Test Red Dead Redemption : Undead Nightmare - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Red Dead Redemption : Undead Nightmare



Développeur
Rockstar San Diego
Genre
Action
Statut
Disponible
Date de sortie
  26.11.2010
  2010
Nombre de joueurs
1 à 16
Online
- Jeu en ligne
Classification PEGI

Thème
Western
Résolutions gérées
720p
Prix de lancement
29,00 €

Après le succès de Red Dead Redemption, les petits gars de chez Rockstar Games ont proposé plusieurs DLC au rapport qualité/prix plus ou moins inégal. Comme cela avait été le cas pour les add-ons de GTA IV, le studio a décidé de proposer une version boîte stand-alone regroupant tous ces contenus. Celle-ci est s’appelle Red Dead Redemption : Undead Nightmare (nom du dernier DLC en date). Reste alors à savoir si le tout vaut l’investissement, à savoir, un peu moins de 30 euros…

La rédemption des morts-vivants




Avant toute chose, il est important de signaler que, même si posséder le jeu original n’est pas nécessaire pour jouer à RDR : Undead Nightmare, il est tout de même largement préférable d’avoir terminé l’histoire principale du soft de base ; non seulement parce qu’il s’agit d’un excellent jeu dont certains éléments ne se retrouvent pas dans cet add-on, mais également parce que la partie solo d’Undead Nightmare a une légère tendance au spoil. Dans ce mode solo (qui est bien évidemment celui du DLC Undead Nightmare), le joueur incarne John Marston qui doit faire face à une invasion de morts-vivants. Notre cowboy va donc devoir arpenter le Grand Ouest à la recherche d’une solution à ce problème, sa femme et son fils ayant été malencontreusement transformés en zombies. Si ce scénario tient dans un mouchoir de poche, il permet tout de même aux auteurs de chez Rockstar Games de s’en donner à cœur joie avec leur humour incisif si caractéristique. Clichés, caricatures grossières mais pleinement assumées ainsi qu’une bonne dose de second degré sont au menu et, malgré une fin en queue de poisson, les dialogues s’avèrent plutôt savoureux et le mystère planant autour de l’épidémie de zombification est un excellent moteur pour la progression. Les personnages inédits, quant à eux, sont peu nombreux et forcément marquants, mais cela permet de retrouver avec plaisir quelques vieilles connaissances à la personnalité toujours aussi forte.

La structure des missions se rapproche de celle du jeu de base. Quelques missions principales à l’intérêt inégal faisant avancer l’histoire côtoient plusieurs tâches annexes souvent assez redondantes. La plus importante d’entre elles consiste à aider les survivants en débarrassant les villes des zombies qui les attaquent. Cela peut s’avérer assez fastidieux et répétitif, d’autant plus que les morts-vivants ont tendance à revenir après quelque temps. Néanmoins, ces missions ne doivent pas être sous-estimées puisqu’elles permettent de récupérer de nouvelles armes et de précieuses munitions ainsi que des lieux de sauvegarde et de voyage rapide. Enfin, en se baladant sur la map, Marston aura toujours l’occasion de faire des rencontres aléatoires (une jeune fille poursuivie par des zombies, un médecin qui a besoin de cobayes morts-vivants pour ses expériences ou des chevaux mythiques dotés de pouvoirs surnaturels à capturer). La durée de vie de ce mode solo s’avère donc assez variable selon l'assiduité du joueur. Comptez entre trois (si vous vous limitez uniquement aux missions principales) et dix heures de jeu (si vous comptez atteindre les 100% de progression).

Le solo en entrée…




Les types de morts-vivants sont nombreux et plutôt réussis dans l’ensemble, au même titre que les animaux mutants et mythiques. La désolation des villes semble avoir été un peu moins soignée puisqu’elle se résume à des portes condamnées, quelques graffitis sur les parois et des bûchers par endroits. Il est dommage également que les environnements réellement inédits ne soient pas très nombreux, la quasi-totalité de l’histoire se déroulant sur la même map que le jeu de base. Toutefois, l’ambiance est assurée par une bande-son très travaillée et des nouvelles musiques basées sur les thèmes originaux s’inscrivant parfaitement dans le contexte d’Undead Nightmare. Les jeux de lumière et de couleurs entre le soleil et la lune, ainsi que les changements de climat contextuels, prennent également part à cette ambiance inquiétante très réussie. Quelques soucis d’affichage et de moteur physique ci et là sont à souligner même s’ils ne devraient pas se montrer trop gênants.

Au niveau du gameplay, peu de choses ont radicalement changé depuis le jeu de base. Les ennemis sont souvent nombreux et coriaces (ils ne vous lâcheront pas tant que leur boîte crânienne n’aura pas explosé) mais cette difficulté est compensée par le fait que ces zombies ne sont pas armés et que la plupart d’entre eux ne sont pas très rapides. Il faudra toutefois utiliser la jauge de Sang Froid (bullet time) à bon escient lorsque vous vous sentirez submergé. De plus, même si les boutiques ont disparu, il ne s'avère finalement pas trop difficile de se procurer des munitions en fouillant les corps et les coffres des villes ou en effectuant des missions secondaires. En outre, si Marston commence ce DLC vêtu d'un pyjama et armé d’un simple lasso, il n’aura pas de mal à se retrouver assez rapidement avec un arsenal avancé contenant plusieurs nouvelles armes (une torche, de l’appât à zombies et de l’eau bénite) utiles pour les situations difficiles et conçues spécialement pour les morts-vivants. Il aura également droit à celles contenues dans les précédents packs multijoueur, à savoir, le tomahawk et le tromblon explosif ; de quoi élargir le champ des possibilités.

Le multi en plat de résistance




Avec ce mode Histoire, Undead Nightmare propose déjà une durée de vie plutôt correcte, mais il ne faut pas oublier que cette édition comprend aussi un mode multijoueur plus que complet. Ainsi, les joueurs ont droit à toute la partie en ligne du jeu de base agrémentée de la totalité du contenu qui lui a été ajouté par la suite sous forme de DLC et autres mises à jour. Il y a tout d’abord le mode Exploration, point névralgique des parties en ligne, qui place jusqu’à 16 joueurs dans une session libre avec l’intégralité de la map ouverte et où il est possible d’effectuer des activités seul ou en bande afin de gagner de l’XP (combattre les bandits, chasser ou encore tenter de relever les nombreux défis que propose le journal du menu Pause). A partir de là, il est possible de rejoindre de nombreux autres types de parties. Outre les Fusillades (Deathmatch) et autres Captures de Sac du jeu de base, les joueurs peuvent également effectuer six missions coopératives bien que plutôt classiques et peu marquantes, mais qui proposent tout de même leur lot de gunfights sympathiques à plusieurs contre l’IA. Il s’agit là du pack Outlaws to the End qui avait été proposé en téléchargement peu après la sortie de RDR.

Le contenu des deux autres packs à 800 MS Points et orientés multi (Légendes et Tueurs et Menteurs et Tricheurs) est également présent et permet d’étoffer encore les parties en ligne. De nombreuses maps sont donc disponibles pour les parties classiques grâce aux neuf nouveaux environnements qu’apportait l’extension Légendes et Tueurs. Ainsi, plaines, forêts, villes, villages et camps fortifiés forment un mélange varié qui a le mérite de permettre une diversification des styles de jeu même si, en termes de qualité du level design, le tout n’est pas toujours très homogène car certaines des maps se montrent moins bien adaptées que les autres au jeu multi. De même, le DLC Menteurs et Tricheurs apporte pas mal de contenu du côté des modes de jeu, cette fois. Le poker et le poker menteur font donc partie des modes jouables en ligne, s’avèrent très réussis et plairont donc sans peine aux amateurs. Les courses de chevaux, quant à elles, sont assez appréciables mais démontrent assez vite leurs limites en termes de diversité et de profondeur de gameplay, et ce même si l’utilisation d’armes est permise. Enfin, vient le mode « Bastion. » Basées sur un système d’attaque/défense de points stratégiques successifs, ses parties se déroulent dans des maps bien pensées et se laissent aborder de plusieurs manières différentes ce qui permet de varier le gameplay.

Le mode de jeu coopératif proposé à l’origine par l’extension Undead Nightmare consistant à résister à des vagues successives de zombies, avec pour décor les cimetières du jeu, est également de la partie. Ce mode permettra de varier encore un peu plus les plaisirs en multi malgré son intérêt tout de même rapidement limité. Le reste du contenu multi est également étoffé par rapport à celui du soft de base. En effet, les repaires de bandits et les zones de chasse et du mode Exploration y sont plus nombreux et variés. Les armes (Tomahawk, Tromblon Explosif, etc.) ainsi que les avatars multi très réussis (personnages de Red Dead Revolver, de Red Dead Redemption et zombies) ayant été ajoutés par les divers DLC ne manquent pas à l’appel. Cette extension propose donc un contenu très complet notamment en multi. Notons toutefois que si vous possédez le jeu de base et assez d’espace disque, il serait plus judicieux et moins onéreux de télécharger tout ce contenu sous forme de DLC : Outlaws to the End (gratuit) et Undead Nightmare Collection (1600 MS Points) par exemple. Néanmoins, cette version boîte pourra contenter les joueurs disposant de peu d’espace sur leur disque dur, ceux qui préfèrent les formats boites ou encore ceux qui ne possèdent pas (ou plus) l’édition de base du soft.

Point complet
En elle-même, cette version boîte de Red Dead Redemption : Undead Nightmare est un titre fort sympathique pour un prix raisonnable. Regroupant la totalité des DLC parus pour RDR, elle propose un mode en ligne tout ce qu’il y a de plus complet en termes de contenu et de durée de vie potentielle. En outre, elle contient également le sympathique (bien qu’assez court) mode solo d’Undead Nightmare, à défaut d’être une version GOTY complète, le titre de base n’étant pas inclus. Ceux qui ont ce dernier et qui ne sont pas réfractaires au digital peuvent quant à eux télécharger les extensions, ce qui leur reviendra moins cher. Ce jeu se destine donc avant tout à certains types de joueurs (ceux ne possédant pas le jeu de base, préférant les boîtes ou ayant un espace disque limité). Chacun aura donc meilleur temps de peser le pour et le contre avant d'investir...

On a adoré :
+ Multijoueur très complet
+ Toujours aussi beau visuellement
+ Petit prix (sans jeu de base)
+ Stand-alone
+ Solo appréciable...
On n'a pas aimé :
- ... mais assez court
- Des bugs, encore et toujours
- L’intérêt pour certains


Consulter les commentaires Article publié le 09/01/2011 par Pascal R.



 
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