Test Pro Evolution Soccer 2013 - jeux vidéo Xbox One

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Pro Evolution Soccer 2013



Editeur
Konami
Développeur
Konami
Genre
Sport
Statut
Disponible
Date de sortie
  20.09.2012
  2012
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Thème
Football

Comme tous les ans, nous avons le droit à un nouvel opus de la licence PES. Après quelques années de galère, Konami a réussi à nous séduire l’an passé avec un PES 2012 de très bonne facture, même s’il restait encore un paquet de défauts. Les développeurs assurent écouter les retours des joueurs et ils nous ont promis une cuvée 2013 encore meilleure. C’est donc manette en main que nous avons pu vérifier si c’était ou non le cas. Chaussez vos crampons, la partie commence.

1ère mi-temps : l’observation




En termes de contenu, ce Pro Evolution Soccer 2013 semble très proche de la version précédente dès le lancement du jeu. Il ne faut guère longtemps pour remarquer que les nouveautés à ce niveau-là se font bien rares. Bien entendu, on apprécie de retrouver tous les grands classiques que sont les modes Exhibition, UEFA Champions League, Copa Santander Libertadores, Coupes, Vers une Légende ou Ligue des Masters. On note tout de même quelques ajouts non négligeables, comme la ligue brésilienne et l’intégration de la totalité des stades de la ligue espagnole, avec l’enrobage qui va bien. C’est peu, mais il va falloir s’en contenter, surtout que le gros point noir de la licence, à savoir les soucis de licences, est toujours de la partie. Hélas, cela touche à des questions de gros sous qui nous dépassent. Les fans de la licence y sont habitués et il y a toujours la possibilité de profiter de l’import des données de la précédente version ou encore de passer par l’éditeur, assez complet, pour créer et/ou modifier des joueurs, des équipes, des stades, etc. La galerie, quant à elle, offre toujours la possibilité de visionner ses plus beaux ralentis. A cela, il faut ajouter un petit aspect social lié à son profil en ligne, ses amis et compagnie. Pour en revenir aux modes de jeu, précisons que ceux dédiés à la Champions League et à la Copa Santander profitent d’habillages et d’ambiances qui leur sont propres. Il est possible de participer à la compétition ou simplement de lancer un match avec tout l’enrobage lié à la compétition.

Le mode Vers une Légende, devenu un grand classique, demande de sélectionner un joueur et de coopérer avec l’I.A. alliée pour percer au niveau de sa carrière. Au joueur de bien se placer pour proposer des solutions aux coéquipiers. Reste que l’on observe quelques limites au niveau de l’intelligence, à tel point que les habitués qui ne sont pas spécialement fans de ce mode risquent de le zapper. En revanche, la Ligue des Masters représente toujours le gros morceau du jeu, avec toute la gestion de l’équipe, des finances, la répartition des accessoires gagnés pour booster certains joueurs, les transferts, etc. Agréable en solo, si on excepte une interface assez sommaire et pas forcément jolie, bien qu’elle soit pratique, il devient encore plus intéressant en ligne. En revanche, les développeurs auraient clairement pu faire des efforts sur la mise en scène des situations mettant en avant notre entraîneur et quelques intervenants de son staff. Il y a clairement mieux à faire pour que ce soit plus attrayant, sans compter les quelques fautes de transcription ci et là. Dans tous les cas, notons que les parties en ligne sont généralement stables, le matchmaking ayant fait ses preuves chez nous. En prime, on profite de deux filtres pour trouver des parties avec des adversaires de notre niveau et/ou avec des paramètres similaires sur l’assistance des passes.

Par contre, il faut un Pass Online pour en profiter. Il n’y a pas grand-chose de plus à dire sur la partie en ligne, si ce n’est que le nombre max de joueurs que peut accueillir une partie reste encore bien en deçà du onze contre onze de la concurrence. Au niveau des nouveautés, on constate l’ajout d’un mode Maîtrise des Contrôles qui permet d’appréhender chaque nouveauté de gameplay, et ce pas à pas. Si les habitués n’auront pas de problème avec ce mode entraînement efficace à défaut d’être ludique, les petits nouveaux auront parfois du mal à bien saisir la consigne, devant recommencer encore et encore, certaines explications manquant un poil de précision. En revanche, pour ces derniers, ce mode lié à l’entraînement devient indispensable pour bien saisir toutes les subtilités du gameplay. Et c’est là que PES 2013 fait un bond en avant. De base, la vitesse de jeu a été réduite pour rendre les déplacements et la construction des actions plus réalistes. Bien entendu, il est toujours possible de passer par les options pour la moduler (entre -2 et 2). L’intelligence artificielle a été retravaillée. Désormais, les coéquipiers sont gérés indépendamment les uns des autres. En jeu, avec les difficultés élevées, cela se traduit par des défenseurs qui vont permuter au besoin, qui vont revenir vers le centre pour éviter de laisser un boulevard à l’attaquant, par des coéquipiers proches du ballon qui vont tenter de donner un coup de rein pour récupérer un ballon contré, etc. Les joueurs offrent un peu plus de solutions et fluidifient le jeu.

2ème mi-temps : l’exaltation




Petit bémol, dans les trente derniers mètres, on retrouve quelques errances issues du passé, avec des appels de balle qui se font moins fréquents et des lancements de course tardifs. Néanmoins, il est possible de combler cela de deux façons différentes. La première, c’est en configurant soi-même le plan de jeu et en modifiant les stratégies de base. La seconde, c’est en profitant des fonctions manuelles. Ainsi, en pressant le stick droit, on peut prendre le contrôle d’un joueur sans le ballon pour lancer sa course, voire carrément contrôler son déplacement. Cela demande une petite gymnastique neuronale le temps de bien maîtriser l’outil, mais il peut devenir une véritable arme. Pour l’exemple, on peut lancer l’ailier droit, qui va entraîner avec lui une partie de la défense, faire une petite feinte avec le joueur qui a le ballon et profiter de l’espace ainsi créé pour s’y engouffrer et frapper. De même, on peut désormais faire des une-deux dynamiques, où l’on peut là encore jongler entre le porteur du ballon et le soutien. Le système de contrôle a été affiné, avec la nécessité d’appuyer sur la bonne touche au bon moment pour bien amortir un ballon aérien, le surélever et tenter le coup du sombrero, ou autres. Les dribbles ont eux aussi été revus. Double contact, petite roulette, passement de jambe, feinte, petit et grand ponts, on bénéficie du contrôle du ballon sur de courtes distances et de l’ajout du manuel pour placer des dribbles précis.

Même si les stars, un peu comme en vrai, arrivent à placer quelques belles pépites en éliminant assez aisément leur vis-à-vis, il faut bien avouer que le système est désormais un peu mieux équilibré, surtout par rapport à la défense. Le système défensif a lui aussi été retouché. Désormais, on a un système plus tactique, à l’image de ce que la concurrence propose, avec une gestion de la pression de l’adversaire et du contrôle de la distance entre son joueur et l’adversaire. Même si quelques petits bugs et autres animations plus ou moins floues permettent d’entrevoir des situations un peu litigieuses, il faut reconnaître que le système est bien plus efficace, surtout quand il est maîtrisé. Un joueur expérimenté arrivera à conserver un certain avantage pour son attaque mais, si son adversaire arrive à placer les bons coups de patte et les tacles dans le bon timing, alors le combat se rééquilibre vite. Dans tous les cas, toutes les nouveautés apportées au niveau du gameplay, que ce soit pour les contrôles, les dribbles, la défense et compagnie, sont liées à une question de timing. C’est pour cela que le titre paraîtra assez exigeant pour les néophytes, surtout face à une I.A. en Super Star qui est plutôt sympathique, pouvant vite sanctionner la moindre erreur que vous commettez, ou face à un joueur qui connaît son sujet. Pour les tirs, c’est la même histoire puisque, en plus des frappes classiques et de celles avec effets, il faut compter sur la possibilité de déclencher des tirs flottants (en appuyant une nouvelle fois sur le bouton de tir au moment de l’impact) ou encore des tirs entre les jambes.

La vraie bonne idée de cet opus, c’est d’avoir intégré la possibilité de jouer en tout manuel en enclenchant simplement une gâchette. On peut donc jongler entre l’extrême précision du tout manuel et les assistances configurées dans les options pour les passes et les tirs. Mieux vaut d’ailleurs baisser au maximum les assistances, puisqu’elles sont liées à des scripts plus ou moins visibles en jeu. Lorsque la configuration est trop assistée, il n’est pas rare de voir quelques comportements peu cohérents simplement liés à des questions de déclenchement de scripts. Dans les autres cas, c’est plutôt propre. Le gameplay de ce PES 2013, pourtant similaire à celui de la version 2012 en apparence, a vraiment gagné en profondeur et en finesse grâce à une meilleure intégration du tout manuel, qui se fait donc à la volée, et à l’ajout d’une multitude de subtilités. Il faut vraiment construire son jeu et en s’y mettant bien, on remarque toutes les possibilités qui s’offrent à nous, notamment en termes de variété des situations. La physique de balle est quant à elle toujours aussi bonne et les bruitages, de très bonne facture, permettent de donner de véritables sensations. Bien sûr, avec les assistances, certains cadors arriveront à planter des buts à une vingtaine de mètres avec plus ou moins d’aisance, mais en manuel, cela devient plus délicat.

Prolongations : intentions et maladresses




A ce sujet, les gardiens ont bénéficié de quelques modifications. Plus performants sur les frappes en dehors de la surface de réparation, ils restent encore assez fébriles sur les tirs de près. Un Casillas ou un Lloris sortira du lot, mais globalement, il y a encore des efforts à fournir, même si le résultat est plus satisfaisant que l’an passé. Cela est peut-être aussi lié aux animations des plongeons, sacrément vieillottes, ou au fait qu’ils dégagent sans réfléchir lors d’une sortie, même quand ils ont le temps de contrôler la balle. Enfin, là encore, le tout manuel permet de pallier quelques soucis, grâce à un mouvement de stick bien placé. Profitons-en pour placer un petit mot sur l’arbitrage du jeu. Assez proche de l’arbitrage à l’anglaise, celui-ci paraît un peu laxiste, mais il a le mérite de laisser la partie se dérouler sans forcément toujours l’interrompre. Par contre, la règle de l’avantage est généralement bien appliquée et les décisions paraissent justes. Au final, c’est donc assez propre à ce niveau-là. Dans le cadre de la promotion du jeu, Konami a vanté les mérites du Player ID. Sous ce nom barbare se cache un système de paramètres affinés pour que l’on puisse reconnaître chaque joueur. Pour les grandes stars, le système fait son office, montrant bien les gestes si particuliers de certains et permettant de profiter de leurs spécificités, comme la vitesse de course d’un Ribéry ou la classe d’un Ibrahimovic.

En revanche, lorsqu’on arrive sur des joueurs moins populaires, on retrouve peu ou proue ce que l’on avait déjà. Disons que c’est un bon argument marketing, même si son application est un peu limitée. En revanche, on est ravi de voir que certains transferts ont bien été appliqués, même s’il y a encore besoin d’une petite mise à jour ou deux pour tout bien faire. Au moins, le niveau des équipes phares a été revu, comme ceux de l’OL ou du PSG pour ne citer que ces deux clubs. Visuellement parlant, les différences entre cette version et la précédente restent relativement légères. Autant les joueurs stars sont toujours aussi bien modélisés, autant les autres varient entre le bon et moins bon. On a d’ailleurs tendance à penser que plusieurs modèles ont été simplement repris de la version précédente, les figeant quelque peu dans le passé. Globalement, ça reste très correct, même si on a pu voir un ou deux ralentis qui étaient un peu ternes, et le jeu est fluide. Pour les fans de football, c’est assurément le point le plus important. Ceci dit, pour gommer l’un des gros défauts de l’an passé, les développeurs ont travaillé sur les animations. Très correctes, bien qu’elles soient loin d’égaler celles de la concurrence, elles permettent de gagner un peu en fluidité sur les actions en gommant l’aspect robotique, même s’il n’est pas totalement effacé. En tout cas, il y a un vrai progrès, même si c’est largement perfectible.

En revanche, quelques bugs de collisions persistent encore puisque le moteur physique est un peu dépassé. Il remplit encore son office, mais là encore, l’équipe de développement peut fournir bien mieux. Par contre, on apprécie énormément tous les détails qui ont été ajoutés sur le terrain comme à l’extérieur. Supporters qui se lèvent au moment d’une frappe et se rassoient en se tenant la tête parce qu’elle est loupée, réactions des joueurs (contestation, exaltation, consternation…), mimiques sur une frappe loupée, tous ces petits éléments apportent de la vie au stade. Et pour agrémenter le tout, Konami a bossé sur l’ambiance des stades. Et c’est un carton plein. Ca crie, ça chante, c’est vivant, c’est un vrai régal pour les oreilles. Dommage que l’on ne puisse pas en dire autant des musiques des menus (sample qui tourne en boucle en entraînement ou encore du Michel Télo en guise d’accueil) ou pour les commentaires. La firme avait joué la bonne carte en remplaçant Dugarry pour apporter un peu de fraîcheur. Hélas, le sympathique Darren Tulett a hérité de commentaires bien mal choisis et on ne le sent vraiment pas à l’aise dans cet exercice. Quant à Margotton, complètement rôdé, il assure son job, même si au final les redites finissent par saouler.

Point complet
Les fans de PES sont habitués, le problème des licences reste encore une fois de plus le gros point noir de la licence. Il y a beau avoir l’intégration des stades espagnols et l’ajout de la ligue brésilienne, ça reste encore assez léger, surtout qu’il n’y a pas grand-chose de nouveau au niveau du contenu. En revanche, les développeurs ont travaillé le gameplay de sorte à proposer un système hybride associant un jeu plus ou moins assisté (selon les réglages) et la possibilité de passer à tout moment en tout manuel, et ce grâce à la simple pression d’une touche. Le système défensif a été revu, l’intelligence artificielle a été améliorée et, d’une manière générale, le gameplay a gagné en fluidité, profondeur et finesse. Les sensations sont bien là, la physique de balle est toujours bonne et il y a plein de bons points à souligner. Konami a aussi fait preuve de bonnes intentions, comme avec l’arrivée de Darren Tulett aux côtés de Grégoire Margotton, mais notre sympathique intervenant britannique n’est pas à l’aise dans l’exercice et il est de surcroît très mal servi au niveau des répliques. Hélas, d’autres regrets persistent, le mode en ligne est toujours assez limité, sans compter qu’il faut un Pass pour en profiter, et d’une manière générale, ce Pro Evolution Soccer 2013 est une belle évolution du 2012, mais il n’y a peut-être pas suffisamment de substance pour justifier l’achat au prix fort pour celui qui a le précédent. En revanche, il est tout de même à avoir dans sa ludothèque à terme pour profiter des ajouts du gameplay.

On a adoré :
+ Stades espagnols…
+ Et ligue brésilienne
+ Ambiance et bruitages
+ La physique de balle
+ Excellentes sensations de jeu
+ Plein de subtilités
+ L’intégration du manuel
+ La vitesse de jeu de base…
+ Toujours modulable
+ Un peu plus social
+ Animations retravaillées
+ Jeu en ligne stable (+ filtres)
+ La défense tactique
+ I.A. améliorée…
On n'a pas aimé :
- Encore perfectible
- Online limité et Pass
- Les choix musicaux
- Les licences (toujours)
- Peu d’ajouts niveau contenu
- Tulett peu à l’aise et redites
- Quelques bugs de collisions
- Entraînement peu attrayant


Consulter les commentaires Article publié le 08/10/2012 par Vincent P.



 
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