Test Styx : Shards of Darkness - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Styx : Shards of Darkness



Développeur
Cyanide Studio
Genre
Infiltration Plateformes
Statut
En développement
Date de sortie
  14.03.2017
  14.03.2017
  14.03.2017
Nombre de joueurs
1 à 2
Classification PEGI
Prix de lancement
49,99 €

Après l’avoir introduit dans Of Orcs And Men en 2012 et lui avoir offert une aventure solo furtive (Styx Master of Shadows) en 2014 sous le signe de l’infiltration, le studio français Cyanide nous livre la suite des aventures de notre gobelin avec Styx Shards of Darkness. Ce nouvel épisode est-il une simple suite ou tout au contraire un opus amélioré et innovant ?

Sa force, c’est de faire dans la finesse



Nous retrouvons notre gobelin pour sa première mission dans la ville/taudis humain de Thoben pour un simple vol pécuniaire (qui sert en quelque sorte de tutorial). Pas de chance, il se retrouve confronté à CARNAGE, une entité qui ne cherche qu’à éradiquer toutes les peaux vertes. Contre toute attente leur capitaine loue nos services, au lieu de nous faire mordre la poussière et nous demande de voler un sceptre sur un aéronef. Bien entendu, rien ne se passe comme prévu et nous voilà partis pour une aventure qui nous fera visiter la cité Elfe Noire, des villes humaines ou autres endroits nains. C’est là le que nous allons de suite évoquer les premiers gros points forts du jeu : la direction artistique et le level design des vastes et différents environnements proposés, ce qui était un des défauts du premier opus. Ces villes/taudis nous donnent de multiples façons de progresser, il n’existe pas un chemin unique ou une seule façon de finir un niveau ! Vous pouvez vous faufiler sous les tables, vous cacher dans les recoins les plus sombres pour passer dans les trous présents dans les murs, en évitant tous les couloirs étriqués, ou à l’inverse vous joncher en hauteur et passer de poutre en poutre, de balcon en balcon pour finir par passer par une tyrolienne pour atteindre votre objectif final deux étages plus bas. Le jeu offre donc une grande liberté et surtout une belle verticalité.

Nous pouvons améliorer notre gobelin via des arbres de compétences (furtivité, assassinat, alchimie, perception et clonage) grâce à des points PC acquis au fur et mesure que nous complétons les objectifs de missions, primaires comme secondaires. Forcément, ces améliorations sont déterminées par votre façon de jouer : privilégiez-vous l’infiltration pure et dure, sans tuer, en étant dans l’ombre et indétectable ? Ou préférez-vous être le plus efficace même s’il y a besoin d’exécuter un assassinat ? Voulez-vous avoir un clone à la pointe de ces capacités ? Chaque mission propose des objectifs « paliers » or, argent, bronze, tels que déclencher le moins d’alarmes possible, faire le moins de morts possible, finir le run en un temps maxi, ainsi que des objectifs secondaires tels que voler un item, etc. La quantité de point PC obtenue dépendra des paliers atteints lors de ces objectifs. Le gameplay et les mécaniques de jeu se veulent moins rigides que dans le premier épisode (moins d’approximation dans le contrôle de Styx, moins de loupés dans les sauts du fait d’un placement hasardeux de la caméra) et des nouveautés font leur apparition (assassinat depuis les cachettes ou rebords par exemple, s’accrocher et se balancer à une corde, descendre les cordes en tyrolienne, piéger les alarmes).




Avec la liberté offerte par le level design, comme évoqué plus haut, vous avez un choix immense de scénarios à disposition pour mener à bien votre mission. D’ailleurs, n’hésitez surtout pas à vous balader partout, à fouiller le moindre bâtiment de fond en comble pour trouver les ressources nécessaires au craft, potions de vie ou d’ambre, qui vous seront plus qu’utiles lors de votre voyage. Au niveau de l’affrontement, notre héros reste aussi fragile que dans le premier épisode (oubliez donc les assauts héroïques à 1 contre 2, 3 ou plus), ce qui oblige à jouer le jeu de l’infiltration, de la discrétion et de l’assassinat (si vous choisissez cette voie) depuis les ombres. La finesse n’est donc pas une option, contrairement à un Metal Gear, Splinter Cell ou autre Hitman où la discrétion est plutôt considérée comme une option. Attention donc à ne pas faire tomber de vases ou ne pas taper dans une jarre à même le sol quand vous marchez, sous peine d’attirer l’attention des ennemis. L’IA, quant à elle, montre toujours quelques défauts flagrants qui peuvent faire taches. Vous venez d’assassiner un personnage et un garde passe ici faire sa ronde, il y a alors trois choix possibles : il voit le corps et sonne l’alerte ; il voit le corps, passe en mode « attention » un court instant à votre recherche puis reprend rapidement sa route comme si de rien était ; le corps, pourtant à un mètre du garde n’entre pas dans son cône de vision et vous pouvez continuer votre route tranquillement.

À l’inverse, certains ennemis vous détectent de l’autre bout de la cours, avant même de rentrer dans la cité Elfe, dès lors que vous grimpez sur les caisses. Une alarme sonne, vous vous planquez sous la table, personne ne viendra vous y déloger. Ces défauts ne sont pas non plus présents au point de gâcher la session de jeu et l’IA a été améliorée par rapport au premier opus, mais cela reste encore perfectible. À noter la présence de moult références à des œuvres ou jeux tiers qui, à force, peut être un peu lourde, tout comme l’humour du gobelin avec le message balancé, des fois bien piquant, à chaque mort. À vouloir trop troller, le gobelin peut légèrement agacer (vous noterez le jeu de mots…), surtout si vous êtes sur un enchainement de morts sur un passage corsé. Point de vue technique, le titre est un poil au-dessus du premier opus, sans pour autant nous éclater la rétine. Certains environnements ont un rendu global assez pauvre et ne donnent pas forcément l’impression que nous sommes sur la nouvelle génération. Sinon le titre reste fluide, nous n’avons pas constaté de lag ou de chutes de frame. Si nous devions lister un point négatif ici, cela serait peut-être le temps de chargement initial des missions. Concernant la bande-son, elle est assez en retrait par rapport à la globalité du jeu et ne marque pas plus que cela. À noter la présence d’un mode coop, non testé faute d’avoir un joueur dispo, mais dont le principe repose sur le fait que le deuxième joueur contrôle un clone de Styx, personnalisable également. Ce clone a un prix : la barre de vie de Styx est divisée par deux !

L’avis perso d’Aeons // L’infiltration, la vraie !

Cet opus me laissera un souvenir agréable après cette balade, non sans repos et parsemée de morts nombreuses (dont une bonne partie de mon petit Styx).

Critique rédigée par Aeons // Membre XG+


Point complet
Ce nouvel opus brille grâce à un gameplay solide, amélioré par rapport au précédent volet, un système de craft bien vu et un level design de qualité offrant de multiples possibilités pour terminer chaque niveau. La durée de vie est appréciable, le défi en satisfera plus d’un et la rejouabilité est plaisante, d’autant plus si on est un adepte du scoring. Les développeurs nous démontrent non seulement leur savoir-faire mais également qu’ils sont réellement à l’écoute des joueurs puisqu’ils ont pris en considération la plupart des remarques faites sur le précédent. En somme, il ne manquerait qu’à peaufiner l’I.A. et à réajuster un peu le rendu visuel global pour que ce Styx frôle l’excellence de l’infiltration.

On a adoré :
Le level design et ses possibilités
Gameplay solide et plus étoffé
Grosse rejouabilité
Un mode coop
De la vraie infiltration
Durée de vie conséquente
Un studio FR qui donne une sacrée leçon aux autres
On n'a pas aimé :
IA encore perfectible
Vidéos post-mort agaçantes à force
Le rendu global du titre pourrait prendre un petit boost


Consulter les commentaires Article publié le 15/04/2017 par Vincent P.


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