Test Shift 2 Unleashed - jeux vidéo Xbox 360

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Shift 2 Unleashed



Genre
Course
Statut
Disponible
Date de sortie
  31.03.2011
  29.03.2011
Nombre de joueurs
1
Thème
Automobile

En 2009, Electronic Arts a voulu apporter un vent de fraîcheur à la licence Need For Speed en confiant un certain NFS Shift à Slightly Mad Studios. Offrant une orientation différente des opus plus traditionnels, Shift avait réussi à séduire la plupart des joueurs avec sa vue cockpit dynamique délicieuse et son gameplay variant constamment entre arcade et simulation. Malgré tout, il était assez difficile de vraiment le considérer comme un NFS à part entière… L’éditeur l’a bien compris et a joué dessus pour en faire une franchise à part entière ou presque. La preuve, le titre de la suite laisse tomber le nom de la licence, qui reste tout de même mentionné sur la jaquette. Outre cet aspect plus commercial qu’autre chose, il est surtout bon de se pencher sur ce Shift 2 Unleashed pour voir si les défauts du premier ont été corrigés et si la qualité est toujours au rendez-vous.

Du fun en barres




Après une cinématique d’introduction fort appréciable, le joueur est amené à faire un petit essai pour d’ores et déjà déterminer la difficulté et les réglages qui lui correspondent le mieux. Ce n’est pas nouveau, mais ça permet toujours de partir sur de bonnes bases pour avoir un titre accessible offrant une marge de progression. Bien entendu, malgré les indications données par l’essai, il est toujours possible de fixer tous les paramètres tout seul, que ce soit par rapport aux aides à activer ou non, au niveau de difficulté des adversaires ou encore au niveau de la conduite. Il y en a vraiment pour tout le monde. Ceci fait, outre un mode rapide des plus classiques, on se penche rapidement sur le mode carrière du jeu. Quelques modifications y ont été apportées, le système d’étoiles ayant notamment été abandonné. Désormais, l’évolution se fait au travers de deux systèmes parallèles, à base d’XP et de monnaie virtuelle. Le premier permet de monter en niveau (on atteint relativement rapidement le maximum) et de débloquer bon nombre de bonus ainsi que de nouveaux défis, tandis que le deuxième est indispensable pour s’offrir de nouveaux bolides et autres pièces pour les améliorer. On apprécie d’ailleurs l’idée de pouvoir choisir l’ordre dans lequel réaliser les défis débloqués, sans compter qu’il n’est pas nécessaire de tous les faire pour boucler le mode solo. On commence doucement avec des voitures Modern D et on termine avec le championnat GT1, le tout en variant quelques peu les activités, entre les courses classiques, les éliminations, les contre-la-montre, etc.

On retrouve même les épreuves de drifts qui diviseront les joueurs. La maniabilité sera assurément au centre du débat, le drift demandant une concentration de tous les instants et un certain doigté pour continuer à drifter tout en gardant une trajectoire correcte. Afin de dynamiser un peu le tout, les développeurs ont fait appel à Vaughn Gittin Jr qui se charge de prodiguer quelques conseils et d’assurer la visite. Ses commentaires ne sont pas forcément exceptionnels, mais les fans du pilote apprécieront. Malgré la volonté d’offrir une progression un peu encadrée mais suffisamment libre pour satisfaire tout le monde, il faut bien reconnaître que le mode carrière est loin d’être passionnant. Il manque assurément une couche supplémentaire d’enrobage, surtout que les chargements longuets n’aident pas à s’y plonger pleinement. Reste que l’on a plaisir à essayer de remplir les objectifs secondaires, comme faire un tour parfait, un dépassement propre, etc., pour gagner toujours plus d’XP. Bien entendu, le but du jeu pour les fans de course, c’est de battre des records et de débloquer toujours plus de voitures. De ce côté-là on est plutôt bien servi, surtout que l’on retrouve des bolides moins répandus dans l’univers du jeu vidéo aux côtés de petites merveilles. Les circuits ne sont pas en reste (réels ou inspirés de certains qui existent) avec des modélisations de qualité, notamment au niveau des dénivelés.

A cela, il faut ajouter différentes vues dont la fameuse vue cockpit, toujours aussi intéressante. Mais les développeurs ont voulu aller encore plus loin en termes d’immersion en ajoutant une vue casque. Bien qu’elle demande un petit temps d’adaptation, elle se révèle être tout simplement sublime. Encore plus dynamique, elle jouit de quelques effets accentuant les sensations de conduite et de vitesse, sans compter que le point de vue est modifié en temps réel, notamment pour cibler la sortie d’un virage. La vue extérieure est quant à elle la moins intéressante, accentuant quelques défauts au niveau des modélisations des voitures et montrant des rendus de textures assez fades, et ce même si le titre est des plus appréciables à l’œil en mouvements. L’ambiance, extrêmement travaillée, n’est pas étrangère au plaisir que l’on ressent lors des courses. En effet, les bruitages sont de très bonne qualité et les moteurs rugissent, assurant le spectacle sonore. A vrai dire, le tout est tellement immersif et grisant en vue casque que l’on a vraiment du mal à changer de vue par la suite. Au niveau de gameplay, les développeurs ont repris les bases du précédent volet et les ont affinées, réduisant notamment les effets de survirages.

L’agressivité à l’état brut




Mais ce n’est pas tout, puisque ces derniers ont touché quelque peu à la direction, qui s’avère un peu plus élastique avec un léger temps de réaction. Si cela passe inaperçu avec les premiers véhicules, l’effet s’accentue lorsqu’on passe sur des bêtes de courses. La conduite est encore plus exigeante et cela se ressent lorsqu’on opte pour les réglages de niveau Elite qui font disparaître toutes les assistances. On arrive tout de même à s’y faire, même si ça peut devenir frustrant lorsqu’on se plante dans le dernier tour d’une course par exemple. La bonne nouvelle pour les fans du genre, c’est qu’il n’y a pas de flashbacks et autres types d’aides permettant de revenir facilement dans la course en cas de plantage. Ici, la moindre erreur s’avère fatale. Il en va de même pour la gestion des dégâts puisque, outre ceux qui touchent l’esthétisme, les chocs ont une véritable influence sur la mécanique. Le système reste assez tolérant et le moteur physique est clairement à perfectionner, notamment lors des collisions, mais le tout reste viable pour accentuer la nécessité de se concentrer sur la course du début jusqu’à la fin. Le souci, c’est qu’un sentiment de frustration devrait gagner bon nombre de joueurs... En effet, les développeurs n’ont pas fait l’effort de revoir l’intelligence artificielle. Résultat des courses, on se retrouve avec des adversaires qui se montrent agressifs et qui ne font rien pour éviter la collision. Dépassements propres, gestion de l’angle d’attaque, ces notions sont totalement inconnues au bataillon. Quand on couple ce fait à l’exigence du gameplay, il faut bien avouer que certaines courses demandent une concentration de tous les instants.

Bien entendu, le jeu reste très modulable pour gommer les effets en réduisant notamment la difficulté ou en ajoutant les aides, ce qui permet tout de même de garder une certaine accessibilité pour les néophytes et autres amateurs. Quant aux connaisseurs, ils ont toujours la possibilité de passer par les paramètres avancés pour régler bon nombre d’éléments (rapports de vitesse, suspensions, etc.) afin de réussir à obtenir une conduite qui leur corresponde plus et qui soit parfaitement adaptée pour faire tomber les chronos. La petite nouveauté, c’est qu’il est possible de sauvegarder les réglages en fonction des circuits, tout en gardant la possibilité de régler les paramètres à la volée en début de course. Il en va un peu de même pour les HUD, qui permettent d’afficher plus ou moins d’éléments de contrôle (pour les pneus par exemple). On apprécie aussi la mise en place du rétroviseur central en opacité dans les compteurs des vues extérieures. Cela fait partie des détails, mais c’est ce qui permet aussi de s’apercevoir de l’attention apportée à la finition. Par exemple, on aime le fait de retrouver du gravier sur la route suite à une légère sortie de l’un de ses adversaires. Au registre des gros points forts, on note l’intégration de courses de nuit et à la nuit tombante.

Extrêmement bien réalisée et tout aussi jouissive que les autres, elles mettent en plus en avant la qualité de la gestion de la lumière et des effets associés, surtout que le frame-rate reste des plus corrects. Enfin, pour rallonger la durée de vie et continuer à débloquer du contenu, les joueurs sont invités à jouer en ligne, du moins s’ils ont un Pass Online (sans quoi ils doivent débourser quelques euros supplémentaires ou profiter de l’essai de 48H). Ce dernier profite d’un code réseau solide, les courses sont assez variées et il y a plusieurs paramètres intéressants pour jouer sur un même pied d’égalité ou presque (imposer une vue ou une classe de voitures par exemples). Le petit plus de ce mode, outre le fait de pouvoir courir jusqu’à douze, c’est l’intégration de l’Autolog, ce système communautaire qui permet d’interagir avec les amis, de laisser des messages ou encore de comparer toutes ses statistiques. Le système apporte un côté compétition très appréciable et le système fonctionne très bien. Néanmoins, mieux vaut vraiment y jouer avec des amis, la communauté pouvant plomber certaines parties, en optant notamment pour une conduite agressive et irrégulière. Ceci dit, il y a de quoi rajouter pas mal d’heures au compteur, même si on regrette que les développeurs n’aient pas pensé à intégrer du multijoueur en local en écran splitté.

Point complet
16/20
Avec Shift 2 Unleashed, Slightly Mad Studios arrive une fois de plus à nous offrir une jeu de course mélangeant bien arcade et simulation, avec d’un côté une conduite assez dynamique et d’un autre un gameplay plutôt exigeant. On regrette tout de même que les développeurs n’aient pas forcément tenu compte des remarques faites sur le précédent volet, l’I.A. étant toujours agressive, la météo et le multi en écran partagé aux abonnés absents, le moteur physique à améliorer et les chargements longs. Les épreuves de drifts diviseront toujours les joueurs et le Pass Online fera grincer quelques dents. Néanmoins, il ne faut pas cracher dans la soupe. Le titre est extrêmement plaisant à jouer, les sensations sont au rendez-vous et la nouvelle vue casque est immersive et extrêmement grisante. La bande sonore participe activement à l’ambiance en course et on prend un réel plaisir à piloter les bolides, à les améliorer et à tester ses limites sur les circuits aux dénivelés très bien rendus. Il y a en prime une tonne de paramètres à régler pour que chacun puisse moduler l’expérience en fonction de ses envies. Du côté du multijoueur, l’Autolog apporte une couche de convivialité très appréciable et permet de rallonger la durée de vie en jouant sur l’esprit de compétition entre les joueurs. Au final, c’est une réussite même si quelques points noirs, plus ou moins gênants selon les profils, viennent entacher l’expérience.

On a adoré :
+ Vue casque jouissive
+ Contenu satisfaisant
+ Bon mélange Arcade/Simu
+ Pilotage très plaisant
+ Bande sonore délicieuse
+ Les courses de nuit
+ Plein de paramètres
+ L’Autolog
+ Code réseau de qualité
+ Tracés réussis
+ Visuellement assez agréable
+ Le système de progression
On n'a pas aimé :
- Carrière peu palpitante
- I.A. agressive
- Pass Online
- Absence de la météo
- Moteur physique à améliorer
- Les drifts pour beaucoup
- Chargements assez longs
- Pas d’écran partagé


Consulter les commentaires Article publié le 23/01/2012 par Vincent P.


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