Test Resident Evil 5 - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Resident Evil 5



Editeur
Capcom
Développeur
Capcom
Genre
Survival Horror
Statut
Disponible
Date de sortie
  13.03.2009
  13.03.2009
  05.03.2009
Nombre de joueurs
1 à 2
Online
- Jeu en ligne
Classification PEGI

Mémoire
140 Ko
Résolutions gérées
720p, 1080i, 1080p
Prix de lancement
69,00 €

18 Mars 2005, après un développement riche en rebondissements et en changements d’orientation, Resident Evil 4 est enfin disponible sur GameCube. Bien que complètement différent des productions précédentes, il s’est rapidement imposé comme un excellent jeu. La saga Resident Evil est dépoussiérée, le jeu est beau, long, intense, grandiose tout simplement. Quatre ans plus tard, c’est sur Xbox 360 qu’apparaît le tant attendu cinquième opus qui tente de faire la meilleure soupe avec une vieille recette.

Saga Africa




Vous n’avez sans doute pas échappé à l’intensive campagne marketing de Capcom ces dernières semaines. Aussi êtes-vous au courant de quelques éléments scénaristiques de ce cinquième opus. Chris Redfield a pris du muscle mais a également changé d’organisme. Il est l’un des onze membres fondateurs de la BSAA (Bioterrorism Security Assessment Alliance). Comme son nom l’indique, cet organisme traque les menaces bio-terroristes aux quatre coins du globe. Agent expérimenté et respecté, Chris s’offre une petite virée en Afrique pour enquêter sur une menace potentielle. Il est accueilli par Sheva Alomar de la division ouest africaine de la BSAA. Très vite, le tandem de choc découvre que la population du village de Kijuju est déjà infectée par un virus et que des événements bien plus sombres sont à venir.

Nous ne vous donnerons ici que les éléments initiaux du scénario dans le but de ne pas vous spoiler. Sachez simplement que l’histoire de ce cinquième opus est riche mais aussi destinée avant tout aux fans de la série. Les nouveaux venus auront bien du mal à comprendre toutes les ramifications et subtilités de l’histoire, et ce malgré la présence d’un historique de la série s’affichant lors de chaque chargement. A l’image d’un Metal Gear Solid 4 : Guns of the Patriots, mais dans une mesure moindre, ce nouveau volet de Resident Evil s’assure une mise en scène hollywoodienne avec des ralentis à la Matrix et des enchaînements de plans très dynamiques. Il donne également allégrement dans le « fan-service » avec des clins d’œil en nombre, des personnages clés de la série bien présents, etc. On regretta toutefois que l’on en apprenne plus sur les événements via les habituelles notes éparpillées dans les niveaux que via les cuts-scenes. Le titre n’en aurait été que plus prenant.

Retour vers le futur




Les événements relatés dans cet épisode vont amener Chris et Sheva dans de très nombreux lieux différents. A l’instar de Resident Evil 4, la variété des environnements est tout à fait admirable et parvient sans problème à renouveler sans cesse le plaisir de la découverte. Pour vous donner une petite idée, le village de Kijuju mis en avant depuis des mois ne représente que le tout premier chapitre du jeu. Sachant qu’il y en a six en tout (eux-mêmes divisés en sous-chapitres), autant dire que vous allez voir du pays. Jouable par défaut en amateur, normal ou vétéran, Resident Evil 5 se termine en dix à quinze heures, ce qui est honorable mais légèrement inférieur à ce que l’on avait vu dans le précédent opus. Toutefois la rejouabilité du titre est très importante. Comme d’habitude dans la série, un mode Mercenaires est déblocable. Jouable seul ou à deux, il permet d’enchaîner les high score dans différents niveaux du jeu et même des inédits. Avec ses personnages et costumes cachés, ce seul mode prolonge de belle façon la durée de vie. Mais la possibilité d’améliorer ses armes ou d’en obtenir de nouvelles avec l’argent gagné lors de l’aventure représente également un challenge suffisamment motivant pour recommencer le jeu ou certains chapitres plusieurs fois et dans différents niveaux de difficulté. Une difficulté Pro peut aussi être débloquée pour ceux qui n’ont pas trouvé le challenge assez relevé. Mais que donne concrètement ce Resident Evil 5 manette en main ?

Le gameplay et la maniabilité du jeu vont diviser les foules. D’un côté les fans de Resident Evil 4 devraient largement y trouver leur compte. De l’autre, une horde de joueurs sera sidérée par des choix plus que douteux de la part de Capcom. Parmi ces choix assez aberrants, l’impossibilité de tirer en marchant est celui qui fait le plus débat. Jun Takeuchi, le producteur du jeu, décrit ce choix comme une volonté de faire stresser le joueur en le rendant plus vulnérable aux attaques. Et c’est plus ou moins le cas… Enfin, il y a à n’en pas douter beaucoup d’autres solutions pour donner un sentiment d’oppression au joueur tout en lui laissant une panoplie de mouvements plus souples et adaptés aux capacités d’un agent du calibre de Chris Redfield. Autre point critiquable, la complexification des actions simples. Par exemple, il faut simultanément appuyer sur deux touches pour recharger ou donner un coup de couteau. Ces actions n’étant réalisables, qui plus est, que lorsqu’on est à l’arrêt. Enfin, dernier défaut et non des moindres, la gestion de l’inventaire. Elle a fait un vrai retour en arrière par rapport à Resident Evil 4. Ici, chaque personnage dispose de neuf cases et chaque item ne prend qu’une case. Une seringue d’herbe prend donc autant de place qu’un lance-grenades !

De plus, si votre inventaire est complet et qu’une herbe est à vos pieds, il est bien sûr impossible de l’ajouter à votre inventaire mais étrangement impossible également de l’utiliser directement. Si l’on ajoute à cela le fait que l’on gère l’inventaire en temps réel (pas de pause) et qu’il est impossible d’obtenir des détails sur un item en cours de mission, on obtient un grand sentiment de frustration. Capcom a clairement négligé ce point. Voilà donc les principaux défauts de ce RE5. C’est tout ? Presque ! Car pour tout le reste, ce nouvel opus fonctionne à merveille. Le cocktail d’action est explosif, ne laisse que peu de répits et multiplie les passages cultes. Les boss sont impressionnants et les ennemis plus variés qu’on ne le pensait aux premiers abords. Les monstres inédits sont particulièrement convaincants et certaines bestioles déjà aperçues dans la série font un come-back très attendu. Enfin, la multiplication des ennemis capables de vous tuer en un coup fait monter la pression. Le bruit de la tronçonneuse fait toujours autant stresser, d’autant que la caméra assez proche du personnage limite le champ de vision (cette position ne plaira toutefois pas à tous). Petite nouveauté à signaler : il est parfois possible de se mettre à couvert derrière un mur ou une caisse. On regrettera toutefois que ce ne soit le cas qu’à des endroits prédéfinis, ce qui n’est pas forcément cohérent.

A un c’est bien, à deux c’est mieux




Nouveauté majeure de cet opus : la coopération. En solo, c’est l’intelligence artificielle qui s’occupe de gérer votre partenaire et elle s’en sort assez bien. Malgré une utilisation parfois abusive de soins et une gestion du stock de munitions qui peut parfois effrayer, Sheva fait preuve de suffisamment d’intelligence pour être une alliée indispensable. Elle n’est jamais bien loin lorsqu’il s’agit de vous sauver de la mort et sait rester mobile pour ne pas être une cible trop facile. Evidemment, différentes actions réalisables uniquement en duo ont été implantées : ouvrir une porte, tirer simultanément deux leviers, faire un saut aidé, etc. Rien de bien révolutionnaire mais le tout est efficace et parfaitement au point. On peut également donner l’ordre à Sheva de prendre les devants ou au contraire de venir vers soi. Les deux agents doivent en effet être proches l’un de l’autre pour pouvoir donner, demander ou échanger des items de l’inventaire.

Les relations du tandem restent toutefois très classiques. On regrettera d’ailleurs d’une manière générale la sous exploitation des personnages principaux, seul Wesker est réellement mis en avant. Si la coopération avec l’I.A. reste agréable, c’est bien évidemment avec un ami qu’elle prend tout son sens. Capcom vous laisse le choix : écran splitté, LAN ou online. Evidemment, le jeu en écran splitté perd quelque peu son côté immersif et se montre légèrement moins fin. Sur le Live, le titre est brillamment optimisé, la fluidité étant au rendez-vous. La recherche de parties permet d’accéder rapidement à un certain niveau, dans une certaine difficulté et avec uniquement des joueurs français. Comme le titre est très joué en ligne actuellement, on trouve donc sans problème la partie idéale. A condition d’avoir un partenaire ayant le même style de jeu que le votre car certains foncent tête baissée tandis que d’autres prennent leur temps. Resident Evil 5 fait partie des plus beaux jeux de cette génération de consoles. Certains effets de lumières et de flammes sont sidérants de réalisme et la modélisation des protagonistes est de très bonne facture. La variété des environnements est au rendez-vous et chacun a fait l’objet du plus grand soin. Pour ne rien gâcher, les textures sont fines et détaillées. Cet épisode a un cachet et des qualités graphiques indéniables qui en font un vrai régal à regarder. Et à écouter ? Egalement ! Les musiques ont moins d’importance depuis Resident Evil 4, elles sont souvent remplacées par des silences pesants. Néanmoins elle donne le ton des différentes cuts-scenes et autres Quick Time Event dont ce nouvel opus est particulièrement friand sans pour autant tomber dans l’excès. Les voix américaines (sous-titrées en français) sont elles aussi convaincantes tout comme les nombreux bruitages. Les bruits de pas sont importants pour repérer quel type d’ennemis arrive derrière soi. Les coups de feu sont eux aussi bien rendus, donnant une impression de puissance plus ou moins forte selon l’arme utilisée. Pratiquement rien ne vient casser l’immersion.

Point complet
Resident Evil 5 divise les foules. Son scénario et son côté « fan-service » le réserve avant tout aux fans inconditionnels capables de mettre de côté ses défauts pour le savourer comme il se doit. Les autres, quant à eux, devront surtout passer outre la rigidité du gameplay, la lourdeur de l’inventaire et les complexifications inutiles de la maniabilité. Affichant une durée de vie plus que correcte, une forte rejouabilité ainsi qu’une variété d’ennemis et d’environnements louable, le soft multiplie surtout les scènes d’anthologie et se révèle tellement intense qu’on ne voit pas le temps passer. Qui plus est, la coopération est au top, notamment en ligne, et promet des heures et des heures d’action. N’en déplaise aux joueurs allergiques au gameplay old-school de Resident Evil 5 et au changement d’orientation (opéré avec le quatrième volet) de la série, Capcom a frappé fort en nous offrant un très bon divertissement hollywoodien et immersif. Mais les développeurs auraient pu faire encore mieux…

On a adoré :
+ Graphismes au top
+ Coopération intéressante
+ Bonne durée de vie
+ Des passages cultes
+ Variétés des environnements
+ Mise en scène hollywoodienne
+ Bonne bande-son et VO
+ Le « fan-service »
On n'a pas aimé :
- Inventaire souvent pénible
- Gameplay daté et rigide
- IA ennemi limitée
- Commandes peu judicieuses
- Ne fait plus du tout peur


Consulter les commentaires Article publié le 20-03-09 par Nicolas T.



 
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