui-ci restera pour beaucoup couché sur le papier tant il s’avère au final très banal et peu savoureux. Outre les très classiques Deathmatch, Team Deathmatch et Capture the Flag, les courageux qui s’y essaieront pourront tout de même trouver deux modes assez sympathiques : Pitch Black (sorte de chasse à l’homme pour éliminer le joueur incarnant Riddick) et Butcher Bay Riot (sorte de mode à la Counter-Strike ou trois équipes s’affrontent avec la possibilité d’acheter de l’équipement à chaque début de round). Dommage que du lag se fasse sentir et que le tout reste mauvais pour ceux qui feront les fines bouches alors que les moins exigeants le trouveront pas trop mal le temps de quelques parties avant de passer à autre chose. Enfin, afin de terminer sur une bonne note, précisons que de nombreuses cartes éparpillées dans le jeu sont à trouver et récolter afin de déverrouiller divers bonus dont de superbes artworks et autres biographies des personnages principaux. Un petit bonus non négligeable.

Point complet
The Chronicles of Riddick : Assault on Dark Athena est une galette indispensable que tout joueur qui n’a pas connu Escape from Butcher Bay doit impérativement se procurer. Si le mode multijoueur est complètement oubliable, il faut bien avouer que la remise au goût du jour de l’opus original est appréciable (même si on sent le poids des années), surtout que celui-ci reste toujours aussi excellent cinq ans après, et que la suite reste très sympathique malgré quelques fausses notes et un côté action qui prime sur l’infiltration. Pour ceux qui ont déjà joué au jeu original sur Xbox, voire qui possèdent encore la version, nous ne pouvons que leur conseiller de se procurer cette édition de nouvelle génération à petit prix (une vingtaine ou une trentaine d’euros environ). Même si l’intelligence artificielle n’est pas vraiment à la hauteur de nos espérances, la nouvelle campagne prolonge bien la durée de vie, les bonus sont appréciables, le gameplay est toujours aussi bon et l’ambiance des deux aventures est vraiment excellente.

On a adoré :
+ Escape from Butcher Bay toujours aussi culte
+ Assault on Dark Athena très sympathique malgré tout
+ Deux scénarios distincts dans le menu principal
+ Gameplay toujours aussi solide
+ Ambiance des deux aventures
+ Durée de vie bien prolongée
+ Les petits bonus
On n'a pas aimé :
- Multijoueur oubliable
- AoDA reste moins bon qu’EfBB
- Mise au goût du jour minimaliste
- L’intelligence artificielle


Consulter les commentaires Article publié le 13-07-09 par Vincent P.


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