Test Rayman Legends - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
connecté, 41 247 membres  |  Se connecter  -  S'inscrire 
 
 

Rayman Legends



Editeur
Ubisoft
Genre
Plateformes
Statut
Disponible
Date de sortie
  29.08.2013
  03.09.2013
Nombre de joueurs
1 à 4
Online
- Classements
Classification PEGI
Prix de lancement
44,99 €

Rayman est un personnage emblématique d’Ubisoft qui avait gagné en popularité entre 1995 et 2003. Après plusieurs années d’absence, la firme avait tenté un premier retour en associant notre héros sans bras et sans jambes aux Lapins Crétins. Malheureusement, il n’était plus que l’ombre de lui-même et les Lapins Crétins ont représenté un tel phénomène qu’ils ont été très vite dissociés pour ne représenter qu’une licence à part exploitée à foison. C’est donc en 2011 que Rayman a retrouvé ses lettres de noblesse avec un Rayman Origins tout bonnement succulent. Environ un an et demi plus tard, Ubisoft Montpellier nous offre une suite initialement prévue comme une exclusivité Wii U. Mais cette dernière ayant bien du mal à s’imposer, la société française a préféré assurer ses arrières en sortant le jeu sur le plus de supports possible. Reste alors à voir si ce Rayman Legends est à la hauteur…

Digne successeur !




Comme pour Rayman Origins, Rayman Legends ne s’encombre pas d’un scénario. La petite cinématique du début met directement dans l’ambiance et un seul objectif saute aux yeux : sauver 700 Ptizêtres et débloquer un maximum de Lums (jusqu’à plus d’un million). Pour cela, le menu a été transformé en petit couloir avec des tableaux. Le joueur peut courir d’un côté comme de l’autre et accéder à un monde (découpé en plusieurs niveaux) ou un mode de jeu en sautant dedans (un peu à l’image de ce qui se faisait dans un certain Mario 64), tout simplement. L’aventure principale se compose de cent vingt niveaux mélangeant phases de plateforme, courses-poursuites, boss géants en 3D à affronter et pièges à éviter. On note simplement que les niveaux typés shoot them up avec Moskito ont ici laissé leur place à des tableaux dans lesquels on obtient un super pouvoir pour envoyer des projectiles à tout moment. L’autre nouveauté, c’est l’intégration de niveaux musicaux (un par monde) extrêmement agréables à parcourir. La traversée se fait à un rythme effréné et la progression doit se faire en rythme pour profiter au mieux des reprises implantées, dont le célèbre Eye of the Tiger version Mariachi qui est tout bonnement génial. Vraiment faciles, avec plusieurs checkpoints, ces niveaux font office de récompenses misant sur l’ambiance.

Cela se ressent d’ailleurs avec le dernier monde (à débloquer en libérant 400 Ptizêtres) qui offre un niveau musical inédit et une version 8-bit de chaque tableau musical. Ladite version rétro est dépourvue de checkpoint et elle multiplie les effets visuels (division et/ou inversion de l’écran, neige numérique, pixellisation à outrance, effet globe, etc.) pour tenter d’apporter un peu plus de challenge. Reste que là encore, la facilité est de mise puisque, hormis les effets visuels, tout le reste (placement des ennemis, des Lums, timing, etc.) est strictement identique aux niveaux originaux. Même si l’effet rétro fait clairement son effet, certains pourraient regretter un peu l’aspect recyclage de l’ensemble. Outre ce petit détail, le seul véritable défaut de ce Rayman Legends, c’est clairement sa facilité déjà évoquée. Il y a beau avoir plus de Lums et de Ptitzêtres à récolter dans la plupart des niveaux, il n’en reste pas moins que ces derniers se trouvent facilement. Même les pièces de la mort semblent plus faciles à récupérer que celles de Rayman Origins, au même titre que les niveaux cachés dont les accès sautent plus rapidement aux yeux. Pour les trois quarts de l’aventure, on peut aisément compléter un niveau sur un premier passage.

Ce sont donc les vieux de la vieille qui rouspèteront un peu au final, même si certains tableaux, notamment ceux nommés Invasion (il faut parcourir le niveau en moins de 40 secondes pour obtenir un trophée en or) qui ajoutent en prime Dark Rayman (il nous poursuit et on est obligé de recommencer si on le touche), demandent clairement du doigté et un bon sens du timing. Cela dit, le titre est encore plus accessible que son aîné et il ravira tous les amateurs de jeux de plateforme qui ne veulent pas se prendre la tête. La difficulté croit d’ailleurs progressivement pour tout de même maintenir un certain challenge, notamment dans les derniers mondes. Niveau gameplay, si les petits nouveaux devront juste apprendre à doser les sauts des personnages, en composant avec une légère inertie, les autres seront en terrain connu. Sauter, baffer les ennemis, courir au sol ou sur certaines parois, enclencher quelques mécanismes, planer, c’est simple, nerveux et terriblement efficace. En plus, les développeurs ont ajouté une petite nouveauté en la personne de Murphy. Ce personnage apporte une aide non négligeable pour frayer un chemin au joueur. Pensé bien entendu à la base pour être joué avec le Gamepad de la Wii U, celui-ci a été conservé sur les autres supports.

La simplicité pour le plaisir de la majorité




En l’occurrence, il agit de manière scriptée, en se déplaçant selon notre propre avancée, et c’est au joueur de faire appel à lui au bon moment en pressant simplement une touche. L’intégration se révèle être efficace et ce choix ne gêne en rien la progression. Mieux, Murphy devient même un élément amusant en multijoueur puisque chaque joueur peut faire appel à lui, offrant quelques situations drôles, notamment lorsque le premier appuie pour déplacer une plateforme et qu’au moment du saut, le second appuie également pour déplacer à nouveau ladite plateforme, qui se dérobe alors sous les pieds du joueur, condamné à être embullé. Dans son ensemble, le gameplay est clairement réussi, pour ne pas dire maîtrisé. En parlant de maîtrise, il est bon de souligner que les visuels ont fait un léger bond en avant. Les développeurs ont encore amélioré leur moteur maison afin d’offrir des graphismes époustouflants. C’est coloré, c’est fin et les éclairages sont encore mieux réussis qu’avant. Les niveaux regorgent de détails, tout est dynamique et le joueur en prend tout simplement plein les mirettes. Les animations sont en prime d’excellente facture et la bande-son, signée principalement Christophe Héral, fait tout bonnement un sans-faute. On ne peut qu’être émerveillé devant tout ce travail artistique. Chaque niveau ou presque est susceptible d’engendrer un coup de cœur. Nous pensons notamment aux tableaux du monde Olympus Maximus qui nous ont subjugués. Et pour le petit plus, le générique de fin est interactif ! Un vrai défouloir…

Si la plupart des joueurs sont déjà assurés de passer une dizaine d’heures (à moduler à environ une heure près selon les profils) avec tous les tableaux propres à Rayman Legends, il ne faut pas oublier les quelques à-côtés qui permettent de rajouter quelques heures au compteur. Ainsi, nous retrouvons une quarantaine de niveaux issus de Rayman Origins. Ils sont à débloquer via des tickets à gratter virtuellement (permettant aussi d’obtenir de nouvelles créatures, des Lums ou Ptitzêtres supplémentaires) obtenus en terminant les niveaux. Si pour les joueurs Xbox 360, cela peut prêter à une légère critique sur le recyclage, il ne faut pas oublier qu’ils étaient avant tout prévus pour la version Wii U, support sur lequel le précédent volet n’est pas disponible. Ces tableaux supplémentaires sont donc à prendre comme un sympathique bonus, d’autant qu’ils ont bénéficié d’une légère rehausse visuelle. La disposition des Ptitzêtres a également été modifiée pour coller aux mécaniques de cette version 2013. Reste que si vous les avez déjà faits, vous devriez les parcourir sans problème. Quant aux petits nouveaux, ce ne sera que du bonheur pour eux. Afin de donner une raison au joueur de réinsérer la galette du jeu de temps à autres, même lorsque tout est fini, les développeurs ont pensé à intégrer un système de défis.

Plutôt que de coder un multijoueur en ligne (comme dans Origins, seule la coop en locale est disponible) avec tous les soucis que cela peut engendrer, le studio a opté pour un système de défis compétitifs. Que ce soit tous les jours ou toutes les semaines, il y a entre deux et quatre défis (selon son niveau de génialitude) à relever. Le challenge est clairement de mise, déjà pour au moins obtenir un trophée d’or, mais surtout pour se hisser dans le top du classement mondial. Et si on n’est pas un compétiteur hors pair, on peut simplement se tirer la bourre avec les amis. C’est vraiment bien fichu et c’est addictif. Dommage qu’une certaine répétitivité se fasse sentir pour l’heure après plusieurs jours de défis consécutifs. Enfin, le dernier bonus, c’est la présence du Kung Foot, un mini-jeu aussi simpliste que délirant. Que ce soit à deux joueurs ou à quatre, on s’amuse tout simplement à taper dans un ballon pour marquer des buts à son adversaire. C’est une sorte de mélange entre Pong, le kung-fu et le football. C’est d’ailleurs avec ce mini-jeu qu’on regrette un peu l’absence du multijoueur en ligne. Mais en local déjà, il fait extrêmement bien l’affaire de temps à autre. Puis, il faut bien le rappeler, ce Rayman Legends, à l’image du précédent, est vendu à petit prix. Si le tarif public conseillé est fixé à 45 euros (déjà une vingtaine d’euros de moins que d’habitude), plusieurs revendeurs permettent de se le procurer à moins d’une quarantaine d’euros, de quoi compenser allègrement quelques petits impairs.

Point complet
Rayman Legends est le digne successeur de Rayman Origins. La surprise n’est plus de la partie, mais le plaisir de jeu est pleinement conservé. Tout est fait pour craquer et pour s’amuser, que ce soit le Kung Foot, les défis pour l’aspect challenge, la coopération (uniquement en local), les niveaux musicaux aux reprises réussies ou encore le contenu, vraiment dense pour un jeu du genre. En plus, l’aspect visuel est un cran supérieur à celui du précédent et les tableaux sont tout bonnement superbes. On en prend plein les mirettes et les tympans. C’est du spectacle permanent et le titre est addictif. Le seul et véritable défaut, outre le petit aspect recyclé (notamment pour la facilité des versions 8 bits des niveaux musicaux au lieu de tableaux inédits), c’est clairement la grande facilité du jeu pour les habitués. En contrepartie, le soft est encore plus accessible que le précédent et les joueurs, qui apprécient les jeux de plateforme sans trop de prises de tête, seront comblés. Rayman Legends est une véritable réussite, même s’il n’est pas exempt de défauts, dont le prix réduit permettra justement à certains de fermer les yeux sur les quelques impairs mentionnés. C’est pour le plaisir, ça donne le sourire quoi qu’il arrive, et c’est bien là l’essentiel.

On a adoré :
+ Graphiquement superbe
+ Techniquement irréprochable
+ Direction artistique à tomber
+ Level design très réussi…
+ Niveaux dynamiques
+ Les boss et les niveaux Invasion
+ Plaisir audio des niveaux musicaux
+ Bande-son d’exception
+ Le Kung Foot à plusieurs
+ Solo/coop jusqu’à quatre (local)
+ Riche en contenu…
+ Le tout à prix réduit (40-45€)
+ Gameplay plutôt maîtrisé
+ Murphy bien intégré
+ Des niveaux du Origins en bonus
+ Quelques bonnes nouvelles idées
+ Très accessible, idéal pour tous…
On n'a pas aimé :
- Mais très facile (habitués)
- Pas de coop en ligne
- Un petit aspect recyclage
- Répétitivité des défis à terme


Consulter les commentaires Article publié le 09/09/2013 par Vincent P.



 
Xbox Gamer est un magazine online de jeux vidéo informant sur la console Xbox One et la Xbox 360 de Microsoft. Copyright XGN © 2002-2019