Test Seasons After Fall - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Seasons After Fall



Genre
Plateformes
Statut
Disponible
Date de sortie
  16.05.2017
  2017
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Prix de lancement
19,99 €

La talentueuse équipe montpelliéraine de Swing Swing Submarine nous avait gratifiés de deux excellents puzzle-games : Blocks That Matter et Tetrobot & Co. Loin de s'en satisfaire, elle présente un projet plus ambitieux couvé en son sein. Quelques années auront été nécessaires mais voici enfin que leur volonté de proposer un jeu mêlant plateforme et puzzle, le tout avec une narration plus développée que par le passé, prend enfin forme. L'attente en valait-elle vraiment la peine ? Allons vérifier ça au fil des saisons !

Renard, chenapan !



Comment pourrait-on commencer cet avis sans parler de la réussite formelle éclatante du titre ?! Le visuel sera forcément le premier choc sensitif pour le joueur tant le graphisme flatte la rétine. Seasons After Fall vous met dans la peau d'un renard, ou plus précisément dans la peau d'une graine en symbiose avec le mignon goupil. L'aspect dessiné, crayonné, les décors aux couleurs chatoyantes défilant en arrière-plan d'un renard qui court et saute avec une grâce absolue, nous régalent. Oui, on peut le dire, l'animation de ce renard est au poil ! On s'emballe devant cette nature enchanteresse et c'est sans compter sur le développement des premières heures de jeu qui offrent rapidement la possibilité de changer les saisons à la volée via un simple coup de stick droit. Partir à la recherche des gardiens des saisons nous donnera ce pouvoir et chaque décor se transformera alors sous nos yeux ébahis, passant de la vivacité solaire de l'été à la froideur blanchâtre des neiges de l'hiver, en passant par l'étrange aura orangée de l'automne ou les douces pluies du printemps. Le travail d'orfèvre du studio français prend tout son sens et on se rend compte que ce n'est pas un terrain de jeu mais bien quatre que cette aventure nous offre. Pas en reste, loin de là, l'accompagnement sonore est d'un raffinement incroyable pour une production de cette taille. Les partitions principalement nappées de cordes soulignent à la perfection l'étrange poésie qui se dégage du titre et pas une fausse note ne vient entacher ce bilan. Les bruitages sont tout aussi agréables mais s'il y a bien une chose que l'on retiendra par dessus tout, c'est l'extrême qualité du doublage français. Si Seasons n'a que deux narrateurs, les doubleurs ont mis du cœur à l'ouvrage et les sentiments que procure le jeu sont totalement exacerbés par les voix d'Adeline Chetail et de Vincent Grass, que du bonheur !

C'est beau mais après ?



Maintenant que le constat est fait sur la forme, il faut parler du fond qui, il faut bien l'avouer, souffre déjà un peu plus. Seasons After Fall prend la forme d'un jeu de plateforme classique. Les premières heures proposent une véritable balade bucolique tant la difficulté est inexistante. On explore les lieux, guidé par la voix de la narratrice, et on résout quelques énigmes sans vraiment se casser la tête, d'autant plus que l'on n’acquiert les différentes saisons qu'au fur et à mesure de notre avancée. Le sublime renard se contrôle avec plaisir même s'il faut s'habituer à une certaine latence dans ses sauts. On trouve son rythme assez vite et, de toute façon, il n'est pas question ici de passage réclamant un timing parfait. Jusque là, on apprécie tout en se disant que le jeu est parfait pour jouer avec ses enfants. Malheureusement, une certaine redondance s'installe. Le jeu ne proposant pas de carte, on fait des allers-retours nombreux, il peut même arriver de se perdre un peu bêtement… D'autant plus que l'accompagnement ultra présent en début de jeu disparaît presque complètement pour laisser place à des objectifs parfois un peu flous. Dommage, car les puzzles environnementaux sont quant à eux très bien implémentés. C'est avec amusement que l'on bascule en hiver pour faire apparaître un tas de neige servant de plateforme, que l'on revient en automne pour voir les feuilles voler et offrir d'autres accès, etc. Sur le dernier quart du jeu, il faudra d'ailleurs faire preuve d'un peu plus de jugeote pour se sortir de certaines situations. Reste que dans le foisonnement des magnifiques décors, il n'est pas toujours aisé de repérer certains mécanismes et que l'on pourra parfois regretter des énigmes moins bien calibrées.

L'éclosion d'une belle œuvre



Seasons After Fall est tout de même globalement une réussite. Profitant de toutes ses qualités artistiques, il distille des thématiques fortes intéressantes qui vont au delà de la simple fable écolo. Il s'agit non seulement de mère nature, mais aussi du cycle de la vie, des responsabilités qui nous font grandir, de la confiance dont on doit faire preuve envers l'autre pour qu'il puisse s'épanouir dans une véritable sérénité. Il ne s'adresse alors plus seulement aux enfants, autant par sa courbe de difficulté un peu abrupte que par ce qu'il a à raconter. Son univers envoûtant et onirique vous transportera dans ces diverses considérations au fil de 6 à 7 heures qui resteront certainement ancrées dans vos mémoires de joueurs. Et puis, les plus assidus auront quelques objectifs optionnels, qu'il s'agisse de faire fleurir l'intégralité des parterres disséminés un peu partout ou de trouver les quatre terriers où le renard pourra flâner dans des rêves donnant encore quelques éléments supplémentaires à la compréhension de l'histoire. De quoi en prime récolter assez facilement les 1000G de succès si chers à la communauté Xbox.

Point complet
Seasons After Fall coche aisément toutes les cases du projet indé réussi : des idées de gameplay intelligentes, une patte artistique de très haut vol et une histoire à raconter offrant plusieurs angles de réflexion. Il faut toutefois contraster un peu le jugement final car il souffre quelque peu lorsqu'il s'agit de tenir le rythme et l'équilibre sur le long terme. Le titre reste malgré tout dans le haut du panier des jeux indépendants et son expérience au charme fou est à faire pour tous les amoureux de jeux différents et d'expériences poétiques.

On a adoré :
Une direction artistique incroyable
Musique au top
Des doublages d'une qualité rare
Histoire et personnages attachants
Des thèmes intéressants
Plein d'idées de gameplay
Durée de vie honnête
On n'a pas aimé :
Pas de carte
Pas mal d'allers-retours
Lisibilité parfois problématique
Courbe de progression abrupte


Consulter les commentaires Article publié le 06/09/2017 par Cédric B.


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