Test Pure Football - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Pure Football



Editeur
Ubisoft
Développeur
Ubisoft Vancouver
Genre
Sport
Statut
Disponible
Date de sortie
  27.05.2010
  01.06.2010
Nombre de joueurs
1 à 4
Online
- Jeu en ligne
- Classements
Classification PEGI
Thème
Football
Prix de lancement
29,00 €

Début mars 2010, Ubisoft a annoncé un tout nouveau jeu de foot répondant au nom de Pure Football. Développé dans les studios de Vancouver, celui-ci a très peu fait parler de lui et est sorti en toute discrétion fin mai en France et début juin aux Etats-Unis. Connaissant l’éditeur, ce manque de communication autour du projet avait de quoi inquiéter. Cela laissait-il donc présager du pire ? Ce jeu de football arcade sortant en pleine période des matchs de préparation pour la Coupe du Monde 2010 réussit-il à créer la surprise ? Chaussez vos crampons, direction le terrain !

Football épuré




Quand on lance la galette, on tombe sur une petite vidéo d’introduction assez bien réalisée qui a le mérite de poser le contexte. On va jouer à un jeu de foot arcade qui est censé retranscrire de pures sensations en s’affranchissant quelque peu des règles classiques. Mais avant de commencer à rentrer dans le vif du sujet, il est bon de s’initier grâce à un petit tutorial qui permet de prendre connaissance du système de jeu. Ainsi, on remarque que les tirs, les centres et les coups de pied arrêtés se basent sur une jauge de puissance en plusieurs parties colorées. Le but est bien entendu de maintenir le bouton approprié jusqu’à ce qu’un curseur arrive dans la zone verte pour assurer une bonne frappe, voire dans la partie blanche pour déclencher une frappe Pure (d’où le nom du jeu). Cette dernière peut être associée à une frappe parfaite et puissante qui trouve toute seule son chemin, ce qui ne signifie pas forcément qu’elle va atterrir dans les cages lors d’un tir. Ce système de jauge a été implanté lors des corners pour les attaquants, mais aussi pour les défenseurs qui s’assurent de dégager si le curseur tombe dans la zone verte. Pour le reste, le gameplay est composé d’actions simples allant de quelques dribbles avec le stick droit à des passes classiques et passes en profondeur selon les boutons.

Niveau défensif, il suffit simplement de rajouter des tacles assassins et des pas chassés (ce qui est fortement incompréhensible) pour tenter de récupérer le ballon directement dans les pieds de l’adversaire. Plutôt simple à comprendre et à intégrer, les commandes favorisent une prise en main rapide qui permettra à tous les publics de s’amuser assez facilement pour peu que les actions Pure soient bien assimilées. Toutefois, les premières rencontres paraissent bien peu intéressantes et on peut se dire que le système est mauvais si on le compare à un FIFA Street beaucoup plus dynamique et spectaculaire. En effet, si Pure Football reprend le concept de la série d’EA Sports, son gameplay est beaucoup plus proche d’un Mario Strikers Charged Football ou d’un Academy of Champions (d’Ubisoft d’ailleurs), deux jeux qui sont sortis sur les consoles de Nintendo. Il faut donc un petit temps d’adaptation pour réussir à trouver ses marques et à construire un jeu un peu plus fluide. En effet, celui-ci est déroutant aux premiers abords puisque les joueurs ne peuvent pas courir comme ils le souhaitent lorsqu’ils ont le ballon dans les pieds. Dans ce cas-là, il faut veiller à ce que leur jauge de fatigue soit pleine pour déclencher une accélération, accompagnée d’effets visuels sympathiques, qui permet de semer un adversaire mais qui limite fortement le joueur…

Celui-ci ne peut pas stopper l’accélération, il ne peut pas dribbler pendant, ni même changer d’orientation. Du coup, il est beaucoup plus facile pour l’adversaire de défendre puisque ce dernier n’a plus qu’à se planter devant son opposant en pleine accélération et à attendre qu’il le heurte afin de récupérer le ballon avec un bon coup d’épaule, voire un tacle appuyé. Bien entendu, il n’y a point d’arbitre ici afin de garantir le côté arcade. Pourtant, les développeurs ont intégré un système de fautes un peu particulier. Ainsi, à chaque grosse faute commise, les coups d’épaule bien virils ne comptant donc pas, une jauge se remplit et, lorsqu’elle est pleine, elle permet à l’équipe adverse de profiter automatiquement d’un tir au but. Cela permet de pimenter un peu les parties en offrant des retournements de situations rapides et une dose supplémentaire de challenge. Malgré tout, certains pourraient bien vite se lasser de ce système, trouvant qu’il casse le rythme du jeu et enlève au final une dose de simplicité et de fun. Pas de panique alors, il suffit de faire un tour dans les options pour modifier la fréquence des penaltys, voire pour les supprimer. Dans ce dernier cas, c’est la fête aux tacles assassins et on s’en donne à cœur joie, surtout que tous les bruitages ont été volontairement exagérés à l’extrême pour renforcer le côté puissant et arcade. Cela colle bien au style du jeu, même si certains n’apprécieront pas, et permet de compenser une bande sonore beaucoup plus discrète, trop même.

28 jours plus tard




Après quelques matchs, on se surprend d’ailleurs à apprécier le gameplay en faisant fi des de certains défauts comme une certaine rigidité du gameplay, une physique de balle totalement irréaliste, des gardiens à l’intelligence limitée (contrairement aux joueurs de champs qui réagissent bien en difficultés difficile et pure) ou encore des enchaînements de passes/centres/tirs qui manquent de punch. En revanche, lorsqu’on prend en compte les espaces, on arrive à bien distribuer le ballon et à enchaîner en construisant son jeu. Histoire d’atténuer le manque de punch, et donc gagner en dynamisme, mieux vaut choisir des équipes bien évaluées, parmi les 17 présentes (pour 230 joueurs internationaux bien modélisés malgré un style très épuré) ou opter pour une stratégie de deux à trois passes maximum avant d’essayer de réaliser des centres et tirs Pure. Au final, la qualité du gameplay varie sensiblement selon l’approche que l’on en a. C’est moins dynamique qu’un FIFA Street (présence de touches et sorties de but), moins fun qu’un Mario Strikers (pas de super pouvoir, ni d’item), mais le résultat final reste plaisant pour quelques soirées. C’est d’ailleurs avec un à trois amis sur son canapé que l’on prend le plus de plaisir en lançant une partie rapide (attribution aléatoire des équipes) ou un match amical (choix des équipes et des paramètres de jeu avec temps de la partie, nombre de buts à atteindre).

Les joueurs solitaires, peuvent quant à eux profiter d’un mode de jeu en ligne extrêmement simpliste qui demande de jouer avec des amis virtuels (par invitations) ou de rejoindre une partie. La stabilité est généralement au rendez-vous même si celle-ci peut varier selon la connexion de l’host. On regrette simplement que le online soit limité à du 1 vs. 1 alors que le local permet de jouer jusqu’à quatre. On apprécie en revanche le fait de pouvoir débloquer de nouvelles tenues pour son équipe et des joueurs en accumulant des points Pure (présents dans tous les modes) et celui de gagner automatiquement le match si un mauvais joueur quitte prématurément la partie après s’être pris quelques buts. Ceci dit, il reste un mode intéressant à évoquer : la campagne. Il permet de goûter aux éditeurs de capitaine et d’équipe afin de créer son propre joueur et sa propre équipe à partir de choix simples et classiques (noms, maillots, écussons, poste, etc.). Le but du jeu, c’est de relever un défi de 28 jours et de grimper les échelons du classement jusqu’à arriver premier. Ainsi, on parcourt les huit stades (au design appréciables) disponibles en les débloquant au fur et à mesure.

Petit prix pour faire passer la pilule




Pour cela, il faut remplir divers objectifs comme remporter un match en un certain temps, gagner avec x nombre de buts d’écart, gagner en marquant un nombre déterminé de buts, remporter un mini-championnat, un mini-tournoi à éliminations directes, etc. Même si au final, cela revient toujours à tenter de marquer des buts, il est appréciable de voir que les développeurs ont fait un minimum d’efforts pour diversifier les situations. Mais le point le plus ingénieux, c’est la manière de débloquer des joueurs que l’on peut par la suite recruter. En effet, chaque joueur de chaque équipe est associé à un défi (par exemples : réussir 50% de passes, empêcher l’adversaire de cadrer dix tirs, marquer trois buts, etc.). Il suffit donc de le réaliser pour le débloquer. C’est assez simple dans le concept mais il fallait y penser puisque cela donne un tout autre intérêt à la façon de jouer, sans compter que ça permet d’agrémenter son équipe de joueurs toujours meilleurs.

A côté de cela, on peut aussi améliorer les caractéristiques de son personnage grâce aux points Pure accumulés. Passes, précision, puissance des tirs, etc., c’est relativement complet et ça permet d’affiner le profil de son joueur même si, manette en main, les différences entre des joueurs de niveaux légèrement différents sont quasi imperceptibles. La campagne est donc un mode très agréable à parcourir et on prend un réel plaisir à le faire pour peu que l’on accroche au gameplay. On regrette juste le fait qu’elle soit extrêmement courte puisqu’elle demande en moyenne quatre à cinq heures pour être bouclée, un peu plus si on désire recommencer certains défis pour débloquer d’autres joueurs. Enfin, si graphiquement le soft est très épuré et très simpliste, il n’est pas forcément désagréable à l’œil. On est loin des standards actuels, mais cela reste suffisamment honnête, surtout pour un titre qui est proposé neuf à 30 euros. Le petit plus pour ceux qui apprécieront, c’est la compatibilité avec Uplay qui permet de récupérer des tenues Ubisoft, quelques points Pure supplémentaires ou encore l’équipe des Légendes Mondiales.

Point complet
Sorti en toute discrétion, Pure Football est finalement un titre assez sympathique vendu à un tarif attractif (30 euros). Toutefois, il faut réussir à s’accommoder d’un gameplay accessible aux premiers abords, mais qui demande une certaine vision du jeu pour en profiter pleinement. Le contenu reste assez pauvre, ça manque un peu de punch, la campagne, aussi bonne soit-elle, se boucle trop rapidement et le multijoueur en ligne est limité à du un contre un alors que le local permet de jouer jusqu’à quatre. Le fait de défendre en faisant un pas chassé relève de l’hérésie, les graphismes sont bien simplistes malgré des joueurs internationaux bien modélisés, et la physique de balle, tout comme les bruitages volontairement exagérés, appuient le côté arcade. Toutefois, ceux qui apprécient le genre et faire des rencontres sans se prendre la tête réussiront à passer d’agréables soirées, surtout avec des amis. En sus, l’intégration des points Pure est bien pensée, tout comme celle des défis permettant de débloquer des joueurs à recruter. Il y a un minimum de diversité dans les paramètres et les options permettent de régler la gestion des fautes engendrant des penaltys automatiques. Au final, le tarif réduit permet de compenser certains défauts, mais mieux vaut y jouer une bonne demi-heure (en passant par les options) avant de se l’acheter, le gameplay assez particulier pouvant rebuter ceux qui s’attendaient à un FIFA Street-like et qui se retrouvent avec un mixe entre ce dernier et Mario Strikers Charged Football.

On a adoré :
+ Joueurs reconnaissables
+ Paramétrages Penaltys, caméra…
+ Système des défis
+ Actions Pure
+ 30 euros neuf
+ Compatibilité Uplay
+ Quelques bonnes idées
+ Campagne bien pensée…
On n'a pas aimé :
- Mais trop courte
- D’autres idées mauvaises
- Contenu limité
- Seulement 1vs1 en ligne
- Graphismes très simplistes
- Bande sonore très en retrait
- Défense en pas chassés
- Manque de punch


Consulter les commentaires Article publié le 02/06/2010 par Vincent P.



 
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