Test Pro Evolution Soccer 2019 - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Editeur
Konami
Développeur
Konami
Genre
Sport
Statut
Disponible
Date de sortie
  30.08.2018
Nombre de joueurs
1

Nouvelle année, nouveau PES. Depuis une dizaine d’années maintenant, Konami tente de remonter la pente suite à l’effondrement de la licence qu’avait provoqué le changement de génération. Avec PES 2018, les développeurs avaient réussi à proposer un opus de qualité offrant un feeling inégalable, et ce malgré plusieurs accrocs. Avec PES 2019, nous espérons qu’ils ont poussé le bouchon en corrigeant les imperfections du précédent et en donnant un coup de jeune à certains points vieillissants… Mais qu’en est-il vraiment ?

On garde les acquis, qualités et défauts compris…



Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Voilà ce qui résume un peu la première idée que l’on peut se faire de PES 2019 lorsqu’on le lance pour la première fois. Entre les diverses conditions d’utilisation à lire et à accepter (avec le renvoi sur le navigateur de la console), les recherches de mises à jour, les petits chargements qui s’accumulent et les paramétrages à faire, le lancement du jeu n’est pas une partie de plaisir. Les suivants sont un peu longuets également, à tel point qu’on lance la console, on lance le jeu, on appuie sur A pour continuer à deux ou trois reprises et on souffle enfin quand on arrive sur le menu principal. Chaque action engendre régulièrement des petits chargements, même sur Xbox One X. En parlant des menus, ceux-ci ont eu le droit à un très léger lifting, ce qui les rend un peu plus attrayants visuellement parlant mais l’ergonomie laisse toujours autant à désirer. Il serait tant que les développeurs se penchent sur le cas pour revoir tout ceci en profondeur, c’est d’autant plus vrai dans des modes comme MyClub ou la Ligue des Masters.

Niveau modes de jeu, la licence n’a pas évolué, se concentrant surtout sur ce que l’on connaît depuis des années. Du coup, plutôt que de tout paraphraser, nous vous invitons à lire notre critique de PES 2018 pour bien cerner le contenu. Pour résumer, outre les grands classiques des coupes, ligues, entraînement ou match rapide, on retrouve l’excellent 3 contre 3 introduit l’an passé (avec les statistiques pour chambrer ses amis), la Ligue des Masters, toujours aussi conséquente et fade, avec quelques incohérences malgré l’intégration de quelques transitions lors de moments importants, et le mode MyClub qui a eu le droit à quelques petites améliorations, au niveau des slots disponibles, de l’apport des joueurs de la semaine en fonction des résultats dans le réel ou encore de l’ajout de « boosters » pour se rapprocher de ce que propose la concurrence. Les plus impliqués noteront d’ailleurs que passé un certain niveau, il faut faire des sacrifices importants pour s’offrir les meilleurs joueurs, à moins de passer par la case paiement (via microtransactions) pour s’assurer de quoi les conserver. Il y a un aspect pay-to-win qui finit par s’installer…

Bref, dans les grandes lignes, l’ensemble n’a pas fondamentalement changé. La Ligue des Masters, toujours aussi longue, a accueilli l’International Champions Cup en pré-saison, le système de transfert a été légèrement revu, certaines règles spéciales ont été ajoutées mais l’ensemble manque encore de vie, surtout quand on regarde ce que proposent les jeux de sport actuels au niveau de la scénarisation. Côté online, on apprécie toujours autant les paramètres disponibles pour trouver une partie, surtout pour filtrer par rapport à la qualité du réseau. L’ensemble est d’ailleurs fonctionnel, sans problème, mais on regrette que le matchmaking soit un peu long. L’attente pour trouver les parties se fait sentir et le jeu en ligne est parfois dénaturé à cause de certaines « failles ». Attaquants rapides mis en valeur, cafouillages dans les surfaces de réparation, tirs dans la surface plus efficaces, ballons en profondeur plus systématiquement efficaces qu’en hors ligne, on note certains points qui sont ici accentués, quand ce n’est pas l’inertie qui semble un peu trop accentuée alors que le réseau est relativement stable, au point de devoir plutôt jouer à une touche de balle pour éviter de se faire chiper le ballon.

On met plein de petit + pour compenser le gros –



Durant toute la promotion du jeu, Konami n’a eu de cesse de parler de licences et de partenariats, intégrant des nouveautés qui pour beaucoup paraîtront mineures (championnat russe entre autres). La firme le sait, c’est toujours l’éternel point relevé puisque FIFA a raflé la plupart des grosses licences et que les histoires de gros sous ne se règlent pas comme ça. Du coup, bien des licences manquent toujours à l’appel, comme les clubs espagnols autres que Barcelone, les clubs anglais autres qu’Arsenal et Liverpool, les clubs allemands autres que Schalke 04 et le Bayer Leverkusen, l’absence de la J-League ou encore l’absence de la Juventus côté italien. Ce sont des gros morceaux qui sont aux abonnés absents et la perte cette année de la Ligue des Champions n’aide pas forcément. On peut toujours se consoler avec les ligues argentine, chilienne, colombienne, brésilienne, danoise, portugaise, belge, turque, etc. et s’estimer heureux de voir que la Ligue 1 et la Ligue 2 sont toujours présentes, au même titre que certains clubs asiatiques… Mais cela n’aidera pas tous les joueurs à faire passer la pilule. Les habitués, quant à eux, passeront outre, comme tous les ans, attendant patiemment les nouveaux packs de données ou utilisant l’outil de personnalisation pour modifier les noms, à défaut de pouvoir profiter des patches de la communauté.

Visuellement parlant, le FOX Engine continue à faire des merveilles, surtout que les développeurs ont revu les jeux de lumière pour offrir un aspect moins plastique. Les visages des stars sont criants de réalité. Les animations ajoutées, comme les yeux levés vers le ciel après un tir raté, un Di Maria qui se met les mains au visage après un but annulé pour cause de hors-jeu, etc., apportent un vrai plus. Certes, les joueurs réservistes et les moins connus de pays plus modestes n’ont pas profité des mêmes soins, loin de là même pour certains. Malgré tout, les joueurs les plus connus sont fidèlement reproduits et leur Player ID est suffisamment réaliste pour avoir l’impression de retrouver dans le jeu le joueur que l’on apprécie tant sur un terrain. La pelouse est également très jolie, les stades restent agréables à regarder, même s’il manque encore des détails pour accentuer l’ambiance. D’ailleurs, la partie sonore est encore à travailler, surtout lorsque les réactions du stade se font entendre en contretemps de l’action. Il y a encore des améliorations à apporter du point de vue de l’ambiance et de la modélisation du public mais ce qui se passe sur le terrain est impeccable.

C’est d’ailleurs un plaisir de voir que la neige est de retour même si son effet sur la physique des joueurs et de la balle semble assez minime. Les développeurs ont également multiplié les animations pour donner un rendu toujours plus naturel aux situations, et ce que ce soit pour le jeu aérien, très agréable à regarder, ou le jeu au sol. En fonction de la situation, de la position du joueur, de la vitesse de la balle et de ses capacités techniques, un joueur recevra ou déviera le ballon d’une certaine façon ou d’une autre. Cela fluidifie les actions et ajoute un feeling naturel au toucher du cuir. Avant d’attaquer le fond, finissons ce tour d’horizon de la forme en abordant le duo de commentateurs. Encore une fois, on retrouve un Grégoire Margotton à l’aise dans son rôle, tandis que Darren Tulett, toujours aussi mal servi dans ses répliques, finit par taper sur les nerfs. En plus, on retrouve peu ou prou les mêmes commentaires que l’an passé qui sont parfois en inadéquation avec la situation.

Un cœur qui bat, une passion qui anime



Niveau gameplay, là encore, on reste assez proche de l’an passé. Pas de révolution, seulement tout un tas de petites améliorations et autres ajustements. On passe donc très rapidement sur les options et les réglages puisque dans l’ensemble on retrouve les qualités de l’opus précédent. Cette année, les évolutions concernent notamment l’inertie, plus lourde, induite par une vitesse un peu réduite. Cela assoit encore plus la volonté des développeurs de proposer un jeu basé sur la construction. C’est instinctif, on use et abuse des passes, des transversales, des passes en profondeur, on ajoute un dribble ou deux (les néophytes devront s’entraîner avant de les maîtriser), on assure un petit jeu en triangle pour se défaire des adversaires, on cherche les latéraux qui prennent leur couloir… Bref, on a un sentiment de jouer au foot. Ce n’est pas foncièrement spectaculaire mais c’est propre, net, carré, construit. La physique de balle si particulière de la licence fait encore des merveilles, les balles aériennes sont disputées, on se sert d’un pivot pour redistribuer le jeu, tout est lissé comme il faut pour les amateurs du genre. Les animations étant plus nombreuses et naturelles, comme nous le disions plus haut, on a un sentiment d’avoir un jeu naturel, gommant le côté mécanique qui peut revenir à certains moments, notamment dans la surface de réparation au moment de la finition (passe en retrait, centre bien ajusté, les classiques n’ont plus rien à prouver).

Ceux qui ne se font pas à cette vitesse de jeu plus posée peuvent toujours la réajuster dans les options pour l’augmenter d’un point ou deux. Pour bien équilibrer l’ensemble, les développeurs ont retravaillé les défenses, avec un système de pressing qui se veut des plus efficaces, même parfois un peu trop. N’espérez pas faire parler les individualités ou réussir à chaque coup votre passe en profondeur lobée, les défenseurs veillent au grain, ils sont rapides et les soutiens viennent naturellement, comme le défenseur central qui vient couper la trajectoire lorsque le latéral se fait déborder. Il y a toujours un pied, une jambe, une tête ou autre partie du corps qui peut traîner pour tenter d’avorter une action. De même, n’espérez pas abuser de l’explosivité de Mbappé, de Cristiano Ronaldo ou de Bale, pour ne citer que les plus connus, puisque le système de fatigue a été revu. Cela vaut aussi pour les défenseurs qui montent trop souvent au pressing. Du coup, votre joueur peut être cuit assez rapidement, surtout après une longue série de matches. Le coaching a donc son rôle à jouer et avec une IA de qualité en Superstar ou Légende, vous comprendrez rapidement qu’il est vraiment important de surveiller ses joueurs et de mettre en place les bonnes tactiques offensives et défensives au bon moment et en fonction de l’équipe adverse.

D’ailleurs, les remplacements rapides à la volée sont bienvenus ! Si on veut chipoter, il y a encore plusieurs éléments que l’on peut améliorer, notamment pour le jeu de passe et de dribble dans un mouchoir de poche, sans parler d’un manque crucial, celui de l’absence de la protection de balle manuelle, RT ne suffisant clairement pas. Malgré tout, dans l’ensemble, c’est ô combien agréable d’enchaîner les parties et de rester scotché à la manette simplement parce que le gameplay est d’une telle qualité qu’on ne s’en lasse pas. Même les gardiens ont gagné en adresse, selon leurs capacités. C’est vrai qu’ils font encore une boulette ou deux et que les tirs dans la surface de réparation ont plus de chance de rentrer mais dans l’ensemble ils ne se jettent plus sur le porteur du ballon, ils sortent des parades de qualité à des moments opportuns, ils relâchent parfois le ballon mais s’en saisissent plus rapidement. Après tout, même les meilleurs gardiens ne sont pas à l’abri de quelques boulettes (Lloris durant la Coupe du Monde l’a bien prouvé).

L’avis perso de Vincent // Un fond extraordinaire !

PES 2019 est assez proche de PES 2018. Il s’apparente plus à une version finalisée, avec quelques mises à jour et autres ajouts, de la cuvée de l’année dernière, surtout quand on voit que le contenu n’a pas beaucoup bougé, du moins au niveau des modes de jeu. Malgré tout, je suis totalement amoureux du gameplay de ce volet qui est à mes yeux ce que j’ai vu de mieux depuis des lustres. C’est moins spectaculaire, je l’accorde, il y a encore des améliorations à apporter, c’est vrai, mais le feeling est tel que c’est juste un véritable régal d’y jouer et d’y retourner. Il y a un vrai équilibre dans le gameplay, une vraie place pour le coaching, les stars sont superbes, les visages magnifiques (pour les connus, les réservistes et autres joueurs peu connus sont parfois méconnaissables) et les animations apportent un côté fluide et naturel que j’aime voir. Je ne me lasse pas de ces petites talonnades bien senties, de ces amortis poitrine qui doivent être fait avec un timing serré pour être parfaitement exécuté, bref, je me régale, surtout que je mélange le jeu un peu guidé et stéréotypé des paramètres de base avec la liberté d’action du mode tout manuel. Je peux millimétrer chaque passe, chaque tir et profiter réellement de l’expérience qui me ressemble. Je n’oublie pas pour autant les modes de jeu qui n’ont pas foncièrement bougé, le mode online qui est juste fonctionnel, la Ligue des Champions qui est partie, les menus qui ne sont pas ergonomiques, mais je préfère composer avec ça et profiter d’un gameplay aux petits oignons plutôt que l’inverse, d’autant que je préfère y jouer en local, soit seul, soit avec des amis sur la même console, à suer à grosses gouttes sur le canapé à la moindre action chaude…


Point complet
Pro Evolution Soccer 2019 arrive à proposer un gameplay encore plus léché que celui de l’an passé. On n’en attendait pas moins mais les développeurs ont vraiment travaillé pour offrir un rythme de jeu et une gestion de la fatigue qui soient propices à la construction. Avec un système de pressing efficace, voire un peu trop, des défenses habiles et des gardiens plus alertes, le système de jeu s’est vraiment équilibré. C’est parfois un peu mécanique dans la finition mais on prend un malin plaisir à varier entre les transversales et les passes courtes, entre le jeu en triangle au milieu du terrain et les décalages sur les ailes, etc. Il y a encore des éléments à améliorer (les appels des joueurs sans le ballon, la protection de balle manuelle à intégrer…) mais on retrouve dans l’ensemble un feeling inégalable qui procure un plaisir certain. Puis que dire de cette physique de balle toujours aussi exceptionnelle ! Si on n’accroche pas à ce sentiment et à cette philosophie du foot, là par contre, vaut mieux voir ailleurs car, dans la forme, PES n’a pas vraiment évolué. Mêmes modes de jeu, de légères modifications pour la Ligue des Masters et le mode MyClub, des ajouts d’équipes moins célèbres sous licences officielles pour tenter de compenser la perte de la Ligue des Champions et l’absence d’autres grosses licences, un mode en ligne fonctionnel qui stagne et qui comporte quelques défauts (dont un matchmaking longuet)… La forme est encore à revoir et on regrette vraiment que les développeurs ne s’attaquent pas au contenu pour l’actualiser, lui donner plus de vie et surtout pour offrir enfin des menus dignes de ce nom. En l’état ces derniers ne sont pas ergonomiques et les petits chargements s’accumulent vite. Dommage, parce qu’avec un vrai travail sur la forme, Konami gagnerait clairement à mettre encore plus en valeur un fond qui lui est excellent.

On a adoré :
Rythme posé
Gameplay très équilibré
Un feeling inégalable
L’importance du coaching
Le tout manuel
La physique de balle
Le 3 vs 3, un régal
Gestion de la fatigue
Gardiens assez bons
Les remplacements rapides
Player ID plutôt respecté
Des animations de qualité
Les visages des stars !
Beau dans l’ensemble
Margotton toujours à l’aise
Online fonctionnel…
On n'a pas aimé :
Mais sans vraiment plus
Matchmaking longuet
Lancement du jeu lourd
Menus peu ergonomiques
Tulett n’est pas à sa place
Ligue des Masters un peu fade
Ambiance à travailler
Les éternels soucis de licences
Ligue des Champions en moins
Peu d’évolutions dans la forme
MyClub qui finit en pay-to-win


Consulter les commentaires Article publié le 18/09/2018 par Vincent P.


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