Test Skulls of the Shogun - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Skulls of the Shogun



Distributeur
Xbox Live Arcade
Genre
Stratégie
Statut
Disponible
Date de sortie
  30.01.2013
Nombre de joueurs
1 à 4
Online
- Jeu en ligne
Classification PEGI
Prix de lancement
1200 MS Points

Les jeux de stratégie au tour par tour ne sont pas légion ces derniers temps. Cependant, il y a peu, on a pu constater le retour fracassant d'une série avec XCOM : Enemy Unknown, qui a su redonner ses lettres de noblesse au genre. Il est normal que ça inspire quelques projets. C'est ainsi que Microsoft lance sur le Marketplace, dans la section du Xbox Live Arcade, un titre original nommé Skulls of the Shogun (traduisez « les crânes du général »). Reste à voir ce qu’il vaut…

Même pas la peau sur les os...




L'histoire se déroule dans un Japon féodal en proie à de nombreux affrontements entre clans rivaux. Au beau milieu du champ de bataille, le Général Akamoto, qui ne cesse de cumuler les victoires, pousse ses troupes à combattre toujours plus afin d'étendre son pouvoir et de rendre son nom légendaire. Cependant, après une énième victoire, le général se fait assassiner par un coup d'épée dans le dos et voit sa soif de combats stoppée d'un seul coup… Du moins pour un court instant. Il est déposé sur les rivages d'un lieu inconnu et est apostrophé par un cavalier squelettique quelque peu hostile. Akamoto apprend alors non seulement qu'il est mort, mais qu'en plus, dans ce royaume d'outre-tombe, on ne le traite pas à sa juste valeur. Attaqué, il se défend, vient à bout de son opposant très rapidement et est très vite rejoint par deux badauds impressionnés par sa combativité. En avançant un peu et après un autre combat expéditif, il se retrouve devant une file d'attente d'une longueur de plus de 500 ans. Un peu pressé et vexé de se retrouver parmi tous ces squelettes du peuple à attendre alors qu'il est le Général Akamoto, prétendant au titre de Grand Shogun, il quitte la file et se lance dans une quête à l'ascension. Passer de vie à trépas ne l'aura pas arrêté longtemps. On se retrouve avec un scénario basé sur un humour plus ou moins drôle, d'un personnage bafoué qui se jette dans toutes les batailles possibles pour retrouver son honneur, et en prime, quelques réponses à ses questions.

Qui l'a tué ? Pourquoi ? L'enchaînement d'un combat à l'autre est plutôt bien mené et l'histoire se déroule selon une logique plutôt agréable à suivre. Cependant, on en arrive très vite au bout puisqu’il faut compter à peu près quatre heures pour le terminer dans son mode de difficulté moyen. Le dispositif de combat mis en place est réfléchi tout en restant très simple, et se veut accessible. Cependant, il faudra user de stratégie pour venir à bout des nombreux opposants qui se mettront sur la route du général. Le jeu se déroule en plusieurs phases semblables à des rounds qui offrent chacune cinq actions au joueur et à l'IA. Il faut donc choisir minutieusement chaque mouvement offensif ou défensif afin d'évoluer dans la partie, tout en gardant un maximum de sécurité. En effet, tous les combats se soldent d'une seule et unique manière, la mort de l'un des deux généraux. On utilise donc son pion principal avec parcimonie et on le protège des attaques adverses en plaçant ses guerriers devant lui pour mettre en place un mur défensif, ce qui obligera l'adversaire à attaquer d'abord les sbires. Chaque attaque entraîne par ailleurs une riposte plus ou moins violente. Il faut donc réfléchir à l'unité qui attaquera en premier, en favorisant celle qui a soit une bonne défense, soit une attaque à distance, afin d'affaiblir la cible avant de lui envoyer des attaques au corps à corps.

De plus, il est nécessaire de prendre en compte la capacité de mouvement qui varie en fonction de chaque unité. Au départ, il est possible d'accompagner son général par un fantassin efficace en défense et moyen en attaque, d’un cavalier, disposant de la plus grande étendue de déplacement, ou encore d’un archer qui bénéficie d'attaques à distance. Pour invoquer de nouvelles unités au cours du combat, il faut hanter des temples. Cette action nécessite de placer une unité sur le temple visé et d'attendre jusqu'au tour suivant. Le personnage sera alors vulnérable et ne pourra riposter durant la phase d'action de l'ennemi. Il faut donc agir en restant hors de portée de l'adversaire ou alors protéger efficacement ses arrières. Cependant, le gain d'un temple ne suffit pas puisque chaque unité créée nécessite une certaine quantité de riz. Celui-ci se collecte exactement de la même manière, en plaçant un sbire sur les rizières disposées sur la carte. Ces emplacements sont limités et n'offrent pas des ressources illimitées. Il faudra donc se battre pour gagner de nouvelles troupes et empêcher l'adversaire de collectionner les rizières. Pour l’exemple, créer une unité depuis un autel consume un point d'action. L’aspect stratégie étant très bien pensé, il faut peser les bienfaits et méfaits de chaque acte.

Jusqu'à en perdre la tête




L'une des particularités du titre se retrouve dans la présence de la nourriture qui octroie des gratifications non négligeables. Mais pourquoi parler de nourriture dans un jeu où tout le monde est mort ? C'est simple, lorsqu'une unité est mise à mal et voit ses points de vie tomber à zéro, le squelette disparaît et il ne reste plus que le crâne de celle-ci sur le sol. Il suffit alors de manger ce même crâne pour bénéficier de points de vie supplémentaires. Ceci étant comptabilisé comme une action, soit on attaque, soit on passe à table. Au bout de trois crânes ingérés par la même unité, celle-ci se transforme en samouraï/ninja de l'ombre qui peut effectuer deux actions par tour, ce qui représente un bonus non négligeable. Le jeu se déroule sur cinq zones différentes, qui ont chacune leur identité graphique, ce qui offre une variété de décors intéressante, juste ce qu'il faut pour ne pas se lasser. Agréable visuellement, le titre est un peu moins intéressant au niveau de sa bande-son. Très neutre et peu fournie, elle n'emballe pas vraiment. C’est dommage avec un univers pareil. On aurait pu s'attendre à avoir des musiques d'ambiance plus entraînantes. Pour en revenir aux décors, il existe une petite particularité ingénieuse sur chaque carte pour renverser le cours d'une bataille. En effet, quelques petites failles peuvent être exploitées pour éliminer les adversaires trop imprudents. Ces failles, illustrées par des crevasses ou des rivières, permettent simplement de pousser l'irresponsable par-dessus bord. Radical.

Chaque zone (à part la toute première qui est en fait l'introduction faisant office de rapide didacticiel) se trouve être le terrain de jeu de divinités aux pouvoirs spécifiques. Elles rendront visite à Akamoto de temps en temps et leur emprise sur les combats se soldera par l'invocation de moines. Tout comme les temples et les rizières, les autels sont disposés sur la carte. En capturer un permettra de profiter de l'offrande d'un moine par la divinité qui vit dans la zone. Comme dit plus haut, chacun de ces seigneurs dispose de pouvoirs, et c'est par l'intermédiaire des moines qu'ils agiront. Ainsi viendront s'ajouter des unités vouées à soigner les alliés, faire des dommages à distance ou encore souffler sur les adversaires pour les déplacer, voire les jeter dans les failles évoquées. Un mode multijoueur est aussi de la partie pour pousser l'expérience un peu plus loin. Les parties peuvent être configurées de sorte à les personnaliser. Cependant, il serait plus agréable de jouer contre des amis qui discutent et apportent un peu de vie à la partie, car les phases d'attente à plusieurs sont longues et on peut perdre pied à force de patienter pour jouer son tour. Petite note, il est aussi possible d'affronter des personnes qui jouent sous Windows 8, Phone et RT. Terminons en soulignant la présence de quelques bugs gênants comme un retour direct à l'interface juste avant de lancer une partie, ou encore des défauts de balises qui s'affichent dans les dialogues. Bref, ce sont des soucis trahissant un léger manque de finition.

Point complet
L'équipe de 17-BIT, qui a développé ce Skulls of the Shogun, s'illustre avec un jeu au tour par tour qui est complet tout en restant simple. Les possibilités sont variées, et le joueur est plongé dans une aventure plaisante et drôle. On se plaindra par contre d'une durée de vie trop courte et d'une bande-son bien trop timide pour convaincre, mais le titre reste agréable. Nous allons même plus loin en affirmant que c’est un excellent divertissement.

On a adoré :
+ L'univers
+ La variété des décors
+ Un humour décalé
+ Simple à prendre en main
+ L'évolution des combats
+ Phases de jeu travaillées
On n'a pas aimé :
- Bande-son trop timide
- Quelques soucis de finition
- Plutôt court


Consulter les commentaires Article publié le 11/02/2013 par Manuel-Ange A.



 
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