Test Sea of Solitude - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Développeur
Jo-Mei Games
Genre
Aventure
Date de sortie
  05.07.2019
Nombre de joueurs
1

Après les bons Unravel, Fe ou encore A Way Out, EA a dévoilé lors de l’E3 un nouveau titre EA Originals : Sea of Solitude (S.O.S). Développé par le studio berlinois Jo-Mei Games et inspiré de l’expérience de sa créatrice Cornelia Geppert, le titre nous met dans la peau de Kay dans un monde parfois lumineux, parfois obscur, pour découvrir une épopée narrative cherchant l’émotion du joueur. Comme son nom l’indique, le soft utilise les notions d’abandon et de solitude comme base. Reste à vois si l’expérience est intéressante ou s’il s’agit d’un jeu de trop dans le genre…

Parfois la solitude a du bon, parfois non…



Nous avons été assez intrigués lors de sa présentation au salon californien, c’est donc avec une grande curiosité que nous nous sommes lancés dans cette courte aventure. Le titre prend place dans une version absente de toute vie de la ville allemande submergée par les flots que nous parcourrons à bateau et à pied, traversant les avenues, escaladant les immeubles parfois dans des milieux ensablés ou enneigés. Une chose est sûre, la direction artistique particulière est plutôt propre et assez atypique, offrant parfois des phases sombres, obscures et limite déprimantes, et d’autres fois des phases lumineuses, ensoleillées et paisibles. On aime ou on n’aime pas, c’est un autre point, mais le rendu est sympathique à l’œil. Prenant place dans un monde alternatif, la thématique et l’histoire du jeu touchent tout ce qui a attrait à la solitude et l’abandon. Tout au long de l’aventure, Kay devra faire face à plusieurs monstres clairement pas tendres avec notre héroïne, et dont le joueur découvrira rapidement la signification et ce qu’ils représentent. Frustration, remord, tristesse, voilà tant d’émotions que Kay ressentira et que le joueur partagera. Ses monstres, aux premiers abords terrifiants, se montreront au final souvent remplis de tristesse avant tout.

La narration avance principalement à coups de voix off, dialogues et autres cut-scenes qui ont la fâcheuse tendance de casser un rythme déjà assez lent. Le joueur alterne entre les phases d’exploration à bateau et celles à pied, le tout entrecoupé de quelques énigmes sans réelle difficulté. L’avancée suit un cycle assez répétitif, reprenant un schéma récurrent, mais la redondance ne se fait pas trop ressentir tant le jeu est court. Il faudra grosso modo quatre heures pour en voir le bout en ligne droite, un peu plus si nous partons à la recherche des différents collectibles disponibles. Ces derniers apportent une légère touche à l’histoire et l’univers de S.O.S. Concrètement, hormis la dernière partie, on voit arriver la plupart des points que le jeu nous dévoilera, et celui-ci ne nous réserve que très peu de surprises. Si tout le titre avait pu profiter de la « qualité » de la fin de la narration, quitte à le raccourcir encore un peu, cela lui aurait été clairement profitable.

Niveau gameplay, le jeu se contente du minimum vital, avec un saut et notre luciole qui peut être lancée, c’est tout. Son cœur n’est clairement pas là pour révolutionner le genre, le but du titre étant de faire vivre une expérience différente au joueur. Manque de bol, cette jouabilité se trouve tout de même entachée de quelques loupés, notamment au niveau des collisions assez fréquentes et de quelques approximations pour les sauts… qui seront rapidement synonyme de mort ! Car oui, la mort existe bien dans S.O.S, non pas à cause de sa difficulté mais plutôt à cause des mauvaises actions du joueur. Lorsque nous sommes dans l’obscurité, nous avons souvent un monstre rodant dans l’eau qui n’attend qu’une chose : nous croquer ! A l’inverse, dans les zones ensoleillées, Kay est à l’abri de tout danger. Au niveau de la localisation, seuls les textes sont en français, les voix étant intégralement dans la langue de Shakespeare. Pour la technique, comme noté, la DA est plutôt jolie et simple, le jeu se montre donc stable sur One X… Mais nous avons été étonnés dans les options (sur One X) de voir un mode « standard » ou « performance ». Vu le rendu global et la puissance de la console, il n’y a aucune raison de ne pas avoir la qualité ET la performance en même temps. Pour finir, évoquons la bande-son, qui sait être discrète quand il le faut et s’accommode toujours à la perfection à l’ambiance et aux sentiments que le jeu veut nous transcrire.

L’avis perso d’Hervé // Sentiment mitigé...

Je ressors de cette expérience ludique de quelques heures avec un avis plus mitigé qu’autre chose. D’un point de vue du gameplay pur, nous sommes sur du plus que basique, sans difficulté, qui peut devenir redondant. L’expérience proposée est des plus courtes, sans rejouabilité aucune. A l’opposé, le jeu essaie de nous faire vivre une aventure marquante, via des sentiments des plus humains, au travers de Kay pour qui les joueurs ressentiront sûrement compassion ou mélancolie. C’est assez dommage que le joueur devine bien trop facilement ce qui va arriver à son héroïne. Comme évoqué plus haut, la fin de l’aventure bénéficie d’un meilleur traitement, et c’est bien dommage. Pour le coup, joueurs préférant l’action ou les jeux dans lesquels il se passe quelque chose, passez clairement votre chemin. A l’inverse, si vous n’êtes pas fermé à voir quelque chose d’autre, vous pouvez lui laisser sa chance.


Point complet
Sea of Solitude ne plaira pas à tout le monde. Le gameplay est ici minimaliste et imparfait, la durée de vie est courte, la difficulté est quasi absente et il n’y a pas vraiment de rejouabilité.I faut bien reconnaître que pour une vingtaine d’euros, certains grinceront un peu des dents. Néanmoins, le titre a son charme, avec sa direction artistique travaillée, sa bande-son bien adaptée ou encore son histoire prenante. Il veut véhiculer des émotions et il y a arrive. Oubliez l’action, oublier les énigmes ou tout ce qui ponctue généralement les jeux d’aventure, ici, on a une histoire qui se raconte.

On a adoré :
La direction artistique
Une histoire prenante
La bande-son
On n'a pas aimé :
Gameplay et difficulté trop simplistes
Court
On devine trop vite ce qui se passe


Consulter les commentaires Article publié le 19/07/2019 par Hervé D.



 
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