Test Quantum Theory - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Quantum Theory



Editeur
Tecmo
Développeur
Tecmo
Distributeur
Tecmo Koei
Genre
Action
Statut
Disponible
Date de sortie
  23.09.2010
  16.10.2010
  30.09.2010
Nombre de joueurs
1 à 8
Classification PEGI

Quantum Theory a été annoncé en octobre 2008 comme une exclusivité PlayStation 3. Histoire d’avoir un argument un peu accrocheur, il avait été présenté comme une sorte de Gears of War-like pour la console de Sony. En décembre 2009, Tecmo crée la surprise et annonce que le titre débarquera aussi sur Xbox 360. Après plusieurs reports, celui-ci voit enfin le jour avec la promesse d’avoir un jeu pas comme les autres étant plus qu’un simple shooter. Promesse tenue ?

Un bon paquet d’années de retard




Un univers post-apocalyptique, une sorte de mal qui ravage le monde (la Diablose), un héros super costaud qui doit détruire une tour, une partenaire nommée Filena qui tente dans un premier temps de l’en empêcher et deux ou trois mystères liés à cette dernière et la tour, voilà les ingrédients qui composent le maigre « scénario » de ce Quantum Theory. Même si l’histoire est souvent prétexte à tirer sur tout ce qui bouge, il faut reconnaître que l’on n’est jamais vraiment embarqué dedans malgré les cut-scenes et autres dialogues aux mises en scène extrêmement banales et aux répliques plates, voire dénuées d’intérêt. Durant toute la campagne promotionnelle du jeu, Tecmo avait spécifié à de nombreuses reprises que le titre se démarquerait de la concurrence grâce à son côté coopération poussé. Malheureusement, dans les faits, on constate que l’aventure se joue uniquement en solo et que la « coop » se résume à une poignée d’interactions comme une double attaque au corps à corps ou la possibilité de lancer la demoiselle sur les ennemis. Une très grosse partie de l’aventure mettant en avant cet aspect, on est incroyablement déçu de voir qu’il est impossible d’en profiter en local ou/et en ligne avec un autre joueur.

Mais ce n’est que le début d’une longue descente aux enfers pour le titre. En effet, la progression est hachée menu par des chargements longuets en début de chaque scène mais, et c’est totalement incroyable à notre époque, en plein milieu de la partie. Ainsi, on se retrouve souvent devant une porte qui ne veut pas s’ouvrir tant que le chargement n’est pas terminé ou encore dans une situation où l’on est au cœur de l’action qui nous propose alors un freeze le temps de charger la suite. Le rythme en prend un sacré coup, surtout qu’il laissait déjà à désirer autrement, le joueur se contentant (outre les premières scènes) d’entrer dans la tour et d’en atteindre le sommet pour la détruire en enchaînant des couloirs et des salles tantôt rectangulaires, tantôt circulaires. Certes, le concept de la tour s’y prête particulièrement mais le level design faisant partie des plus mauvais de cette génération, on a bien dû mal à avaler la pilule. Il en va de même pour le chara design. Mis à part celui des quelques armes disponibles, qui est relativement original, il faut bien avouer que les ennemis, peu variés, font peine à voir et que l’espèce d’explosion qui accompagne leur mort ressemble plus à un rendu verdâtre de lendemain de fête qu’à autre chose. Il faut toutefois reconnaître que l’idée du morphing en temps réel du terrain est intéressante sur le papier… En revanche, en pratique, cela se traduit simplement par quelques éléments qui bougent et des accès qui se débloquent pour continuer. En sus, non seulement le titre est archi linéaire et dirigiste, mais en outre il est vraiment court. Six à neuf heures (selon la difficulté et surtout son habileté) suffisent pour en voir le bout, enfin pour les plus courageux.

Du copié/collé à gerber ?




Quantum Theory étant censé être un jeu d’action à la troisième personne dans la veine d’un Gears of War, il est logique de voir un gameplay reprenant à peu près tous les concepts à la mode du genre. Malgré tout, les développeurs nous surprennent encore par la médiocre intégration de ces mécaniques de jeu. Le personnage est extrêmement lourd et lent, ce qui n’arrange pas le rythme des parties, mais en plus les sprints représentent un véritable calvaire dès lors qu’il faut éviter un obstacle ou prendre une courbe, le réticule de visée apporte une imprécision illogique (il est plus facile de viser à couvert sans que le personnage ne sache où il tire ou en se déplaçant sans le réticule), l’intelligence artificielle est totalement à la rue malgré quelques efforts (les ennemis tentent parfois de se cacher, certes mal, mais ils essaient), les phases de saut sont ratées, celles à dos de bestioles diablosées auraient dû être supprimées de la version finale tant elles sont déplaisantes et les scripts sont tellement visibles, avec des animations dépassées, qu’il est extrêmement facile d’anticiper le moindre mouvement ennemi. Si certains arriveront un peu à s’amuser en tirant sur tout ce qui bouge tout en profitant de l’arsenal, beaucoup s’ennuieront fermement. Notons aussi que le système de couverture implanté, devenu plutôt classique maintenant, fait lui aussi défaut au jeu, les mouvements restant très limités, les cachettes pas toujours efficaces, les transitions quasi inexistantes et la reconnaissance de la mise à couvert ou de la sortie de la couverture n’est pas toujours optimale.

Niveau réalisation, le constat n’est pas forcément des plus élogieux. Le moteur graphique accuse le coup, les modélisations ont été terminées à la hache, quelques bugs sont de la partie, les animations datent d’une autre époque, les textures sont bien fades, certains éléments scintillent pour on ne sait trop quelle raison et le tout s’avère tout simplement décevant à défaut d’être catastrophique. On a déjà vu pire, bien pire, c’est ce qui le sauve un tantinet sur cet aspect ! Côté sonore, le titre s’en sort un poil mieux, les musiques étant plutôt correctes. En revanche, les doublages sont parfois sur joués, parfois sans conviction et d’autres fois ridicules. Les environnements quant à eux sont incroyablement vides alors que le tarif de la galette est pour sa part plein. Entendez par là que le soft est vendu une soixantaine d’euros alors qu’il a toutes les caractéristiques du jeu budget qui ne vaut guère plus de cinq à dix euros, et encore pour quelqu’un réellement en manque de shooter. Enfin, terminons en signalant que les développeurs ont quand même pensé à intégrer un mode multijoueur jouable de deux à huit. Une poignée de modes de jeu archi classiques se battent en duel, quelques paramétrages sont de la partie mais l’intérêt n’y est pas vraiment tant l’ensemble est loupé. Reste que ceux qui pourraient un tant soit peu apprécier l’aventure pourront toujours faire deux ou trois parties pour prolonger le « plaisir », les quelques cartes présentes s’adaptant plutôt bien au genre des rencontres. Dans ce cas, qu’ils préviennent des amis qui possèdent un exemplaire du jeu, le mode online étant totalement désert.

Point complet
Dans un sens, les développeurs ont fait un travail remarquable qui pourrait bien servir à d’autres studios. En effet, malgré parfois le sentiment qu’ils avaient envie de bien faire (ou alors c’était l’espoir vain de le penser, le potentiel étant un minimum là mais non exploité par un studio apparemment sans talent), on constate que Quantum Theory n’est ni plus ni moins que l’exemple type de tout ce qu’il ne faut pas faire comme erreur pour coder un bon TPS. Quitte à copier ouvertement la concurrence, autant essayer de rendre au moins une copie propre… Malheureusement, le titre souffre de tellement de défauts dont l’énumération (voir ci-dessous) est longue et fastidieuse qu’il s’apparente à un mauvais jeu budget (même s’il existe toujours pire) vendu à une soixantaine d’euros. Autant dire qu’il y a un gros décalage entre la médiocrité du soft et ce pour quoi il essaie de se faire passer. Seuls quelques courageux pourraient peut-être y prendre un peu de plaisir en se le procurant à dix euros max, et encore il faut vraiment être en manque de shooter. Inutile de tergiverser, mieux vaut effacer de sa mémoire son potentiel achat et garder ses euros pour une galette que l’on peut au moins qualifier de jeu sans trop de honte. Même le premier Gears of War, qui ne coûte plus qu’une bouchée de pain, enterre le titre de Tecmo à tous les niveaux…

On a adoré :
+ Design des armes un minimum original
+ Musiques relativement correctes
+ L’idée du morphing du terrain…
On n'a pas aimé :
- Extrêmement mal exploitée
- Scénario
- Très court
- Coop avec l’IA minimaliste
- Pas de coop offline…
- Ni online
- Multijoueur archi limité
- Graphiquement à la traîne
- Animations à revoir
- Des phases vraiment déplaisantes
- Rythme de jeu haché menu
- Des chargements longuets…
- Survenant aussi en pleine action
- Perso très lourd
- Système de visée incohérent
- Archi linéaire et dirigiste
- L’un des pires level design…
- Pas mieux pour le chara design
- Système de couverture à revoir
- Qu’est-ce qu’on s’ennuie
- 60 euros la galette !


Consulter les commentaires Article publié le 16/10/2010 par Vincent P.


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