Test Red Faction : Guerrilla - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Red Faction : Guerrilla



Editeur
THQ
Développeur
Volition
Genre
Action Aventure
Statut
Disponible
Date de sortie
  05.06.2009
  02.06.2009
  06.08.2009
Nombre de joueurs
1 à 16
Online
- Jeu en ligne
Classification PEGI
Thème
Futuriste
Mémoire
3 Mo
Résolutions gérées
720p, 1080i, 1080p
Son
Dolby Digital
Prix de lancement
59,00 €

Licence à succès, celle des Red Faction était parvenue à s’imposer comme l’un des monuments du FPS, grâce notamment au premier titre qui permettait de modifier en temps réel les décors en créant des cratères ou en se créant un véritable tunnel dans la terre. Sa suite s’était malheureusement révélée être une réelle déception, malgré un gameplay globalement plus nerveux et un mode multijoueur sympathique. Tombée depuis dans l’oubli, la franchise attendait le bon vouloir de Volition pour se réveiller. C’est alors que le studio a eu une idée de génie : et si Red Faction revenait d’une manière complètement inattendue et s’apparentait en fait à un spin off à la sauce Saints Row ? Un concept novateur qui avait le mérite d’attirer notre curiosité. A juste titre ?

Un simple skin ?




Après une première cinématique qui nous amène directement sur la planète Mars, le joueur prend le contrôle du héros de cette aventure et fait connaissance avec son frère, qui fait partie de la résistance. Le but de cette organisation illégale est de renverser le pouvoir en place et de sauver le peuple de la main mise de l’EDF. Concrètement, il s’agit d’une forme de lutte des classes mais aussi et surtout de lutte pour les droits des citoyens. Et… C’est à peu près tout. Le scénario de ce nouveau Red Faction pourrait en effet tenir sur un timbre poste tant Volition s’est contenté du strict minimum. D’ailleurs, vous remarquerez bien vite que les cinématiques sont très peu nombreuses et que la mise en scène n’est pas un atout du jeu. Cela dit, entrons dans le vif du sujet. Comme nous l’avons déjà indiqué, Guerrilla n’est pas un FPS, ni même un TPS. Il s’agit en fait d’un véritable GTA-like dans sa partie solo. Le joueur évolue dans un monde entièrement ouvert et peut se rendre où bon lui semble, que ce soit à pied ou en véhicule. Chaque territoire comprend un certain nombre de missions principales et secondaires. Une fois les missions principales expédiées et plusieurs missions secondaires terminées, le joueur doit terminer la zone en réalisant une mission de premier ordre qui lui donnera ensuite accès à une nouvelle zone jusqu’alors inconnue. Au fil de l’aventure, on découvre donc des zones totalement inédites mais guère très variées. Mars oblige, les décors sont plutôt fades et se ressemblent plus ou moins tous. Au mieux, les couleurs du ciel et du sol changent. Inutile de dire que cela risque d’en agacer plus d’un. Il en est de même pour les objectifs de l’aventure principale qui s’avèrent être plutôt répétitifs. Si les missions principales sont assez variées pour intéresser les joueurs, avec des assauts sur le territoire ennemi, la protection de personnes, l’assassinat de personnalités, etc., on ne peut que regretter que les missions secondaires soient aussi répétitives. C’est bien simple, lorsque vous ne devez pas amener un véhicule d’un endroit à l’autre dans un temps imparti, vous devez protéger une petite zone de jeu, attaquer une autre petite zone de jeu, détruire un lieu symbolique, détruire tout lors d’une balade « sur rail » ou encore sauver des griffes de l’EDF des détenus. A terme, ces missions deviennent excessivement ennuyantes et, surtout, elles manquent cruellement de fun. A vrai dire, seuls la destruction de cibles et les assauts sont assez efficaces puisqu’ils mettent en scène plusieurs dizaines de soldats. Malheureusement, ils s’expédient aussi assez rapidement…

Mais qu’à cela ne tienne, si les missions secondaires ne sont pas très intéressantes, il faut reconnaître que le jeu a d’autres atouts pour lui. Tout d’abord, le fait qu’il s’agisse d’un GTA-like futuriste ajoute une petite touche de fraîcheur et permet quelques originalités, comme l’introduction d’améliorations à acheter pour le personnage. Outre de nouvelles armes et armures, vous pourrez vous procurer des accessoires inédits dans l’aventure, comme le jet pack qui vous permettra de vous envoler quelques mètres dans les airs durant une poignée de secondes. Vous pourrez également acheter des améliorations qui vous permettront par exemple de porter plus de munitions ou de rendre vos armes plus efficaces. Tout cela a cependant un prix. Il vous faudra débourser du fer pour améliorer votre arsenal. Et pour ce faire, il est impératif de réaliser certaines missions secondaires ou tout simplement de ramasser des morceaux une fois des bâtiments détruits. Car comme ses aînés, Guerrilla vous permet de détruire tous les bâtiments à grands coups de masse, mines et roquettes. Globalement, le système est plutôt jouissif et, même si la physique n’est pas toujours parfaite, on prend un franc bonheur à détruire de gigantesques tours en déposant des mines là où cela fait le plus mal… Malheureusement, l’I.A. en face n’est guère très efficace et les ennemis ne sont généralement pas plus de quinze dans la zone de jeu, GTA-like oblige. Dommage, d’autant qu’une fois en dehors des missions, on ne se fait que trop rarement attaquer. Si le jeu est assez fun, qu’il est toujours aussi agréable de conduire des véhicules et que la destruction des bâtiments est plutôt bien gérée, on est encore assez loin du plaisir que peut produire un Saints Row. Ajoutez à cela une durée de vie plutôt courte en solo (comptez huit heures pour la trame principale, en prenant son temps) et des mécaniques de jeu parfois assez agaçantes (impossible de lancer une mission si on n’a pas un objet dont on ignore l’existence et l’intérêt pour la partie), et vous comprendrez que ce Guerrilla est loin d’être aussi génial qu’on l’espérait. Cela dit, le titre est assez bien pensé pour nous faire passer un bon moment, surtout que son esthétique est soignée et offre de jolis effets visuels, notamment lors des explosions. Avec un moteur graphique assez propre, Guerrilla assure le grand spectacle et rend le jeu encore plus agréable à jouer.




Quant à ceux qui avaient hâte de tester le mode multijoueur du jeu, il est important de noter que celui de Guerrilla n’a pas grand-chose à voir avec celui de Saints Row 2. Il s’agit ici de combats dans des arènes assez petites, avec une vue TPS qui rappelle diablement Lost Planet. Malgré la présence de quelques coups de lag, il faut reconnaître qu’on prend un malin plaisir à massacrer d’autres joueurs et à les déloger à grands coups de roquettes, les obligeant ainsi à trouver de nouveaux abris. Vous l’aurez compris, il est en effet possible de détruire de nouveaux les décors dans le mode multijoueur du jeu. Un plus qui apporte un petit côté tactique au titre. En outre, il est important de noter que divers accessoires bonus peuvent être récupérés et échangés sur le champ de bataille. Vous pourrez par exemple effectuer un boost en avant grâce à l’un d’entre eux, mais aussi utiliser un jet pack ou encore propulser vos adversaires les plus proches dans les airs. Des petites nouveautés qui apportent un peu de fraîcheur aux parties. Pour le reste, on regrette que les arènes soient aussi peu nombreuses et que les modes de jeu ne soient guère très originaux. Outre les Deathmatch, Team Deathmatch et le Capture the flag, on note la présence d’un mode Siège et d’un mode Damage Control qui mettront à contribution une arme inédite : le reconstructeur. Celui-ci vous permet de reconstruire une base attaquée ou rasée par les ennemis. En pratique, deux équipes s’affrontent, l’une d’elles donne l’assaut et détruit les fortifications de l’autre pendant que celle-ci se défend et répare les siennes. Bien sûr, il faut jouer en équipe et tenir compte des caractéristiques de chacun. Enfin, on notera la présence d’un système d’expérience qui permet de débloquer des compétences inédites pour notre joueur, qui sera alors capable de nouvelles choses et qui pourra prendre en mains un arsenal plus conséquent. Bourré de bonnes intentions, le mode multi de Guerrilla permet de passer un bon moment. Cependant, l’étroitesse des décors, le manque de profondeur du gameplay et quelques coups de lag l’empêchent de s’imposer comme un classique du multijoueur en ligne. Dommage, car les idées sont là !

Point complet
Contre toute attente, la nouvelle recette de ce Red Faction : Guerrilla est non seulement réussie mais offre en outre une bonne dose de fun. Véritable clone futuriste de Saints Row se déroulant sur la planète Mars, le titre de Volition est un bon petit GTA-like qui offre de bonnes sensations, un mode multijoueur agréable et surtout la destruction intégrale des bâtiments grâce au fameux GeoMod 2. Cependant, sa durée de vie assez courte, son manque de variété et ses décors qui se ressemblent plus ou moins tous nous rappellent que ce changement d’orientation ne s’est pas fait sans heurts. Si on apprécie l’essai, on ne peut s’empêcher de penser que tout cela devra encore se confirmer et s’améliorer dans un éventuel quatrième volet qu’on attend déjà avec curiosité.

On a adoré :
+ Gameplay fun et jouissif
+ L’achat d’améliorations et d’armes
+ La conduite de véhicules
+ Un mode multijoueur sympathique
+ La destruction des bâtiments
+ De jolis effets visuels
+ Le reconstructor gun
On n'a pas aimé :
- Trop court en solo (8h)
- Pas assez varié
- Des décors assez fades
- Des mécaniques de jeu parfois agaçantes
- Une IA ridicule
- Un scénario maladroit


Consulter les commentaires Article publié le 21-06-09 par Etienne F.



 
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