Test Singularity - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Singularity



Editeur
Activision
Développeur
Raven Software
Genre
FPS
Statut
Disponible
Date de sortie
  25.06.2010
  29.06.2010
Nombre de joueurs
1 à 12
Online
- Jeu en ligne
Classification PEGI
Mémoire
1 Mo
Résolutions gérées
720p, 1080i, 1080p
Son
Dolby Digital
Prix de lancement
69,00 €

En développement durant plusieurs années et presque abandonné par Activision, qui a laissé Raven Software assurer la promo de son FPS comme un grand, Singularity n’aura finalement pas fait couler beaucoup d’encre. Pourtant, ce FPS s’annonçait sous les meilleurs auspices lors de sa première présentation, avec un système de contrôle temporel et une ambiance qui n’était pas sans rappeler celle de BioShock. Le jeu parvient-il toujours à convaincre pad en main ?

Des idées piochées partout




Comme nous l’avons déjà évoqué, Singularity se base sur le concept de la manipulation du temps. Concrètement, le joueur incarne un soldat américain qui doit sauver le monde en retournant dans le passé pour modifier l’avenir et en changeant continuellement d’époque. D’une part, on affronte les forces soviétiques durant la période de la Guerre froide, et de l’autre, on combat dans des décors post-apocalyptiques de terribles mutants et autres créatures cauchemardesques. Les idées se bousculent et s’enchevêtrent de manière plutôt efficace puisque le scénario s’avère plutôt bien monté et met en scène des personnages assez charismatiques. Déjà, quelques comparaisons se font sentir, le titre n’ayant pas grand-chose d’original pour lui puisqu’il se contente de copier et coller des idées trouvées à droite et à gauche. Ainsi, d’entrée de jeu, on se rend compte que l’univers traversé prend beaucoup d’inspiration, d’une part dans BioShock pour ses modifications du physique, ses différents pouvoirs, ses décors sombres et aquatiques, et d’autre part de Metro 2033 pour son univers post-apocalyptique et ses horribles monstres. Même le personnage de Katryn, qui vous seconde durant une bonne partie de l’aventure, semble plagié sur l’Alex d’Half-Life 2. Des références comme ça, on en trouve des dizaines, voire des centaines dans ce Singularity qui va même jusqu’à rappeler la scène de combat contre les aliens géants de Blacksite lors du passage du train. Certes, il y a de quoi être déçu vu le manque de nouveautés à découvrir, mais il faut reconnaître que le soft demeure agréable à parcourir et que le scénario s’avère assez sympathique pour nous tenir en haleine.

Du côté du gameplay, le jeu mélange différents passages : ceux dans le passé, où il est question d’un simple FPS à couloirs, ceux dans le futur, plus orientés survival, avec généralement l’utilisation des pouvoirs, et enfin quelques énigmes basées sur la physique et vos capacités. Concrètement, il s’agit régulièrement de détruire une caisse en lui faisant reprendre sa forme future, pour ensuite lui rétablir sa forme passée en dessous d’une porte afin de soulever cette dernière et pouvoir passer. Les idées sont là, elles s’avèrent relativement bien exploitées, mais on ne peut s’empêcher de se dire que Raven aurait pu davantage pousser la chose, car finalement, les voyages dans le temps sont très simplistes et on ne peut pas vraiment manipuler le temps comme on le voudrait. Le gros défaut de ce mode solo, c’est bien entendu qu’il est excessivement linéaire, scripté, prévisible et finalement assez court. Comptez cinq à six heures pour boucler l’aventure, guère plus. Heureusement, le soft demeure agréable à parcourir grâce à ses ennemis variés, à son ambiance très sombre, aux effets gores et glauques (décapitations, démembrements et autres suffocations), à ses armes parfois assez funs (dont l’une permettant de diriger des projectiles) et aux doublages français de très bonne qualité. Côté réalisation, il n’y a pas non plus tant à redire. Les développeurs ont fait du beau boulot, même si certaines textures laissent à désirer et que le jeu demeure bien trop linéaire. Les modélisations des personnages sont fines et réussies, les animations sont excellentes et les décors disposent d’une certaine ambiance.

Dommage tout de même que la diversité ne soit pas le fort de Singularity et, surtout, que le manque d’originalité tue le soft à petit feu puisqu’on n’est finalement jamais surpris par ce qui se passe dans ce titre. Reste alors le fameux mode multijoueur, jouable jusqu’à 12 seulement, qui offre deux modes principaux : le traditionnel mode Deathmatch, pas très attrayant, et le mode Team Deathmatch qui offre lui une grosse originalité : deux équipes de six joueurs s’affrontent en effet en incarnant deux espèces différentes, d’une part les humains et leur arsenal de choc et de l’autre les monstres et les différentes classes qui composent leur armée. Ainsi, le joueur peut grimper sur les murs, bondir sur ses adversaires ou les asperger d’acide en utilisant diverses bidasses monstrueuses. L’idée est plutôt sympathique et le mode multijoueur s’avère relativement efficace. Dommage tout de même que les maps ne soient pas mieux conçues et qu’il soit impossible de jouer à plus de douze. En l’état, c’est un petit bonus qui fait gagner quelques points à ce FPS qui s’annonçait si original à la base et qui n’est pourtant finalement qu’un (bon) condensé d’idées déjà vues. A se procurer donc, mais de préférence à petit prix vu ses nombreux petits défauts.

Point complet
Au final, ce Singularity s’impose comme un très sympathique FPS qui aurait très clairement pu créer la surprise si seulement son mode solo s’était avéré plus long, plus réussi et si le soft parvenait à prendre davantage de distance par rapport à BioShock et Metro 2033. En l’état, il donne l’impression de n’être qu’un mixe d’idées piochées dans plusieurs productions, sans trop d’imagination, mais néanmoins avec talent. Il n’y a rien de bien original, mais il reste tout de même un FPS fort honnête, qui saura convaincre les amateurs du genre et leur faire passer un bon moment face à leur écran grâce à son scénario haletant et son ambiance lourde et glauque.

On a adoré :
+ Scénario sympathique
+ Réalisation réussie
+ Doublages français de qualité
+ Mode solo très sympathique
+ Mode multijoueur agréable
+ Le côté gore et glauque
On n'a pas aimé :
- Trop court en solo !
- Rien de bien original
- Trop copié/collé de BioShock et Metro
- Quelques textures
- Aucune surprise


Consulter les commentaires Article publié le 08/08/2010 par Etienne F.



 
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