Test Rugby World Cup 2011 - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Rugby World Cup 2011



Editeur
505 Games
Développeur
HB Studios
Genre
Sport
Statut
Disponible
Date de sortie
  26.08.2011
Nombre de joueurs
1 à 4
Online
- Jeu en ligne
Classification PEGI
Thème
Rugby
Mémoire
2 Mo par sauvegarde
Résolutions gérées
720p, 1080i, 1080p
Son
Dolby Digital
Prix de lancement
49,00 €

Si la majorité des sports les plus célèbres en France ont bien le droit à leurs adaptations vidéoludiques sur les consoles HD (football, foot US, basket, hockey, baseball, tennis, etc.), il faut bien avouer que deux d’entre eux manquent cruellement à l’appel, à savoir le handball et le rugby. Or, comme vous le savez certainement, du 9 septembre au 23 octobre se déroulera en Nouvelle-Zélande la Coupe du Monde 2011 de rugby. Pour ne pas louper cette occasion et assurer aux fans de ballons ovales un jeu du genre, 505 Games a fait appel à HB Studios pour concocter le titre officiel de l’événement, nommé Rugby World Cup 2011. Le fait que les développeurs aient déjà travaillé sur le Rugby 08 de la PlayStation 2 pour le compte d’EA Sports est-il un gage d’une certaine qualité ? Le soft est-il tout simplement à la hauteur des espérances des fans ?

Un jeu officiel, mais pas tout à fait…




Avant même la sortie du jeu, lors de la campagne promotionnelle assurée par 505 Games, on a vite compris que toutes les équipes ne seraient pas sous licences officielles. Cela se confirme maintenant puisque sur les vingt nations présentes, seule la moitié en bénéficie. Pour un titre qui se veut être le jeu officiel de la Coupe du Monde, cela fait déjà tache… Mais quand on pense que l’équipe des All Blacks (celle du pays organisateur) et celle de l’Australie ne sont pas sous licences, on ne peut que crier au scandale, surtout à 60 euros la galette (prix de vente français conseillé). Certes, les développeurs ont laissé la possibilité aux plus courageux de modifier les noms, les postes et l’ensemble des caractéristiques de chaque joueur, mais cela n’excuse rien, d’autant plus qu’il est impossible de modifier leur apparence. On doit donc se contenter de dix équipes avec noms et équipements officiels et de dix autres fictives et… et c’est tout. Cela fait bien maigre, surtout que les développeurs auraient pu profiter de leur mode Tournée de Préparation (sorte d’enchaînement de rencontres amicales dans l’un des deux hémisphères de la planète) pour rajouter quelques équipes supplémentaires. Outre cela, niveau contenu, on se retrouve avec un mode Test International qui n’est ni plus ni moins qu’un mode Match amical jouable jusqu’à quatre en local, un mode Séance de tirs au but qui a le mérite d’exister mais qui est bien dispensable, un mode de jeu en ligne minimaliste (partie rapide ou personnalisée), en un contre un, et le fameux mode Coupe du Monde.

Décortiquons le tout… Les rencontres amicales se révèlent particulièrement intéressantes à jouer avec un ou plusieurs amis et permettent de passer une bonne soirée, notamment à quatre. En solo, ces matches font finalement office d’entraînements pour tester quelque peu le gameplay, puisque aucun réel mode entraînement n’est de la partie. La Tournée de Préparation est à faire une fois, mais beaucoup de joueurs devraient facilement s’en passer. Le mode de jeu en ligne, quant à lui, offre des parties relativement stables, mais reste bien trop minimaliste pour convaincre totalement. Une fois qu’on a enchaîné quelques rencontres, on vient rapidement à s’en lasser. Il n’y a que du un contre un, alors qu’on peut jouer jusqu’à quatre en local, on ne peut pas disputer de Coupe du Monde en ligne, bref l’intérêt s’envole vite. Le « gros morceau » du titre, c’est donc son mode Coupe du Monde qui permet de suivre le calendrier réel ou d’en générer un fictif. Malgré des menus archi basiques, on sent une certaine satisfaction à l’idée de pouvoir mener notre équipe jusqu’à la victoire. Hélas, on déchante rapidement quelque peu lorsqu’on s’aperçoit que le soft manque cruellement d’enrobage. En effet, les entrées des équipes sur le terrain ne sont pas vraiment soignées, aucun hymne national ne se fait entendre, la composition des équipes passe rapidement, les ralentis sont souvent peu utiles puisqu’ils ne reprennent pas l’action dès son départ, les fins de rencontres sont assez abruptes et il en va de même lorsqu’on gagne la coupe, on s’en rend vraiment compte lorsque son image apparaît dans le menu à la fin du match.

Ajoutez à cela des commentaires génériques, parfois plats et à-côté de la plaque, et ce quelque que soit la langue (il en va donc de même pour le duo français Eric Bayle et Philippe Sella), une seule musique pour tout le titre (la piste officielle World in Union), une ambiance sonore finalement assurée en cours de partie par un public parfois surexcité, aux animations archi robotiques, qui s’émerveille de n’importe quelle action, même la plus basique, et vous obtenez des rencontres dans lesquelles l’immersion en prend un sacré coup. Les graphismes plus que dépassés, à défaut d’être totalement repoussants, n’aident pas. A vrai dire, toute la réalisation vacille entre le « correct » et le « pas terrible ». Les animations sont parfois sympathiques, d’autres fois trop robotiques, les modélisations sont grossières, les textures sont souvent bien pauvres, les jeux de lumière sont minimalistes, les stades s’en sortent mieux, la pelouse paraît bien fade à côté de celle d’un PES ou d’un FIFA pour ne citer qu’eux, bref, on a vraiment l’impression d’avoir affaire à un titre de la PlayStation 2 auquel on a appliqué un rapide et léger lifting.

A la fois fun et frustrant




Cette référence n’est pas si anecdotique que cela, puisque ça se ressent aussi dans le gameplay, qui repose sincèrement sur les bases de Rugby 08. Il en résulte un système de jeu très accessible, facile et rapide à prendre en main, qui offre quelques parties fort sympathiques à plusieurs, ou contre une I.A. en facile ou normal pour les néophytes et autres amateurs. En quelques secondes, pour peu que l’on connaisse un minimum les bases du rugby, on se surprend à construire des actions avec des passes rapides grâce aux gâchettes, à placer un coup de pied rasant au bon moment avec une accélération pour passer un vis-à-vis ou à user du stick analogique droit pour tenter un raffut, une feinte de corps ou autre, avant d’aller aplatir le ballon d’en l’en-but adverse (entre les deux perches dans l’idéal). Les touches, avec le système du choix (devant, milieu au fond) sont aussi extrêmement simples d’accès même si la réussite relève parfois du hasard, tant le timing pour se décider est serré, du moins quand l’adversaire fait la touche. Les chandelles et les drops sont aussi de mise mais, entre le temps nécessaire pour charger un coup de pied et l’approximation du jeu aérien, on en vient rapidement à ne pas s’en servir. De même, les réceptions de ballons issus d’une remise en jeu ou d’une chandelle ont une issue bien hasardeuse, menant à une réussite, un en avant ou un joueur qui se troue totalement.

Il en va un peu de même avec les mêlées puisque, d’une manière générale, c’est l’équipe qui arrive à récupérer le ballon, après son insertion, par une talonnade qui prend l’avantage physique sur l’autre. Reste quelques subtilités, comme la possibilité de faire tourner ou s’effondrer la mêlée, ou encore celle de commettre une faute en talonnant avant l’insertion du ballon. Les transformations et pénalités (même système), demandent quant à elles un peu plus de doigté. Elles reposent sur un principe simple : presser un bouton pour activer la jauge de puissance, l’arrêter avant qu’elle ne soit dans la zone rouge en pressant le même bouton, puis appuyer à nouveau sur ce dernier pour stopper la jauge de retour dans la zone représentant en quelques sortes la précision de la frappe. Enfin, les phases de jeu les plus techniques, si on peut dire, sont celles de la formation du ruck. Lorsque le porteur du ballon est plaqué, ou plus simplement à terre, on peut appeler les coéquipiers en soutien en pressant frénétiquement un bouton. Attention toutefois, celui-ci active une jauge qui doit être la plus proche possible du maximum, sans le dépasser. Dans certaines conditions, cela permet de récupérer le ballon, notamment quand on n’a pas l’avantage. Bien entendu, lorsque l’un de ses joueurs se fait plaquer, cette jauge s’applique, mais on conserve un certain avantage qui fait que l’on récupère la majeure partie du temps le ballon.

Reste que les soutiens ont parfois du mal à réagir rapidement, même lorsqu’ils sont à côté de l’action… Quelques subtilités, liées aux fautes, font aussi acte de présence pour pimenter le tout. Cela dit, on passe volontairement sur le maul, qui consiste simplement à lier plusieurs coéquipiers au porteur du ballon, pour pousser la structure jusqu’à sortir le ballon. Entre arcade et simulation, mais tout de même plus proche de l’arcade, ce Rugby World Cup 2011 offre un gameplay à la fois complet et archi simpliste, souffrant d’un certain manque de profondeur. Le tout est jouable, les parties sont assez fluides et les joueurs font preuve d’une vitesse et d’une endurance parfois hors du commun, le manque d’inertie leur autorisant même des changements de direction quasi instantanés. Au final, le système de jeu repose sur un schéma fort répétitif, puisque les actions les plus simples sont souvent les plus efficaces et, si on s’amuse sur quelques matches, il faut bien reconnaître qu’ils finissent tous par se ressembler. Ceci est en partie dû à un manque de précisions sur certaines actions, comme dit plus haut, et à des possibilités tactiques très réduites qui ne prouvent qu’en partie leur efficacité contre une I.A. configurée en difficile. D’ailleurs, cette dernière est capable du pire comme du meilleur, notamment en défense quand elle regarde notre porteur du ballon filer vers l’en-but sans intervenir ou qu’elle se ravise au dernier moment alors qu’elle l’aurait pu le stopper net. Reste les placages très robotiques et quelques bugs de collisions, qui peuvent aussi faire rager les fans.

Point complet
Rugby World Cup 2011 est un jeu de rugby qui peut s’apprécier le temps de quelques parties. Très accessible, les néophytes et les amateurs le prendront rapidement en main pour disputer quelques rencontres fort appréciables. Quelques subtilités sont aussi de la partie pour respecter au mieux les règles du jeu et le mode Coupe du Monde est à faire jusqu’au bout. Toutefois, les fans incontestés trouveront le gameplay trop simpliste, sans compter qu’il ressemble fortement au Rugby 08 du même studio. Les placages sont robotisés, il en va de même pour d’autres contacts, les joueurs n’ont quasiment aucune inertie (notamment quand ils courent) et ils font preuve d’une vivacité et d’une endurance incroyables, tout en étant bien peu réactifs lors des rucks ou sur certaines phases défensives. Les stratégies sont moindres, le jeu en l’air est approximatif et on se rend compte que le plus efficace, c’est le plus simple : faire des passes rapides jusqu’aux ailes, déborder, faire un raffut, une esquive ou un coup de pied rasant pour passer le dernier défenseur et foncer jusqu’à l’en-but adverse pour y aplatir le ballon. Du coup, le titre devient vite lassant, sans compter qu’il n’y a que 20 équipes, dont seulement la moitié sous licences officielles. Quant aux côtés graphique et technique, on a l’impression d’avoir un jeu de la précédente génération à peine lifté. Les fans de la discipline devraient le bouder, tandis que les amateurs et autres néophytes pourraient apprécier le divertissement, mais seulement en le trouvant à quinze ou vingt euros, surtout pas plus !

On a adoré :
+ Enfin du Rugby sur 360 !
+ Jouable à 4 en local
+ Très accessible
+ Quelques subtilités
+ Stades un peu au-dessus du lot
+ Fun pour quelques parties
+ Un peu de challenge en difficile
+ Options de personnalisations
+ Plusieurs duos de commentateurs
+ 10 licences officielles…
On n'a pas aimé :
- Mais c’est tout !
- De gros manques…
- Mais un prix fort !
- Trop simpliste pour les fans
- Réalisation datée et bâclée
- Commentaires à revoir
- Une seule musique
- Jeu en ligne minimaliste
- I.A. aléatoire
- Jeu en l’air approximatif
- Peu de stratégies
- Placages robotiques


Consulter les commentaires Article publié le 04/09/2011 par Vincent P.



 
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