Test The Amazing Spider-Man - jeux vidéo Xbox One

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The Amazing Spider-Man



Editeur
Activision
Développeur
Beenox Studio
Genre
Action
Statut
Disponible
Date de sortie
  29.06.2012
  26.06.2012
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Thème
Super Héros
Prix de lancement
59,00 €

En 2010, Beenox Studio a repris la licence Spider-Man en main pour le compte d’Activision. Afin d’en tirer un maximum de profits, l’éditeur a poussé le studio de développement à sortir un jeu par an. Le premier, Spider-Man : Shattered Dimensions, avait réussi à nous surprendre avec un mélange de quatre univers. L’année suivante, en 2011, c’est le Spider-Man : Aux frontières du temps qui venait squatter le lecteur de notre console. Hélas, cet opus a bien eu du mal à pleinement convaincre, celui-ci présentant clairement une régression par rapport au précédent. Cette année, pour coller à la sortie du film de Marc Webb (reboot de l’adaptation cinématographique de Sam Raimi), Beenox Studio nous offre un nouveau volet nommé The Amazing Spider-Man. Reste à voir si la qualité est au rendez-vous…

Un potentiel mal exploité




Si les deux précédents Spider-Man de Beenox Studio avaient été réalisés sans contrainte particulière, ce The Amazing Spider-Man n’est que le fruit d’une volonté de proposer un jeu pour accompagner le reboot cinématographique signé Marc Webb. Pour éviter de nous servir une simple adaptation du long-métrage, les développeurs ont préféré nous conter la suite du film dans le jeu. Malheureusement, cela donne lieu à un scénario écrit sur un post-it aux ficelles tellement usées que certains « retournements » de situation sont à la limite du ridicule. Notre cher Peter Parker est toujours aussi bavard, ce qui permet d’avoir un semblant de contenu. Si l’humour était plutôt appréciable dans les deux précédents volets, celui de cet opus se révèle être des plus lourds, quand les dialogues ne tombent pas à plat. Quelques répliques sortent du lot, mais elles se font assez rares. Le doublage français, correct dans l’épisode SD et décevant dans le suivant, est ici moyennement convaincant. Certains doubleurs sont juste insupportables, tandis que d’autres arrivent à se détacher du reste. On pense notamment au doubleur de Connors qui s’en sort plutôt bien. Quant à celui de Spider-Man, il a du mal à bien incarner son personnage, surjouant souvent, même s’il arrive à être quelques fois dans le ton, notamment vers la fin du jeu. Dommage qu’il soit si mal servi par les dialogues.

La grosse nouveauté de cet opus, c’est qu’il renoue avec la tradition des Spider-Man en monde ouvert. C’est assurément l’un des plus gros points forts de ce nouveau soft. Libres de nos mouvements, nous pouvons aller où bon nous semble en nous servant des facultés de notre homme-araignée pour nous déplacer rapidement d’un point à un autre (la toile s’accrochant au ciel…). En plus d’offrir des conditions différentes (aube, crépuscule, journée, etc.), cette réplique de Manhattan arrive à convaincre, notamment avec son côté « vivant » des plus appréciables. Le design reste tout de même assez carré et les modélisations sont assez simplistes, mais cela permet d’avoir un jeu fluide. Bien entendu, pour nous aider à nous repérer, nous avons le droit à une carte présente sur notre téléphone, ce qui permet d’identifier les points des missions principales ou encore l’emplacement des objectifs secondaires. La vitesse des déplacements se ressent bien, les sensations lors des chutes libres sont même grisantes. En revanche, les environnements en intérieur, que l’on visite régulièrement durant la trame principale, tranchent totalement. Assez moches, vraiment peu inspirés, ils accentuent en prime l’effet d’aliasing qui devient bien plus agressif, à croire que les objets et les décors ont été bâclés. A vrai dire, c’est tout l’aspect technique qui déçoit. Les PNJ ont été modélisés à la hache et les animations sont sommaires, sans compter quelques bugs de collisions grossiers.

Seul notre héros arrive à bien s’en sortir avec un panel d’animations plus conséquent. Il a profité d’un soin tout particulier et on apprécie de voir son costume se dégrader au fil des combats. L’aventure en elle-même n’est guère passionnante et le début est même assez pénible. Néanmoins, une fois les trois premières missions passées, on arrive à trouver un certain plaisir. Même si on n’a jamais l’impression d’avoir totalement le contrôle de Spidey, le système free-flow implanté permet d’avoir des combats dynamiques. Repris de ce que l’on a pu voir chez la concurrence, ce système particulier permet d’enchaîner les combos, d’esquiver les coups des ennemis grâce au sens de l’araignée ou encore d’effectuer des finishing moves spectaculaires. Quelques QTE sont aussi de la fête, histoire de coller à ce qu’il se fait de nos jours. Ca reste assez simpliste dans l’ensemble, mais ça n’en est pas moins efficace. Afin de compenser quelques soucis de caméra, notamment lorsque Spider-Man se déplace sur des murs ou au plafond (dans les endroits confinés principalement), les développeurs ont ajouté le Web Rush. Cette fonctionnalité permet d’accéder à une vue subjective et de ralentir le temps pour viser un endroit à atteindre, un objet avec lequel interagir ou encore un ennemi à attaquer. Le système fonctionne aussi lors des déplacements dans la ville, pour atterrir plus facilement sur un point précis ou pour récupérer quelques bonus dont nous parlerons plus tard.

Les comics sauvent la mise




L’I.A. n’étant pas des plus futées, les affrontements deviennent souvent bourrins. Néanmoins, entre les robots parfois agressifs, les mutants et les ennemis armés, il faut savoir jongler entre les coups, les esquives et les salves de toile pour éviter de mourir. Quand bien même le rouge devient omniprésent à l’écran, il est possible d’appuyer sur une gâchette pour se retirer de l’action en prenant de la hauteur. Cela ne nous laisse pas toujours à l’abri pour autant, même si on remarque parfois que les ennemis ont la mémoire courte. Les développeurs ont aussi tenu à ajouter des phases d’infiltration. Ils n’auraient pas dû… Extrêmement basiques et simplistes, lesdites phases demandent simplement d’être au-dessus de l’ennemi pour l’attraper et l’envelopper dans un cocon de toile avant de le suspendre au plafond, et ce que l’on fasse une simple ou une double élimination. Il y a bien deux ou trois mouvements différents, mais c’est tout. Avec la caméra qui s’en mêle parfois et un level design paresseux, cela reste au final anecdotique. Malgré tout, au fil de l’aventure, avec l’XP gagnée, on peut débloquer et améliorer certaines capacités. C’est plutôt sympathique. Dommage quand même que les développeurs n’aient pas eu le temps de tout bien fignoler. On regrette que les scripts soient aussi visibles, que certaines incohérences soient si flagrantes (objet transporté par magie, Parker qui s’habille en Spider-Man en moins d’une seconde devant tout le monde, un feu qui se déclare sans raison apparente…) et que les chargements entre chaque chapitre, voire au cours d’un chapitre, soient si longs. Quant à la durée de vie, la déception est assez relative. En effet, celui qui achète le jeu au prix fort pour ne faire que l’aventure principale sera déçu, puisqu’il ne faut pas plus de six heures pour parcourir le jeu en ligne droite.

Néanmoins, ce serait dommage de passer à côté des missions annexes qui permettent justement de profiter de la liberté de mouvements. Celles-ci sont tout de même à faire avec parcimonie, sans quoi leur répétitivité peut finir par agacer. D’une manière générale, mieux vaut faire le titre par petites sessions de jeu pour éviter qu’un sentiment de monotonie ne s’installe. Une fois les crédits visionnés, le joueur a l’opportunité de continuer à explorer la ville (pas de new game +) ou de refaire les missions pour compléter des objectifs annexes. Cela permet aussi de récupérer des preuves audio à collecter ou encore des pages de comics. C’est le point qui va attirer le plus les fans. En effet, il y a plusieurs comics, certains plutôt rares d’ailleurs, qui peuvent être débloqués et lus grâce à une visionneuse de qualité implantée tout particulièrement pour l’occasion. Pour cela, il faut récolter des pages de comics. Les 500 premières sont à trouver par soi-même, soit en cherchant, soit en tombant dessus pas hasard. Une fois celles-ci récupérées, on débloque une fonction qui permet de trouver les 200 dernières (700 au total donc) plus facilement, celles-ci apparaissant sur la carte dès lors que l’on s’en approche. Du coup, si on prend en compte la recherche des pages, des preuves audio et les quêtes annexes, la durée de vie double et devient alors bien plus convenable. Bien entendu, en plus des comics, les fan débloqueront au fil du temps des biographies, des croquis et même de nouvelles tenues pour notre héros.

Point complet
Le plus dramatique avec ce The Amazing Spider-Man, c’est que le jeu a un potentiel énorme. Il reste agréable à jouer, le système de combat est bien intégré, même s’il est moins maîtrisé que dans les jeux Batman notamment, et on prend du plaisir à parcourir une ville vivante en profitant d’une liberté de mouvements exemplaire. Les sensations de vitesse lors des déplacements sont réussies, c’est fluide et notre Spidey est plutôt bien animé. Malheureusement, les délais ont dû avoir raison des petits gars de Beenox Studio. Preuves en sont ce semblant de scénario aux ficelles ultra usées, ces missions annexes très vite répétitives, ces dialogues bien moins réussis que dans leurs précédentes productions ou encore cet aspect technique bâclé. Les fans de l’homme-araignée arriveront sûrement à y trouver leur compte en obtenant le soft à petit prix, notamment pour la collection des comics, le monde ouvert et le dynamisme des combats… Mais les autres auront bien du mal à être pleinement convaincus tant les défauts sont nombreux. Il aurait suffit d’un peu plus d’ambition et de temps de développement pour fournir un jeu de grande qualité. Hélas, en l’état, le potentiel n’a pas été bien exploité.

On a adoré :
+ Les comics à débloquer
+ La qualité de la liseuse
+ Spidey plus soigné que le reste
+ Ville ouverte vivante
+ Les sensations en « vol »
+ Fluide
+ Web Rush pour la précision
+ Les capacités à débloquer
+ Système free-flow appréciable
+ Combats dynamiques
+ Plusieurs missions secondaires…
On n'a pas aimé :
- Vite répétitives
- Les phases d’infiltration
- Aventure principale courte
- Chargements assez longs
- V.F. assez décevante
- Semblant de scénario oubliable
- Dialogues plats, humour lourd
- Le level design en intérieur
- Aliasing agressif
- Modélisations et animations (PNJ)


Consulter les commentaires Article publié le 29/07/2012 par Vincent P.



 
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