Test Rugby 18 - jeux vidéo Xbox One

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S’il y a bien un sport qui a très peu d’aura dans le monde du jeu vidéo, c’est bien le rugby… Pourtant chez les anglo-saxons il a été inventé bien avant le football dans l’école de la ville qui a donné son nom. Bien plus qu’une simple activité physique, c’est une philosophie de vie qui cherche à renforcer physiquement et moralement chaque étudiant. Pour cette mission périlleuse qui consiste à adapter l’un des sports les plus aimés de notre chère France, c’est Eko Software qui a été choisi. Beaucoup ne connaissent pas ce studio mais il est entre autres responsable de deux rares jeux de handball. On est loin de la référence sportive mais au moins ils ont le mérite d’exister... Reste donc à voir ce que donne ce titre programmé par une poignée de français, titre qui a été nominé dans la cérémonie des « Ping Awards » 2017 dans la catégorie meilleur jeu de sport… Alors, on ressent le french flair ou plutôt le french fart ?

Ovalie, ovalie, ohh… ovalie, ovalie, ah…



Rentrons directement dans la mêlée : on est très loin des autres jeux de sport sortis récemment, très, très loin. Le soft ne boxe pas du tout dans a même catégorie, on peut même considérer qu’il est sur une autre planète tant il ne propose que le minimum syndical, et encore… Du coup, si on recherche LA simulation de rugby à 15, il va falloir faire des concessions... On commence dès l’introduction, basée sur une unique musique d’ambiance. Pas de vidéo, juste un bout de terrain et le nom du jeu. Cela donne un faux air de vieux FIFA, passons, ça va à l’essentiel. On s’attaque donc aux modes de jeu : Match rapide, Online, Défi quotidien, Championnat, Saison et My Squad. Les trois premiers sont très classiques, tandis que le mode Saison se déroule sur une saison (logique – on note bien le singulier, il n’y a pas de montée/descente, pas de coupe d’Europe, rien). C’est assez frustrant de ne pas pouvoir enchaîner plusieurs saisons consécutives, surtout que nous avons les licences officielles du top 14 et de la pro D2, de l’Aviva Premiership et du Pro 14 rassemblement les meilleurs clubs européens avec l’Afrique du Sud depuis 2017. Petits étranglements de gorge en passant, il n’y a aucun stade officiel, tandis que le Japon, les Pumas et l’Irlande sont aux abonnés absents (de base), tout comme le Haka. Bref, on arrive sur le mode Carrière qui s’apparente à la célèbre Ligue des Masters de PES, avec les transferts, les changements de division, etc., le tout avec une équipe fictive. Sur le papier, ça paraît plutôt sympa. Le souci, c’est que tout est gâché par l’interface.

A la limite, quand on se perd dans celle d’un NBA 2K, on comprend pourquoi tant il y a d’éléments. Mais là, non seulement c’est assez vide, mais en plus rien n’est clair. Budget et sa gestion, transferts, on s’y perd vite dans les conséquences de nos actions, au point de se retrouver avec une équipe remaniée alors qu’on cherchait juste à négocier avec Bastareaud. Equipe modifiée, transfert non effectué, c’est dur. Pire, on s’ennuie rapidement. Hélas, le mode My Squad, qu’on peut rebaptiser le FUT du pauvre, n’arrange pas les choses. On glane quelques points (gratuits) dans le jeu avec les rencontres ou en participant aux quizz lors des écrans de chargement, on crée son équipe mais rien n’est vraiment attrayant, d’autant plus que les joueurs ressemblent de très loin à leurs modèles originaux. Le cahier des charges est rempli, mais il n’y a que le minimum fait de manière très scolaire à la sauce d’un autre temps. De même, les commentaires ne brillent pas, et ce malgré le brouhaha resservi à toutes les sauces pour faire croire qu’il y a de l’ambiance dans les stades. Éric bayle et Thomas Lombard, les officiels de Canal + ont signé pour apporter une touche de réalisme… Mais dans les faits il en est tout autre. Les bugs s’accumulent, des noms de joueurs ne sont pas prononcés, des redites se font régulièrement entendre et l’ensemble manque clairement d’inspiration. Pour couronner le tout, il n’y a qu’une seule et unique vue de caméra et il est impossible de revoir ses replays.

O-va-lie ohoh, O-va-lie, ohohohoh !

On peut alors se demander si au milieu de toutes ces déceptions, manques et autres ratages, il y a quand même des éléments à sauver. C’est là qu’on voit que les petits gars d’Eko ont mieux maîtrisé le Maul… Le but, n’est-il pas avant tout d’y prendre du plaisir et de s’amuser ? Sur ce point, les développeurs ont fait de bonnes choses. Certes, l’I.A. ne prend pas d’initiative mais elle a la capacité de bien défendre. Plus généralement, le studio a surtout fait en sorte que le titre puisse facilement se prendre en mains. Il a intégré tout ce qu’on veut voir dans un tel jeu, comme le ruck, le maul, la mêlée, les touches, etc. Comme c’est bien intégré avec un astucieux système facile à comprendre, on arrive à rapidement prendre du plaisir. Qui plus est, le didacticiel présente plutôt bien, ce qui facilite la donne pour rapidement réussir à profiter des rencontres, surtout contre un adversaire physique même si l’I.A. joue en face de façon cohérente… Les animations permettent de profiter de tous les gestes de la discipline, même du côté des fautes (cravates, plaquage cathédrale…).

L’arbitre est en revanche bourré d’incohérences, mais cela ça reste un poil plus acceptable tant c’est régulièrement le lot des jeux de sport. Finalement, on a un mixe entre arcade et simulation qui fait le travail, et ce même si les joueurs ressemblent plus à des Big Jim ayant abusé des testostérones et que le frame rate n’est pas fameux. Niveau présentation, les cut-scenes sont insipides et les replays tristes (rappelons qu’on ne peut pas les revoir qui plus est). En définitive, même si l’I.A. ne prend jamais les ailes et qu’il est difficile de se taper une bonne accélération, même si cela vaut aussi pour le ramassage du ballon ou des drops qui se font en slow motion (mais on peut pousser du pied le ballon ), bref, malgré tout cela, on arrive à s’amuser. Certes, si on est passionné et qu’on recherche une simulation, on aura plus de mal accepter l’absence de certaines règles, l’absence de tactique, l’absence totale de défi physique (tous les joueurs semblent faire le même poids), etc. Si on est un simple amateur qui n’a pas peur de voir toutes les rencontres se jouer en grande partie autour des rucks, alors on pourra toujours profiter de matchs souvent très tendus, voire trop.

Ovale… ovale, plaqué

Maintenant que nous avons fait le constat du jeu tel qu’il est sorti, il est intéressant de faire un petit point sur les améliorations du patch sorti un peu avant les fêtes de fin d’année. Nous en parlons parce qu’il a vraiment apporté diverses modifications importantes qui influent sur le plaisir de jeu. Si les mauvaises langues diront que le développement du titre suit son cours, les plus gentils penseront que les développeurs ont écouté la communauté. Bref, nous n’avions qu’une caméra, dorénavant nous en avons une deuxième, et de côté de surcroit pour être plus en adéquation avec le ressenti d’une retransmission télé. Les joueurs prennent désormais les ailes, ils gagnent en vivacité sur les récupérations du ballon, le système de sprint a été revu, les Tournoi du Nord, Tournoi du Sud et Tournoi Mondial ont été ajoutés, tandis que les équipes non-officielles d’Irlande, d’Argentine et du Japon ont été intégrées. Bref, il y a encore pas mal d’éléments qui ont été ajoutés/modifiés pour le bien du titre. On peut même jouer en 1080p à 60fps sur One X désormais. Du coup, le patch arrive après la première mi-temps mais il fait du bien au jeu, sans pour autant le transcender. Comme on dit, d’un âne, on n’en fait pas un cheval de course…
Article rédigé par Fabrice / jehity


L’avis perso de Fabrice // Le minimum syndical…

N’ayant pas pratiqué cette discipline dans la vraie vie, mais étant tout de même amateur de sport, j’avais une appréhension pour le test. Avec ma vision reculée de ce monde, j’ai quand même observé et accepté cette représentation du rugby signée Eko Software. Il y a encore énormément de tares mais le premier patch montre que les développeurs peuvent encore progresser, d’autant que le plaisir de jeu est là. Avec encore plus de travail, on pourrait arriver à un bon compromis, voire je pourrai même leur accorder l’essai… Au prochain chapitre ?


Point complet
Après un Rugby 15 catastrophique, Eko Software arrive à s’en sortir à peu près, même si par rapport aux autres jeux de sport, ça serait comme comparer une Dacia et une Ferrari. Non pas que la première soit une mauvaise voiture, elle fait ce qu’on lui demande de faire mais c’est insuffisant pour contenter les amateurs du genre. Il y a trop de manques pour maintenir l’intérêt après quelques parties, les modes de jeu ne sont pas des plus intéressants, tout est trop lisse, à tel point qu’on semble être à la limite de l’amateurisme. Reste que celui qui veut juste profiter d’un petit jeu de rugby réussira à y trouver un peu son compte grâce aux licences officielles intégrées et au gameplay qui assure le minimum. Faut savoir faire des concessions pour l’apprécier mais le tout reste plaisant à jouer et c’est déjà pas mal.

On a adoré :
Pas mal de licences officielles
Facile à prendre en mains…
Plaisir de jeu immédiat
Motion capture réussie
L’IA défend bien et fait des fautes
Les plaquages au stick droit
Un bon didacticiel
La Ola dans les tribunes…
Pas de micro paiement
L’apport du dernier patch…
On n'a pas aimé :
A l’arrivée tardive
Bourré de bugs
Une seule caméra de base
Pas mal de manques
Aucun stade officiel
Pas de replay à revoir
Commentaires ratés
Mode championnat ridicule
Mode carrière catastrophique
Mode my squad rachitique
Online vide
Manque d’impact
La physique, à revoir
Relances molles


Consulter les commentaires Article publié le 02/01/2018 par Vincent P.


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