Test Pro Evolution Soccer 2018 - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Editeur
Konami
Développeur
Konami
Statut
Disponible
Date de sortie
  14.09.2017
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Prix de lancement
59,99 €

Comme chaque année, à l’image de FIFA, le nouveau PES débarque. Après s’être effondrée avec l’opus 2008, la licence a été en convalescence durant quelques années, avant que Konami ne finisse par trouver le bon filon pour tenter de revenir dans le match année après année. Nous sommes en 2017 et il est l’heure de voir si l’expérience et les retours des joueurs permettent à la licence, avec ce PES 2018, de briller comme à la belle époque…

Une beauté camouflée…



Autant rentrer dans le vif du sujet dès les premières lignes : comme tout fan de la licence le sait, pour des histoires de gros sous qui nous dépassent, Konami n’est pas en mesure d’utiliser toutes les licences officielles qu’il souhaiterait. Du coup, comme toujours, et ce malgré des efforts faits chaque année, le titre accuse des absences. La Premier League ne compte qu’Arsenal et Liverpool, tandis que seul Fulham bénéficie des licences complètes pour la deuxième division anglaise. Côté Série A, la Juventus n’est pas et pour la Série B, il n’y a que les noms et modélisations des joueurs. De même, sans faire le tour de tous les clubs, on regrette l’absence de plusieurs équipes de la Liga Santander (nous n’avons que Barcelone, Madrid et Valence) ou encore des équipes de la Bundesliga (nous n’avons que le BVB, RP Leipzig et Schalke 04)… En revanche, de gros efforts ont été faits sur les ligues argentine, brésilienne et chilienne. Certes, cela ne compensera pas pour certains, pas même l’assurance de jouer avec Anderlecht, Fenerbahce, Galatasaray ou le Zenith St Petersbourg, mais comme toujours, il faut faire avec. Quelques Data Packs sont régulièrement déployés de toute façon pour assurer quelques ajouts et mettre à jour des visages et autres éléments. A côté de cela, il y a de quoi être satisfait des partenariats passés avec l’Inter ou Liverpool pour ne citer qu’eux, les modélisations étant vraiment de qualité.

D’une manière générale d’ailleurs, les joueurs sont parfaitement modélisés pour les plus connus, les joueurs du milieu de tableau sont bien reconnaissables, tandis que les rendus sont bien plus aléatoires du côté des réservistes notamment. Il n’empêche que visuellement, le titre est vraiment beau, les joueurs sont superbes, les terrains sont très appréciables, tout comme les stades et les supporters. On regrette simplement que les effets de lumière soient encore en deçà de ce qu’on pouvait espérer, donnant parfois quelques rendus un peu plus étranges. Reste que cela n’enlève rien à la superbe du titre qui complète avec des animations revues pour apporter toujours plus de réalisme (nous y reviendrons). Côté commentaires, si Grégoire Margotton est toujours aussi à l’aise dans l’exercice, il faut bien reconnaître que Daren Tulett reste le point faible du duo, surtout que de nombreuses redites sont de la partie. Avec les licences, le deuxième gros point noir de ce PES 2018, c’est assurément ses menus. Ils commencent à accuser le coup, ils ne sont pas toujours des plus ergonomiques, bref, il est plus que temps que Konami se penche dessus et revoit l’ensemble en profondeur. Niveau contenu, on retrouve les grands classiques, avec plusieurs Ligues, dont la Ligue des Champions, les traditionnels Vers une Légende et la Ligue des Masters.

Les évolutions ne sont pas flagrantes, le dernier mode cité, aussi chronophage soit-il, reste un peu fade, surtout quand on voit ce que la concurrence fait pour rendre l’approche plus vivante. Ici, ça manque de vie mais l’ensemble reste efficace pour nous occuper bien des heures, avant de se décider de passer en ligne par exemple, d’autant que les parties sont plutôt stables, même s’il faut passer par des temps de chargement assez longuets. Toujours est-il que c’est bien fait, que l’on peut également directement participer à la PES League ou encore profiter du mode myCLUB, avec ses recrutements et tout ce qui nous permet d’y passer des heures et des heures, même si c’est moins attrayant de base que le FUT de la concurrence. On passe rapidement sur tout ce contenu, mais vu que c’est assez classique, ça évite de paraphraser ce qui a pu être dit les années passées. Nous préférons surtout mettre en avant le retour du Match Aléatoire, sympa pour une partie de temps en temps, ou encore l’intégration du mode coopératif à 3 vs 3, complété à la volée par l’I.A. au besoin. Ce dernier est hyper addictif, surtout avec des amis à ses côtés puisque chaque action se traduit au niveau des statistiques. Le bilan complet des stats est donné pour montrer qui a été le meilleur joueur, et par extension le moins bon, quel est le profil de chacun, etc. C’est vraiment bien foutu et ça offre une alternative intéressante pour ceux qui apprécient justement cet aspect coopératif qui pour le coup a vraiment été travaillé.

Qui étincelle quand elle est révélée !



La forme passée, il est temps d’attaquer le fond… Poursuivant sur les bases posées dans les derniers opus, les développeurs favorisent la construction au reste. Ainsi, le rythme de jeu a encore été ajusté, tutoyant désormais la perfection. Les enchaînements de passes sont agréables, les joueurs bougent bien, on fait plusieurs échanges pour tenter d’approcher de la surface de réparation adverse, on ressort les bonnes vieilles techniques de l’attaque en triangle, du débordement, bref les grands classiques… Avant de remarquer que l’audace peut également payer. Les gestes techniques sortent un peu plus facilement, un crochet permet d’avoir assez facilement raison d’un défenseur, mais le plaisir est là, avec un bon équilibre entre la simulation pure et dure et l’aspect un peu plus spectaculaire. Concrètement, le Player ID fonctionne à merveille et on voit bien les différences de comportement entre les joueurs, par rapport à leur style. On ressent le poids des joueurs, l’inertie est parfaitement calibrée et la physique de balle se montre une fois de plus à la hauteur. C’est bien simple, c’est un véritable régal d’y jouer. Tout n’est pas parfait et on peut chipoter sur quelques détails, comme les contrôles sur une réception aérienne qui semblent un peu trop automatisés, les centres qui arrivent un peu trop souvent à bon port, une I.A. adverse offensive qui use et abuse des ballons piqués en profondeur ou certains appels stoppés nets sans raison.

C’est vrai, ces petits éléments peuvent être pointés du doigt et, si pour l’I.A. on ne peut qu’attendre un patch, il faut bien reconnaître que les côtés « automatisés » sont très vite gommés dès lors qu’on utilise les contrôles en tout manuel. Le jeu se libère des scripts (majoritairement mieux camouflés que par le passé) et le plaisir est optimal. Certes, tout le monde ne jouera pas le jeu, en local ou en ligne, mais c’est ce qui permet de profiter au mieux du titre. Mieux, les ajustements de stratégie sont parfaitement pris en compte, donnant une autre physionomie aux rencontres et, lorsque la défense est parfaitement maîtrisée, on peut clairement obtenir des fins de partie serrées, contrant ceux qui auraient tendance à abuser du débordement sur l’aile et du centre par exemple. On réajuste les lignes défensives pour les hors jeu et on donne quelques instructions pour éviter de se faire leurrer. Rajoutez à cela des animations revues qui donnent un côté toujours plus naturel aux déplacements et aux transmissions de balle et vous obtenez un titre au gameplay solide. Il est accessible à tous et il garde une certaine profondeur avant d’être maîtrisé, et ce que ce soit pour le jeu long ou le jeu court dans les mouchoirs de poche. Les gardiens, qui ont vu leurs animations totalement refaites également, sont encore plus efficaces.

Parfois un peu trop audacieux, ils peuvent faire une sortie ou deux hasardeuses, voire se laisser berner sur un bon coup de tête… reste qu’ils ont la main ferme dans bien des situations et qu’ils sont suffisamment agiles pour sortir certains ballons qui auraient pu finir au fond des filets, empruntant le chemin de la lucarne. Mieux, les portiers sont bien plus efficaces sur les boulets de canon qui viennent d’en dehors de la surface de réparation. Et si jamais vous trouvez le défi un peu trop facile, n’hésitez pas à augmenter la difficulté, jusqu’au nouveau mode Légende qui offre un véritable challenge. Sinon, il reste toujours la possibilité de se frotter aux autres joueurs. Pour améliorer encore plus le gameplay, les développeurs ont eu une idée toute bête mais ô combien importante : ils ont ajouté un deuxième curseur, translucide, pour indiquer à tout moment quel footballeur sera contrôlé par le joueur lors du changement. Cela rend les rencontres bien plus lisibles et enlève une grosse frustration liée par le passé à des changements qui ne s’opéraient pas comme cela était souhaité.

De même, Konami a revu sons système de coups francs. Fini les curseurs, place cette fois à l’instinct. On jauge la puissance, on essaie de viser avec une caméra plus rasante et on laisse parler l’instinct pour tenter de placer au mieux son ballon. C’est plus aléatoire certes, mais plus réaliste également. Enfin, reste à aborder le point de l’arbitrage. Ce dernier pourrait varier selon les expériences et certains se plaindront d’un certain laxisme, quand d’autres parleront d’arbitrage à l’anglaise… Toujours est-il que les erreurs sont moins fréquentes que par le passé, les arbitres sifflant même avec justesse les simulations. De tous les matchs faits, nous avons bien été victimes de quelques erreurs mais ce n’est pas plus flagrant que ce qu’il y a dans la réalité. De fait, l’arbitrage est cette année plutôt correct dans l’ensemble, même si certains tacles dangereux ne sont sanctionnés que d’un carton jaune quand le rouge pouvait aisément sortir. Pour finir sur une bonne note, nous apprécions toujours autant les ralentis qui montrent à quel point le moteur du jeu en a sous la semelle !

L’avis perso de Vincent // Du grand PES !

PES 2018 n’est pas parfait, c’est un fait, mais c’est à l’heure actuelle le meilleur jeu de foot qui soit à mes yeux. Le gameplay a été travaillé et les années passées à remonter la pente ont été bénéfiques. J’ai pris un plaisir monstre à jouer, à tester différentes tactiques, à profiter du tout manuel et le résultat est là : c’est réaliste, c’est bon, c’est beau, bref, c’est ce qui fait que je peux enchaîner les rencontres sans jamais me lasser. Les développeurs doivent assurément retravailler le contenu et les menus, qui n’ont que peu évolué, même si l’ajout du mode coopératif à 3 vs 3 est une excellente trouvaille. Pour le reste, tant pis pour les licences qui manquent encore, ce n’est qu’une histoire de gros sous et je ne peux pas en vouloir à Konami qui a déjà fait bon nombre d’efforts. Pour faire court, j’ai adoré ce PES, il retranscrit vraiment l’essence du foot dans son gameplay, qui reste encore suffisamment paramétrable pour que chacun y trouve son compte. En gardant cette base et en améliorant les quelques aspects pointés du doigt, PES pourrait devenir tout simplement parfait. A l’heure actuelle, je le trouve excellent.


Point complet
Qu’on se le dise, si PES 2018 ne brille pas forcément par la forme, il étincelle en ce qui concerne le fond. C’est bien là le principal, on a un excellent jeu de foot, avec un rythme maîtrisé, un gameplay solide, tout en restant accessible pour les novices et suffisamment bien foutu pour que les fans y trouvent également leur compte. Il y a bien quelques petits détails que l’on peut toujours pointer du doigt mais, dans l’ensemble, les qualités sont suffisamment écrasantes pour que ces quelques détails restent négligeables. Si vous n’êtes pas rebuté par le manque de certaines licences et que vous n’allez pas vous mettre en PLS dès le premier contact avec les menus, alors vous devriez apprécier l’expérience, voire devenir addict…

On a adoré :
Un gameplay aux petits oignons
Vraiment beau
Player ID plutôt respecté
Rythme de jeu parfait
Plutôt bien équilibré
Les changements tactiques
La physique de la balle
Le tout manuel, idéal
La difficulté Légende
La coop en 3 vs 3
Jeu en ligne plutôt stable
Gardien plus performant
Animations revues
Margotton plutôt à l’aise…
On n'a pas aimé :
Tulett est à changer
Toujours des soucis de licences
Chargements longs en ligne
Menu à revoir complètement
Ligue des Masters un peu fade
Ca manque de vie dans la forme
Les jeux de lumière parfois
I.A. offensive avec ses ballons piqués


Consulter les commentaires Article publié le 15/11/2017 par Vincent P.


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