Test Quake 4 - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Quake 4



Editeur
Activision
Genre
FPS
Statut
Disponible
Date de sortie
  25.11.2005
  18.11.2005
Nombre de joueurs
1 à 8
Online
- Contenus
- Jeu en ligne
- Classements
- Réseau local
Classification PEGI
Résolutions gérées
720p, 1080i
Son
5.1

Un temps série de référence des FPS solo puis multijoueurs, la série Quake est peu à peu retombée dans l’oubli pendant que de nouveaux ténors gagnaient leurs titres de noblesse dans le monde très cruel qu’est celui des jeux à la première personne. Sans doute d’ailleurs trop occupé par le développement de Doom 3, ID Software a pris la décision de confier le dépoussiérage de la série à Raven Software, connu notamment pour les Soldier of Fortune. Nous voici donc en face de Quake 4, abordant fièrement le nom de ses ancêtres et pourtant développé par une équipe totalement différente. Passage de témoin réussi ?

Encore une part de Quake ?




Pour la quatrième fois en dix ans, Quake s’offre un nouvel épisode. Mais cette fois-ci l’heure est grave, la guerre entre Humains et Stroggs a repris de plus belle et en bon marines de votre état, la convocation pour aller fesser du monstre sur la planète Stroggos ne tarde pas. Ce Quake 4 renoue ainsi avec le deuxième opus et le mode solo, sans hélas faire preuve de réelle originalité. Le joueur se retrouve la majeure partie du temps à l’intérieur de bâtiments Stroggs, dont l’ambiance fait incontestablement penser à celle de Doom 3. Des pièces, séparées par des portes et des couloirs, c’est à peu de choses près ce à quoi se résume l’architecture de Quake 4.

Ce n’est donc pas cet épisode qui modifiera le gameplay tout en finesse de la série, avec des milliers d’ennemis à éradiquer, les divers objectifs que le joueur reçoit n’étant qu’un prétexte pour avancer et tuer encore plus de stroggs. Pour autant, on remarque pas mal de petites modifications pour la série ou par rapport à Doom 3. La plus notable est la présence de coéquipiers : artilleurs, médecins et ingénieurs. Leur aide, que ce soit pour tuer des stroggs, vous soigner ou remettre d’aplomb votre armure, est très agréable dans ces grandes pièces sombres et vides, bien que finalement pas si indispensable que ça pour quiconque sait jouer un minimum de la gâchette. Le plaisir n’est donc pas absent mais les plus accrocs aux FPS auront sans doute plus de facilité que les autres à apprécier Quake 4. à De son côté, l’IA des ennemis se montre plus développée qu’auparavant sans néanmoins atteindre des sommets d’ingéniosité. Les plus intelligents se cachent derrière des caisses pour se couvrir et ne foncent pas tête baissée tandis que d’autres disparaissent quand la situation leur devient peu avantageuse.

Brooaaarrr, dit-il en courant




Le strogg est vicieux, le strogg fait mal et surtout le strogg est laid. Tout le bestiaire de ce Quake 4 répond plus ou moins à cette règle. Malheureusement celui-ci est loin d’être varié et l’on rencontre souvent les mêmes types d’ennemis. La technique pour s’en débarrasser peut changer mais généralement deux ou trois roquettes suffisent à régler l’affaire. Graphiquement, les différents protagonistes sont correctement modélisés mais bien en deçà de ce que l’on peut espérer voir sur une Xbox 360. Les animations sont un cran au-dessus, sans pour autant casser deux pattes à un strogg, surtout que le titre est rempli de scripts de tout genre. La modélisation des décors laisse elle aussi à désirer pour un jeu Next-Gen et les effets de particules ont déjà été vus et revus sur Xbox. Tout ceci s’explique du fait que le moteur utilisé n’est autre que celui crée par ID Software pour Doom 3, à peine retouché. Quake 4 aurait donc été magnifique sur la première console de Microsoft mais s’en éloigne considérablement sur 360, le pire étant que malgré la puissance de calcul énorme de la bête, Quake 4 arrive à ramer méchamment lors de certains passages en plein air (heureusement rares serait-on tenter de dire). Si seulement Raven avait fait son portage dans les règles de l’art…

Fort heureusement, tout n’est pas à blâmer et on distingue déjà une excellente bande sonore. Les bruitages et les musiques mettent sans problème le joueur dans l’ambiance oppressante du titre et les doublages demeurent impressionnants. Le jeu est en effet intégralement doublé en français, avec des acteurs jouant parfaitement dans leur registre. Alors certes, on peut regretter le fait que certaines voix de rôles secondaires reviennent plusieurs fois mais proposer un doublage français de qualité est déjà une chose rare pour être signalée. Rien non plus à signaler au niveau de la prise en main, reprenant les classiques du genre sur console avec par défaut la gâchette de droite pour tirer et les deux sticks pour les déplacements. D’ailleurs l’utilisation des échelles ainsi que les phases de “plate-forme” se font comme elles se faisaient il y a des années, montrant une nouvelle fois le peu d’innovation de la part des développeurs.

Le multijoueurs pour les nuls




Après un Quake III Arena monumental en multijoueurs, nombreux étaient les fans qui s’attendaient à une claque du même acabit pour ce Quake 4. Hélas, on en est bien loin. On ne peut pas dire qu’il soit raté puisqu’il reprend entièrement la recette d’Arena, mais c’est en fait là le problème. Non seulement le gameplay n’a pas évolué d’un iota mais il a surtout vieilli en six années. Les armes, bien qu’ayant connu un changement de design, sont identiques et les cartes ont cruellement perdues de leur âme. Pire encore, les joueurs peuvent dire adieu au multijoueurs en écran séparé et aux bots, aussi bien online que offline. Le Live, bien qu’agréable, est tout aussi décevant avec une limitation honteuse à huit joueurs (même si certaines arènes ne se prêteraient pas à d’avantage), aucun véritable filtre de serveur, et des lags rendant parfois le jeu injouable.

Pour autant, le joueur peu regardant sur la qualité du mode Xbox Live trouvera sans problème un moyen de passer du bon temps en réseau, en attendant mieux. Quake 4 bénéficie donc d’une durée de vie allant de paire avec son multijoueurs, disponible uniquement en réseau. Comptez d’ailleurs un peu plus d’une dizaine d’heures pour finir le scénario du titre dans un mode de difficulté acceptable.

Point complet
Raven ne s’est pas foulé avec ce quatrième épisode. Reprenant un moteur et de vieilles idées à ID Software, les développeurs n’ont de plus fait aucunement évoluer le concept. Si Quake 4 reste un titre honnête en terme de gameplay et de plaisir, il demeure surtout un portage PC indigne d’une machine comme la Xbox 360 avec un frame-rate chancelant et des textures parfois bien brouillonnes sans TV HD, pour un prix avoisinant tout de même les 70 €. A réserver aux plus mordus de FPS, et encore.

On a adoré :
+ Défoulant
+ Quake 2 en bonus
On n'a pas aimé :
- Trop juste techniquement
- Aucune réelle innovation
- Xbox Live indispensable


Consulter les commentaires Article publié le 12-01-06 par Aurélien B.


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