Test The Bridge - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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The Bridge



Distributeur
Xbox Live Arcade
Genre
Réflexion
Statut
Disponible
Date de sortie
  13.11.2013
Nombre de joueurs
1
Prix de lancement
2,00 €

Dans la lignée des jeux indépendants qui fleurissent sur le Xbox Live Arcade, il y a un certain The Bridge qui s'était taillé une sacrée réputation sur PC. Il serait indécent de faire la liste des nominations ou même des prix qu'il a remportés à diverses occasions. Ce puzzle game se situe à la croisée des chemins entre Braid et Les Mésaventures de P.B. Winterbottom, deux titres qui avaient déjà beaucoup fait parler d'eux. Néanmoins, est-ce que le soft tient ses promesses ? Ne serait-ce pas un puzzle game de trop ?

Quand le plafond est aussi le sol




Le principe de The Bridge est très simple sur le papier, comme dans beaucoup de puzzle games. Vous contrôlez un personnage qui va déambuler de tableau en tableau, le but étant d'accéder à la porte de sortie de chacun de ces tableaux. Avec une esthétique en noir et blanc assez proche de celle de Braid, ainsi qu’avec des décors et un personnage dessinés à la main, vous allez évoluer dans un univers inspiré de celui de l'artiste M.C. Escher. Vous parcourez donc des niveaux dans lesquels les lois de la physique n'ont plus lieu. Pour vous aider dans votre périple, vous êtes amené à faire pivoter le décor avec les gâchettes. Par exemple, dans la maison du héros, qui sert de hub, il est nécessaire de la faire pivoter pour accéder au deuxième étage, en marchant sur le plafond. Et pour vous mettre des bâtons dans les roues, au fur et à mesure de l'aventure, vous devrez trouver le moyen de récupérer des clefs, tout en évitant des boules dont le moindre contact vous annihilera, sans parler des vortex qui vous aspireront. Inutile de préciser qu’il est bon de ne pas tomber dans le vide, pour éviter une chute sans fin. Aussi, de nouveaux mécanismes se débloquent au fil de votre avancée pour vous compliquer la tâche. En s'inspirant d'un univers déjà assez complexe, le jeu promet de belles heures de prises de tête, surtout que la difficulté est croissante. Reste que la « véritable difficulté » n’apparaît finalement qu'au troisième et avant-dernier chapitre. En effet, à l'exception d'un ou deux niveaux (et encore), les deux premiers mondes ne présentent pas un véritable défi.

On remercie donc les développeurs d'avoir pensé à mettre en place une sorte de mode « nouvelle partie plus ». En effet, une fois les niveaux principaux terminés, notre personnage a accès aux « mondes reflétés ». On reprend les mêmes et on recommence, avec une difficulté beaucoup plus accrue. Néanmoins, on constate alors que pour arriver à bout des niveaux les plus difficiles, on est plus dans une avancée par l’échec que dans une avancée demandant une véritable réflexion, ce qui est un peu dommage pour un jeu dit « de réflexion ». D'autre part, le titre propose un univers très stylisé, une ambiance particulière, s'inspirant, comme on l'a déjà dit, des œuvres pleine de folie de Escher mais aussi quelque part d’un univers très « lovecraftien ». On a affaire à une direction artistique très travaillée à laquelle on ne reprochera que la musique, un poil répétitive. De plus, cette ambiance n'est pas assez mise en avant par l'histoire. Celle-ci reste superficielle, pour ne pas dire inexistante, et n'est qu'un prétexte pour nous plonger dans les énigmes. Nous n'avons donc pas la sensation de vivre une grande aventure comme ça a pu être le cas avec Gomez dans Fez par exemple. On progresse parmi les différents tableaux, de porte en porte, en en apprenant toujours un peu plus sur le personnage avec lequel on joue, sans pour autant pouvoir s'identifier à lui. On ne cherche pas vraiment à comprendre ce qu'il vit, puisque l'histoire est révélée par de minces indices et, finalement, elle est plus suggérée que véritablement contée.

Critique rédigée par Skander N


Point complet
Midnight City fournit un titre de qualité qui n'est pas exempt de défauts, preuve en est le mauvais équilibrage de la difficulté. Cependant, si les premières énigmes se résolvent facilement, certaines donnent bien du fil à retordre, même aux plus aguerris. De plus, via les « mondes reflétés », on découvre un véritable challenge qui prolonge sensiblement la durée de vie du jeu, compensant une aventure principale un peu courte. Même si l’histoire n’est pas à la hauteur, il faut reconnaître que The Bridge arrive à charmer le joueur avec son univers des plus envoûtants. Avec un prix de vente fixé sous la barre des dix euros, on arrive à lui pardonner certains impairs pour profiter simplement des énigmes proposées, de l’ambiance ou encore du gameplay, plutôt bien pensé. Les amateurs du genre feront une bonne acquisition sur laquelle il y a matière à se casser les dents.

On a adoré :
+ Univers à la M.C. Escher
+ Les dessins à la main
+ Un gameplay malin
+ Les mondes reflétés
+ Prix correct
On n'a pas aimé :
- Musique répétitive
- Histoire un peu légère
- Difficulté mal équilibrée
- Aventure principale un peu courte


Consulter les commentaires Article publié le 19/01/2014 par Vincent P.



 
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