Test Rage 2 - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Développeur
ID Software
Genre
Jeu de tir à la premiere personne (FPS)
Statut
Disponible
Date de sortie
  14.05.2019
Nombre de joueurs
1

Après un premier opus sorti en 2011 sans faire trop de bruit, Rage et son monde dévasté reviennent pour toujours plus de grabuge. Teasé à grands renforts de trailers ultra bourrins à l’ambiance neo-punk, le soft promet un mélange entre le gameplay FPS ultra nerveux d’iD Software et les mondes ouverts d’Avalanche Studios. Après avoir saigné le jeu, voici notre verdict !

L'apocalypse après l'apocalypse



Dès les premières minutes, on retrouve les marques des jeux qui ont inspiré l’univers et l’ambiance post-post-apocalyptique du soft. Du Mad Max pour le décor, un soupçon de Borderlands pour l’humour et du Doom pour la grosse castagne. Post-post-apocalyptique car oui, dans Rage 2 l’apocalypse n’a pas eu lieu qu’une seule fois ! Si vous n’êtes pas familier avec le premier opus, pas d’inquiétude. Celui-ci se passe après les événements du premier, et rien ne semble vraiment relier les deux.

Le scénario se pose rapidement : l’Autorité, groupe de tarés dirigé par le général Cross et dont les rangs sont remplis de mutants, cherche à assoir sa dictature sur ce qu’il reste du monde. Encore une histoire parfaitement générique donc. Vous incarnez Walker, protagoniste masculin ou féminin (libre à vous de choisir, il n’est cependant pas possible de le personnaliser), et vous vous retrouvez par la force des choses le dernier Ranger du Wasteland encore en vie. Vous êtes maintenant l’être vivant le plus puissant de ce monde, et on vous charge de faire le ménage ! Pour ce faire, vous devrez retrouver et vous associer à différents protagonistes, tous impliqués dans le projet Dague, le dernier rempart face aux hordes du général Cross… À vous de jouer.

Ouvrez l’armurerie !

Par chance l’arsenal à votre disposition est conséquent. Bien que vous ne commenciez l’aventure qu’avec un pistolet et un fusil d’assaut, vous découvrirez rapidement les premières arches, vestiges des civilisations passées à la technologie avancée. Celles-ci renferment de précieux trésors : des plus gros flingues encore, mais aussi des aptitudes spéciales, les capacités Nanotrites ! Une fois récupérées, ces capacités vous octroient des aptitudes surhumaines : Ruée, Ecrasement, Barrière cinétique, ou encore l’Overdrive, vous permettant de repousser les limites de vos armes. Une dizaine de flingues, du fusil à pompe au lance-roquettes en passant par le canon à impulsion, ainsi qu’une dizaine de capacités sont disponibles. Tout l’arsenal est améliorable, les armes comme les capacités. Pour ce faire, il vous faudra récupérer de la feltrite, une sorte de minerai que vous trouverez dans des coffres, dans l’univers lui-même ou sur des météorites qui viennent régulièrement s’écraser sur la carte. Vous aurez aussi différents arbres de compétences générales à améliorer, des « projets » fournis par vos alliés et venant renforcer vos aptitudes.

Un conseil, concentrez-vous sur la recherche des arches assez tôt dans l’aventure si vous voulez profiter de tout l’arsenal, car il est très facile de terminer une grande partie du jeu sans avoir trouvé la moitié des armes et capacités. En effet, Rage 2 et son monde ouvert nous proposent pas mal d’objectifs, répartis entre l’histoire principale et des missions annexes variées que vous trouverez un peu partout sur la carte : nettoyer un camp ou un barrage de bandits, se débarrasser d’un convoi de véhicules, dézinguer des mutants colossaux, retrouver les rangers tombés au combat ou encore détruire les équipements de l’autorité… A première vue très nombreux sur la carte, ils s’enchainent néanmoins très vite et c’est finalement après une quinzaine d’heures seulement, sans trop vous presser, que vous risquez de voir défiler les crédits de fin. Le jeu reste néanmoins accessible une fois l’histoire principale terminée, vous pourrez donc finir de nettoyer toute la carte, récupérer l’armement qu’il vous manque, ou encore prendre part aux courses de voitures ou à Mutant Bash TV, du massacre de mutants en arène. Finir l’ensemble des missions annexes ne sera clairement pas une corvée tant le gameplay en combat est fun, fluide et peut être varié.

Du sang, du sang, du sang !!!

En effet, la combinaison des différentes armes de l’arsenal et des capacités spéciales vous permet de résoudre vos problèmes de manière différente à chaque fois, si bien que même si certains objectifs se ressemblent un peu trop dans leur aménagement, ils n’ont pas l’air redondants pour autant. On fracasse les ennemis sans peine, passant d’un pouvoir à un autre très naturellement. L’arsenal est dévastateur, roquettes, balles, grenades ou encore wingsticks pleuvent littéralement sur vos ennemis, qui explosent en plusieurs morceaux dans des gerbes de sang ! Si vous gérez bien vos déplacements, vous n’aurez jamais besoin de vous mettre à couvert, récupérant sur vos ennemis déchus de quoi regarnir votre santé. Les phases d’action sont donc sans temps mort, 100% adrénaline, 100% fun. La recette FPS bourrin d’iD Software fonctionne donc toujours aussi bien et encore plus en 60 images par seconde, pour les joueurs sur Xbox One X.

Nous aimerions pouvoir en dire autant de l’open world concocté par Avalanche Studios. Malheureusement, celui-ci a plus de peine à vraiment nous convaincre. Lors des premières missions, on a d’abord le sentiment étrange d’être de retour quelques années en arrière, dans l’un des précédents jeux d’Avalanche, Mad Max. Fort heureusement, on finit par laisser de côté les plaines désertiques pour découvrir une forêt luxuriante, une zone marécageuse ou encore une ville prise dans les sables. Même s’il est donc possible de saluer cet effort sur la variété des décors, l’open world manque malheureusement de vie. Vous croiserez bien quelques convois, des petits groupes de voitures ou encore un marchand ambulant en traversant la carte, mais ça s’arrête à peu près là. Les nombreux points d’intérêt sont rapidement tous indiqués sur la carte, ce qui réduit finalement l’exploration à suivre la boussole vers le prochain objectif. Pour ajouter à ce point, notez que vous traversez cet open world en voiture, et malheureusement, c’est la partie du gameplay qui fonctionne le moins bien. La conduite laisse à désirer, les affrontements ne sont pas très nerveux et les courses non plus. En total décalage avec ce qu’il se passe à pied ! En parlant des véhicules, tout comme l’arsenal ils sont assez variés ; motos, char, voiture de course post apocalyptique, gyrocoptère ou encore aéroglisseur ! Votre plus fidèle machine restera néanmoins le Phénix, le véhicule attribué au joueur en début de partie. Celui-ci est personnalisable au fil de l’aventure, vous permettant d’augmenter son potentiel de destruction.

Point complet
Bien qu’il ne révolutionne pas le genre, Rage 2 a le mérite de tenir ses promesses. Si vous cherchez un gros défouloir, vous êtes au bon endroit. Dites bye-bye à l’infiltration, ici tout se joue à l’explosif et à la force brute ! Avec son action non-stop et un arsenal varié, Rage 2 ne fait pas dans la dentelle, mais ce n’est pas du tout ce qu’on lui demande. Du jeu vidéo à l’état pur, on prend un plaisir fou à réduire en cendres les camps de bandits et à remettre l’Autorité à sa place !

On a adoré :
De l’action encore de l’action !
Environnements convaincants et variés
Gunplay bourrin parfaitement jouissif
Arsenal d’armes et de pouvoir étendu
Nombreuses améliorations pour le héros, l’arsenal et les véhicules
On n'a pas aimé :
Gameplay en véhicule peu convaincant
Scénario sans intérêt et très court
Monde ouvert qui manque de vie
Durée de vie totale assez courte, une quinzaine d’heures pour faire le tour
Navigation dans les menus laborieuse


Consulter les commentaires Article publié le 30/05/2019 par Arnaud D.


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