Test Tekken 7 - jeux vidéo Xbox One

XBOX GAMER
connect�, 41 461 membres  |  Se connecter  -  S'inscrire 
 
 



Nombre de joueurs
1

Le jeu de combat 3D a connu une très belle époque sur la génération PlayStation, que ce soit avec les Soul Blade, Dead or Alive ou autres Battle Arena Toshinden, Bloody Roar, voire Tobal. Chacun y allait avec son jeu de fight... Mais s'il y en a bien un qui a été au dessus de tous les autres, c est bien Tekken. Principal concurrent du Virtua Fighter des consoles Sega, il apportait une touche différente avec des combats moins sérieux et plus faciles d’accès que son adversaire, qui était bien plus direct, sobre et technique mais qui régnait en maître dans les salles d'arcade. Nous voilà ici avec la septième version du jeu, neuf ans après la sixième, les épisodes Tag Tournament étant des amuse-gueules hybrides donc pas de vraies suites. Le temps a été long, reste donc à voir si la licence s’est bonifiée pour son arrivée sur nos machines actuelles…

The king of the iron fist tournament



Quel trentenaire n'a jamais joué à au moins une itération de la franchise phare de Namco ? Chaque Tekken était attendu comme le messie et chacun des épisodes a eu un succès mérité. Logiquement, le dernier en date n’est pas censé déroger à la règle… On se retrouve donc avec le même principe. Malgré les années, la licence ne chamboule pas sa base, comme l’a fait par exemple Mortal Kombat : on reste dans du combat 3D pur et dur. On retrouve donc les modes Arcade, VS, Histoire et Multi grosso modo. 35 personnages vont s'affronter pour, encore une fois, savoir qui est le meilleur, sachant qu'on retrouve 26 personnages « historiques » et 9 nouveaux (Geese Howard ne sera là qu’en fin d’année). Par contre certains persos parmi les plus appréciés ont disparu, comme Lei Wulong, Bruce Irvin, même s’ils ont pris de l’âge, alors que Panda est toujours là (japan’s power!). Parmi ce beau monde, on retrouve des personnages inédits clichés comme l'italien Claudio Serrrrafino (dit a l'italienne) ou Shaheen, premier représentant arabe de la franchise avec son keffieh sur la tête. En prime, on a Akuma, directement issu de Street Fighter en guest star. Si son intégration est réussie, il fait tout de même un peu tache, ou du moins il semble inadapté, tout comme l’était Heihachi dans SoulCalibur 2 (c’était le seul sans arme). Là c’est l’inverse, Akuma balance ses boules de feu tandis que les autres sont à mains nues, si on excepte la flèche du rital ou les transformations de Jin ou Kazuya.

En combat le jeu reste dans la lignée des précédents. Le fan de la première heure va vite retrouver ses réflexes, le fond restant inchangé. Les mouvements, les prises et autres enchaînements n'ont que très peu évolué, tout comme les graphismes, qui sans être moches, n’exploitent pas vraiment les capacités de la machine. Tous les personnages n’ont pas eu le droit au même traitement, certains étant beaux, d’autres un peu flous quand il n’y a pas un WTF général en voyant Yoshimitsu… qui ressemble à un alien ! Il était dit que ce Tekken serait plus posé, plus lourd, avec moins de combo infinis… Que nenni, ce sont toujours les mêmes réflexes pavloviens... En jouant contre un gros habitué lors d’un tournoi en ligne, on remarque que ce dernier récite ses combos 15 à 20 coups jusqu’à l’écœurement, à tel point qu’on peut se faire exploser sans toucher le sol ou presque. De même, l’I.A. connaît ses persos par cœur, elle ne nous lâche pas, ce qui peut être frustrant pour les néophytes. Les juggles, marque de fabrique de la licence, font toujours aussi mal, même si le rebound de la mort de Tekken 6 semble avoir disparu. Heureusement, certaines nouveautés font leur apparition pour se sortir de ces enchaînements démoniaques ! Hallelujah !

Soit t’es Ken, soit t’es Barbie



Cette année (enfin, 9 ans après, on pourrait dire cette décennie), trois grosses nouveautés font leur apparition pour se sortir de situations délicates : le Power Crush, le Rage Art et un troisième pour prolonger la souffrance, le Rage Drive. Le premier cité est un mouvement qui ne peut être contré qu’avec une projection ou un coup bas. Il permet de traverser un combo adverse, stoppant net l’action de manière rageuse. Il est ultra pratique quand on se fait pilonner… En plus, l’attaque est illimitée, contrairement à la deuxième nouveauté. Le Rage Art, c’est un peu la grande mode de tous les jeux de combat (une marque de fabrique à l'époque des jeux de combat SNK) et Namco ne pouvait pas ne pas faire comme tout le monde... C’est une sorte d'ultra attaque qui fait très mal une fois que notre jauge est au plus bas. Elle colle de lourds dégâts en se déclenchant soit avec une combinaison, soit en appuyant sur une gâchette. On observe alors une attaque tout en puissance et couleur. Plutôt classieuse pour certains persos comme Miguel, elle laisse à désirer pour d’autres. Ce coup bien placé peut rebattre les cartes d’un combat mal engagé. Le seul hic, c’est que le mouvement peut être contré et là c'est le drame…

Quant au Rage Drive, bien placé quand on est auréolé d’un arc bleu, il permet de prolonger un combo ou de frapper très fort. Moins démonstratif, il est plus technique. Il s’agit plus d’un coup pour les joueurs confirmés contrairement à son vdd. En plus de cela, le jeu pratique un système de ralenti quand deux personnages se frappent en même temps, ce qui est assurément le plus impressionnant, surtout quand on se retrouve avec deux jauges vides et que c’est le premier qui touche qui gagne. Ca se passe au coup près, c’est ultra jouissif, d’autant plus quand le ralenti se déclenche et qu'il n'y a aucun contact. Idée fort plaisante ! Par contre, même s’il y a du mieux sur la gestion des hit boxes, il y a toujours autant de distance entre le coup porté et l’impact. Malgré les petits artifices de la série, ça reste triste de toujours prendre un coup qui n’arrive pas. Le temps passe et ils n'ont toujours pas réussi à corriger cela. Il serait temps qu’ils s’inspirent d’autres licences pour dépoussiérer le système. Au passage si vous trouviez le système de Tag ultra sympathique, sachez qu’il n’a pas été prolongé. Dommage, c’était un plus sympathique surtout que le mode bowling issu aussi des Tekken Tag est là (moyennant finance). Autre bon point important, les développeurs ont fait du bon travail pour fournir un online stable. On y trouve du monde et les combats se déroulent dans de bonnes conditions.

Quand heiha chi, yoshimit su…



Ah, le mode Histoire est devenu le nerf de la guerre dans les jeux de combat ces derniers temps, chacun y allant de son aventure rocambolesque. Cette année, la palme du festival revient à Namco… dans la catégorie razzie award. Pourquoi ? Simplement parce que ledit mode est d’une tristesse sans nom avec typiquement des japoniaiseries old school du début du siècle. On parle d’un mode qui accumule toutes les tares : une histoire bateau centrée sur la bataille de la famille Mishima avec un fil conducteur créé à l’arrache, avec accumulation de combats contre des clones et même intervention d’Akuma qui n’a rien à faire là. Il y a bien quelques belles cinématiques mais ce n’est pas ce qu’on retient au final. La difficulté est en dents de scie, même en baissant le niveau, et le tout est entrecoupé d’images fixes avec un narrateur, à la sauce nippone.

Que dire des dialogues, tous se comprenant en parlant dans leur langue d’origine… Le seul bon point, c’est qu’au fil de l’avancée on débloque un match unique pour tous les persos, permettant ainsi de conclure l’aventure de chacun, avec en prime l’humour des fins des précédents opus. Hélas, les temps de chargement sont hallucinants, nous ramenant quelques années en arrière. On n’en finit plus d’attendre. Ajoutez à cela un mode Arcade qui ne permet pas d’atteindre le gros boss ultime et aucune histoire à y raconter, et vous obtenez le minimum syndical à ce niveau. Par contre, ce qui a retenu notre attention, dans les bonus, plus précisément dans le mode galerie, c’est la possibilité de débloquer les cinématiques de tous les Tekken. Un bonus appréciable pour ceux qui se laisseront prendre par la nostalgie. Quant aux modes custom pour personnaliser de manière ridicule son personnage, autant qu’on n’en parle pas…

L’avis perso de Fabrice // Une formule qui marche, sans plus…

Sentiment partagé de mon côté : je suis content et mécontent à la fois. Neuf ans que j’attends ce nouveau Tekken et même s’il garde le même panache, la même vivacité, tout en maintenant le culte Tekken, preuve inébranlable de sa qualité, il reste décevant sur certains aspects. En dehors de la partie combat à proprement parler, Namco s’est un peu vautré. L’histoire sert plus à combler un contenu classique qu’à apporter une plus-value. On est loin de la magnificence dans le style de Mortal Kombat ou des Injustice qui proposent des scénarios parfaitement calibrés et bien mis en scène. Reste que Tekken, c’est Tekken et qu’il me fait toujours ce petit effet. Il va rassembler du monde et les gens vont s’amuser, d’autant que le online est fréquenté et hyper stable.


Point complet
Neuf ans d’attente, neuf ans à espérer le retour du roi des jeux de baston arcade, neuf ans pour ce résultat… Le jeu est très loin d’être mauvais, bien au contraire, c’est un Tekken pur et dur que les fans sauront apprécier. Il est dans la trempe de ses aînés, plus beau malgré tout, plus nerveux, plus varié, plus en accord avec son temps. En revanche, ça manque de prises de risque. Les développeurs ont voulu mettre un peu de tout sans pour autant maîtriser l’ensemble, ce qui crée quelques déceptions. Le jeu est bon mais il serait temps que Namco dépoussière un peu la formule et que les développeurs arrangent ce pauvre Yoshimitsu avant de dégager ce système de personnalisation des personnages totalement ridicule.

On a adoré :
Du Tekken pur et dur
Online de qualité
Bande-son agréable
Débloquer les cinématiques de tous les Tekken
Rage Art, Rage Drive, Power Crush
Les ralentis (coups synchro/finish)
Certaines cinématiques sympas
Tournois avec gains en online
Parfois joli…
On n'a pas aimé :
Mais plus souvent indigne du support
Chargements trop longs
Mode Histoire anecdotique, mou, répétitif
Pas de Tag Team
Yoshimitsu ne ressemble à rien
Déguiser son perso le rend encore plus laid
Les persos à super pouvoirs


Consulter les commentaires Article publié le 19/10/2017 par Vincent P.



 
Xbox Gamer est un magazine online de jeux vidéo informant sur les consoles Xbox Series X|S, Xbox One, Xbox 360 et Xbox de Microsoft. Copyright XGN © 2002-2021