Test Riders Republic - jeux vidéo Xbox One

XBOX GAMER
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Editeur
Ubisoft
Développeur
Ubisoft
Genre
Sport
Statut
Disponible
Date de sortie
  28.10.2021
Nombre de joueurs
1
Prix de lancement
69,99 €

Discrètement annoncé lors de l’événement Ubisoft Forward en septembre 2020, Riders Republic devait voir le jour quelques mois plus tard, en février 2021. Il aura finalement fallu attendre novembre pour donner les premiers coups de pédales et dévaler les pentes du jeu. Développé principalement par les équipes françaises d’Ubisoft Annecy, ce successeur spirituel de Steep voue une ode à l’adrénaline, aux sports de montagne et au fun. Une réussite ?

Bouge feignasse !



Depuis le début des années 2000 et pendant près de dix ans, les amateurs de sports extrêmes ne savaient pas vraiment où donner de la tête tellement les jeux dans cet univers étaient nombreux. Skate, Snow, BMX, Roller, Quad, Motoneige, Skate volant, Jet-ski… nous avons eu le droit à absolument tout. Puis les productions se sont progressivement raréfiées et ont souvent perdu en qualité, hormis quelques titres qui parvenaient à faire leur place et à convaincre les fans en manque de sensations fortes. Comme pour résoudre cette disette, Ubisoft Annecy nous livre sur un plateau un titre réunissant cycles, snowboards et skis, wingsuits et rocket wings, et plus encore ! Très loin par ses prestations de nos jeux favoris des années 2000, le studio propose une expérience familière et pourtant encore inédite dans le genre, en nous offrant un magnifique open-world et toute la liberté dont nous rêvions à l’époque !

Après avoir découvert les différents sports lors de petites courses tutoriels qui vous donneront les bases, vous êtes lâchés dans le gigantesque environnement. Celui-ci mélange plusieurs parcs nationaux américains et offre une belle variété de paysages : déserts et canyons, forêts, pistes enneigées, montagnes escarpées. La carte est absolument massive et c’est à vous de décider quoi y faire, comment, quand ! La liberté est totale dans Riders Republic, le jeu vous offrant la possibilité de parcourir l’ensemble de la carte sans aucune restriction et ce dès le début du jeu grâce à un mode « zen ». La carte s’organise autour d’un hub social, le Riders Ridge, qui vous permet notamment de retrouver physiquement plusieurs des options présentes dans le menu pause. Pour vous déplacer sur la carte, utilisez n’importe quel équipement débloqué ou voyagez de manière instantanée et quasiment sans chargement (testé sur Xbox Series X avec un code fourni par l’éditeur) vers un point de voyage rapide proche de votre objectif. Même s’il est possible de passer de très nombreuses heures à simplement explorer l’environnement et à rider librement, il serait dommage de passer à côté des cinq carrières distinctes et de la multitude de courses qu’elles proposent. Vélo et Ski/Snow sont chacun divisés en deux carrières distinctes, l’une pour la course, l’autre pour les tricks ! La catégorie Air vient réunir la wingsuit et la rocket wing.

La progression en jeu se fait de deux manières, d’abord via les étoiles que vous gagnez en terminant des courses et des défis en course, et ensuite via l’XP gagnée à la fin des épreuves. Les étoiles permettent de débloquer de nouveaux événements spécifiques, de nouveaux défis et de l’équipement, l’XP vient débloquer de nouvelles courses et de l’équipement. La progression se fait de manière parfaitement transparente, si bien que le flux de déblocage est constant, sans même que l’on cherche réellement à avancer sur des aspects spécifiques. Il y a donc en permanence de nouvelles courses, de nouveaux défis… impossible de s’ennuyer avec Riders Republic. Le jeu propose en plus d’adapter le challenge très facilement, en choisissant d’abord la difficulté des adversaires, mais aussi les exigences physiques au niveau de la réception des tricks. Enfin, chaque course propose trois défis présentant souvent une difficulté assez corsée, ce qui permet aux joueurs les plus engagés de vraiment mettre à l’épreuve leurs compétences. Si ça ne suffit pas, vous pouvez vous intéresser aux différents sponsors qui viennent eux aussi proposer leurs lots de défis !

Quitter les pistes balisées pour partir explorer l’environnement s’accompagne aussi de bon nombre de choses à faire. Comme tout jeu Ubisoft, Riders Republic est rempli d’objets à collectionner, d’équipements cachés à découvrir, de courses uniques à terminer et de panoramas à découvrir. Ces derniers reprennent certains des sites naturels et touristiques les plus populaires des différents parcs nationaux, offrant une petite pause éducative et contemplative entre deux courses. Si vous n’êtes pas trop branché paysages, vous serez sûrement plus intéressé par les épreuves des Shackdaddy Bandits, des courses complètement barrées avec des équipements uniques dis « Funky » : descente en snowblades de bois, livraison de pizza en vélo de papy, vol en wingsuit en papier… Cette même bande vous donnera chaque semaine de nombreux défis à compléter… Quand on vous dit que le contenu semble infini, ce n’est pas une blague ! De plus, en l’absence de scénario à proprement parler, rien ne vient se mettre en travers de votre chemin et le fun est donc permanent. Plusieurs personnages viendront bien sortir quelques lignes risibles de temps en temps, mais ils sont parfaitement oubliables. L’écriture de leurs petites interjections est en effet extrêmement pauvre, à base de blagues ridicules et d’expressions « pour faire jeune »…

A fond, à fond, à fond !

Beaucoup de contenu ne servirait pas à grand-chose si le jeu n’était pas capable de retenir les joueurs avec un gameplay digne de ce nom. De ce côté-là aussi Riders Republic ne peine pas à convaincre. L’avantage d’avoir plusieurs sports et d’offrir une liberté totale dans la façon d’aborder le jeu, c’est que chaque joueur trouvera son bonheur, quitte à complètement laisser de côté un type de sport. Chacun possède un gameplay spécifique que nous allons tâcher de décrire succinctement.

Tout d’abord, vous pourrez découvrir le vélo en mode course. Quelles soient de descente sur des pistes escarpées et remplies de sauts ou plutôt typées route avec un revêtement mixte et quelques sauts (dans le pur esprit gravel pour les plus cyclistes d’entre vous…), attendez-vous à une bonne dose d’adrénaline. Une fois lancés, les vélos atteignent vite des vitesses à faire pâlir d’envie notre Julian Alaphilippe national ! On esquive les arbres, on décolle dans les airs et on enchaine debout sur les pédales en sprint, toujours à fond ! Mettez le tout à la première personne (basculer entre les vues première et troisième se fait d’un bouton) et vous trouverez des sensations absolument excellentes, avec une impression de vitesse saisissante. La deuxième branche cycle est celle des tricks, avec une nouvelle fois deux catégories : Freeride, pour les gros sauts avec des vélos tout suspendus de folie, et slopestyle, sur des vélos de dirt pour les parcours façonnés par l’homme avec des tremplins et des bosses ! Les deux catégories proposent des tricks différents, si bien qu’il existe une réelle différence dans le gameplay et pas juste dans les pistes proposées. La prise en main sur les figures est un peu moins instinctive que pour la simple course, mais après quelques descentes, on commence à bien comprendre comment lancer et varier les tricks et on enchaîne des figures de fou en un rien de temps ! Le jeu propose par ailleurs trois schémas de contrôles différents vous permettant une prise en main facilité pour les tricks.

Ensuite, nous retrouvons les épreuves de neige. Ski et snowboard font partie de la même catégorie et les épreuves sont divisées comme pour le vélo. D’un côté la course, de l’autre les tricks, le tout à nouveau divisé en deux avec des équipements différents en fonction des pistes : descente et snowpark pour les épreuves balisées, poudreuse et hors-piste quand on sort des sentiers battus. L’approche est similaire à celle du vélo en termes de gameplay, les sensations sont bien différentes mais l’esprit reste le même. Encore une fois, le fun est au rendez-vous, que ce soit lors des slaloms à fond entre les sapins lors d’une course ou sur les énormes modules des différents snowparks de la carte.

La cinquième et dernière catégorie est celle qui vient vraiment se différencier : les airs ! Composée du wingsuit et du rocketwing, cette catégorie est celle qui demande le plus de doigté et aussi peut-être celle qui aura le plus de mal à convaincre le plus grand nombre. En effet, le gameplay est drastiquement différent. Pour le wingsuit, il s’agit de maîtriser au mieux votre chute, en prenant le plus de vitesse possible et surtout, en frôlant au maximum l’environnement. Une fois que vous avez bien intégré comment gagner de la vitesse, reprendre de l’altitude et enchaîner vos frôlements pour le décompte des points, les épreuves deviennent particulièrement intenses. La prise de risque est toujours plus grande et, en vue à la première personne, c’est extrêmement prenant. La descente de la montagne se fait en apnée totale tellement l’impression de vitesse est grande lorsque l’on frôle de quelques centimètres les arbres et les parois rocheuses ou enneigées… Rares sont les jeux qui nous font autant retenir notre souffle ! Le deuxième sport de cette catégorie, c’est le rocketwing. En gros, une petite aile d’avion bardée de réacteurs est accrochée à votre dos et vous permet d’atteindre en vol des vitesses avoisinant les 300 km/h. Ces épreuves sont les plus simples dans leur déroulement, il s’agit d’un parcours avec différents checkpoints à traverser. A titre personnel, le rocketwing est le sport par lequel je suis le moins convaincu dans Riders Republic, la faute à une ergonomie un peu discutable des commandes et à des épreuves pas toujours très funs…

Comme il faut bien nuancer, notons que le gameplay n’est malheureusement pas exempt de quelques défauts. C’est notamment le cas des collisions qui transforment le début des courses en session d’auto-tamponneuses et le moindre frôlement de rocher ou d’arbre en un rebond terrible, avec à la clef un sentiment de frustration lorsque cela vous coûte une victoire. Les réceptions sur les tricks nous donnent la sensation inverse. Elles sont particulièrement discutables, notamment à vélo. Des réceptions avec des angles absolument impossibles passent sans aucun problème et ce même avec la gestion des rotations en manuel, réglage censé venir apporter un peu plus de défi sur les tricks. Un choix probablement conscient pour conserver un gameplay arcade et justement réduire la frustration de devoir parfaitement aligner ses réceptions, mais qui fait un peu tache face à l’aspect extrêmement punitif d’une minuscule collision. Autre aspect sur lequel pas mal de cheveux ont été perdus lors de ce test, les checkpoints ! Ce ne sont pas les portes par lesquelles vous devez passer qui valident le checkpoint, mais le halo de lumière associé, si bien que vous pouvez passer le checkpoint en frôlant la porte, mais que le jeu considère malgré tout que vous étiez en dehors. Même principe sur la hauteur, si vous passez la porte en plein milieu mais dans les airs au-dessus du halo de lumière, le checkpoint ne sera pas validé ! Ce détail aurait pu être corrigé par le système de rembobinage du jeu, mais ce dernier est lui aussi peu réussi. Il vous permet de rembobiner votre progression, mais sans action sur le chrono ni sur les autres joueurs. Son utilisation vous coûte finalement beaucoup plus de temps que si vous laissiez le jeu réinitialiser par lui-même votre trajectoire. De plus, si par malheur vous appuyez sur le bouton par erreur (situé juste au-dessus du bouton d’accélération et de tricks, martelé en permanence donc…) impossible d’annuler ! Une option que l’on aimerait pouvoir simplement désactiver !

Pimp my body !

Riders Republic c’est aussi l’occasion de customiser votre rider. Au début du jeu, vous pourrez personnaliser votre avatar comme bon vous semble, puis vous débloquerez de nombreuses tenues lors de votre progression ou dans la boutique du jeu. Du plus sobre au plus loufoque, il y en aura pour tous les goûts ! Soulignons néanmoins que dans la boutique, dont les différents objets se renouvellent quotidiennement pour certains, une bonne moitié des items ne peuvent pas être achetés avec la monnaie du jeu, vous forçant purement et simplement à ouvrir le portefeuille pour espérer les acheter… A 10€ la tenue complète, on imagine déjà les $ dans les yeux des actionnaires. De plus, avec des cosmétiques présents pour une durée limitée et des crédits qui ne se gagnent pas très vite en jeu, vous avez la recette parfaite pour que même les tenues pouvant être achetées avec des crédits de jeu le soient finalement avec de l’argent réel…

Le jeu propose aussi un flux constant de nouveaux vélos, skis, snowboards ou autres wingsuits. A chaque palier de progression, de nouveaux équipements viennent s’ajouter. Cet aspect est d’ailleurs assez décevant, chaque équipement débloqué étant supérieur en termes de stats au précédent, tous les articles que vous débloquez sont donc voués à rapidement prendre la poussière dans votre inventaire. C’est l’aspect qui aurait mérité un peu plus d’attention dans Riders Republic. Vu la quantité de pièces sous licence et de marques représentés, il est dommage de ne pas pouvoir customiser finement son vélo par exemple, en choisissant parmi une liste de pièces que l’on débloque au fur et à mesure de la progression. Idem côté personnalisation esthétique, pas de système de peinture ou de stickers pour personnaliser l’équipement. Ce côté évolution constante fait que de toute façon, on ne réfléchit jamais vraiment à quelle monture utiliser et on ne s’attache jamais à un équipement particulier… il faudra de toute façon très rapidement en changer pour rester compétitif.

Ramène tes potes !

Ubisoft a aussi voulu faire de Riders Republic une expérience fondamentalement multijoueur. Cet aspect est immédiatement visible sur la carte, où vous pouvez observer en temps réel l’ensemble des centaines de joueurs présents dans votre instance. Vous pouvez zoomer sur la carte en 3D et suivre chaque personne à la trace en vue de dessus, observer sa descente et ses tricks… un aspect qui passera sûrement inaperçu pour beaucoup de joueurs, mais un petit exploit en termes de performances néanmoins. Au-delà de cette simple présence d’autres joueurs dans l’environnement (option par ailleurs désactivable dans les menus), le jeu met à disposition de nombreuses épreuves multijoueurs, le tout divisé en saisons lors desquelles vous évoluerez dans différentes divisions. Courses ou épreuves de tricks en chacun pour soi ou par équipe sont au programme. Même si le jeu vient progressivement vous classer dans une division en fonction de vos performances, il passera souvent outre cette dernière pour vous proposer un match dans des délais raisonnables, risquant au passage de vous mettre face à des joueurs avec beaucoup plus d’expérience et donc avec un équipement beaucoup plus compétitif. Oubliez directement la victoire dans ce cas-là, vous ne pourrez tout simplement pas atteindre la même vitesse qu’eux en course par exemple…

Le multijoueur, c’est aussi les Mass Race ! Des épreuves ponctuelles que le jeu vous invite à rejoindre régulièrement et qui vous jettent dans une course folle à 64 joueurs ! Autant dire que le départ est musclé et qu’il va falloir carburer pour terminer en tête ! Une bonne expérience malgré les collisions intempestives en début de course et le manque d’équilibrage. Le fun est au rendez-vous donc peu importe le résultat et la présence sur le podium ou non ! Enfin, le jeu propose de partager du contenu, que ce soit une simple photo ou carrément une épreuve créée de vos mains. Un aspect qui vient encore augmenter la dose de contenu déjà massive ! Pour conclure, un dernier petit point sur la technique ! Jeu Ubisoft oblige, il reste pas mal de petites choses à régler, et notamment un problème de crashs, au moins sur Xbox Series X. Au cours de nos 25 heures de test, très peu de nos nombreuses sessions de jeu ne se sont pas soldées par un freeze, un jeu qui ferme, voire une console qui redémarre… Malgré cela, le jeu propose des prestations graphiques de qualité, si on oublie le visage de votre personnage et sa pilosité faciale visiblement dessinée au marqueur. En course, pas de ralentissements à noter, l’expérience est fluide et de qualité, même en multijoueur où nous ne notons pas de lag en course. On ne peut pas en dire autant des collisions et des textures, avec quelques gros soucis de clipping entre personnages ou entre personnages et textures, voire même de chutes à travers le décor. Il existe aussi quelques bugs d’affichage dans l’interface, avec des textes superposés ou encore des points non décomptés en jeu. A voir sur le long terme si ces bugs seront lissés, la première mise à jour déployée par Ubisoft n’ayant visiblement pas résolu les problèmes de crashs.

Point complet
Après Steep, Ubisoft Annecy revient avec une nouvelle expérience faisant la part belle à l’adrénaline ! Riders Republic c’est un véritable condensé de sensations fortes, au travers de plusieurs sports, le tout dans un environnement très riche et avec une quantité de contenu incroyable. Un jeu qui n’a aucun mal à convaincre grâce à son gameplay résolument arcade, mais capable d’offrir un bon challenge aux joueurs qui iront se mesurer aux différents défis proposés lors des courses. On regrette néanmoins un aspect customisation en net retrait et des problèmes techniques beaucoup trop visibles à l’heure actuelle. Un jeu à juger sur la durée, en fonction de ses évolutions futures et du support apporté par Ubisoft !

On a adoré :
Environnement grandiose, dépaysant
Cycle, Ski, Wingsuit… plein d’adrénaline
Sensations excellentes…
Surtout avec la vue à la 1ère personne
Descentes en wingsuit à couper le souffle
Tricks énormes
Contenu absolument massif et varié
Ouvert au multijoueur jusqu’à 64
Mode zen pour le parcourir sans limite
On n'a pas aimé :
Collisions et rewind à revoir
Rocketwing peu convaincant
Customisation très décevante
Poussant à payer avec des euros
Manque d’équilibrage en multi
Très nombreux bugs et crashs


Consulter les commentaires Article publié le 14/11/2021 par Arnaud D.



 
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